Vincent LedouxForward, cela signifie aller de l'avant – en avant, comme cette jeunesse africaine pleine de talent, d'énergie et d'audace que nous, plusieurs parlementaires, avons rencontrée à Nairobi lors du sommet Africa forward. C'est bien cet esprit qui a soufflé sur ce sommet : regarder l'Afrique non plus seulement à travers les héritages du passé, mais à travers les réalités et les promesses de l'avenir.
Autour du président de la République étaient réunis près d'une trentaine de chefs d'État africains, mais aussi de nombreux entrepreneurs, investisseurs et représentants des sociétés civiles. Tous nous ont dit que l'Afrique n'est pas seulement un continent d'avenir, mais qu'elle est déjà l'un des grands centres de gravité du XXIe siècle et sans doute le continent de la jeunesse.
J'ai aussi pu constater qu'il existe toujours une véritable attente de France. Nous n'y sommes plus seuls – c'est d'ailleurs stimulant. Dans un contexte de concurrence accrue entre puissances, cela nous pousse à faire valoir ce qui fait notre force : notre expertise, notre savoir-faire, la qualité de nos partenariats et la confiance que nous inspirons.
Depuis le discours de Ouagadougou, une dynamique nouvelle a été engagée. La manière d'envisager notre relation avec l'Afrique a profondément évolué : davantage de dialogue avec les sociétés civiles, les jeunesses et les diasporas ; une relation davantage fondée sur le partenariat, les projets communs et les intérêts partagés ; des gestes forts aussi, avec les restitutions d'œuvres d'art au Bénin et au Sénégal. Le sommet de Nairobi a montré combien cette dynamique avait pris corps.
Madame la ministre, quel bilan tirez-vous aujourd'hui de cette séquence ouverte à Ouagadougou, pleinement illustrée à Nairobi ? Quelles perspectives souhaitez-vous désormais lui donner pour renforcer durablement la relation entre la France, l'Europe et le continent africain ?