Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Madame la députée, je veux d'abord saluer votre engagement inlassable au service de Mayotte et affirmer que l'intégration de Mayotte dans la Commission de l'océan Indien sera une priorité de la présidence française, qui commencera le 8 juin. La ministre déléguée Éléonore Caroit se rendra à Moroni pour le rappeler, dans la continuité du sommet d'avril 2025 au cours duquel le président de la République avait réaffirmé cet objectif.
Pour cette intégration, l'accord de l'ensemble des membres de la COI est nécessaire – nous ne décidons pas à leur place. Nous déployons pour cela un dialogue exigeant et une diplomatie pragmatique.
Au-delà de la COI, le gouvernement, sous l'autorité du premier ministre, fait de l'intégration de Mayotte dans son environnement régional, au sens large, une priorité. Grâce à notre mobilisation, mais aussi à la vôtre, nous obtenons des résultats tangibles, dans la relation avec le Kenya, par exemple, suite au déplacement conjoint du ministre délégué et de son homologue kényan en 2025 sur l'île, et à l'occasion du sommet Africa forward, où une large délégation mahoraise était présente.
En mars 2024 et en avril 2025, deux conventions ont été signées, par lesquelles l'État, et en particulier le Quai d'Orsay, soutient la collectivité mahoraise dans son action extérieure. D'ailleurs, des agents de la collectivité sont intégrés aux ambassades de la région.
Les fonds européens, en particulier le programme Interreg, nous permettent de développer des partenariats entre Mayotte et le Mozambique. Enfin, dans une situation telle que le cyclone Chido, tout le réseau diplomatique de la région s'est mobilisé pour venir en soutien aux autorités sur l'île.