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🧭Gouvernement Lecornu II
Sébastien Lecornu
, Premier ministre
Laurent Nunez
, Ministère de l'intérieur
Catherine Vautrin
, Ministère des armées et des anciens combattants
Jean-Pierre Farandou
, Ministère du travail et des solidarités
Monique Barbut
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice
Roland Lescure
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Serge Papin
, Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat
Annie Genevard
, Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire
Édouard Geffray
, Ministère de l’éducation nationale
Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Rachida Dati
, Ministère de la culture
Stéphanie Rist
, Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées
Catherine Pégard
, Ministère de la culture
Naïma Moutchou
, Ministère des outre-mer
Françoise Gatel
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Amélie de Montchalin
, Ministère de l'action et des comptes publics
David Amiel
, Ministère de l'action et des comptes publics
Philippe Baptiste
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace
Marina Ferrari
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
Philippe Tabarot
, Ministère des transports
Vincent Jeanbrun
, Ministère de la ville et du logement
Bartolomé Lenoir

Dans mon département de la Creuse, plusieurs entreprises sont victimes d'une hausse massive de la taxe foncière qui met en péril leur activité. Parmi elles, les casses automobiles – qui disposent de zones de stockage à ciel ouvert –, mais aussi les carrières et les entreprises du bâtiment. En cause, une évolution de la doctrine fiscale qui entraîne un changement de calcul de la taxe foncière pour les entreprises ayant de grands terrains.

Évidemment, cette évolution de la fiscalité ne risque pas de toucher les entreprises parisiennes, mais elle frappe de plein fouet nos campagnes. L'État inflige brutalement aux entreprises des redressements exorbitants. Ce faisant, il ne récoltera que des liquidations et leur cortège de souffrances. À titre d'exemple, une carrière de la Creuse se voit redressée de plus de 1,5 million d'euros de taxes foncières, alors même qu'elle n'atteint pas 1 million de chiffre d'affaires. Comment voulez-vous que cette entreprise survive ?

Depuis que je suis élu, avec la CPME et la CCI – dont je salue l'engagement –, nous nous battons pour ces dossiers. Courriers, questions au gouvernement, rendez-vous : on nous écoute, mais rien ne se passe. Jusqu'où doit-on aller pour faire entendre notre voix ? D'un côté, la Creuse fait l'objet d'un plan particulier ; de l'autre, on utilise la surveillance par satellite pour augmenter démesurément la fiscalité foncière des entreprises de ce territoire. Laissez-nous vivre, monsieur le premier ministre ! Baissez la fiscalité plutôt que de donner d'une main pour reprendre de l'autre. Je suis venu à votre rencontre, lors de votre atterrissage à l'aérodrome de mon village, le 22 avril. Vous m'aviez dit alors que les campagnes comptaient pour vous. De grâce, prouvez-le !
Sébastien Martin,
ministre délégué chargé de l'industrie.
Je partage votre inquiétude et votre incompréhension face à une évolution de la fiscalité souvent due aux révisions des bases taxables et qui plonge certaines entreprises dans la situation que vous venez de décrire. Vous m'aviez signalé ce cas à l'occasion d'une question orale sans débat. Je vous avais alors proposé que mon cabinet vous reçoive, ce qui a été fait le 3 mars – vous étiez accompagné de la CCI et de la CPME de la Creuse. Évidemment, nous continuons d'avancer sur cette question. Toutefois, je pense que vous comprendrez aisément que ni le ministre des comptes publics ni moi ne puissions faire état, devant la représentation nationale, de cas particuliers, sur lesquels le travail doit se poursuivre.

Cependant, votre intervention soulève une question de fond légitime : celle de l'évaluation des bases des entreprises qui disposent d'une surface extérieure importante. Nous avons adapté le droit l'an dernier, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, afin de tenir compte des particularités de certaines activités signalées par la représentation nationale – je pense à l'horticulture et aux pépiniéristes. Nous sommes tout à fait ouverts à une réflexion plus large, dans le cadre du PLF pour 2027, afin de revoir le mode de calcul de la base d'autres catégories d'entreprises s'il conduit, comme vous l'indiquez, à des montants d'imposition insoutenables.

Au nom du gouvernement, je prends l'engagement d'affiner les choses d'ici à la fin de l'année, afin d'apporter des solutions concrètes dans le cadre du PLF pour 2027.
Philippe Vigier

Très bien !
Sébastien Martin,
ministre délégué.
Le but de la fiscalité n'est pas de mettre en difficulté les entreprises, mais de faire en sorte qu'elles participent à l'effort de solidarité nationale. Quand on constate de tels dysfonctionnements, il faut pouvoir y répondre, par le droit, dans le cadre du projet de loi de finances.
Bartolomé Lenoir

Monsieur le ministre, je prends acte de ce que vous venez de dire. Mon département a besoin d'emplois et vous injectez de l'argent dans le cadre du plan particulier. Mais par-derrière, vous utilisez des satellites – rendez-vous compte ! – pour contrôler la taxe foncière des entreprises de la Creuse. Nous demandons la baisse de leur fiscalité, pour qu'elles puissent s'en sortir. À la limite, ne nous donnez plus rien et laissez-nous vivre tranquillement, sans impôt !
🚀