Julie LaernoesMadame la ministre de la transition écologique, où est passée l'écologie ? Il y a presque quatre ans, à l'occasion de ma première question au gouvernement, j'ai demandé à votre prédécesseur s'il comptait attribuer aux canicules le nom des majors pétrolières, principales responsables du réchauffement climatique, afin de mettre en avant la nécessité de préparer notre pays.
Depuis quatre ans, à chaque canicule, relayant la détresse de nos concitoyens, nous vous alertons, tout comme les scientifiques. Depuis quatre ans, nos élus locaux agissent seuls sur le terrain pour planter des arbres, végétaliser les cours, débitumer, autoriser les baignades en ville, isoler les logements et les écoles.
Quatre ans se sont écoulés, et toujours rien ! En mai, notre pays a connu la vague de chaleur la plus précoce jamais enregistrée. Écoles fermées, services hospitaliers sous tension, salariés exerçant leurs fonctions dans des conditions de travail insupportables. Un jeune ouvrier du BTP a même perdu la vie dans la Drôme ! Oui : le réchauffement climatique tue. Selon l'OMS, il a tué plus de 200 000 personnes en Europe au cours des quatre dernières années.
Où donc est passée l'écologie ? Après les coupes incessantes qu'a subies MaPrimeRénov, vous avez encore amputé le fonds Vert et comptez désormais vous attaquer à l'Ademe. Vous privez nos territoires des principaux outils à leur disposition pour nous protéger.
Aujourd'hui, une nouvelle vague frappe notre pays. Élèves et personnels éducatifs vont une nouvelle fois subir des conditions indignes. Fermez les locaux si nécessaire : voilà la réponse donnée ce matin à la radio par le ministre de l'éducation. Pendant ce temps, les parents d'élèves montent sur des échelles pour coller des couvertures de survie sur les vitres de nos écoles. C'est insupportable, indigne de notre pays ! Mon cœur d'écologiste et de maman saigne face à votre abandon du monde qui vient ! Nous ne connaîtrons plus le climat de notre enfance, et seul votre gouvernement semble ne l'avoir pas encore compris. En Macronie, où est passée l'écologie ?