Davy RimaneEncore une fois, nous sommes soumis à cette vieille habitude française qui consiste à considérer la Guyane comme un espace disponible dans lequel on peut interdire, classer, décider.
La semaine dernière, vous expliquiez aux Guyanais qu'ils ne pouvaient pas décider de l'usage de leur sous-sol. Cette semaine, vous leur expliquez qu'ils ne décideront pas davantage de leurs espaces protégés.
Lorsqu'il s'agit de protéger la forêt française, nous sommes la France. Lorsqu'il s'agit d'améliorer les statistiques environnementales françaises, nous sommes la France. Lorsqu'il s'agit de répondre aux injonctions de Bruxelles, nous sommes la France. Mais lorsqu'il faut investir, réparer, rattraper, développer, nous redevenons soudainement un territoire d'outre-mer lointain et périphérique.
Ma question est simple : à quel moment les Guyanais auront-ils le droit de participer aux décisions qui concernent leur propre territoire ?