Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Je vous remercie pour cette question. La poser vous a obligé à prononcer des termes qui font honte à la République, pour laquelle le racisme est une tache. Chacun, sur tous les bancs de l'hémicycle, devrait avoir le courage et la lucidité de le condamner car, en France, quand on est universaliste, on ne trie pas les haines, on ne les hiérarchise pas, mais on les combat toutes.
C'est le sens du projet de loi qu'à la demande du premier ministre, je présenterai le 9 juillet. Tous les groupes politiques, dont le vôtre, étaient présents à la réunion préparatoire que j'ai organisée. C'est tant mieux. En effet, si, un an avant l'élection présidentielle, l'hémicycle – et, au-delà, l'ensemble du Parlement – est capable, dans un moment d'unité et de concorde nationales, de montrer aux Français, à tous les Français, que ses membres savent combattre le racisme et l'antisémitisme dans un même mouvement, nous compenserons un motif de honte qui s'est trop installé dans la République. Trop de Français doutent de leur place en France, chez eux, chez nous. Ils n'ont pas à le faire, car nous combattons les haines et le racisme, car nous serons au rendez-vous, avec – je l'espère – l'ensemble des forces politiques du pays.