Mickaël CossonPeut-être notre territoire tempéré nous a-t-il moins habitués que les habitants d'autres régions du monde à traiter ces questions. Face aux grands épisodes de chaleur et à la multiplication des événements naturels extrêmes – tempêtes, sécheresses, inondations, incendies – nous devons renforcer notre résilience. C'était le sens du plan national d'adaptation au changement climatique visant à adapter la France à une augmentation des températures moyennes de 4 degrés, que le gouvernement prépare depuis 2023 et a publié en 2025. Il est temps de cesser de chercher des boucs émissaires !
S'adapter ne signifie pas renoncer à réduire nos émissions : ces deux orientations sont complémentaires. Plutôt que de chercher de fausses solutions miracles, planifions et anticipons. Nous devons bâtir collectivement un grand plan A pour l'adaptation qui associe les experts, l'État et l'ensemble des communes, des départements et des régions, eux aussi parties prenantes et décisionnaires.
Au-delà des postures, et à l'image des mesures prises en faveur de l'accessibilité grâce à l'agenda d'accessibilité programmée, nous devons mettre à profit le nouveau mandat municipal pour rendre résilients les bâtiments publics et les espaces urbains, afin qu'ils demeurent ouverts quelle que soit la température extérieure. Pour protéger les quartiers populaires, qui sont les plus exposés, notre réponse doit être globale et inclusive.
Où en est l'application du plan national d'adaptation au changement climatique ? Est-il encore à jour ? Quelle coordination pourrons-nous construire avec les collectivités locales pour développer une culture de la résilience tout au long de l'exercice municipal qui vient de commencer ?