Naïma Moutchou, ministre des outre-mer. Merci d'avoir rappelé l'importance de l'agriculture dans les outre-mer et des mots que vous avez choisis. Derrière le Posei – une forme de PAC adaptée aux outre-mer –, il y a des femmes et des hommes qui produisent, qui cultivent, qui travaillent, qui créent de l'emploi, en dépit des difficultés liées à l'insularité et à l'éloignement, qui augmentent les coûts de production. Lorsque la Commission européenne a émis ses premières propositions et que nous avons constaté qu'un risque pesait sur le Posei et sur ces aides financières, nous avons immédiatement réagi. D'abord, le premier ministre a écrit directement à la présidente von der Leyen pour rappeler l'importance des aides adaptées aux territoires ultramarins.
Avec mes collègues Annie Genevard et Benjamin Haddad, nous nous sommes fortement mobilisés auprès de nos partenaires, des commissaires et des députés européens afin de leur rappeler l'importance, pour l'Europe, de répondre aux besoins spécifiques de ces territoires. Il y a quelques jours, avec Benjamin Haddad, nous avons participé à une réunion à Bayonne avec les ministres espagnols et portugais pour porter la même voix au sujet des neuf régions ultrapériphériques. Notre travail a été couronné de succès puisque le Conseil de l'Union européenne a annoncé, la semaine dernière, qu'il entendait préserver le règlement Posei dans sa version actuelle.
Cette décision est importante pour nos agriculteurs des outre-mer car elle leur apporte de la visibilité pour gérer leurs exploitations, moderniser leurs outils de production et renforcer la souveraineté alimentaire que nous appelons de nos vœux avec la ministre de l'agriculture. Certes, la bataille n'est pas terminée et nous devons rester vigilants. Nous allons notamment demander la revalorisation de l'enveloppe Posei, qui n'a pas été réévaluée depuis près d'une décennie. Nous devons nous adapter aux réalités des territoires ultramarins et nous allons poursuivre nos efforts en ce sens à Bruxelles comme à Paris.