Naïma Moutchou, ministre. Nous aurions pu faire comme si cela n'existait pas, et répondre « circulez, il n'y a rien à voir ! » Mais il se trouve que nous sommes à l'écoute, et le président de la République a souhaité ouvrir des discussions dans les territoires où des projets politiques étaient mûrs – où un consensus existait. C'est ce que fait cet accord-cadre : il ouvre des discussions. Il ne le fait pas en catimini : tout était public. Une réunion s'est tenue avec l'ensemble des acteurs en décembre dernier et l'accord-cadre formalise ces discussions.
Une République est à sa place lorsqu'elle est à l'écoute de ce qui se passe dans les territoires, monsieur le député. Nous ne préemptons rien, nous n'imposons aucun modèle, je vous rassure. À la fin du processus, s'il devait y avoir un texte, les Martiniquaises et les Martiniquais décideront : ils seront consultés, et maîtres de leur destin ; ils diront ce qu'ils veulent ou ne veulent pas.
Il y a le volet institutionnel, mais il y a tout le reste. Et nous nous battons sur tous les sujets du quotidien que vous avez vous-même évoqués – le narcotrafic, l'économie. Plutôt que d'être dans les slogans, je vous invite à nous rejoindre dans ce mouvement.