Jean-Claude RauxQuand les cultures grillent et que nos forêts brûlent, quand nos fleuves et nos nappes phréatiques sont asséchés, un projet de loi dit « d'urgence agricole » doit répondre aux défis immenses liés au dérèglement climatique, au partage de l'eau et à la question du revenu et des prix agricoles. Votre projet de loi ne règle rien, n'anticipe rien. Il ne fait qu'accentuer un modèle fondé sur un climat qui n'existe plus, sans répondre aux inquiétudes que j'entends dans les fermes.
C'est le moment : le moment d'être à la hauteur et de renoncer à votre aveuglement pour penser l'agriculture de demain. Allez-vous retirer ce texte et enfin engager la transition agroécologique ?