Didier PadeyMa question porte sur un sujet sur lequel notre ancien collègue Philippe Bolo s'est beaucoup engagé : celui de la pollution plastique.
Vous avez récemment présenté votre plan Plastique, destiné à améliorer le tri, le réemploi et le recyclage des déchets plastiques. Il est bien sûr indispensable pour respecter nos engagements européens. Toutefois, vous le savez, il suscite une vive inquiétude parmi les collectivités, en première ligne dans la gestion des déchets, ainsi qu'au sein de nombreuses associations.
Nous partageons tous une même ambition : réduire rapidement les emballages plastiques à usage unique d'ici à 2030. C'est un enjeu environnemental, sanitaire et économique.
Votre plan privilégie la consigne pour recyclage des bouteilles et canettes en plastique. Pourtant, il s'agit déjà des emballages les mieux recyclés, avec un taux de 58,4 % en 2024, même si des progrès restent à accomplir pour atteindre l'objectif européen de 90 %.
C'est pourquoi de nombreux élus nous alertent sur les conséquences d'un tel dispositif, qui risque de fragiliser un service public construit grâce à des investissements importants des collectivités. Il déstabiliserait un modèle économique bâti par des acteurs publics, sans doute au bénéfice d'opérateurs privés.
Réduire la production de plastique à la source demeure l'enjeu essentiel. Il faut que ce plan y contribue et que le gouvernement choisisse la bonne méthode.
Monsieur le ministre de la transition écologique, comment comptez-vous renouer le dialogue avec les collectivités, afin de construire avec elles une stratégie efficace, conciliant ambition environnementale, maîtrise des finances publiques et préservation des investissements déjà réalisés ?Au-delà de cette mesure, comment poursuivre notre action pour réduire de manière rapide et durable les autres emballages plastiques et favoriser leur recyclage ? C'est un levier essentiel pour tenir nos objectifs européens.