Sandrine RousseauCette question s'adresse à David Amiel, ministre du budget, qui semble avoir disparu.
Alors que, depuis 2024, les associations ont perdu 2,2 milliards d'euros d'argent public, en 2026, 1 milliard supplémentaire s'est évaporé dans le budget de l'État. Partout, c'est la même injonction à diversifier les fonds ou l'annonce du non-remboursement des sommes avancées par les associations. Circulez, il n'y a plus rien à voir !
Cela se produit partout, dans le secteur culturel des pays de la Loire, les tiers lieux d'Angoulême, dans les maisons de l'Europe – telle celle de Laval –, au planning familial de Gironde ou dans le centre d'information sur les droits des femmes et des familles, dans une association pour le relogement à Sète, une association pour la protection de l'environnement en Bretagne ou chez des mandataires de justice de ma circonscription. En plus des personnes accompagnées, ces coupes budgétaires menacent 20 millions de bénévoles et 1,8 million de salariés. Près d'une association sur deux déclare réduire sa masse salariale cette année. Pour un gouvernement qui prétend défendre l'emploi, chacun appréciera…
Dans le budget, les crédits pour l'insertion par l'activité sont réduits de 200 millions d'euros ; pour la jeunesse, de 222 millions ; pour l'économie circulaire, de 70 millions ; les dispositifs des quartiers et les politiques de la ville perdent 33 millions et l'on pourrait continuer sur le droit des femmes, l'environnement, la solidarité, etc. Les gels et annulations de crédits dans l'économie sociale et solidaire fragilisent un secteur très largement associatif, qui a déjà supprimé plus de 12 000 emplois.