Nadège Abomangoli Depuis huit ans, votre mission auprès d'Emmanuel Macron n'a pas changé. Vous multipliez les coups de force pour faire passer des politiques de guerre sociale, de saccage écologique et de division du peuple.
Vous nous dites que vous n'utiliserez plus l'article 49.3. Vous refusez pourtant l'abrogation d'une réforme des retraites rejetée massivement dans le pays et dont la majorité de cette assemblée ne veut pas. Vous êtes un 49.3 à vous tout seul.
Votre suspension n'est qu'un écran de fumée, un stratagème grossier qui masque mal un budget de violence sociale que seuls les naïfs refusent de voir, des coupes budgétaires qui écrasent les plus faibles et cajolent les plus riches : 30 milliards d'économies sur le dos des retraités, des malades, des chômeurs et des apprentis.
Pour nous, ce sera la censure. Nous refusons d'emblée et en bloc la saignée dans l'hôpital, dans nos écoles, ou encore la suppression des APL pour les étudiants étrangers – encore une concession au Rassemblement national après une énième loi « asile et immigration » indigne. Élu pour faire barrage à Marine Le Pen, Emmanuel Macron l'aura érigée en alliée qui le protège quand vient l'heure de proposer sa destitution.