Laurent Panifous, ministre délégué chargé des relations avec le Parlement . Merci de poser cette question qui a trait à un enjeu sociétal majeur. Elle a fait l'objet, depuis trois ans et demi, de très nombreux travaux auxquels j'ai participé à vos côtés et à ceux du rapporteur général Olivier Falorni. Ce sujet me tient beaucoup à cœur, comme à vous et à tous ceux qui ont accompagné ces travaux jusqu'aux dernières semaines, comme vous l'avez rappelé.
Il n'y a pas plus de blocage s'agissant du texte relatif à l'aide à mourir que de celui qui traite des soins palliatifs, qui lui est associé. Vous savez le caractère tardif de la nomination du gouvernement et en connaissez les causes. Vous savez la priorité accordée aux textes budgétaires, qui rendait difficile, en tout cas déraisonnable, d'inscrire à l'ordre du jour l'examen d'un texte si important dans un délai si contraint : cela n'aurait pas permis un débat serein au Sénat, d'abord, puis à l'Assemblée nationale.
Comme l'a dit le premier ministre dans le discours de politique générale qu'il a prononcé devant vous tous, la question de l'accompagnement des personnes en fin de vie est prioritaire. Après l'étude des textes budgétaires, l'examen des deux textes sera bien inscrit au plus vite à l'ordre du jour du Sénat puis de l'Assemblée nationale. La navette reprendra son parcours. L'objectif est clair : elle devra aboutir avant l'été 2026.