Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des affaires étrangères . Le 20 mars dernier, nous avons obtenu la libération d'Olivier Grondeau, après 887 jours passés en détention en Iran. Le 8 octobre dernier, c'est avec soulagement que nous avons obtenu la libération de Lennart Monterlos, détenu quant à lui depuis quatre mois en Iran.
Ce sont les résultats du travail des agents du ministère de l'Europe et des affaires étrangères dont je veux saluer ici, une nouvelle fois, le professionnalisme et le dévouement.
Nous sommes et restons cependant très préoccupés par le sort de Cécile Kohler et Jacques Paris, retenus otages en Iran depuis maintenant plus de trois ans – préoccupés par leur état de santé physique et moral. Nous exigeons leur libération immédiate et inconditionnelle : je l'ai redit à mon homologue iranien, par téléphone, ce week-end, et c'est également ce que le président de la République a dit au président iranien quand il l'a rencontré à New York le mois dernier.
Dans cette attente, nous nous tenons à leurs côtés et aux côtés de leurs familles. J'ai rencontré la famille de Cécile le 30 septembre dernier, quelques jours après son anniversaire, ainsi que la famille de Jacques – familles avec lesquelles nous restons en contact par l'intermédiaire du centre de crise et de soutien du Quai d'Orsay.
Le 14 octobre, jour de cette condamnation ne reposant – vous l'avez dit – sur aucun fondement, ce sont nos représentants à Téhéran qui ont pu leur rendre visite. Nous restons en lien avec eux et exigeons leur libération immédiate. D'ores et déjà, nous nous préparons à ce qu'un accueil leur soit réservé, le jour de leur libération, après le calvaire qu'ils ont vécu. Ce calvaire, en effet, ne s'arrêtera pas au moment de leur libération : il nous faudra pouvoir les accompagner à leur retour.
Vous voyez comment le gouvernement, sous l'autorité du premier ministre, est mobilisé pour assurer la sécurité de nos compatriotes à l'étranger et comment il se bat pour obtenir la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris.