Thierry Benoit L'Assemblée nationale débat du projet de loi de finances pour 2026 et, en matière budgétaire et financière, il n'y a pas de petites économies. Comme un grand nombre de Français, je considère que l'exemple doit venir d'en haut.
Monsieur le premier ministre, monsieur le ministre délégué chargé de la fonction publique et de la réforme de l'État, pour faire vivre notre démocratie, nous comptons 577 députés et 348 sénateurs.
La haute fonction publique d'État, qui fait fonctionner ce dernier, regroupe 70 000 hauts fonctionnaires. En quarante ans de lois de décentralisation, l'État a régulièrement transféré des compétences aux collectivités locales. Pourtant, dans le même temps, le nombre de hauts fonctionnaires est passé de 25 à 70 000 – je vous renvoie aux travaux de notre regretté collègue Olivier Marleix, qui avait souligné cette évolution.
Monsieur le premier ministre, vous avez confié une mission État efficace à deux hauts fonctionnaires, en leur demandant de formuler des propositions de rationalisation des structures de l'État et d'amélioration de l'efficacité de ce dernier.
Le gouvernement est-il prêt à demander des efforts de réduction budgétaire à toutes les autorités institutionnelles de l'État ? Une baisse de 5 % des budgets de l'Élysée, des ministères, de l'Assemblée nationale, du Sénat, du Conseil d'État, du Conseil constitutionnel, de la Cour des comptes, des agences de l'État et des autorités administratives indépendantes est-elle par exemple envisageable ?
Le gouvernement accepterait-il de nommer des parlementaires aux côtés des deux hauts fonctionnaires chargés de la mission État efficace ?