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🧭Gouvernement Lecornu II



















Thierry Benoit

L'Assemblée nationale débat du projet de loi de finances pour 2026 et, en matière budgétaire et financière, il n'y a pas de petites économies. Comme un grand nombre de Français, je considère que l'exemple doit venir d'en haut.

Monsieur le premier ministre, monsieur le ministre délégué chargé de la fonction publique et de la réforme de l'État, pour faire vivre notre démocratie, nous comptons 577 députés et 348 sénateurs.

La haute fonction publique d'État, qui fait fonctionner ce dernier, regroupe 70 000 hauts fonctionnaires. En quarante ans de lois de décentralisation, l'État a régulièrement transféré des compétences aux collectivités locales. Pourtant, dans le même temps, le nombre de hauts fonctionnaires est passé de 25 à 70 000 – je vous renvoie aux travaux de notre regretté collègue Olivier Marleix, qui avait souligné cette évolution.

Monsieur le premier ministre, vous avez confié une mission État efficace à deux hauts fonctionnaires, en leur demandant de formuler des propositions de rationalisation des structures de l'État et d'amélioration de l'efficacité de ce dernier.

Le gouvernement est-il prêt à demander des efforts de réduction budgétaire à toutes les autorités institutionnelles de l'État ? Une baisse de 5 % des budgets de l'Élysée, des ministères, de l'Assemblée nationale, du Sénat, du Conseil d'État, du Conseil constitutionnel, de la Cour des comptes, des agences de l'État et des autorités administratives indépendantes est-elle par exemple envisageable ?

Le gouvernement accepterait-il de nommer des parlementaires aux côtés des deux hauts fonctionnaires chargés de la mission État efficace ?
David Amiel,
ministre délégué chargé de la fonction publique et de la réforme de l'État .
Vous avez raison, on ne peut pas demander des efforts à nos concitoyens sans commencer par réduire le train de vie de l'État. Dès son arrivée, le premier ministre a pris des mesures exemplaires : il a lancé un moratoire sur les dépenses de communication et réformé les avantages accordés aux anciens premiers ministres.

Dans le projet de loi de finances actuellement débattu à l'Assemblée nationale, l'effort demandé à l'État est sans précédent. C'est – de très loin – l'État qui assume la plus grande part de la réduction de la dépense publique.
Sylvain Maillard

Très bien !
David Amiel,
ministre délégué .
Dans les prochains jours, nous proposerons une revue en profondeur des achats de l'État – on constate encore trop de gaspillage.
Pierre Cordier

Ça fait dix ans qu'on le dit !
David Amiel,
ministre délégué .
Les nouvelles technologies peuvent également permettre de réaliser des économies significatives.

Cette assemblée a mené des travaux sur l'immobilier de l'État et nous savons que nous sommes très attendus.

Concernant les institutions que vous mentionnez – Assemblée nationale, Sénat –, elles auront à se prononcer car elles sont, par tradition, souveraines. Cela fera partie des débats. Bien sûr, le gouvernement soutiendra toute initiative permettant de réaliser des économies supplémentaires.

Au-delà de la question budgétaire, c'est l'organisation de l'action publique qui est en jeu. Trop souvent, plus personne ne sait qui est responsable de quoi – ni les élus locaux, ni les usagers, ni nos concitoyens. C'est pourquoi il faut défendre la clarification des compétences, afin qu'il y ait un responsable politique clairement identifié derrière chaque politique publique.
Prisca Thevenot

Excellent ! Il a raison !
David Amiel,
ministre délégué .
Pour mener ce chantier à bien, nous nous appuierons sur les contributions des élus locaux, des élus nationaux, des parlementaires – sur vos travaux, monsieur le député, ainsi que ceux d'Éric Woerth, particulièrement importants au cours de l'année écoulée. Vous pouvez compter sur la détermination du gouvernement.
Thierry Benoit

Je reste tenace sur ma demande : on ne peut pas laisser deux hauts fonctionnaires s'occuper seuls de cette affaire.

Nous sommes en 2025 et, dans le cadre du contrôle de l'action du gouvernement - mais aussi de celle de l'État -, il est indispensable que des parlementaires puissent exercer un droit de regard et travailler aux côtés de ces deux hauts fonctionnaires.
Sylvain Maillard

Il a raison !
🚀