Marc Pena Monsieur le premier ministre, votre projet de budget prévoit le gel de l'aide personnalisée au logement. Il s'agit d'une baisse qui ne dit pas son nom : vous n'assumez pas de réduire une nouvelle fois les APL, comme vous l'avez fait en 2017 ; vous laissez l'inflation s'en charger.
Pire encore : vous allez jusqu'à exclure les étudiants internationaux du droit aux APL.
Ce choix sacrifie l'ouverture de notre enseignement supérieur, à un moment où le repli sur soi menace nos sociétés.
Tout cela pour 100 millions d'euros d'économie, soit moins de 1 % de ce que rapporterait la taxe Zucman, un impôt que vous refusez obstinément. Ces 100 millions, vous les prenez sur le dos des étudiants.
La précarité étudiante, je la connais de près en tant qu'ancien président d'université : elle explose. Pourtant, vous choisissez de vous attaquer aux APL.
Une réforme des bourses s'impose, mais vous préférez vous attaquer aux APL ; les files d'attente devant les banques alimentaires s'allongent, mais vous préférez toujours vous attaquer aux APL.
Alors, êtes-vous prêt à renoncer à ces mesures ? La jeunesse – la jeunesse étudiante en particulier – vous regarde et les socialistes vous attendent.