Roland Lescure, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique . La Poste, comme tous les services publics et toutes les administrations publiques, va participer à l'effort collectif de réduction de nos déficits publics ; il y va de l'intérêt national, et nous en avons tous besoin.
Un peu plus de 100 millions d'économies sont demandées à La Poste, que le gouvernement a ventilés sur ses quatre missions essentielles de service public mais que vous serez libres de redistribuer avec vos collègues parlementaires ; à vous de les convaincre, tant que chaque « plus » est équilibré par un « moins ».
Il me semble, cela étant, que vous avez brossé de l'entreprise un portrait caricatural, à la limite du misérabilisme, qui ne correspond pas à la réalité de ce que vivent les postiers. Pour ma part, je voudrais d'abord féliciter chaleureusement Philippe Wahl, qui a dirigé, pendant douze ans et de manière exceptionnelle, cette entreprise qu'il a transformée en profondeur. La France est aujourd'hui l'un des rares pays dont les services postaux sont assurés par une entreprise publique. C'est grâce aux postiers, mais grâce aussi à une direction exemplaire, qui a su faire évoluer l'entreprise.
Je félicite aussi Mme Marie-Ange Debon, qui a remplacé Philippe Wahl depuis une semaine ; vous l'avez auditionnée et avez validé sa candidature, avant sa nomination par le président de la République. L'une de ses premières missions sera de continuer à adapter La Poste aux enjeux essentiels d'aujourd'hui et de demain.
Monsieur le député, il y a, dans l'Aveyron, une trentaine de maisons France Services, qui doivent trouver comment collaborer. Elles n'existaient pas il y a huit ans, et votre groupe n'a pas voulu voter leur création. Heureusement, elles ont pu voir le jour grâce à la majorité et assurent aujourd'hui une présence essentielle dans nos territoires.
Enfin, ne tirez pas sur les postiers !