Olivia Grégoire Mon collègue écologiste a rappelé cette terrible affaire signalée à la justice de vente de poupées sexuelles à apparence enfantine, mais n'oublions pas la condamnation à une amende record de quelque 40 millions pour pratiques commerciales trompeuses. N'oublions pas non plus que l'OCDE a épinglé Shein pour non-respect des droits humains et de ses engagements environnementaux et pour une transparence largement insuffisante.
Pendant que nos artisans, nos créateurs et nos commerçants se démènent pour continuer à produire en France, pour faire vivre nos centres-villes, pour payer leurs charges et respecter les normes, Shein s'offre une vitrine de prestige au cœur du BHV à Paris. Quand Shein augmente ses ventes de quelque 58 % en 2023, les défaillances des commerces d'habillement augmentent de 51 %.
Pourtant, nous ne sommes pas condamnés à l'immobilisme : la loi française, le code pénal, les conventions internationales et l'Europe – avec le règlement sur les services numériques, le DSA – nous offre des outils.
La France peut et doit mobiliser les autorités irlandaises, pour obtenir des sanctions immédiates et imposer la mise en conformité de la plateforme, à l'instar des actions entreprises au sujet de Vinted.
Il est temps de rétablir l'ordre économique : ce n'est pas à ces géants de faire la loi, mais aux représentants du peuple français. Je n'ai qu'une seule question : qu'attendons-nous pour interdire définitivement l'accès de Shein à notre pays ?