Antoine Vermorel-Marques Je tiens d'abord à apporter le plein soutien de mon groupe aux victimes du drame d'Oléron comme à leurs proches et à leur dire qu'ils sont dans nos pensées.
Depuis des mois, de nombreux parlementaires s'engagent contre la fast fashion et la concurrence déloyale : un texte a été adopté par l'Assemblée nationale et par le Sénat ; une mission d'information transpartisane est en cours ; et, ce matin, de nombreux groupes ont annoncé le dépôt d'une proposition de résolution européenne.
Cette concurrence déloyale, les acteurs de l'ultrafast fashion s'y livrent notamment sur une plateforme principale, Shein. Condamnée par la Cnil, par la DGCCRF, par l'OCDE, cette plateforme l'est aussi par l'ensemble de nos entreprises et de nos commerçants, qui subissent sa concurrence déloyale.
Mais un cap a été franchi : on est passé de la fast fashion au fast crime. Dimanche, des poupées pédopornographiques étaient vendues en libre accès sur cette plateforme, qui les a certes retirées depuis, mais qui s'est assuré un bénéfice sur le dos de nos enfants en vendant des produits à des pédocriminels. Ce matin, je signalais à la procureure de la République de Paris que des armes de catégories A, dont la vente et la détention sont interdites en France, étaient en vente sur cette plateforme – elles le sont encore à l'heure où je vous parle.