Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur . Permettez-moi aussi, au nom du gouvernement, d'avoir une pensée pour les forces de sécurité intérieures intervenues ce soir-là et pour l'excellent travail qu'elles font depuis en matière de lutte contre le terrorisme, sous l'impulsion du président de la République.
Vous avez raison de souligner que les forces spécialisées sont intervenues, notamment la BRI, appuyée par le Raid, mais que ceux qui ont interrompu la tuerie et aidé à l'évacuation des victimes étaient les policiers que l'on a appelés les primo-intervenants : la BAC nuit, et bien d'autres équipages, parfois ceux de police secours.
Je vous remercie pour cet hommage. Le ministre de l'intérieur que je suis et l'ensemble du gouvernement ne les ont pas oubliés. Dans mes fonctions précédentes, j'ai vu ce que ces primo-intervenants avaient accompli, comme en témoigne le livre dans lequel Yvan Assioma leur a donné la parole pour qu'ils racontent ce qu'ils ont vécu cette nuit-là. Quand j'étais préfet de police, je les avais déjà autorisés à communiquer, à témoigner des horreurs vécues alors, source d'un traumatisme pour nombre d'entre eux.
Il faut leur rendre hommage, car c'est un commissaire courageux qui a fait intervenir son équipage, la BAC nuit, pour interrompre la tuerie, permettant ainsi l'intervention des forces spécialisées.
Nous avons tiré toutes les conséquences de cette tuerie, en termes de renseignement mais surtout de primo-intervention. Depuis, un schéma national d'intervention a été défini et les primo-intervenants sont équipés, armés, capables de faire face à un événement comparable. Nous le devons à l'engagement très fort du président de la République, qui a demandé que l'on applique ces plans d'actions. Nous sommes ainsi mieux armés désormais, face à une menace réduite.