Christophe Plassard Le groupe Horizons s'associe aux hommages rendus à l'ensemble des victimes du 13 novembre.
Monsieur le ministre de l'intérieur, il y a une semaine, l'île d'Oléron a connu l'impensable : trente minutes d'une chevauchée automobile qui avait pour but de tuer. Avez-vous des nouvelles des victimes, de l'enquête et de la perspective d'un procès ?
M'exprimer sur ce drame est délicat tant chaque prise de parole doit être mesurée dans de telles circonstances. Je pense que notre assemblée ne pourra que partager mes pensées pour ceux qui ont vécu ce funeste événement et, plus généralement, pour les habitants de ce territoire paisible, attaché à sa solidarité et à sa tranquillité. Je pense d'abord aux cinq victimes touchées dans leur chair, mais aussi à ceux qui ont échappé à cette catastrophe. Ensuite à tous ceux qui ont été impliqués, les habitants secourant et alertant, puis la chaîne de solidarité, d'aide et d'action composée des élus municipaux, de la police, des pompiers, de la préfecture, de la gendarmerie, du Samu, coordonnés avec efficacité par les services de l'État.
Tous ont permis d'éviter un bilan plus tragique. Chaque maillon de cette chaîne a été solide, résistant, efficace.
Je vous remercie de m'avoir aussitôt prévenu, d'avoir décidé de vous rendre sur place et de m'avoir proposé de vous accompagner grâce à la logistique de l'État. Notre collègue Pascal Markowsky, dont la collaboratrice parlementaire figure parmi les victimes, s'est également joint à nous.
Votre présence a été un signe fort et apprécié de tous. Je sais combien la brutalité de cette journée a fait basculer la vie de nombreuses personnes. Après le temps des soins viendra celui de la reconstruction physique et psychologique, puis le parcours judiciaire et, nous le souhaitons, le procès.
D'ailleurs, la population s'interroge : l'auteur des faits, un marginal mis en examen pour tentatives d'assassinat, serait atteint d'un trouble altérant son discernement. Beaucoup craignent que cela n'aboutisse à une déclaration d'irresponsabilité pénale, ce qui susciterait incompréhension et colère.
De façon posée, sans polémique et dans le respect des victimes, pouvez-vous répondre à mes questions afin d'éclairer les Oléronais, et plus généralement les Français ?