Catherine Vautrin, ministre des armées et des anciens combattants . Ce 18 novembre marque le 1 394e jour de guerre en Ukraine. Les menaces russes s'intensifient – elles sont de plus en plus nombreuses, les incursions également.
Vous citiez votre voyage et les inquiétudes de certains pays de l'Union ; mentionnons également les travaux de l'Institut Montaigne, qui vient de publier une étude très intéressante sur les menaces pesant sur les pays baltes et sur la situation que nous vivons.
Dès le premier jour, sous l'impulsion du président de la République et du premier ministre, alors ministre de la défense, notre pays s'est mobilisé pour débloquer des aides à l'Ukraine. Ces aides se sont traduites par la fourniture immédiate de matériels, mais aussi par des actions de formation, comme celle de la brigade Anne de Kiev.
Notre mobilisation passe aussi par les initiatives prises par la France – la coalition des volontaires et tout le travail mené dans le cadre européen de l'Otan.
La déclaration d'intention signée hier comporte des engagements à très court terme, notamment des échanges en matière de drones. Les Ukrainiens ont acquis une expérience considérable. Hier, avec Jean-Noël Barrot, nous avons travaillé lors d'un premier forum consacré à ces drones.
La déclaration prévoit aussi un engagement d'acquisition d'avions de chasse, dans un délai de dix ans, qui fera l'objet de négociations avec les industriels.
Enfin, je suis naturellement à la disposition de la commission de la défense et de la commission des affaires étrangères de votre assemblée. En outre, le moment venu, un débat pourra avoir lieu au titre de l'article 50-1 de la Constitution, comme cela a déjà été le cas en mars 2025.