Philippe Tabarot, ministre des transports. Dans la droite ligne du plan de remise à niveau des petites lignes ferroviaires lancé par l'État en 2020, le gouvernement est pleinement engagé en faveur des lignes de desserte fine du territoire, dont fait partie la ligne Angoulême-Limoges. Cette ligne est fermée, vous l'avez rappelé, sur sa section charentaise entre Angoulême et Saillat-Chassenon depuis 2018, malgré des travaux d'urgence de régénération de la voie réalisés fin 2017. Des bus de substitution assurent aujourd'hui la liaison, avec un temps de trajet similaire à celui du train.
Cependant, la réouverture de la ligne est une attente forte des habitants et des élus locaux – vous venez d'en apporter la preuve.
Dans le cadre du contrat de plan État-région 2015-2022, l'État s'était engagé à fournir 6,4 millions d'euros pour financer des travaux d'urgence et des études préliminaires de régénération de la voie, dont les résultats ont été restitués fin 2023. Cet engagement se poursuit avec le CPER 2023-2027, lequel prévoit une enveloppe de 34 millions d'euros pour la poursuite des études et la régénération de la ligne, dont 13,6 millions sont apportés par l'État.
Par ailleurs, dans l'attente des travaux de régénération, des travaux de maintien de la performance de la section Saillat-Limoges ont été réalisés en 2023 pour 10 millions d'euros – 4,7 millions étant apportés par l'État et le complément par la région.
Soyez assuré que le gouvernement demeure pleinement mobilisé pour soutenir la région Nouvelle-Aquitaine, autorité organisatrice sur cette ligne, dans sa démarche pour revitaliser la liaison Angoulême-Limoges.
Concernant les derniers points que vous avez abordés, la publication des résultats des études est pour très bientôt, mais je laisse à SNCF Réseau et à la région le soin de vous communiquer la date.
Certes, l'hémicycle serait le lieu pour débattre du grand projet ferroviaire du Sud-Ouest, mais il faudra attendre un meilleur moment, quand il sera moins désert. En attendant, le GPSO et les lignes de desserte fine ne sont pas incompatibles. Il faut avoir des projets ambitieux pour la desserte d'un territoire qui a peut-être été oublié lors du déploiement des lignes à grande vitesse, mais il faut aussi continuer à agir avec les régions pour assurer les dessertes fines.