Aurélien Lopez-LiguoriMa question s'adresse au ministre de l'intérieur. En 2023, le président de la République annonçait en grande pompe la création de 239 nouvelles brigades de gendarmerie dans notre pays d'ici 2027. Cette annonce avait suscité beaucoup d'espoir dans nos communes.
Dans ma circonscription, la commune de Vias avait été retenue ; la nouvelle avait été accueillie avec soulagement par la population et par le maire, qui se bat depuis de nombreuses années pour obtenir cette brigade. Pourtant, depuis 2023, silence radio : nous ne savons pas quand cette brigade sera installée, alors que deux autres gendarmeries annoncées dans l'Hérault sont déjà en activité.
Il y a urgence à créer cette brigade à Vias. Urgence car Vias compte 6 000 habitants l'hiver mais 70 000 en été. Urgence car la commune se situe à proximité de la plus grande zone balnéaire de France – Agde, limitrophe, accueille 300 000 habitants l'été ; Marseillan, 50 000 ; Portiragnes, 30 000.
Urgence, enfin, car la situation sécuritaire dans l'Hérault s'aggrave, se dégrade et les difficultés se diffusent dans les plus petites villes du département.
Malgré cela, l'été, seul un poste provisoire est déployé. Le reste de l'année, ce sont les gendarmes de Marseillan qui doivent intervenir, ce qui rallonge systématiquement les délais.
Pourtant, Vias cochait tous les critères : commune littorale, afflux massif de saisonniers, besoins sécuritaires identifiés, terrains disponibles, infrastructures prêtes, élus mobilisés.
Mais après la grande annonce, plus rien : Vias n'a pas obtenu sa brigade en 2024, aucune brigade n'a été créée en 2025 ; dans le budget 2026, vous annoncez la création de 400 nouveaux postes de gendarmes en France, sans préciser les communes concernées ni les implantations prévues.
Pendant ce temps, à Vias, l'incompréhension grandit, alors que les habitants ont besoin de sécurité et espèrent cette gendarmerie.
Mes questions sont donc simples. La commune de Vias fait-elle partie de la nouvelle vague annoncée pour 2026 ? Si ce n'est pas le cas, quelles sont les raisons de ce retard ? Et, surtout, quand cette brigade pourra-t-elle enfin s'installer sur le territoire, alors que tout est prêt depuis plusieurs années ?
C'est la parole du président de la République qui est en jeu. Il serait incompréhensible qu'elle ne soit pas tenue. Il y va de la crédibilité de cette parole.