Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l'autonomie et des personnes handicapées. Mme la ministre de la santé, Stéphanie Rist, vous prie d'excuser son absence et m'a chargée de vous répondre à propos de la situation du service de radiothérapie de l'hôpital de Guéret et, plus largement, de la formation des professionnels de santé dans le département de la Creuse.
Pour être la plus claire possible, j'indique qu'il n'y a aucune intention d'arrêter les activités de radiothérapie au sein du centre hospitalier de Guéret. Il est vrai qu'un manque de personnel médical dans le service concerné y empêche la continuité des soins. Toutefois, les patients sont bien pris en charge ailleurs. Il n'y a donc pas de rupture en la matière.
En juillet, l'agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine a déterminé les mesures visant à restaurer une offre durable de radiothérapie dans le territoire creusois. Au même moment, un radiothérapeute a été recruté pour apporter à l'équipe médicale une indispensable stabilité. Les tensions se concentrent désormais sur la radiophysique, ressource essentielle au fonctionnement sécurisé d'un plateau de radiothérapie et condition de toute montée en charge. Face à ces besoins, l'ARS a mobilisé au cours de l'été tous les centres autorisés en radiothérapie afin d'identifier les renforts potentiels en radiophysique. Leur arrivée permettra de stabiliser les conditions et le calendrier d'une reprise complète de l'activité de radiothérapie au centre hospitalier de Guéret.
Concernant le volet formation, le gouvernement rappelle qu'une des mesures du pacte de lutte contre les déserts médicaux annoncé en avril est l'ouverture d'une première année d'accès aux études de santé dans chaque département. Une instruction interministérielle a précisé en septembre les modalités opérationnelles de ce déploiement et l'ARS de Nouvelle-Aquitaine va prochainement engager les concertations nécessaires avec le rectorat de Limoges.
Cela s'inscrit dans la volonté du gouvernement de former davantage de médecins, partout sur le territoire, en les préparant à exercer dans les zones sous-dotées. Ainsi, 3 700 docteurs juniors seront déployés l'année prochaine. Cette volonté passe par un travail avec les collectivités locales pour organiser des formations universitaires de qualité au plus près du terrain. Qu'il s'agisse de l'offre de soins ou de la formation médicale, l'État, en lien avec les acteurs locaux, s'engage pour le système de santé partout sur le territoire.