Philippe VigierMeilleurs vœux à toutes et à tous pour une belle année 2026, et à vous particulièrement, monsieur le ministre, vu la magnifique et exigeante mission qui vous a été confiée : régler la question centrale de la mobilité du quotidien.
La nationale 10, l'axe Paris-Bordeaux, traverse le département d'Eure-et-Loir, avec une particularité : au nord de Chartres, cette route est devenue départementale, alors qu'elle est restée nationale au sud, en direction de Châteaudun et de Loir-et-Cher. J'avais obtenu de vos prédécesseurs la réalisation d'une étude de sécurité complète sur cet axe. Ce travail a été parfaitement mené – je tiens d'ailleurs à saluer la performance des services de la Dirno, la direction interdépartementale des routes Nord-Ouest, qui s'en sont occupés. Beaucoup de travaux de sécurisation ont également été faits : traversées de villages à 50 kilomètres par heure, aménagement de quatre diffuseurs et de quatre ronds-points. Cet axe était particulièrement accidentogène et nous sommes arrivés à de vrais résultats.
Il reste cependant un problème : le trajet de cette route nationale s'étant allongé au fil du temps, la circulation est un peu lente ; c'est justifié par des raisons de sécurité mais l'attractivité du territoire – dont vous connaissez, en tant qu'élu, l'importance – s'en trouve un peu abîmée. Il faut rendre la circulation plus fluide en installant des segments à deux fois deux voies. Une étude complémentaire a été diligentée par vos services à l'automne 2025 ; la restitution ne devrait pas tarder mais, malheureusement, le volet mobilité du contrat de plan État-région Centre-Val de Loire est sous-financé. En tant qu'ancien élu régional, vous connaissez bien ces axes, que vous avez visités dans des circonstances moins heureuses, et vous savez combien nous sommes éloignés des sorties autoroutières. Cet aménagement est vital, stratégique pour ce territoire qui a su récemment accueillir de très belles entreprises. Il donnerait une impulsion au développement, tout en améliorant la fluidité de la circulation au quotidien. Imaginez que la capitale départementale, Chartres, qui n'est qu'à 48 kilomètres, est maintenant à plus d'une heure en temps de parcours si l'on respecte, comme il se doit, les limitations de vitesse ! Au-delà des études réalisées, qui permettront d'objectiver la situation, il faut absolument trouver des financements, et le plus vite possible.
Un dernier point noir persiste depuis quarante ans – mais vous n'y êtes pour rien – et concerne le projet de déviation de Marboué. Ce village est le lieu d'un des bouchons les plus célèbres de France : je dis toujours que, si vous avez une heure à perdre le vendredi soir, c'est à Marboué qu'il faut venir. Il est urgent de trouver les voies et les moyens de résoudre ce problème.