Charles SitzenstuhlCher Mathieu Lefèvre, cela fait plaisir de vous revoir dans cette enceinte. Je vais vous parler du Vespa velutina nigrithorax, ou frelon asiatique, qui, comme son nom l'indique, provient d'Asie et a été introduit en France il y a une vingtaine d'années – il est présent depuis une dizaine d'années en Alsace, où je suis élu.
Le frelon asiatique pose de plus en plus de difficultés, notamment en milieu rural, dans les villages où se trouvent pléthore de vergers, de jardins, de prairies et de forêts. Cet insecte extrêmement agressif, dont l'Europe n'est pas le milieu d'origine, décime d'autres insectes – en particulier les abeilles et les guêpes – et a besoin de se nourrir abondamment durant la saison, du début du printemps à la fin de l'été. Il constitue donc un danger pour la biodiversité.
J'ai eu l'occasion d'en discuter chez moi, en Alsace centrale, avec de nombreux amoureux de la nature et de nombreux agriculteurs – je pense notamment à l'anniversaire de l'Association des arboriculteurs de la vallée de Villé qui s'est tenu cet automne. On m'a demandé de relayer ce problème à Paris, auprès du ministre de l'environnement.
Les collectivités territoriales ont déjà engagé plusieurs plans d'action. La collectivité européenne d'Alsace finance notamment, depuis 2024, des actions de sensibilisation pour inciter les communes et les particuliers à poser des pièges afin de capturer ces frelons asiatiques. Cependant, le problème subsiste et risque même de s'accroître. Ce frelon a beau sembler joli sur les photographies, il est extrêmement nocif et agressif.
Une loi visant à endiguer la prolifération du frelon asiatique et à préserver la filière apicole a été votée par le Parlement en 2025. Depuis, le sentiment est que les pouvoirs publics paraissent lents à la détente pour mettre en œuvre les recommandations formulées. Des textes réglementaires devaient être pris par votre ministère. Monsieur le ministre, que fait l'État, qu'il s'agisse de son administration centrale ou de ses administrations déconcentrées, au niveau des préfectures, pour que toutes les recommandations destinées à lutter contre la prolifération du frelon asiatique soient appliquées ? Telle est la question que je vous pose au nom de nombreux Alsaciens que je représente ici.