Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités. Le gouvernement a pleinement conscience que le transport sanitaire, plus particulièrement les taxis conventionnés, joue un rôle déterminant en matière d'accès aux soins dans les zones rurales. Je tiens à souligner au nom du gouvernement que la nouvelle convention représente une avancée significative pour l'accès aux soins, mais aussi pour les entreprises de taxis en zone rurale.
Afin de bâtir un modèle plus juste, plus lisible, plus efficace, cette convention recourt à deux leviers essentiels : d'une part, le rééquilibrage territorial, c'est-à-dire le fait de renforcer la présence de taxis dans les zones où les besoins sont les plus importants tout en maîtrisant les autorisations délivrées par les agences régionales de santé dans les territoires déjà bien dotés ; d'autre part, le développement du transport partagé, chaque fois que cela est possible et, bien évidemment, en fonction de l'état de santé du patient. En permettant de réduire les retours à vide, de corriger la concentration de l'activité dans les métropoles, ce nouveau modèle se révèle structurellement plus favorable aux taxis exerçant dans les zones moins denses, où leur présence est essentielle pour garantir l'accès aux soins.
Le gouvernement demeure particulièrement attentif aux remontées de terrain, afin que cette convention soit adaptée au mieux aux réalités locales et ne réduise pas l'offre de transport sanitaire, à laquelle les artisans taxis prennent une part très importante.
Comme prévu par le texte, la Cnam devait réunir d'ici à la fin du mois de mars l'ensemble des fédérations représentant les taxis pour faire un point d'étape sur la convention et ses premiers effets en matière tant d'accès aux soins que de santé économique du secteur. Peut-être est-ce déjà fait ; vous m'excuserez de ne pas disposer des remontées, tout cela étant trop frais, mais si vous avez transmis vos propositions aux fédérations, elles ont certainement été discutées.
Les chiffres nationaux et locaux seront partagés avec les acteurs de manière objective et les ajustements seront réalisés si besoin. Si des correctifs s'avèrent nécessaires, des ajustements tarifaires seront décidés en conséquence par le gouvernement, dont vous pouvez être assuré qu'il suit de près la situation.