Lise MagnierAprès avoir été alertée sur les difficultés budgétaires et financières de l'association Alméa Formations Interpro, Mme la ministre déléguée chargée de l'enseignement et de la formation professionnels et de l'apprentissage a indiqué, dans un courrier du 15 avril dernier relayé par la presse quotidienne régionale, « veiller personnellement à ce que les services de l'État suivent attentivement l'évolution de ce dossier » afin « qu'aucun apprenti ne soit laissé sans solution et que la continuité des parcours soit garantie. »
Alméa Formations, ce sont près de 5 000 apprenants répartis sur quinze sites, dans quatre départements, formés à plus de vingt-cinq métiers différents. Ce sont 350 collaborateurs engagés dans un plan de sauvegarde de l'emploi, avec un risque majeur de fermeture de plusieurs sites – et donc de formations – sur les quatre départements relevant de l'ex-région Champagne-Ardenne.
Or depuis ce courrier en date du 15 avril, aucun service de l'État relevant du ministère de l'enseignement, de la formation professionnelle et de l'apprentissage n'a pris contact avec l'équipe dirigeante d'Alméa afin de l'accompagner dans la recherche de solutions concrètes et pérennes. Pourtant, ses membres sont force de proposition et attendent un soutien public – non pas budgétaire, mais technique, administratif et, oserais-je dire, politique.
Madame la ministre, que devons-nous dire à Alméa Formations, à ses salariés et surtout aux apprentis et à leurs parents en vue de la rentrée de septembre prochain ? Envisagez-vous de solliciter réellement les services de l'État, notamment pour qu'un tour de table avec l'ensemble des forces vives des quatre départements et de la région Grand Est soit organisé, afin d'apporter des réponses concrètes à Alméa et aux milliers d'apprenants concernés ?