Caroline YadanUn rapport du département d'État des États-Unis, publié fin avril 2026, affirme que l'Autorité palestinienne continue d'accorder des paiements et des avantages aux terroristes palestiniens et à leurs familles, et ce malgré l'engagement écrit, pris en février 2025 par Mahmoud Abbas, d'abroger officiellement ce système dit pay for slay – payer pour tuer. Selon ce rapport, l'Autorité palestinienne aurait versé, au cours de l'année 2025, un total de 156 millions de dollars en paiements et avantages aux terroristes palestiniens et à leurs familles.
Ces versements continueraient d'être effectués grâce à plusieurs mécanismes, notamment par l'intermédiaire d'une nouvelle agence d'aide sociale nommée Fondation nationale palestinienne pour l'autonomisation économique. Ainsi, contrairement à l'engagement pris par Mahmoud Abbas, réitéré auprès du président de la République française avant la reconnaissance de l'État palestinien, l'Autorité palestinienne continuerait d'entretenir, sous une autre appellation, un système de compensation financière soutenant le terrorisme.
L'Union européenne est le premier bailleur de fonds de l'Autorité palestinienne et une enveloppe de 1,6 milliard d'euros a été annoncée pour la période 2025-2027. Or, s'agissant de l'Autorité palestinienne, l'Union subordonne son aide financière à la mise en œuvre de réformes d'envergure, concernant notamment l'éducation à la haine. La Commission européenne a elle-même reconnu, en novembre 2025, « regretter qu'un récent versement ait été effectué aux familles de prisonniers sur la base d'un schéma antérieur », sans pour autant suspendre les décaissements.
Dès lors, la France compte-t-elle reconnaître publiquement que les engagements pris par Mahmoud Abbas n'ont pas été respectés et subordonner la poursuite de son financement de l'Autorité palestinienne à l'abandon effectif et définitif de toute politique de rémunération liée à des actes de terrorisme ou d'incitation à la violence ? Il est temps de garantir la transparence, la traçabilité des fonds publics internationaux et leur conformité aux engagements pris par l'Autorité palestinienne d'abandonner le financement de la terreur.