Marina Ferrari, ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative. Merci pour cette question d'autant plus cruciale que nous avons assisté ces dernières semaines à d'horribles affaires concernant le champ périscolaire. L'État, par le truchement des services du ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative, définit le cadre réglementaire applicable au périscolaire. Il veille également à son respect, en prenant des mesures d'interdiction lorsque cela est nécessaire : ainsi, en 2025, 324 mesures de ce type ont été prises.
Cependant, je ne peux vous laisser dire que les maires n'ont pas la possibilité de vérifier l'honorabilité des intervenants qu'ils recrutent : ils en ont, tout au contraire, la responsabilité. En effet, le périscolaire n'est pas exclu du champ d'application de l'attestation d'honorabilité et celle-ci est automatiquement contrôlée pour tout nouvel intervenant périscolaire : cela représente 1,8 million de contrôles par an. Le contrôle de l'honorabilité porte sur la consultation systématique du bulletin no 2 du casier judiciaire, du fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes et du fichier des cadres interdits, qui recense les mesures administratives d'interdiction – temporaire ou définitive – d'exercer dans une structure d'accueil collectif de mineurs.
Vous le savez, la sécurité des enfants dans le cadre périscolaire relève d'une compétence partagée. Il revient aux organisateurs, c'est-à-dire aux mairies ou aux associations, de procéder à une déclaration quand ils emploient un intervenant dans un accueil collectif de mineurs. Si cette réglementation n'est pas appliquée, alors la responsabilité de l'organisateur au regard de ses obligations déclaratives doit être recherchée.
Les cas de violence signalés ces derniers mois nous interpellent tous et je ne dédouane personne : il s'agit d'une responsabilité collective. Le gouvernement demeure très mobilisé : il a déposé un projet de loi relatif à la protection des enfants, qui sera bientôt examiné. Celui-ci prévoit notamment, en complément du contrôle de l'honorabilité, la possibilité de prononcer une incapacité d'exercer dans un accueil collectif de mineurs à l'encontre de personnes ayant fait l'objet d'une interdiction dans le champ du sport – cela afin d'assurer une réciprocité entre les champs périscolaire et sportif. Il prévoit également, dans le cadre de séjours de vacances dans une famille, l'extension du contrôle d'honorabilité aux personnes âgées de plus de 13 ans vivant au domicile du déclarant.
En outre, lors de mon arrivée au ministère, j'ai renforcé de plus de 100 postes les effectifs dédiés au contrôle dans les services déconcentrés de la jeunesse et du sport, afin de pouvoir procéder à davantage de contrôles des accueils collectifs de mineurs et du périscolaire. Depuis plusieurs mois, nous travaillons au sein du ministère à un renforcement des possibilités de signalement ; j'espère être très prochainement en mesure, avec le premier ministre, de vous apporter des précisions à ce sujet.