Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la transition écologique. La ministre Monique Barbut s'est en effet rendue le 19 juin dans les Corbières pour rencontrer les élus de ce territoire sinistré et manifester son engagement pour que le plan Corbières soit l'occasion de renforcer encore la prévention incendie et la reconstruction du massif, y compris par la mobilisation de financements.
Dans l'immédiat post-incendie, l'État a déployé des moyens spécifiques : il a financé à hauteur de 400 000 euros des mesures d'urgence confiées à l'ONF ; 475 000 euros ont été versés aux communes pour la réparation des ouvrages publics ; un fonds d'urgence agricole de 8 millions d'euros a été mobilisé dès la fin 2025 ; des mesures fiscales à hauteur de plus de 1 million d'euros ont été prises, avec notamment des dégrèvements de taxes foncières sur le non-bâti. Cependant, vous avez raison, ce cas illustre la nécessité d'investir et d'intervenir davantage dans la prévention en amont plutôt qu'en réaction après la crise.
Une grande partie des actions du plan départemental que vous avez évoqué ont été réalisées ou sont en cours. Les crédits du ministère de la transition écologique mobilisés à cet effet sont passés d'environ 250 000 euros en 2021 à plus de 400 000 euros en moyenne ces quatre dernières années, auxquels s'ajoutent près d'un million d'euros par an des travaux DFCI réalisés par l'ONF. En revanche, certaines actions n'ont pas pu être menées, principalement du fait du défaut de plans de massif. Sans ces plans, il est quasiment impossible d'accéder au financement d'infrastructures qui sont très coûteuses. Mais il s'agit d'abord et avant tout d'un enjeu de gouvernance locale. Il faut que les établissements publics de coopération intercommunale s'emparent pleinement de cette responsabilité.
Pour ce qui est de l'action de l'État, dans le cadre de la déclaration d'intérêt général d'urgence, le ministère de la transition écologique a prévu un abondement de 600 000 euros pour financer les équipements DFCI sur la zone incendie. La révision du plan intégrera pleinement l'évolution climatique et celle du territoire.
S'agissant de la prévention au quotidien, le ministère mobilise l'ONF à hauteur de 225 hommes par jour pour le contrôle des obligations légales de débroussaillement et de 1 570 hommes par jour pour les patrouilles de surveillance durant la saison à risque, laquelle est particulièrement précoce cette année.
J'ajoute que le fonds Vert a accompagné cinquante-sept projets de prévention dans l'Aude à hauteur de plus de 2 millions d'euros depuis 2023.