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Historique
8 avr. 2026 15:05 : Audition de la commission
8 avr. 2026 17:30 : Audition de la commission
8 avr. 2026 : ⚡Le 🧭Gouvernement Lecornu II déclare l'urgence

9 avr. 2026 09:00 : Audition de la commission
9 avr. 2026 11:20 : Audition de la commission
9 avr. 2026 14:00 : Audition de la commission
9 avr. 2026 16:00 : Audition de la commission

11 avr. 2026 - 20 avr. 2026 : 474 amendements en Commission de la défense nationale et des forces armées

13 avr. 2026 14:00 : Audition de la commission
13 avr. 2026 15:35 : Audition de la commission
13 avr. 2026 17:05 : Audition de la commission

14 avr. 2026 18:00 : Audition de la commission

15 avr. 2026 09:00 : Examen pour avis
15 avr. 2026 09:00 : Audition de la commission
15 avr. 2026 11:00 : Audition de la commission
15 avr. 2026 15:00 : Audition de la commission
15 avr. 2026 16:30 : Audition de la commission


27 avr. 2026 - 29 avr. 2026 : 664 amendements en Assemblée nationale de la 17ème législature

4 mai 2026 14:00 : Examen du texte
4 mai 2026 15:00 : Discussion
4 mai 2026 21:30 : Discussion

5 mai 2026 15:00 : Discussion
5 mai 2026 21:30 : Discussion

6 mai 2026 14:00 : Discussion
6 mai 2026 21:30 : Discussion

7 mai 2026 09:00 : Discussion
7 mai 2026 15:00 : Discussion
7 mai 2026 21:30 : Discussion

18 mai 2026 09:00 : Discussion
18 mai 2026 15:00 : Discussion


9 juin 2026 09:00 : Discussion
9 juin 2026 : Modifié par Sénat ( 5ème République )

11 juin 2026 : Dépôt d'un projet de loi
Originalv2v3
📜Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense
Sébastien Lecornu
08 avr. 2026

🖋️Amendements examinés : 100%
129 Adoptés297 Rejetés
28 Irrecevables
15 Non soutenus
5 Tombés
Liste des Amendements
Annexe : RAPPORT ANNEXÉ
🖋️Adopté
Yannick Chenevard
18 avr. 2026

À la fin de l’alinéa 3, substituer au mot :

« dédiée »

le mot :

« affectée ».

🖋️Adopté
Yannick Chenevard
18 avr. 2026

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« nos moyens de connectivité européens »,

les mots :

« les moyens européens de connectivité ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
17 avr. 2026

À l’alinéa 7, après le mot : 

« drones, », 

insérer les mots :

« systèmes robotisés de combat, ».

🖋️Adopté
Jean-Michel Jacques
13 avr. 2026

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« Elle réaffirme la nécessité d’accélérer la logique d’économie de guerre initiée depuis 2022. Une attention particulière est apportée pour continuer à améliorer la coordination et la communication de l’ensemble des acteurs concernés (Direction générale de l’armement, maîtres d’œuvre industriels, Petites et moyennes entreprises (PME) ou sous-traitants de rang inférieur, collectivités locales, chambres de commerce et d’industrie, clusters et pôles de compétitivité), notamment grâce au renforcement du maillage territorial des attachés de défense en région. »

🖋️Adopté
Josy Poueyto
17 avr. 2026

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« Elle doit par ailleurs tirer les conséquences du retour d’expérience de l’exercice ORION 2026, exercice interarmées et multidomaines de préparation opérationnelle à la haute intensité. Ce dernier fait ainsi l’objet d’une analyse approfondie et doit conduire à renforcer l’organisation d’exercices à l’échelle européenne, afin de favoriser l’interopérabilité des armées dans des contextes d’engagement sur des théâtres extérieurs multiples et complexes. »

🖋️Adopté
Constance Le Grip
17 avr. 2026

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant : 

« L’amélioration de la condition militaire participe pleinement de la présente actualisation, en ce qu’elle constitue un levier déterminant de l’attractivité, de la fidélisation et, plus largement, de la soutenabilité de l’engagement au sein de nos armées. »

🖋️Adopté
Yannick Chenevard
18 avr. 2026

À l’alinéa 10,, substituer aux mots :

« La chronique »,

les mots :

« L’évolution ».

🖋️Adopté
Sébastien Saint-Pasteur
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 15 par la phrase suivante :

« L’objectif d’atteindre, à l’horizon 2035, un militaire réserviste pour deux militaires d’active s’accompagne d’une attention particulière portée à la qualité de la préparation opérationnelle et à la cohérence de l’entraînement des réservistes avec les besoins des forces d’active. »

🖋️Adopté
Thomas Gassilloud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 15, insérer les deux alinéas suivants : 

« En outre, et afin de garantir la montée en puissance de la résilience nationale, cet effort budgétaire confirme la volonté de sanctuariser un montant minimum de 550 millions d’euros sur la durée de la LPM 2024‑2030 dédiés spécifiquement à l’équipement et à la modernisation de la réserve militaire.

« 

Segment capacitaireParc fin 2024Actualisation Ecart avec la LPM 
  Parc fin 2030Parc horizon 2035Parc fin 2030Parc horizon 2035
Plan d'équipement des réserves*

Équipement de 80 000 réservistes

*

Équipement de 80 000 réservistes des armées

*

 »

🖋️Adopté
Jean-Michel Jacques
20 avr. 2026

Après l’alinéa 15, insérer l’alinéa suivant : 

« Une attention particulière sera également donnée à l’ascension des réservistes à des fonctions d’encadrement, lesquelles donnent droit notamment à la prime de commandement et de responsabilité militaire (PRCM), dans une logique de valorisation des compétences et de fidélisation. »

🖋️Adopté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Après l’alinéa 16, insérer l’alinéa suivant :

« L’actualisation de la loi de programmation militaire permet également de dégager des marges afin de garantir que les politiques en faveur du monde combattant ne constituent pas une variable d’ajustement budgétaire. Elle réaffirme l’engagement de la Nation à assurer, dans la durée, la reconnaissance, les droits et l’accompagnement des anciens combattants. »

🖋️Adopté
Arnaud Simion
17 avr. 2026

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« La montée en puissance de la base industrielle et technologique de défense suppose une politique active de maintien des bassins d’emploi qui concourent à l’effort de défense, et de transmission et de renouvellement des compétences critiques, des savoir-faire rares et des qualifications indispensables à la continuité de l’effort de défense. »

🖋️Adopté
Arnaud Simion
17 avr. 2026

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« L’accélération de l’effort de défense s’accompagne d’une politique d’attractivité et de fidélisation des métiers en tension de la base industrielle et technologique de défense, en particulier dans les fonctions d’ingénierie, de production, de maintenance et de soutien concourant directement aux capacités critiques. »

🖋️Adopté
Sébastien Saint-Pasteur
17 avr. 2026

Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant : 

« La mesure relative à l’attribution d’une allocation unique de 4 195 euros aux anciens supplétifs de statut civil de droit commun ayant déposé une demande ou effectué un renouvellement de demande d’allocation de reconnaissance entre le 5 février 2011 et le 19 décembre 2013, mentionnée dans le rapport annexé à la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense n’ayant pu être mise en œuvre, sa traduction dans un véhicule législatif ou financier adapté doit être recherchée. »

🖋️Adopté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant : 

« La Nation réaffirme son attachement au droit à réparation des anciens combattants. Elle se fixe pour objectif de mettre fin au décrochage entre la valeur du point de pension militaire d’invalidité et l’inflation, en procédant à son rattrapage et en garantissant, à l’avenir, une évolution au moins équivalente à celle des prix afin de préserver durablement le pouvoir d’achat des pensionnés. Dans cette perspective, une revalorisation immédiate de 1,0 % du point de PMI au 1er janvier 2026, correspondant à l’inflation constatée, constitue un premier signal concret et nécessaire. »

🖋️Adopté
Jean-Louis Thiériot
18 avr. 2026

Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant :

« La présente loi constitue une loi de cohérence et d’adaptation de notre modèle capacitaire aux évolutions de la conflictualité, et non pas une loi de format. Elle laisse en suspens les évolutions capacitaires à long terme, dont la nécessité a été posée par les plus hautes autorités de l’État : augmentation du nombre de navires de premier rang en vue d’assurer les contrats opérationnels (trois frégates), augmentation de la trame chasse, création de moyens organiques propices de niveau corps d’armée (frappe dans la profondeur, guerre électronique, génie, artillerie de défense sol-air et de lutte anti-drone, drones de guerre électronique, logistique, maintenance). Le prochain livre blanc prévu à l’article 8 de la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense aura vocation à en fixer les contours. »

🖋️Adopté
Yannick Chenevard
17 avr. 2026

Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant :

« En vue de la préparation de la prochaine loi de programmation militaire, le Gouvernement conduit, dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, des études portant sur les impacts territoriaux de la mise en œuvre de la loi programmation militaire, incluant notamment les retombées économiques, industrielles, les emplois directs et indirects générés ainsi que les partenariats développés avec les collectivités territoriales mais aussi l’évaluation des recettes fiscales induites pour l’État, les collectivités territoriales, notamment au titre des impôts et taxes. »

🖋️Adopté
François Cormier-Bouligeon
16 avr. 2026

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :

« Cet effort porte également sur les munitions de petit calibre, dont la production repose aujourd’hui sur des fournisseurs étrangers. Une étude de faisabilité portant sur la relocalisation sur le territoire national est menée d’ici 2028, afin de réduire cette dépendance. »

🖋️Adopté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant : 

« Une filière nationale complète de production de munitions de petits calibres, couvrant l’ensemble de la chaîne industrielle de l’amorce à la poudre en passant par la douille, sera relancée afin de réduire nos dépendances extérieures et de renforcer notre souveraineté sur ce segment. »

🖋️Adopté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Après le mot :

« logique de »,

rédiger ainsi la fin de la seconde phrase de l’alinéa 23 :

« de renforcement de notre base industrielle et technologique de défense. »

🖋️Adopté
François Cormier-Bouligeon
16 avr. 2026

Compléter l’alinéa 27 par la phrase suivante :

« Le développement de cette constellation européenne souveraine IRIS2 doit constituer une priorité stratégique. »

🖋️Adopté
Frank Giletti
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 28 par la phrase suivante :

« Le programme CELESTE, destiné à succéder à la constellation CERES dans le domaine du renseignement d’origine électromagnétique spatial, fera l’objet d’une vigilance particulière afin de garantir son entrée en service à l’horizon 2030. Les travaux engagés devront permettre d’éviter toute rupture capacitaire et de préserver les savoir-faire souverains dans ce domaine stratégique. »

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
17 avr. 2026

Après l’alinéa 41, insérer l’alinéa suivant : 

« Les capacités de mobilité interarmées sont renforcées. Sur la voie terrestre, le renouvellement capacitaire se traduit notamment par l’acquisition de 250 wagons ferroviaires polyvalents interarmées, avec des premières livraisons en 2026, ainsi que le renforcement de la flotte de poids lourds de gamme tactique du service du commissariat des armées et de la flotte de camion-citernes du service de l’énergie opérationnelle. »

🖋️Adopté
Jean-Michel Jacques
13 avr. 2026

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« Elle réaffirme l’importance de la subsidiarité, notamment en poursuivant la simplification des procédures, le développement de capacités d’expérimentation ainsi que l’octroi de crédits dédiés à l’acquisition de petits équipements militaires par les unités. »

🖋️Adopté
Damien Girard
17 avr. 2026

Après la première ligne du tableau de l’alinéa 43, insérer la ligne suivante : 

« 

Enveloppes capacitaires de subsidiarité/350 000 000 euros350 000 000 euros - Évaluation du dispositif en vue de sa pérennisation+ 350 000 000 euros+350 000 000 euros

 »

🖋️Adopté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 43 insérer l’alinéa suivant :

« Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la loi n°   du     actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, Le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant le surcoût financier que représenterait, pour l’ensemble des armées, le basculement vers un standard de cryptographie résistant aux technologies quantiques. Ce rapport précise également les délais nécessaires à la mise en œuvre d’un tel basculement, ainsi que les principales contraintes techniques et industrielles associées. »

🖋️Adopté
Josy Poueyto
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 46 par les mots :

« au service de l’aviation légère de l’armée de terre (Alat), dans une logique de complémentarité et de renforcement des capacités des hélicoptères grâce aux drones ».

🖋️Adopté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Après l’alinéa 49, insérer l’alinéa suivant :

« La loi de programmation militaire actualisée prévoit le renforcement des capacités logistiques, notamment en matière de transport stratégique et tactique, de ravitaillement en carburant et en munitions, de maintien en condition opérationnelle, ainsi que des infrastructures de stockage et de projection. »

🖋️Adopté
François Cormier-Bouligeon
16 avr. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 51 :

« Les études en vue de la définition de la capacité succédant au char Leclerc seront lancées avant la fin de l’année 2026 pour pallier le risque de rupture temporaire de capacité. Ces études examineront prioritairement les compétences des industriels nationaux. »

🖋️Adopté
Yannick Chenevard
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 56 par la phrase suivante :

« En vue de la réalisation du porte-avions la France libre, une étude de faisabilité, portant sur les modalités de développement d’un système de catapultes électromagnétiques souverain est conduite. »

🖋️Adopté
Frank Giletti
17 avr. 2026

Après la première phrase de l’alinéa 65, insérer la phrase suivante : 

« À cette fin, le développement et l’intégration d’une motorisation nationale à poussée augmentée, de type T-REX, seront engagés afin d’équiper le standard F5. »

🖋️Adopté
Jean-Louis Thiériot
18 avr. 2026

Compléter l’alinéa 66 par la phrase suivante :

« Quelles que soient les incertitudes sur les coopérations prévues, le projet doit permettre à la France d’acquérir des capacités aériennes de nouvelle génération. »

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

Après le mot :

« afin »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 1 :

« de corriger la trajectoire financière de la programmation militaire, rendue nécessaire par les insuffisances de la programmation initiale et tendant à en rétablir l’équilibre, compte tenu des reports de charges, des surcoûts des opérations extérieures, des effets de l’inflation et de la sous-évaluation des besoins des armées. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après le mot :

« actualisée » ;

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 1 :

« afin de définir une véritable feuille de route pour s’émanciper de la tutelle des États-Unis en matière de défense et de sécurité. L’impérialisme américain, réaffirmé par le président des États-Unis Donald Trump, démontre qu’ils ne constituent pas un allié fiable pour notre pays, comme l’illustrent la guerre illégale menée aux côtés d’Israël en Iran, l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro ou encore les menaces d’annexion du Groenland.

« Dans ce contexte, la sortie de la France de l’OTAN doit devenir un horizon. Cela suppose une condition préalable : être capables d’assurer notre défense de manière pleinement souveraine.

« Or, la France est fortement dépendante de technologies américaines, notamment dans les domaines du traitement de données ou du cloud numérique, où la dépendance à des acteurs privés états-uniens est critique ; l’actualisation proposée doit permettre de réduire ces dépendances.

« Enfin, cette actualisation doit permettre de repenser le modèle d’armée français, jusqu’ici conçu pour répondre aux processus de planification de de défense otaniens. Ainsi, l’actualisation proposée permet de financer un modèle d’armée souverain au service d’une politique non-alignée. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Au début de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« Conformément aux arbitrages du Président de la République ».

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

À la fin de la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« en produisant des effets visibles dès 2026 et 2027 »

les mots :

« dont les effets demeurent limités à court terme, l’essentiel de l’effort financier étant reporté au delà de 2027 ».

🖋️Rejeté
Sophie Errante
17 avr. 2026

Après l’alinéa 3, insérer les quatre alinéas suivants :

« Dans ce cadre, la politique énergétique du ministère chargé des armées constitue une composante à part entière de la stratégie de défense et de la préparation opérationnelle des forces. Elle constitue un levier de souveraineté, de résilience et de supériorité opérationnelle.

« À ce titre, l’électrification progressive des infrastructures de défense et des usages constitue une priorité structurante de la programmation militaire. Elle vise à réduire la vulnérabilité des forces aux contraintes d’approvisionnement, à alléger l’empreinte logistique en opérations et à renforcer l’autonomie des bases de défense, y compris en configuration projetée ou en mode dégradé. Elle s’accompagne ainsi du développement de capacités de production, de stockage et de gestion de l’énergie, afin de garantir la continuité des opérations en toutes circonstances, y compris en situation de dégradation des approvisionnements.

« Cette orientation est déclinée dans l’ensemble des programmes d’infrastructure, d’équipement et de soutien qui intègrent des objectifs de performance énergétique, des exigences de résilience énergétique, de continuité d’activité et de capacité à opérer en autonomie.

« Un pilotage ministériel dédié est mis en place afin de définir des objectifs pluriannuels, d’assurer le suivi de leur mise en œuvre et d’évaluer les gains opérationnels, logistiques et stratégiques associés. »

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

Supprimer l'alinéa 6.

🖋️Rejeté
Caroline Colombier
17 avr. 2026

À l’alinéa 6, après le mot :

« nucléaire »,

insérer les mots :

« qui ne peut faire l’objet ni d’une codécision, ni d’un cofinancement conditionnant son emploi, ni d’un mécanisme institutionnel qui en affaiblirait la pleine maîtrise nationale ».

🖋️Rejeté
Stéphane Lenormand
17 avr. 2026

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« Elle réaffirme la priorité accordée à la protection des territoires ultramarins dans la stratégie de défense, au regard de l’évolution du contexte géostratégique et de leur exposition croissante aux menaces hybrides. Elle prévoit, à ce titre, le renforcement des capacités de surveillance et d’intervention des forces de souveraineté, l’adaptation des dispositifs aux spécificités de chaque zone ainsi que le développement des infrastructures nécessaires à la protection des populations, à l’intégrité des espaces maritimes et à la sécurisation des ressources stratégiques. Cet effort se traduira par des opérations ciblées, parmi lesquelles la modernisation des infrastructures portuaires de Saint-Pierre-et-Miquelon afin d’assurer la continuité territoriale et la présence stratégique de la France en Atlantique Nord, ainsi que le renforcement de la présence maritime et des capacités d’intervention à Mayotte, notamment par le développement d’une base navale militaire permettant l’accueil pérenne d’un patrouilleur outre-mer, dans un environnement régional marqué par un regain de tensions et des ingérences étrangères. »

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« L’actualisation de la loi de programmation militaire prévoit un effort renforcé d’investissement dans les infrastructures portuaires et aéroportuaires en outre-mer, afin d’en améliorer la résilience, la disponibilité opérationnelle et la capacité d’accueil des forces. Ces infrastructures constituent des points d’appui essentiels à la projection, au prépositionnement et à la permanence stratégique dans les espaces d’intérêt. »

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

À l’alinéa 8, substituer aux mots : 

« de consolider la montée en gamme du soutien logistique »

les mots :

« d’amorcer une amélioration du soutien logistique, longtemps sous-dimensionné au regard des exigences opérationnelles, ».

🖋️Rejeté
Florence Goulet
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 9 par la phrase suivante :

« Pour atteindre cet objectif, l’effort sera maintenu sur le logement, sur les soldes et sur la facilitation de la vie des familles afin que les armées demeurent attractives et fidélisent leurs personnels militaires et civils. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 9, insérer les cinq alinéas suivants : 

« Afin d’atteindre les objectifs de fidélisation et de recrutement, le Gouvernement met en place des mesures améliorant significativement la condition miliaire. 

« Afin de préserver le pouvoir d’achat des personnels civils et militaires du ministère des armées, un dispositif d’indexation des soldes et primes sur l’inflation est instauré.

« Conformément aux engagements pris en mars 2024 dans le cadre du plan « Fidélisation 360 », un mécanisme d’intégration des primes dans le calcul global des droits à pension des militaires est mis en place. Ces primes sont également intégrées dans le calcul des allocations de chômage des anciens militaires.

« Une révision du mode de calcul des soldes des réservistes est opérée afin de les aligner véritablement sur celles des militaires d’active.

« Une ambitieuse politique de rénovation de logements et de construction d’hébergements est lancée afin de permettre des conditions d’hébergement dignes aux personnels du ministère et leurs familles, sans déléguer la gestion de ces hébergements à des acteurs privés ».

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 9, les deux alinéas suivants :

« Afin d’atteindre les objectifs de fidélisation et de recrutement, le Gouvernement met en place des mesures améliorant significativement la condition miliaire.

« Afin de préserver le pouvoir d’achat des personnels civils et militaires du ministère des armées, un dispositif d’indexation des soldes et salaires sur l’inflation est instauré. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 9, insérer les deux alinéas suivants :

« Afin d’atteindre les objectifs de fidélisation et de recrutement, le Gouvernement met en place des mesures améliorant significativement la condition miliaire.

« Conformément aux engagements pris en mars 2024 dans le cadre du plan « Fidélisation 360 », un mécanisme d’intégration des primes dans le calcul global des droits à pension des militaires est mis en place. Ces primes seront également intégrées dans le calcul des allocations de chômage des anciens militaires. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 9, insérer les deux alinéas suivants :

« Afin d’atteindre les objectifs de fidélisation et de recrutement, le Gouvernement met en place des mesures améliorant significativement la condition miliaire.

« Une révision du mode de calcul des soldes des réservistes est opérée afin de les aligner véritablement sur celles des militaires d’active. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 9, insérer les deux alinéas suivants :

« Afin d’atteindre les objectifs de fidélisation et de recrutement, le Gouvernement met en place des mesures améliorant significativement la condition miliaire.

« Une ambitieuse politique de rénovation de logements et de construction d’hébergements est lancée afin de permettre des conditions d’hébergement dignes aux personnels du ministère et à leurs familles, sans déléguer la gestion de ces hébergements à des acteurs privés ».

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« Afin de renforcer les capacités industrielles et les moyens logistiques des armées, l’actualisation de la loi de programmation militaire permettra de renforcer le statut d’ouvrier d’État au sein de la direction générale de l’armement et de remettre le service de l’État au cœur de la carrière des polytechniciens et des autres étudiants des établissements sous la tutelle du ministère des armées. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 12, insérer l’alinéa suivant :

« Afin de mesurer les effets de l’augmentation de l’âge légal de départ à la retraite sur les objectifs de recrutement et de fidélisation des armées, le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai d’un an après la promulgation de la présente loi, un rapport examinant les effets de la réforme des retraites sur la capacité des armées à disposer d’une ressource humaine conforme à ses besoins en effectifs et en qualité et sur les conditions de réengagement des militaires. Ce rapport détaille également les effets d’une telle réforme sur les dynamiques de reconversion professionnelle des anciens militaires.

🖋️Rejeté
Damien Girard
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 15 par la phrase suivante : 

« Afin de garantir la capacité opérationnelle et la fidélisation des réservistes, le financement de la réserve opérationnelle s’établit au minimum à un milliard d’euros à partir de 2027. »

🖋️Rejeté
Édouard Bénard
17 avr. 2026

Supprimer la première phrase de l’alinéa 16.

🖋️Rejeté
Lise Magnier
16 avr. 2026

Compléter la première phrase de l’alinéa 16 par les mots :

« , et de 3,5 % du produit intérieur brut en 2035. »

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

À l’alinéa 19, substituer aux mots ;

« massif des équipements pour les trois armées, seront amplifiés »

les mots :

« partiel des équipements pour les trois armées, seront poursuivis ».

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Après le mot :

« avec »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 19 :

« l’objectif de consacrer davantage de ressources à notre défense et à notre sécurité nationale. Il s’agit d’être prêts à répondre à un engagement majeur, de rester maîtres de notre destin et de garantir pleinement l’indépendance stratégique de la France. »

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

À la seconde phrase de l’alinéa 19, après le mot :

« destin »,

insérer les mots :

« face aux tentatives d’ingérence de la Commission européenne ».

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« À mesure que les catastrophes naturelles se répéteront, le rôle de nos Armées dans la protection des populations et du territoire français sera amené à changer. L’intégration des forces armées françaises dans la construction de la résilience climatique de notre société devra être repensée et financée. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« Le ministère des Armées s’engage à réaliser un audit pour identifier les infrastructures fragiles et susceptibles d’être touchées par de futures catastrophes naturelles (inondation, tremblements de terre, submersion) dans l’Hexagone (Brest, Toulon), en Outre-Mer (Guyane, Nouvelle-Calédonie) et dans les bases à l’étranger. Ces infrastructures seront renforcées, adaptées, et repensées, pour faire face aux aléas climatiques. La BITD, et notamment ses infrastructures les plus importantes, anticiperont également ces risques majeurs. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 19, insérer les deux alinéas suivants :

« L’environnement stratégique est bouleversé par l’incertitude écologique. L’effondrement de la biodiversité, la raréfaction des ressources et le changement climatique modifient l’ordre des événements naturels auxquels nous nous sommes adaptés depuis des millénaires. Sans transformation des modes de production, d’échanges et de consommation, les conflits pour l’accès à l’eau, l’alimentation, l’énergie iront croissant. Comme ceux liés aux déplacements forcés de populations : l’ONU prévoit 250 millions de personnes déplacées à cause de phénomènes climatiques extrêmes d’ici 2050.

« La communauté internationale doit répondre collectivement et sans attendre à ces enjeux. Ainsi, la France doit proposer la création d’une organisation mondiale de l’environnement et la mise en place au niveau de l’ONU d’une force d’intervention et de sécurité écologique. Cette dernière serait inspirée du modèle des casques bleus pour intervenir en cas de catastrophes naturelles. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« La dépendance au pétrole sera questionnée et considérablement réduite, et les bases d’une armée de l’après-pétrole seront posées. Cette dépendance, qui concerne la quasi-totalité des matériels militaires constitue en effet l’une des principales vulnérabilités de notre défense, dans un contexte de raréfaction de la ressource et de forte volatilité des prix. S’en extraire exigera des investissements conséquents et impliquera des transformations profondes de la chaîne d’approvisionnement ainsi que des technologies employées. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« Dans un délai de six mois après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité de passer à des carburants alternatifs pour les équipements motorisés des armées. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« Une délégation parlementaire dédiée s’assurera du suivi des programmes à effet majeurs. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l'alinéa 19, insérer l'alinéa suivant:

« Au sein de la commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale, un député désigné par chaque groupe politique peut être habilité au secret de la défense nationale, dans les conditions prévues par la loi. Cette habilitation vise à permettre l’accès aux informations nécessaires à l’exercice des missions de contrôle et d’évaluation du Parlement. »

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 20 :

« Cette accélération du réarmement permettra de conduire des projets de coopération lorsque ceux-ci présentent un intérêt opérationnel et économique avéré. Ces coopérations devront être recherchées de manière pragmatique, au cas par cas, en fonction des besoins capacitaires et des intérêts stratégiques de la France. Sur les segments les plus critiques, tels que l’alerte avancée, les frappes dans la profondeur, la défense surface-air et l’espace, elles ne sauraient se faire au détriment de notre autonomie stratégique et devront privilégier, chaque fois que cela est possible, le recours aux technologies et aux industries françaises. »

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

À la fin de la première phrase de l’alinéa 20, substituer aux mots :

« donnant du corps à la préférence européenne »

les mots :

« en privilégiant les solutions nationales, et, à défaut, les coopérations européennes lorsqu’elles répondent aux intérêts stratégiques de la France ».

🖋️Rejeté
Frank Giletti
17 avr. 2026

Après la première phrase de l’alinéa 20, insérer la phrase suivante :

« L’élaboration de ces orientations stratégiques s’appuie sur une concertation renforcée avec les entreprises de la base industrielle et technologique de défense. »

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

À la fin de la deuxième phrase de l’alinéa 20, substituer aux mots :

« technologies européennes »

les mots :

« technologies françaises, à défaut européennes ».

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 20 par les mots :

« , en privilégiant les technologies nationales et, à défaut, les technologies européennes ».

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

Supprimer la dernière phrase de l’alinéa 20.

🖋️Rejeté
Damien Girard
17 avr. 2026

Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant : 

« La coopération européenne doit renforcer sa dimension opérationnelle sans se limiter à des dotations capacitaires. La création d’unités européennes afin de mettre en œuvre des missions techniques et spécialisées contribuerait à assurer son autonomie stratégique et à l’interopérabilité des forces nationales. La France pourra ainsi proposer aux pays de l’UE la construction d’un bataillon arctique européen opérationnel en lien étroit avec la coopération de défense nordique. »

🖋️Rejeté
Vincent Caure
17 avr. 2026

Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant : 

« La coopération européenne doit renforcer sa dimension opérationnelle sans se limiter à des dotations capacitaires. La création d’unités européennes afin de mettre en œuvre des missions techniques et spécialisées contribuerait à assurer son autonomie stratégique et à l’interopérabilité des forces nationales. La France pourra ainsi proposer aux pays de l’UE la construction d’un bataillon arctique européen opérationnel en lien étroit avec la coopération de défense nordique. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant :

« Ratifié en 2014, le traité sur le commerce des armes n’a pas été respecté par la France ces dernières années. La commission parlementaire d’évaluation de la politique du Gouvernement d’exportation de matériels de guerre et de matériels assimilés, de transfert de produits liés à la défense ainsi que d’exportation et de transfert de biens à double usage, créée par l’article 54 de la loi de programmation militaire, entame donc un travail effectif de contrôle des délibérations de la commission interministérielle des exportations des matériels de guerre. Ces mesures s’inscriront dans le cadre plus large d’une réforme du secret de la défense nationale, pour favoriser l’exercice du contrôle parlementaire sur l’action de l’exécutif. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant :

« Conformément à la loi de programmation militaire, le Gouvernement remet au Parlement un rapport annuel sur les exportations d’armement. Sur le modèle de la loi de programmation militaire pour les années 2014 à 2019, ce rapport est désormais adressé au Parlement au plus tard le 1er juin de chaque année. Il porte sur l’année civile précédente. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant :

« Le rapport annuel du Gouvernement au Parlement sur les exportations d’armement fait l’objet d’un examen de la part des commissions compétentes de l’Assemblée et du Sénat. L’examen est suivi d’un vote. L’examen ne peut avoir lieu plus de quatre mois après la publication du rapport. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 16, insérer l’alinéa suivant :

« Puisque le Gouvernement entend respecter les trajectoires budgétaires en matière de défense fixées dans le cadre des sommets de l’OTAN, il remet au Parlement un rapport portant sur le bilan de la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, ainsi que sur les gains politiques et stratégiques qui en découlent. Ce rapport donne lieu à un débat au Parlement. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant :

« Puisque le Gouvernement entend respecter les trajectoires budgétaires en matière de défense fixées dans le cadre de l’OTAN, un débat suivi d’un vote est organisé au Parlement tous les cinq ans et qui porte sur les orientations de la politique de la France au sein de l’OTAN. Ce débat porte notamment sur l’opportunité du maintien de la France au sein du commandement militaire intégré de l’alliance atlantique. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant : 

« Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport détaillé sur l’ensemble des programmes dont le calendrier a été modifié dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire par rapport à sa version initiale. Ce rapport précise, pour chaque programme, les motifs de ces décalages, leurs conséquences opérationnelles, industrielles et budgétaires, ainsi que les mesures envisagées pour en limiter les effets. »

🖋️Rejeté
Frank Giletti
17 avr. 2026

Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant :

« Le Gouvernement remet au Parlement, chaque année avant le 30 juin, un rapport présentant les recettes extra-budgétaires bénéficiant à la mission « Défense ». Ce rapport précise leur montant, leur origine, leur affectation, ainsi que leur caractère pérenne ou exceptionnel. Il évalue leur impact sur la sincérité et la soutenabilité de la programmation militaire. »

🖋️Irrecevable
Michèle Martinez
17 avr. 2026

Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant :

« Conformément à son engagement historique au Liban pour maintenir la paix, la France, partenaire de souveraineté, restera aux côtés de la population libanaise si elle en exprime la volonté après l’arrivée à échéance du mandat de la FINUL le 31 décembre 2026. La présence militaire française dans ce pays sera adaptée et coordonnée avec les autorités libanaises selon les besoins qu’elles exprimeront et avec pour seul objectif le maintien de la paix et de la souveraineté du Liban. »

🖋️Rejeté
Romain Tonussi
17 avr. 2026

Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant :

« La réussite de la programmation militaire repose non seulement sur les crédits alloués mais sur la capacité effective de les exécuter. Or, la DGA et la SIMMT font face à des tensions significatives en ressources humaines susceptibles de fragiliser la conduite des programmes d’armement et le maintien en condition opérationnelle des équipements. Ces contraintes, conjuguées aux limites de la base industrielle et technologique de défense, font peser un risque réel de non-atteinte des cibles fixées par la loi de programmation militaire. En conséquence, le Gouvernement devra veiller à doter ces organismes des effectifs et des compétences nécessaires à la bonne exécution de la programmation, et rendre compte au Parlement, dans le cadre des rapports annuels de suivi, des mesures prises pour remédier à ces fragilités. »

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Rédiger ainsi la première phrase de l’alinéa 22 :

« La reconstitution des stocks de munitions est engagée sur l’ensemble des trames, ceux-ci demeurant à un niveau insuffisant au regard des besoins opérationnels. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 22, insérer les deux alinéas suivants :

« Il convient de tirer les conséquences des tensions récemment observées sur les stocks de munitions. La consolidation de ces stocks ne saurait être pleinement assurée sans une maîtrise publique des capacités de production. En effet, la dépendance à des acteurs privés, soumis à des logiques de rentabilité et à des cycles de production irréguliers, limite la capacité de l’État à disposer, en temps voulu, des volumes nécessaires.

« À ce titre, la puissance publique structure un pôle public de l’armement et organise une planification des commandes permettant de garantir, dans la durée, les volumes de production nécessaires à la constitution et au renouvellement des stocks de munitions. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :

« Ces efforts comprennent la création d’un pôle public de l’armement, des munitions de petit calibre aux équipements les plus complexes. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :

« Le Gouvernement engage, à titre prioritaire, les actions nécessaires à la réduction puis à la suppression de la dépendance de la France à des fournisseurs étrangers, notamment israelien, pour l’approvisionnement en munitions de calibre 5,56 mm. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :

 « Afin de garantir la continuité de la production de munitions des obus de 155 mm, il sera envisagé que le Gouvernement procède, dans les conditions prévues par la loi, à la réquisition ou à la prise de contrôle des actifs industriels détenus par la société Europlasma concourant à cette production au moment de la promulgation de la loi. »

🖋️Rejeté
Florence Goulet
17 avr. 2026

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :

« La consolidation des stocks de munitions sera également assurée dans le cadre de la préparation des forces afin de permettre la formation et l’entraînement pour répondre aux exigences opérationnelles. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après le mot, 

« industriel »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 23 :

« Cet effort porte notamment sur la création d’une filière nationale de production de munitions de petit calibre, qui constitue une nécessité identifiée de longue date et dont l’absence expose notre pays à des risques majeurs en matière de continuité des approvisionnements, en particulier dans un contexte de tensions internationales et de hausse de la demande. »

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 23 par la phrase suivante :

« Afin de soutenir l’effort de réarmement et d’accélérer la conduite des programmes, une démarche de simplification des procédures d’acquisition et de contractualisation mises en œuvre par la Direction générale de l’armement est poursuivie, visant à réduire les délais, à fluidifier les relations avec les industriels et à favoriser l’innovation. »

🖋️Rejeté
Anne-Laure Blin
16 avr. 2026

Au tableau de l’alinéa 24, après la troisième ligne, insérer la ligne suivante :

Mines anticharsDonnées confidentielles+200%+200%
🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

Après la dernière ligne du tableau de l’alinéa 24, insérer la ligne suivante :

Mines anti-chars Données confidentielles+ 100%+ 100%
🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 25, insérer l’alinéa suivant :

« La France est une grande nation spatiale. Elle doit garantir son accès souverain à l’espace. Elle dispose des moyens techniques et politiques pour proposer à l’humanité un projet soutenable d’étude et d’utilisation pacifique de l’espace. C’est le seul pays européen ayant la maîtrise de l’ensemble des technologies spatiales. La France doit être une nation motrice dans l’exploration scientifique de l’espace, la maîtrise de l’ensemble des technologies de ce segment, et dans les usages pacifiques de l’espace. Quand bien même le multilatéralisme apparaît affaibli, du fait d’un sous-investissement diplomatique au sein des Nations-Unies, par ailleurs contournées par des nations hégémoniques qui passent en force, il n’a jamais été aussi nécessaire de pousser en faveur d’une diplomatie rappelant les usages pacifiques de l’espace et son statut de patrimoine mondial de l’humanité. »

🖋️Rejeté
Frank Giletti
17 avr. 2026

Au début de l’alinéa 27, après les mots :

« Communication spatiale. » 

insérer la phrase suivante :

« Afin de garantir la continuité et la résilience des capacités nationales de télécommunications spatiales militaires, la loi de programmation militaire devra intégrer le lancement en réalisation d’un troisième satellite de télécommunications militaires de type Syracuse IV-C, en complément des initiatives européennes en orbite basse, dont le calendrier demeure incertain. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 27 par la phrase suivante :

« Afin de pallier les retards du programme IRIS² et de garantir la continuité des capacités de communications satellitaires sécurisées, le Gouvernement engage le développement et le déploiement d’un satellite complémentaire de télécommunications militaires de type Syracuse 4-C, en cohérence avec les besoins opérationnels des armées. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 27 par la phrase suivante :

« La France mettra tout en œuvre pour garantir la mise en service effective de la constellation IRIS² dans les délais annoncés, en veillant à ne pas subir les retards ou hésitations de ses partenaires européens et en affirmant une exigence claire de souveraineté et d’efficacité. »

🖋️Rejeté
Frank Giletti
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 27 par la phrase suivante :

« Compte tenu des incertitudes pesant sur le calendrier de mise en service de la constellation IRIS², dont l’entrée en service opérationnelle a d’ores et déjà été décalée, une vigilance particulière sera portée à la continuité des capacités nationales de télécommunications spatiales militaires, en veillant à maintenir un équilibre entre les capacités en orbite basse et celles reposant sur des satellites souverains en orbite géostationnaire. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après la première phrase de l’alinéa 28, insérer la phrase suivante :

« Ce démonstrateur sera développé en veillant à ce qu’aucune de ses capacités ne repose sur des dépendances structurelles à des acteurs américains, notamment en ce qui concerne les segments spatiaux et le segment de contrôle au sol. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Rédiger ainsi la deuxième phrase de l’alinéa 28 :

« Les programmes CELESTE et IRIS suivent la trajectoire initiale adoptée par le Parlement dans la loi de programmation militaire 2024‑2030. »

🖋️Rejeté
Frank Giletti
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 28 par la phrase suivante :

« Une attention particulière sera portée au respect du calendrier du programme IRIS afin d’assurer le tuilage avec les capacités actuelles du système CSO et d’éviter toute rupture capacitaire en matière de renseignement d’origine image ; les besoins des armées en matière de revisite seront également pris en compte dans la définition de cette future capacité. »

🖋️Rejeté
Frank Giletti
17 avr. 2026

Après l’alinéa 28, insérer l’alinéa suivant :

« Le démonstrateur YODA, constitué de deux nanosatellites en orbite géostationnaire, fera l’objet d’une attention prioritaire afin de garantir son lancement dans les meilleurs délais. Ce démonstrateur est indispensable à la montée en compétence opérationnelle des forces dans le domaine de l’action dans l’espace et conditionne le développement ultérieur de la capacité opérationnelle EGIDE. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

À la troisième phrase, après le mot :

« capacités », 

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 29 :

« constituent les premières briques d’un programme d’alerte avancée souverain. La France dispose des moyens nécessaires pour assurer, de manière autonome, le développement de ces capacités. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 31, insérer les trois alinéas suivants :

« Le Gouvernement veille à l’intégration et à la poursuite du programme de navette spatiale Vortex au sein des priorités capacitaires comme définies par la loi de programmation 2024‑2030.Le développement d’une capacité de navette spatiale réutilisable constitue un enjeu majeur de souveraineté. Il permettrait à la France de disposer de moyens autonomes d’accès, de manœuvre et de récupération en orbite, dans un contexte marqué par l’accélération des innovations technologiques et la montée en puissance des acteurs internationaux, notamment face aux États-Unis et à la Chine.

« Selon les perspectives du secteur, les premiers vols pourraient intervenir à l’horizon 2028‑2031, ce qui implique d’engager dès à présent les investissements et les travaux nécessaires afin d’éviter tout décrochage capacitaire. La France ne peut se permettre de renoncer à ce projet.

« À ce titre, le Gouvernement engage les travaux nécessaires à son développement, en cohérence avec les objectifs du programme Action et Résilience Spatiale (ARES), afin de garantir la souveraineté de la France dans le domaine spatial. »

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
17 avr. 2026

Après l’alinéa 32, insérer l’alinéa suivant :

« Afin de garantir, à l’horizon 2027, le maintien et le développement de capacités spatiales souveraines dans le domaine des lanceurs, ainsi que d’assurer un accès autonome et indépendant de la France et de l’Europe à l’espace, l’État engagera les démarches nécessaires à la nationalisation d’ArianeGroup. Cette opération s’inscrira dans une stratégie industrielle de long terme visant à consolider la filière des lanceurs, sécuriser les compétences critiques et renforcer la souveraineté stratégique nationale et européenne. »

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
17 avr. 2026

Après l’alinéa 32, insérer l’alinéa suivant :

« Le centre spatial guyanais devient un avant-poste souverain vers l’espace. L’État français en assume le contrôle à 100 % et assure la vocation de base spatiale française ouverte aux coopérations altermondialistes. Ce recentrage s’accompagne d’une priorisation des objectifs et des choix de coopérations, en les diversifiant et en intensifiant celles avec les nations spatiales émergentes du Sud. En outre, l’État se donne pour objectif d’inclure davantage le centre spatial guyanais dans l’environnement guyanais, d’en faire la pointe avancée du développement du territoire, par et pour les Guyanais. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

À l’alinéa 33, compléter le tableau par la ligne suivante :

Satellite de détection infra-rouge  1 +1 satellite de détection infrarouge
🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 35, insérer l’alinéa suivant :

« La dissuasion nucléaire repose sur une stricte souveraineté nationale, tant en matière de décision d’emploi que de maîtrise des capacités de conception, de production et de maintien en condition opérationnelle. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 35, insérer l’alinéa suivant :

« Pour répondre à nos engagements internationaux, œuvrer pour la paix et faire face aux évolutions techniques probables et à leurs conséquences possibles sur la dissuasion nucléaire, le Gouvernement procède à la création d’un commissariat à la dissuasion de demain, chargé notamment de concevoir et mettre en œuvre les modalités d’une action dissuasive crédible, alternative à la dissuasion nucléaire. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Supprimer l'alinéa 36.

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Avant la première phrase de l’alinéa 37, insérer la phrase suivante :

« L’actualisation de la loi de programmation permet de créer un schéma de défense aérienne et de lutte anti-drones du territoire national, visant la protection permanente des emprises militaires, des infrastructures critiques et des points d’intérêt vital. »

🖋️Rejeté
Matthieu Bloch
16 avr. 2026

Avant la première phrase de l’alinéa 37, insérer la phrase suivante :

« Elle donne aussi priorité au développement d’une filière de drones souverains couvrant l’intégralité de la chaîne de valeur, de la propulsion aux logiciels embarqués. Dans ce contexte, elle prévoit la mise en place d’un cadre juridique permettant à l’État de privilégier les solutions souveraines dans l’acquisition de systèmes de drones, puis, à défaut de telle solution disponible et répondant aux besoins opérationnels, les solutions européennes. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 37 insérer l’alinéa suivant :

« Un programme dédié au développement et au déploiement de capacités de détection acoustique des drones fondé sur des réseaux de capteurs permettant d’identifier et de localiser les menaces est lancé. Ce programme vise à s’inspirer du retour d’expérience ukrainien afin de doter les armées de moyens adaptés à l’évolution des technologies de drones, notamment autonomes ou à fibre optique, et à renforcer la protection du territoire national ainsi que des forces déployées en opérations extérieures.

« Dans le contexte actuel de montée des tensions à l’est de l’Europe et d’incursions répétées de drones russes dans l’espace aérien de pays membres de l’Union européenne et de l’OTAN, il est impératif que la France renforce sans délai ses capacités de détection sur l’ensemble de son territoire national comme lors de ses déploiements à l’étranger. »

🖋️Rejeté
Michèle Martinez
17 avr. 2026

Après l’alinéa 40 , insérer les quatre alinéas suivants :

« La numérisation du champ de bataille est déjà une réalité pour les armées et elle va s’accroître dans les prochaines années. Notre outil de défense présente des carences lourdes dans ce domaine. Un effort particulier doit donc être fait sur le renforcement de la capacité de brouillage de forte puissance et de longue portée afin de perturber les communications, la navigation et les systèmes de commandement adverses. La modernisation des capteurs, des effecteurs et des architectures de traitement notamment pour le renseignement doit également être accélérée, de même que l’accélération du cycle de traitement via l’intelligence artificielle. 

« Face au risque de frappe ennemie sur des infrastructures critiques comme les postes de commandement, les capacités de leurrage doivent être renforcées avec le développement des capacités de réplication-imitation du signal électromagnétique d’un poste de commandement de brigade ou de division.

« L’opportunité d’un doublement de la capacité détenue par le 54e régiment de transmissions par la création d’un second régiment tactique de guerre électronique doit également être étudiée. »

🖋️Rejeté
Marie Récalde
17 avr. 2026

1° À la fin de la première phrase de l’alinéa 41, supprimer le mot :

« prochaine » ;

 2° En conséquence, à la troisième ligne de la troisième colonne de l’alinéa 43, substituer aux mots : 

« Développement d’un missile sol-sol balistique conventionnel à très longue portée »,

 les mots : 

« Première capacité à l’horizon 2030 » ;

3° En conséquence, à la troisième ligne de la quatrième colonne de l’alinéa 43, substituer aux mots : 

« Première capacité à l’horizon 2035/2036 »,

les mots : 

« Capacité opérationnelle initiale et montée en puissance à l’horizon 2035/2036 ». 

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 41.

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Substituer à la seconde phrase de l’alinéa 41 les quatre phrases suivantes :

« Ce programme est conduit dans une logique de souveraineté nationale. La France, seule puissance nucléaire de l’Union européenne, ne saurait appréhender cette capacité selon les mêmes paramètres que ses partenaires. Elle s’inscrit en effet dans une logique d’épaulement de sa dissuasion nucléaire, alors que d’autres États européens en ont une approche strictement conventionnelle. Une coopération non maîtrisée serait, à cet égard, susceptible de remettre en cause la cohérence de l’architecture de la dissuasion française. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 41, insérer l’alinéa suivant :

« Le développement de cette capacité balistique terrestre s’inscrit dans une évolution plus large de la doctrine nucléaire française, celle de la « dissuasion avancée ». Le Gouvernement veille à ce que cette doctrine et les capacités qui en découlent soient pleinement conformes aux engagements internationaux de la France, notamment au titre du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. »

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

À la première phrase de l’alinéa 42, supprimer le mot :

 « important ».

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après le mot :

« IA »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 42 :

« . La priorité absolue est donnée au financement de la recherche duale dans le domaine du quantique ; à horizon 2030, la France devra être la nation européenne la plus avancée dans le domaine des capteurs, des logiciels, du calcul, des communications et de la cryptographie post-quantique. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 42, insérer l’alinéa suivant :

« À ce titre, le Gouvernement engage les mesures nécessaires à la prise de contrôle public de la société Atos, acteur stratégique dans le domaine des technologies numériques, afin de garantir la maîtrise nationale des capacités critiques et de renforcer la souveraineté technologique de la France. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 42, insérer l’alinéa suivant :

« La France participe activement aux négociations au sein de l’Organisation des Nations Unies en vue de l’élaboration d’un traité international pour la régulation des systèmes d’armes létales autonomes. »

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Après l’alinéa 42, insérer l’alinéa suivant :

« L’actualisation de la loi de programmation militaire renforce les capacités cyber, tant défensives qu’offensives, afin de garantir la protection des systèmes d’information, la résilience des infrastructures critiques et la liberté d’action des forces dans le champ numérique. Elle vise également à consolider les moyens de lutte informationnelle et à améliorer la coordination des actions dans ce domaine. »

🖋️Rejeté
Michèle Martinez
17 avr. 2026

Après l’alinéa 42, insérer l’alinéa suivant :

« La subsidiarité au sein du ministère des Armées doit être encouragée quand elle permet de répondre avec efficacité et rapidité à des besoins concernant la vie et l’activité au sein des régiments et des bases. Une plus grande autonomie de gestion doit être accordée au chef de corps, le plus à même d’identifier les besoins et d’actionner les leviers pour y répondre. Dès l’examen du projet de loi de finances pour 2027, l’octroi d’une enveloppe à destination des chefs de corps dans chacune des trois armées sera acté. »

🖋️Rejeté
Romain Tonussi
17 avr. 2026

Modifier ainsi l’alinéa 45 :

1° Substituer aux mots :

« bénéficient d’une densification »

les mots :

« espèrent bénéficier d’un maintien des formats » ;

2° Compléter cet alinéa par les mots :

« à l’exclusion de la frappe dans la profondeur, qui reste un angle mort majeur de cette actualisation. »

🖋️Rejeté
Florence Goulet
17 avr. 2026

Après l’alinéa 45, insérer l’alinéa suivant :

« Dans le cadre de la préparation des forces, il est nécessaire d’assurer des moyens optimaux pour l’entraînement et la formation des forces terrestres, notamment un stock de munitions adapté ainsi que des moyens de simulation à jour des nouveaux matériels. »

🖋️Rejeté
José Gonzalez
17 avr. 2026

À l’alinéa 47, substituer aux mots :

« accéléré du LRU »

les mots :

« très tardif du LRU dans un format insuffisant pour assurer une résilience de la trame ».

🖋️Rejeté
Caroline Colombier
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 47 par la phrase suivante :

« Ce renouvellement accéléré du LRU prend en compte les solutions françaises en cours de développement. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 47 par l’alinéa suivant :

« Pour le successeur du LRU, une solution souveraine sera recherchée. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Substituer à la seconde phrase de l’alinéa 49 la phrase suivante :

« Les cibles d’acquisition des véhicules SERVAL et VBAE suivent la trajectoire initiale adoptée par le Parlement dans la loi de programmation militaire 2024‑2030. »

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 49 par la phrase suivante :

« Par ailleurs, la robotique terrestre constitue un axe d’effort prioritaire, avec le développement et l’intégration progressive de systèmes autonomes ou téléopérés destinés à appuyer les forces en matière de reconnaissance, de logistique et de protection en environnement contesté. »

🖋️Rejeté
Caroline Colombier
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 50 par la phrase suivante :

« En outre, l’effort porté sur le génie devra prendre en compte l’étude rapide d’un système de déminage pyrotechnique pour mines antichars ainsi que d’une capacité de minage antichar de zone en privilégiant des solutions françaises. »

🖋️Rejeté
José Gonzalez
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 50 par les deux phrases suivantes :

« La contre-mobilité constitue une fonction opérationnelle structurante, déterminante et complémentaire des appuis feux pour faire face à un adversaire de premier rang disposant de forces blindées manœuvrantes sur un front étendu. La reconstitution d’une capacité de minage mécanique, perdue depuis le retrait du Minotaur AC F1, doit être regardée comme une priorité capacitaire conditionnant la liberté d’action et la résilience de l’armée de terre dans un engagement de haute intensité. »

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Après l’alinéa 50, insérer l’alinéa suivant : 

« Dans un contexte de haute intensité marqué par la multiplication des obstacles, les capacités du génie seront renforcées afin de garantir la liberté de manœuvre des forces. Le programme SYFRALL sera accéléré pour moderniser les moyens de franchissement. Parallèlement, une capacité d’ouverture et de sécurisation d’itinéraires sera reconstituée, avec le renouvellement des systèmes existants, notamment les SOUVIM, afin de remédier à leur obsolescence et à leur coût de maintien en condition opérationnelle. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 51 :

« La France met fin à sa participation au programme de char de combat du futur MGCS. Au regard des annonces de la ministre des Armées faisant état d’un retard de l’ordre d’une dizaine d’années, la coopération engagée avec l’Allemagne constitue un échec qu’il convient d’acter définitivement. La solution de char intermédiaire ne saurait, à elle seule, garantir la pérennité de la filière industrielle.

« En conséquence, le Gouvernement engage les travaux nécessaires à la définition et à la mise en œuvre d’une solution nationale souveraine permettant d’assurer, dans des délais compatibles avec les besoins opérationnels des armées, le renouvellement des capacités de combat terrestre. »

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

Au début de l’alinéa 51, insérer la phrase suivante :

« Constatant les retards et les divergences capacitaires affectant le programme MGCS (Main Ground Combat System), incompatibles avec les exigences opérationnelles de renouvellement à court et moyen termes des capacités de combat blindé lourd, la présente actualisation met fin à la participation de la France à ce programme. »

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 51 :

« Suite à l’échec politique du projet MGCS, les études en vue de la définition de la capacité succédant au char Leclerc seront lancées pour pallier le risque de rupture temporaire de capacité. »

🖋️Rejeté
Frank Giletti
17 avr. 2026

Après l’alinéa 51, insérer l’alinéa suivant :

« La rénovation de la flotte d’hélicoptères Tigre sera poursuivie au-delà de la cible actuelle, afin de garantir un format homogène et un niveau capacitaire suffisant. À cette fin, un nombre accru d’appareils sera porté au standard MkIII, dans la perspective d’atteindre une cible cohérente avec les besoins opérationnels à l’horizon 2045. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 51, insérer l’alinéa suivant :

« L’État veille au maintien du contrôle national sur les actifs stratégiques de l’entreprise KNDS. En cas d’évolution de l’actionnariat susceptible de remettre en cause ce contrôle, il prend toutes les mesures nécessaires pour le préserver, y compris, le cas échéant, par le rachat de participations détenues par des partenaires étrangers. »

🖋️Rejeté
Anne-Laure Blin
16 avr. 2026

À la onzième ligne du tableau de l’alinéa 52, substituer aux mots :

« 100 EGC »

les mots :

« 170 EGC ».

🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

À la onzième ligne du tableau de l’alinéa 52, substituer aux mots :

« 100 EGC »

les mots :

« 170 EGC ».

🖋️Rejeté
Anne-Laure Blin
16 avr. 2026

Modifier ainsi la douzième ligne du tableau de l’alinéa 52,

1° À la troisième colonne, substituer à la distance :

« 300 m »

la distance :

« 1000 m ».

2° À la quatrième colonne, substituer à la distance :

« 2500 m »,

la distance :

« 3000 m ». 

🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

Modifier ainsi la douzième ligne du tableau de l’alinéa 52,

1° À la troisième colonne, substituer à la distance :

« 300 m »

la distance :

« 1000 m ».

2° À la quatrième colonne, substituer à la distance :

« 2500 m »,

la distance :

« 3000 m ». 

🖋️Rejeté
Anne-Laure Blin
16 avr. 2026

Après la douzième ligne du tableau de l’alinéa 52, insérer la ligne suivante :

Franchissement au contact30304530+15
🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

Après la douzième ligne du tableau de l’alinéa 52, insérer la ligne suivante :

Franchissement au contact30304530+15
🖋️Rejeté
Anne-Laure Blin
16 avr. 2026

Après la douzième ligne du tableau de l’alinéa 52, insérer la ligne suivante :

Segment capacitaireParc fin 2024Actualisation Ecart avec la LPM 
  Parc fin 2030Parc horizon 2035Parc fin 2030Parc horizon 2035
Système disperseur de mines antichars01015+10+15
🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

Après la douzième ligne du tableau de l’alinéa 52, insérer la ligne suivante :

Segment capacitaireParc fin 2024Actualisation Ecart avec la LPM 
  Parc fin 2030Parc horizon 2035Parc fin 2030Parc horizon 2035
Système disperseur de mines antichars01015+10+15
🖋️Rejeté
Matthieu Bloch
18 avr. 2026

À la troisième colonne de la quinzième ligne du tableau de l’alinéa 52 , substituer aux mots :

« Entre 13 et 26 systèmes »,

les mots :

« Au moins 30 » .

🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

Modifier ainsi la quinzième ligne du tableau de l’alinéa 52 :

1° À la quatrième colonne substituer au nombre :

« 26 » 

le nombre :

« 48 »

2° À la cinquième colonne substituer le nombre :

« +13 » 

par le nombre :

« +35 ». 

🖋️Rejeté
Matthieu Bloch
17 avr. 2026

Modifier ainsi la quinzième ligne du tableau de l’alinéa 52 :

1° À la quatrième colonne, substituer aux mots : 

« 26 systèmes »,

les mots :

« 40 systèmes » ;

2° À la cinquième colonne, substituer au mot :

« Jusqu’à +13 »,

les mots :

« Jusqu’à +27 »

3° À la sixième colonne, substituer au signe :

« – »

le nombre :

« +27 ».

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 54, insérer l’alinéa suivant :

« Les missions de la Marine se concentrent autour de la protection et de la liaison avec les territoires ultramarins, en première ligne face aux menaces hybrides et aux conséquences du dérèglement climatique. La « dronisation » des capacités navales est également érigée en priorité pour la Marine nationale. L’effort portera notamment sur le développement de capacités de « dronisation » dans les fonds marins. Les forces navales sont également mobilisées dans la réponse face aux catastrophes écologiques et participent activement à la politique non-alignée de la France, en agissant en coopération avec nos voisins du bassin méditerranéen mais également en Amérique latine, en Asie et dans l’océan Indien. Enfin, dans un monde où le droit international est en recul et où les espaces de confrontation s’étendent à des domaines jusqu’ici épargnés, les forces navales participent activement au renforcement de la coopération scientifique dans le domaine maritime et la préservation des pôles. »

🖋️Rejeté
Frank Giletti
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 55 par la phrase suivante : 

« Cet effort s’accompagne d’un renforcement du format de la flotte, avec l’acquisition de 10 Rafale Marine supplémentaires. »

🖋️Rejeté
Nadine Lechon
17 avr. 2026

Après l’alinéa 55, insérer l’alinéa suivant :

« Afin de répondre aux enjeux et exigences de demain, une étude portant sur le passage de 15 à 18 frégates de 1er rang à l’horizon 2040 devra être organisée. Cette étude portera principalement sur le coût financier, les effectifs supplémentaires nécessaires et l’intérêt opérationnel du passage à un format comprenant 18 frégates de 1er rang ».

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 55, insérer l’alinéa suivant :

« Une filière industrielle souveraine en matière de maitrise des fonds marins sera développée, afin de disposer d’une autonomie d’accès dans ces espaces. »

🖋️Rejeté
Nadine Lechon
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 56 par les deux phrases suivantes : 

« À l’horizon 2035, les Frégates de défense et d’intervention de classe « Amiral Ronarc’h » disposeront d’un renforcement conséquent de leurs capacités avec une multiplication par deux des cellules de système de lancement vertical et d’un système amélioré de défense rapprochée anti-missile. Ces améliorations, déjà possibles dans la configuration des frégates de cette classe, augmenteront les capacités offensives, la défense aérienne et la survivabilité de cette classe de bâtiments. » 

🖋️Rejeté
Catherine Rimbert
17 avr. 2026

Après l’alinéa 56, insérer l'alinéa suivant : 

« Pour autant, la commande de nouvelles frégates devra être obligatoire dans les années à venir, au vu de la conflictualité montante du monde, et surtout de la tension qui peut exister dans notre ZEE, notamment en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française. »

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Après les mots :

« (POM et PAG). »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 57 : 

« Le remplacement des frégates de surveillance constitue une priorité stratégique et fait l’objet d’une accélération de calendrier. Les corvettes hauturières destinées à leur succéder sont développées et livrées selon une trajectoire resserrée, afin de répondre aux besoins opérationnels croissants dans les territoires ultramarins, où ces bâtiments assurent des missions essentielles de souveraineté et de présence. »

🖋️Rejeté
Estelle Youssouffa
17 avr. 2026

Après la deuxième phrase de l’alinéa 57, insérer la phrase suivante :

« Cet impératif de souveraineté est particulièrement prépondérant à Mayotte, où la nature des menaces exige une présence navale accrue et pérenne. Afin de garantir cette protection, la capacité de surveillance et d’intervention est renforcée par le déploiement régulier de bâtiments hauturiers, tels que des bâtiments de soutien et d’assistance outre-mer, des frégates de surveillance ou des patrouilleurs. Cet engagement se traduit par une montée en puissance de l’activité dès 2027, avec un objectif de 65 jours de présence à la mer, pour atteindre 200 jours par an d’ici 2028. »

🖋️Rejeté
Estelle Youssouffa
17 avr. 2026

Après la deuxième phrase de l’alinéa 57, insérer la phrase suivante : 

« L’effort de la Marine nationale en outre-mer se traduira par la livraison supplémentaire d’ici 2030 d’un patrouilleur outre-mer (POM) affecté exclusivement à Mayotte face à la nécessité de faire respecter la souveraineté française et les intérêts nationaux dans ce territoire ciblé par les ingérences étrangères et des flux migratoires illégaux persistants. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Supprimer les quatrième et cinquième phrases de l’alinéa 57. 

🖋️Rejeté
Catherine Rimbert
17 avr. 2026

Après la quatrième phrase de l’alinéa 57, insérer la phrase suivante :

« Il convient toutefois de souligner que la prolongation des frégates de surveillance traduit avant tout leur obsolescence croissante, régulièrement relevée par les autorités militaires, et ne saurait constituer une solution durable. »

🖋️Rejeté
Catherine Rimbert
17 avr. 2026

I. – Supprimer la dernière phrase de l’alinéa 57

II. – En conséquence, après l’alinéa 57, insérer l’alinéa suivant :

« Le programme European Patrol Corvette (EPC) tel qu’il est conçu aujourd’hui constitue une erreur stratégique et opérationnelle. Si une coopération européenne sur certaines technologies communes (systèmes de combat, capteurs, communications) est non seulement envisageable mais souhaitable, le développement d’une corvette commune représente en revanche une impasse. Les corvettes françaises, italiennes, espagnoles ou grecques ne répondent pas aux mêmes doctrines d’emploi, ne sont pas déployées dans les mêmes zones maritimes, et ne servent pas les mêmes besoins opérationnels. Vouloir fondre ces exigences nationales divergentes dans un programme unique, c’est prendre le risque de produire un bâtiment qui ne satisfera pleinement aucune marine, au prix d’une complexité industrielle et financière considérable. La coopération européenne en matière navale doit se concentrer sur ce qui fait sens en commun, et non sur une convergence artificielle qui sacrifierait l’efficacité opérationnelle sur l’autel d’une intégration de façade. »

🖋️Rejeté
Catherine Rimbert
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 57 par les mots :

« , le recours à ce programme ne devant pas conduire à retarder excessivement le renouvellement capacitaire, au risque de créer une rupture opérationnelle. »

🖋️Non soutenu
Stéphane Lenormand
17 avr. 2026

Après l’alinéa 57, insérer l’alinéa suivant : 

« Afin de garantir la continuité territoriale, la sécurité des approvisionnements et la présence stratégique de la France dans l’Atlantique Nord, dès 2027, l’État assurera la rénovation et la modernisation des infrastructures portuaires de Saint-Pierre-et-Miquelon. Ce projet fera l’objet d’un effort budgétaire dédié de 100 millions d’euros. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 60, insérer l’alinéa suivant :

« La « dronisation » des capacités navales est érigée en priorité pour la Marine nationale. L’effort portera notamment sur le développement de capacités de « dronisation » dans les fonds marins ».

🖋️Rejeté
Catherine Rimbert
17 avr. 2026

Après l’alinéa 61, insérer l’alinéa suivant :

« Le cas du remplacement de l’Atlantique 2 est, une fois de plus, l’illustration parfaite des illusions de la coopération franco-allemande en matière de défense. Nous avions un projet structuré, un calendrier défini, un effort financier partagé autour de 10 milliards d’euros. Mais l’Allemagne a finalement choisi d’acheter américain, le P-8 Poseidon, abandonnant sans vergogne un programme commun pourtant présenté comme un pilier de l’autonomie stratégique européenne. Ce n’est pas une surprise pour ceux qui regardent lucidement l’histoire de nos coopérations avec Berlin : quand vient le moment de s’engager concrètement, l’Allemagne choisit ses intérêts nationaux, ou atlantistes, au détriment de l’Europe de la défense qu’elle prétend pourtant appeler de ses vœux, au contraire de nous. La France se retrouve donc seule, à porter l’intégralité d’une charge financière et industrielle qui devait être partagée, pour répondre à un besoin opérationnel absolument critique pour notre marine nationale. C’est inacceptable, et cela doit nous conduire à tirer des leçons claires sur la fiabilité de certains partenaires lorsque des capacités souveraines sont en jeu. Mais cette solitude imposée n’est pas une fatalité, c’est aussi une opportunité. La France dispose de l’industrie, du savoir-faire et des ingénieurs nécessaires pour développer seule le successeur de l’Atlantique 2. Notre souveraineté industrielle et technologique n’est pas un slogan : c’est une réalité que nous devons assumer pleinement, sans attendre le bon vouloir de partenaires qui, au moment décisif, regardent ailleurs. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 61, insérer l’alinéa suivant :

« Le Gouvernement engage, en lien avec l’IFREMER et les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), les travaux nécessaires à la définition d’une solution de remplacement du navire Marion Dufresne, dont le retrait du service est prévu à l’horizon 2032. Ce bâtiment constitue un outil stratégique pour la France car il assure à la fois des missions logistiques essentielles au ravitaillement des bases des TAAF, des campagnes scientifiques de premier plan, ainsi qu’une présence continue de l’État dans des espaces maritimes parmi les plus vastes au monde. À ce titre, il participe directement à l’affirmation de notre souveraineté dans ces territoires éloignés et à la protection de notre zone économique exclusive. »

🖋️Rejeté
Estelle Youssouffa
17 avr. 2026

Après l’alinéa 61, insérer l’alinéa suivant : 

« Pour réaffirmer la souveraineté de la France à Mayotte et accélérer la mise en œuvre de la stratégie de défense et de sécurité dans ce territoire, l’État assure le développement d’une base navale dans le port de Longoni d’ici 2030 afin d’y accueillir de façon permanente un bâtiment hauturier de la Marine de type patrouilleur outre-mer (POM). Ce projet de base navale se traduira par un effort budgétaire supplémentaire de 100 millions d’euros. »

🖋️Rejeté
Estelle Youssouffa
17 avr. 2026

Après l’alinéa 61, insérer l’alinéa suivant :

« Le Gouvernement remet au Parlement, avant le 1er octobre 2026, un rapport présentant les conclusions de l’étude visant à trouver des solutions répondants aux trois grandes priorités de reconstruction des infrastructures militaires à Mayotte. Ce rapport détaille les modalités et les coûts de mise en œuvre de la reconstruction et de l’allongement du ponton de la base navale ainsi que de la création d’un atelier de maintenance (priorité 1), de l’amélioration de la plateforme aéronautique militaire de l’aéroport de Mayotte (priorité 2) et de l’installation d’une capacité d’accueil pour une unité élémentaire de l’armée de Terre sur Grande Terre (priorité 3). »

🖋️Rejeté
Damien Girard
17 avr. 2026

À la quatrième colonne de la neuvième ligne du tableau de l’alinéa 62, substituer au nombre :

« 15 » 

le nombre :

« 18 ».

🖋️Rejeté
Damien Girard
17 avr. 2026

I. – Compléter les troisième et quatrième colonnes de la neuvième ligne du tableau de l’alinéa 62 par les mots :

 « – Financement d’études sur le développement de frégates de 1er rang visant à succéder au programme FDI ».

II. – Compléter les cinquième et sixième colonnes de la neuvième ligne du tableau de l’alinéa 62 par les mots : 

« et études sur le développement de frégates de 1er rang visant à succéder au programme FDI ». 

🖋️Rejeté
Estelle Youssouffa
17 avr. 2026

Modifier ainsi la douzième ligne du tableau de l’alinéa 62 :

1° À la troisième et quatrième colonne, substituer au nombre :

« 19 »

le nombre : 

« 20 ».

2° À la cinquième et sixième colonne, substituer au signe :

« – »,

les mots :

« +1 POM Mayotte ». 

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Modifier ainsi la quatorzième ligne du tableau de l’alinéa 62 :

1° À la troisième colonne, substituer aux mots :

« 2 chasseurs de mines ancienne génération + 2 PMGM »

les mots :

« 3 bâtiments de guerre des mines (BGDM) » ;

2° À la quatrième colonne, substituer aux mots :

« 4 BGDM + 2 PMGM »,

les mots :

« 6 BGDM ;

3° En conséquence, à la cinquième colonne, supprimer les mots :

« – 3 BGDM, compensés par 2 PMGM et 2 chasseurs de mines ancienne génération » ;

4° En conséquence, à la sixième colonne, supprimer les mots :

« 4 BGDM au lieu de 6, complétés par 2 PMGM ». 

🖋️Rejeté
Frank Giletti
17 avr. 2026

Après la première phrase de l’alinéa 65, insérer la phrase suivante : 

« Cet effort s’accompagne d’une augmentation du format de la flotte d’avions de chasse, avec l’acquisition de 20 appareils supplémentaires au profit de l’Armée de l’air et de l’espace. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

I. – Supprimer l’alinéa 66. 

II. – En conséquence, la troisième ligne de l’alinéa 71 est ainsi modifiée :

1° À la quatrième colonne, supprimer les mots : 

« 1 démonstrateur NGF » ;

2° À la troisième colonne, insérer les mots :

« 1 démonstrateur NGF » ;

3° À la cinquième colonne, supprimer les mots :

« – 1 démonstrateur NGF ». 

🖋️Rejeté
Frank Giletti
17 avr. 2026

Après l'alinéa 66, insérer l’alinéa suivant :

« Compte tenu des incertitudes persistantes entourant le calendrier, la gouvernance et les équilibres industriels du programme de système de combat aérien du futur (SCAF), la France veillera à préserver sa capacité à développer de manière souveraine les technologies critiques nécessaires au renouvellement de son aviation de combat du futur. À ce titre, elle engagera ou renforcera les études relatives à une solution nationale, fondée sur les compétences de sa base industrielle et technologique de défense, tout en poursuivant les coopérations industrielles européennes susceptibles de produire des résultats concrets dans des délais compatibles avec les besoins opérationnels. »

🖋️Rejeté
Frank Giletti
17 avr. 2026

À la première phrase de l’alinéa 67, substituer au nombre : 

« 41 » 

le nombre : 

« 50 ».

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après la première phrase de l’alinéa 67, insérer la phrase suivante :

« Une augmentation de la cible de la flotte d’A-400M est amorcée afin de renforcer les capacités des forces de souveraineté. »

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

À la deuxième phrase de l’alinéa 67, substituer aux mots :

« au-delà de » 

les mots :

« à ».

🖋️Rejeté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 68 par les mots suivants :

« , ainsi que par le renforcement des capacités de détection et de couverture radar, notamment en outre-mer. »

🖋️Rejeté
Matthieu Bloch
17 avr. 2026

Après l’alinéa 69, insérer l’alinéa suivant : 

« Une part significative de l’effort de défense sol-air sur la période 2026‑2030 sera consacrée au développement et à l’acquisition de système d’interception basés sur des effecteurs défensifs à bas coût et à usage de masse, conçus pour neutraliser les menaces saturantes de drones kamikazes et de munitions rôdeuses, en complétant les systèmes en dotation et s’intégrant pleinement dans la logique de défense sol-air. Cet effort s’appuie sur la base industrielle et technologique de défense française, y compris les petites et moyennes entreprises innovantes, les jeunes entreprises innovantes et les startups de la défense, à travers une politique d’acquisition agile via l’Agence de l’innovation de défense et la Direction générale de l’armement. L’objectif est de doter les forces d’une capacité multicouche intégrée et de garantir la soutenabilité économique de la défense antiaérienne face aux attaques saturantes. »

🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

Après l’alinéa 69, insérer les quatre alinéas suivants :

« Le retour d’expérience des conflits récents, et en particulier de la guerre en Ukraine, impose de compléter le dispositif de défense sol-air français par une couche dédiée à la neutralisation des attaques saturantes de drones kamikazes d’envergure et de munitions rôdeuses. Le modèle économique de la défense antiaérienne fondé sur l’emploi exclusif de missiles complexes, dont le coût unitaire dépasse plusieurs centaines de milliers d’euros voire le million d’euros, n’est pas soutenable face à une menace dont le coût unitaire est de quelques dizaines de milliers d’euros et dont la prolifération se compte en dizaines de milliers d’unités par an.

« Une part significative de l’effort de défense sol-air sur la période 2026‑2030 est en conséquence consacrée au développement et à l’acquisition d’effecteurs défensifs à bas coût et à usage de masse, conçus pour intercepter à courte et moyenne portée les drones kamikazes, les munitions rôdeuses et les drones du premier segment. Ces effecteurs reposent prioritairement sur des architectures de rupture, notamment la propulsion électrique, l’intégration de composants civils duaux éprouvés et l’emploi de logiciels embarqués modulaires, permettant une production à grande échelle, un coût unitaire maîtrisé et une capacité d’évolution rapide face à l’évolution de la menace.

« La structuration de cette filière française d’effecteurs défensifs à bas coût s’appuie sur l’ensemble de la base industrielle et technologique de défense, y compris les petites et moyennes entreprises, les jeunes entreprises innovantes et les startups de la défense. À cette fin, la Direction générale de l’armement, l’Agence de l’innovation de défense et les états-majors mobilisent les dispositifs d’acquisition agile existants et, en tant que de besoin, concourent à en développer de nouveaux, afin de réduire les délais entre l’expression du besoin opérationnel et la mise à disposition des forces.

« L’objectif est de doter les forces armées d’une capacité de défense sol-air multicouche véritablement intégrée, combinant les intercepteurs longue et moyenne portée aux effecteurs à bas coût, afin de garantir la soutenabilité économique et la continuité opérationnelle de la défense antiaérienne française face aux attaques saturantes, y compris dans le cadre de la protection d’infrastructures critiques et d’emprises militaires. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 70 par la phrase suivante :

« Les raisons de l’échec des programmes Eurodrone et Patroller, et notamment des retards accumulés seront analysées en détail et communiqués au Parlement. Les économies éventuelles tirées du retrait de ces programmes seront réinvesties dans la dronisation des armées. »

🖋️Rejeté
Damien Girard
17 avr. 2026

Après la troisième ligne du tableau de l’alinéa 71, insérer la ligne suivante : 

Segment d'aviation de chasse léger020 acquisitions sur étagère50+20+50
🖋️Rejeté
Pascal Jenft
17 avr. 2026

Après l’alinéa 71, insérer les six alinéas suivants :

« CAPACITE DE SANTE DU SERVICE DES ARMEES

« Afin de répondre aux besoins de nos armées et aux tensions structurelles du Service de Santé des Armées (SSA), un plan spécifique de recrutement élargi sera mis en œuvre sur la durée de la programmation.

« Ce plan reposera sur plusieurs axes, le tout sur un modèle de formation pour forger l’esprit de corps dès le début de la carrière :

« – le développement d’une campagne de promotion des carrières de santé du SSA auprès du jeune public en vue d’augmenter les recrues dans les écoles de médecine militaire ; 

« – une évolution des critères de sélection afin de rechercher des profils désireux de s’engager pour le pays et ayant une appétence pour la mobilité ;

« – un assouplissement du recrutement de la réserve SSA via une révision du SIGYCOP. »

🖋️Rejeté
Pascal Jenft
17 avr. 2026

Après l’alinéa 71, insérer les quatre alinéas suivants :

« AMELIORATION DES CONDITIONS DE LOGEMENT DES MILITAIRES

« L’augmentation et la fidélisation des effectifs de nos armées est une condition sine qua non de notre capacité de nous mobiliser en cas d’engagement majeur. À ce titre, le Gouvernement doit mettre en place tous les leviers possibles pour garantir à nos militaires, ainsi qu’à leur famille, des conditions de vie dignes.

« Le parc de logements étant en grande partie locatif, il convient de connaître avec précision les coûts des loyers et leur évolution afin de déterminer s’il faut poursuivre ou limiter le recours au parc locatif.

« C’est pourquoi il est demandé au Gouvernement de remettre un rapport, avant la fin de l’année 2026, détaillant le coût de l’ensemble des charges locatives, l’évolution du prix des loyers d’une année sur l’autre ainsi que sur l’état de salubrité des logements du parc locatif. »

🖋️Rejeté
Frank Giletti
17 avr. 2026

Après l’alinéa 71, insérer l’alinéa suivant :

« La mise en œuvre de l’indemnité de garnison fait l’objet d’une évaluation approfondie de ses effets sur les conditions de vie des familles de militaires, notamment en matière d’accès aux aides sociales et de fiscalité, afin de garantir que cette réforme ne se traduise pas par une dégradation de leur situation financière. »

🖋️Rejeté
Catherine Rimbert
17 avr. 2026

Compléter cet article par les six alinéas suivants :

« État et entreprises privées au service de la BITD 

« Il est aujourd’hui nécessaire de mieux mobiliser les acteurs privés pour soutenir l’effort de défense, en particulier les banques, les assureurs et les fonds d’investissement. La BITD constitue un pilier essentiel de notre souveraineté, mais elle reste encore insuffisamment financée par les circuits financiers classiques. Trop souvent, ces entreprises se heurtent à des réticences liées à des considérations d’image ou à des politiques d’investissement restrictives, alors même qu’elles participent directement à la sécurité nationale.

« Dans un contexte marqué par le retour des conflits de haute intensité et par une accélération des besoins capacitaires, l’État ne peut pas être le seul à porter l’effort financier. Le renforcement de la BITD suppose des investissements massifs, durables et rapides, que seule une mobilisation plus large du secteur privé permettra d’atteindre. Il ne s’agit pas de se substituer à l’action publique, mais de la compléter efficacement.

« Dans cette perspective, la mise en place de mécanismes incitatifs mérite d’être pleinement étudiée. Des dispositifs fiscaux ciblés, tels que des exonérations partielles ou des crédits d’impôt pour les investissements orientés vers la BITD, pourraient constituer un levier efficace pour orienter l’épargne privée vers ces secteurs stratégiques. Une telle approche permettrait de réduire le coût du financement pour les entreprises de défense tout en envoyant un signal clair aux investisseurs sur le caractère prioritaire de ces activités.

« Il apparaît donc nécessaire de lever les freins qui pèsent encore sur ces financements, en clarifiant le cadre applicable et en envoyant un signal politique fort : investir dans la défense, ce n’est pas un choix contestable, c’est un engagement au service de l’intérêt général. La sécurité de la Nation doit être pleinement reconnue comme un objectif légitime de l’investissement.

« Encourager ces flux financiers vers les entreprises de défense, notamment les PME et les entreprises de taille intermédiaire, c’est aussi renforcer notre autonomie stratégique, soutenir l’innovation et consolider notre tissu industriel. C’est, en somme, faire le choix de la cohérence entre nos ambitions militaires et les moyens que nous acceptons réellement d’y consacrer. »

🖋️Rejeté
Nadine Lechon
17 avr. 2026

Après l’alinéa 71, insérer les sept alinéas suivants :

« FORCES MORALES

« Par souci de massification et de fidélisation du personnel militaire, il est nécessaire de mieux prendre en compte les problématiques humaines des forces armées et de les accompagner pendant et après le service qu’elles ont rendu à la Nation. 

« La santé mentale est un enjeu majeur qui est régulièrement relevé. Le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire (HCECM) indiquait encore dans un rapport de 2019 que le personnel militaire souffre d’un manque d’accompagnement psychologique. 

« La santé mentale des armées, l’accompagnement et la gestion des troubles post-traumatiques doivent être une priorité du Service de santé des armées. L’intérêt de cette prise en charge est médicale et stratégique. Le suivi des militaires et de leurs familles, le soutien moral lors des opérations intérieures et extérieures, l’analyse des vulnérabilités individuelles, la prévention des troubles et l’amélioration de l’insertion des anciens combattants dans le monde civil sont autant d’enjeux qui, s’ils sont menés à bien, garantissent un bien-être général des militaires et donc une efficacité accrue.

« La prise en compte de la santé mentale et morale des armées est d’une importance cruciale pour renforcer la résilience et la motivation du personnel. Les retours d’expériences dans la gestion des ressources humaines garantissent l’identification de nouvelles problématiques, qui sont résolues plus rapidement. 

« Avant l’horizon 2030 le Service de santé des armées doit intégrer un nombre croissant de psychologues afin de répondre aux besoins, notamment dans les hôpitaux militaires. Il est aussi nécessaire d’évaluer et d’anticiper les besoins en psychologues dans d’autres secteurs de l’armée. 

« La psychologie joue un rôle clef dans la stratégie militaire moderne, tant pour les aspects offensifs et défensifs. L’ennemi peut exploiter des techniques de guerre psychologique pour démoraliser les soldats. Cela est amplifié dans un contexte de guerre informationnelle et via les réseaux sociaux. »

🖋️Tombé
Caroline Colombier
17 avr. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 51 : 

« Les études en vue de la définition d’une capacité française succédant au char Leclerc seront lancées pour pallier le risque de rupture temporaire de capacité. »

🖋️Tombé
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 51 insérer l’alinéa suivant :

« La solution intermédiaire retenue pour assurer la continuité des capacités de combat terrestre est conçue, développée et produite de manière pleinement souveraine. »

🖋️Tombé
Josy Poueyto
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 51 par les mots et la phrase suivants :

« , notamment en développant une solution de char intermédiaire. Un point de situation sur le projet de système principal de combat terrestre, programme MGCS, sera transmis au Parlement en 2030. »


Article 1
🖋️Adopté
Stéphane Lenormand
17 avr. 2026

Compléter la seconde phrase par les mots :

« et à hauteur de 2,5 % en 2030. »

🖋️Adopté
Laurent Baumel
11 avr. 2026
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans les six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport détaillant le niveau et les causes du dérapage des restes à payer, restes à charge et reports de charges. Il précise les conséquences de ces derniers sur les capacités d’exécution budgétaire des programmes prévus dans le rapport annexé à la présente loi.

🖋️Adopté
Anna Pic
17 avr. 2026
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans les trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant une comparaison des avantages et inconvénients pour la France de formuler à l’Union européenne une demande de mobilisation de la clause dérogatoire pour les dépenses de défense.

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

À la seconde phrase de l’alinéa unique, après le mot :

« armées »,

insérer les mots :

« , en privilégiant systématiquement les capacités industrielles nationales et les chaînes d’approvisionnement souveraines, »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

À la fin de la seconde phrase, supprimer les mots :

« en fixant l’objectif de porter l’effort national de défense à hauteur de 2 % du produit intérieur brut entre 2025 et 2027. »

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

À la seconde phrase, après le mot :

« brut »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa : 

« dès 2025, puis engager une trajectoire visant au minimum 3 % du produit intérieur brut à l’horizon 2030 ».

🖋️Rejeté
Stéphane Lenormand
17 avr. 2026

Compléter cet article par la phrase suivante : 

« Il réaffirme la hausse des effectifs du ministère de la défense qui atteignent 275 000 équivalents temps plein à l’horizon 2030, une augmentation nette qui n’intègre pas les moyens d’encadrement dédiés au nouveau service national ».

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Les orientations fixées par la présente loi garantissent le respect de la souveraineté nationale et de l’indépendance stratégique de la France. Elles s’opposent à tout transfert de compétences en matière de défense au profit de l’Union européenne ou de toute autre organisation supranationale, sans préjudice des coopérations fondées sur des intérêts réciproques et librement consenties. »

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Cette actualisation de la loi de programmation militaire ne saurait être regardée comme une véritable montée en puissance des armées. Elle n’emporte pas d’évolution des formats capacitaires et s’apparente davantage à une opération de rattrapage budgétaire, destinée à corriger les insuffisances de la programmation initiale, affectée par des artifices comptables, les surcoûts des opérations extérieures ainsi que la sous-évaluation manifeste des besoins des forces armées lors de son élaboration. »

🖋️Rejeté
Laurent Baumel
11 avr. 2026
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans les trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant une comparaison des avantages et inconvénients pour la France à formuler à l’Union européenne une demande de mobilisation de la clause dérogatoire pour les dépenses de défense.

🖋️Irrecevable
Karim Ben Cheikh
11 avr. 2026
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Il est institué une loi de programmation des affaires étrangères, définissant les orientations stratégiques, les priorités d’action et les moyens alloués à la politique étrangère de la France pour une durée pluriannuelle.

Cette loi de programmation détermine notamment :

1° Les objectifs de la politique étrangère de la France, en cohérence avec ses engagements européens et internationaux ;

2° Les moyens humains, budgétaires et matériels alloués au ministère chargé des affaires étrangères et à son réseau ;

3° Les priorités géographiques et sectorielles de l’action extérieure de l’État ;

4° Les orientations en matière d’aide publique au développement, d’influence, de diplomatie culturelle et scientifique ;

5° Les modalités de coordination avec les autres instruments de l’action extérieure de la France, notamment les moyens de défense.

II. – Cette loi de programmation est actualisée au moins tous les cinq ans.

III. – Le Gouvernement remet chaque année au Parlement un rapport d’évaluation de la mise en œuvre de cette programmation, portant notamment sur l’adéquation entre les objectifs fixés et les moyens effectivement mobilisés.

IV. – La charge pour l’État est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Rejeté
Laurent Baumel
11 avr. 2026
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans les trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant plusieurs options de financement du rehaussement de la trajectoire de la loi de programmation militaire, y compris le recours à l’instrument « Agir pour la sécurité de l’Europe ». Les options font l’objet d’une comparaison tenant compte des enjeux de juste répartition de l’effort entre les citoyens et de l’efficacité économique.

🖋️Irrecevable
Karim Ben Cheikh
11 avr. 2026
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Il est institué une loi de programmation des affaires étrangères, définissant les orientations stratégiques, les priorités d’action et les moyens alloués à la politique étrangère de la France pour une durée pluriannuelle.

Cette loi de programmation détermine notamment :

1° Les objectifs de la politique étrangère de la France, en cohérence avec ses engagements européens et internationaux ;

2° Les moyens humains, budgétaires et matériels alloués au ministère chargé des affaires étrangères et à son réseau ;

3° Les priorités géographiques et sectorielles de l’action extérieure de l’État ;

4° Les orientations en matière d’aide publique au développement, d’influence, de diplomatie culturelle et scientifique ;

5° Les modalités de coordination avec les autres instruments de l’action extérieure de la France, notamment les moyens de défense.

II. – Cette loi de programmation est actualisée au moins tous les cinq ans.

III. – Le Gouvernement remet chaque année au Parlement un rapport d’évaluation de la mise en œuvre de cette programmation, portant notamment sur l’adéquation entre les objectifs fixés et les moyens effectivement mobilisés.

IV. – La charge pour l’État est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Philippe Gosselin
16 avr. 2026
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

La simplification des procédures applicables aux activités économiques contribue également à la protection, au développement et à la résilience des infrastructures concourant à la souveraineté énergétique, industrielle et de défense de la Nation.

🖋️Non soutenu
Christophe Plassard
15 avr. 2026
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport détaillant le niveau et les causes du dérapage des restes à payer, des restes à charge et des reports de charges. Il précise les conséquences de ces derniers sur les capacités d’exécution budgétaire des programmes mentionnés dans le rapport annexé à la présente loi.

🖋️Rejeté
Anna Pic
17 avr. 2026
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans les trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant plusieurs options de financement du rehaussement de la trajectoire de la loi de programmation militaire, y compris le recours à l’instrument « Agir pour la sécurité de l’Europe ». Les options font l’objet d’une comparaison tenant compte des enjeux de juste répartition de l’effort entre les citoyens et de l’efficacité économique.


Article 2
🖋️Adopté
Yannick Chenevard
19 avr. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« 1° Le premier alinéa est ainsi rédigé :

« Le montant des besoins physico-financiers pour la période 2024‑2030 était fixé en 2023 à 413,3 milliards d’euros. »

🖋️Adopté
Yannick Chenevard
19 avr. 2026

Rédiger ainsi les alinéas 3 et 4 :

« 2° Les deuxième et troisième alinéas sont ainsi rédigés :

« Les ressources budgétaires de la mission « Défense », hors charges de pensions et à périmètre constant, qui intègrent 36 milliards d’euros de ressources nouvelles pour la période 2026‑2030 à la suite de l’actualisation de la présente loi, évolueront comme suit entre 2024 et 2030 : »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Ce même premier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Ils s’élèvent désormais à 441,5 milliards d’euros. » ; »

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

I. – Modifier ainsi la dernière ligne du tableau de l’alinéa 5 :

1° À la cinquième colonne, substituer au chiffre :

« 6,5 »

le chiffre :

« 9 » ;

2° À la sixième colonne, substituer au chiffre :

« 8 »,

le chiffre :

« 7,5 » ;

3° À la septième colonne, substituer au chiffre :

« 9 »,

le chiffre :

« 7,5 » ;

4° À la huitième colonne, substituer au chiffre :

« 9 »,

le chiffre :

« 8,5 ». 

II. – En conséquence, modifier ainsi la troisième ligne du tableau de l’alinéa 5 :

1° À la cinquième colonne, substituer au nombre :

« 63,3 », 

le nombre :

« 65,9 » ;

2° À la sixième colonne, substituer au nombre :

« 68,3 »,

le nombre :

« 67,9 » ;

3° À la septième colonne, substituer au nombre :

« 72,8 »,

le nombre :

« 71,4 » ;

4° À la huitième colonne, substituer au nombre : 

« 76,3 »

le nombre :

« 76,2 ».

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services »

🖋️Rejeté
Matthieu Bloch
16 avr. 2026

I. – Modifier ainsi la dernière ligne du tableau de l’alinéa 5 :

1° À la cinquième colonne, substituer au chiffre :

« 6,5 »

le chiffre :

« 9 » ;

2° À la sixième colonne, substituer au chiffre :

« 8 »,

le chiffre :

« 7,5 » ;

3° À la septième colonne, substituer au chiffre :

« 9 »,

le chiffre :

« 7,5 » ;

4° À la huitième colonne, substituer au chiffre :

« 9 »,

le chiffre :

« 8,5 ». 

II. – En conséquence, modifier ainsi la troisième ligne du tableau de l’alinéa 5 :

1° À la cinquième colonne, substituer au nombre :

« 63,3 », 

le nombre :

« 65,9 » ;

2° À la sixième colonne, substituer au nombre :

« 68,3 »,

le nombre :

« 67,9 » ;

3° A la septième colonne, substituer au nombre :

« 72,8 »,

le nombre :

« 71,4 ». 

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

I. – Modifier ainsi le tableau de l’alinéa 5 :

1° Rédiger ainsi la deuxième ligne de la première colonne :

« Ressources financières du ministère des armées ». ;

2° En conséquence, rédiger ainsi la troisième ligne de la même première colonne :

« Ressources financières du ministère des armées » ;

3° À la troisième ligne de la dernière colonne, substituer au nombre :

« 436 »

le nombre :

« 441,8 ».

🖋️Rejeté
Anna Pic
17 avr. 2026

Compléter le tableau de l’alinéa 5 par les deux lignes suivantes :

« 

Indicatif - dont CP mobilisés pour solder les reports de charges, charges à payer et couvrir les dépenses excédentaires passéesNd. Nd. 3,53,53,53,53,517,5
Indicatif - dont CP mobilisés pour des dépenses nouvellesNd.Nd.034,55,55,518,5

 »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Supprimer les alinéas 6 et 7.

🖋️Non soutenu
Stéphane Lenormand
17 avr. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 7 : 

« Ces ressources ne comprennent pas le financement du service national, qui dispose d’un financement ad hoc hors loi de programmation militaire. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Ces ressources sont notamment issues des recettes tirées de la majoration de l’impôt sur les sociétés. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Ces ressources sont notamment issues des recettes tirées du rétablissement de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Ces ressources sont notamment issues des recettes tirées du rétablissement de l’impôt sur la fortune. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Ces ressources sont notamment issues des recettes tirées de l’instauration d’une taxe plancher sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros. »

🖋️Rejeté
Romain Tonussi
17 avr. 2026
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Après la deuxième phrase de l’alinéa 5 de l’article 4 de la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, il est inséré une phrase ainsi rédigée : « Le ministre est tenu de faire respecter cette disposition afin de garantir la sincérité budgétaire de la programmation. »

🖋️Rejeté
Frank Giletti
17 avr. 2026
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Avant le 30 juin de chaque année, le Gouvernement remet au Parlement un rapport détaillant l’ensemble des recettes extra-budgétaires bénéficiant à la mission « Défense ».

Ce rapport précise notamment :

1° Le montant et la nature de ces recettes ;

2° Leur origine et les modalités de leur mobilisation ;

3° Leur affectation effective ;

4° Les écarts constatés par rapport aux prévisions de la loi de programmation militaire ;

5° Leur caractère pérenne ou exceptionnel.

Il évalue également l’impact du recours à ces recettes sur la sincérité, la lisibilité et la soutenabilité de la programmation militaire.

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le montant des ressources extrabudgétaires fait l’objet d’une communication annuelle spécifique au Parlement avant le 1er octobre de chaque année.


Article 3
🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Compléter le tableau de l’alinéa 2 par la ligne suivante :

Différence avec la moyenne des années 2022-2024-863-913-233-483-483-483-483
🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Chaque année, la répartition de ces crédits entre opérations extérieures et missions opérationnelles fait l’objet d’une information spécifique dans les lois de finances et dans les documents annexés. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« Est considérée comme une opération extérieure relevant de l’article 35 de la Constitution toute projection, intervention ou opération de militaires français hors du territoire national.

« Sont exclus de ce cadre les personnels militaires affectés auprès des postes diplomatiques ainsi que ceux engagés dans des dispositifs d’échange ou de coopération avec des armées alliées. »


Article 4
🖋️Adopté
Yannick Chenevard
18 avr. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 4 : 

« 2° Les troisième et quatrième alinéas sont remplacés par les dispositions suivantes : »

🖋️Adopté
Constance Le Grip
15 avr. 2026
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Au dernier alinéa de l’article 8 de la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, la date : « 30 juin 2028 » est remplacée par la date : « 30 juillet 2027 ».

🖋️Adopté
Anna Pic
17 avr. 2026
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Au dernier alinéa de l’article 8 de la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, la date : « 30 juin 2028 » est remplacée par la date : « 30 juillet 2027 ».

🖋️Adopté
Anna Pic
17 avr. 2026
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article 8 de la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, est complété par la phrase suivante : « Cet exercice stratégique est conduit en concertation avec les acteurs concernés ». 

🖋️Adopté
Jean-Michel Jacques
13 avr. 2026
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après le 12° de l’article 9 de la loi n°2023‑73 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, il est inséré un 13° ainsi rédigé :

« 13° Un bilan relatif à l’état des infrastructures du ministère des armées, en particulier des logements et hébergements affectés aux militaires, dresse les besoins restant à couvrir et les éventuelles mesures complémentaires à mettre en œuvre afin d’améliorer durablement la qualité et la salubrité des infrastructures concernées. »

🖋️Adopté
Constance Le Grip
17 avr. 2026
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après le 12° de l’article 9 de la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, il est inséré un 13° ainsi rédigé :

« 13° Un bilan de la mise en œuvre du « Plan famille 2 » et de l’évolution de la condition militaire. »

🖋️Adopté
Constance Le Grip
14 avr. 2026
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Au dernier alinéa de l’article 8 de la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, la date : « 30 juin 2028 » est remplacée par la date : « 30 juillet 2027 ».

🖋️Non soutenu
Stéphane Lenormand
17 avr. 2026

À la seconde phrase de l’alinéa 5, substituer au nombre :

« 268 400 »

le nombre : 

« 271 800 ».

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« Ces cibles d’augmentation peuvent être adaptées annuellement pour tenir compte d’éventuels déficits accumulés sur les objectifs d’effectifs. »

🖋️Tombé
Isabelle Santiago
17 avr. 2026
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

I. – Le Gouvernement remet chaque année au Parlement, avant le 30 juin, un rapport d’évaluation sur la mise en œuvre du plan Famille 2.

Ce rapport présente :

1° L’exécution budgétaire des mesures inscrites au titre du plan Famille II, par programme et par action ;

2° Les indicateurs sociaux et de qualité de vie des personnels militaires et de leurs familles ;

3° Les écarts territoriaux constatés dans l’accès aux prestations, à savoir le logement, la petite enfance, la scolarité et l’ emploi des conjoints ;

4° Le niveau de satisfaction des bénéficiaires, mesuré à partir d’enquêtes régulières menées par la direction des ressources humaines du ministère des armées et les opérateurs partenaires.

II. – La remise de ce rapport fait l’objet d’un débat dans les commissions permanentes compétentes à l’Assemblée nationale et au Sénat.

III. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités de collecte des données et de présentation des indicateurs mentionnés au I.


Article 5
🖋️Adopté
Yannick Chenevard
18 avr. 2026

À l’alinéa 11 : 

1° Substituer aux mots :

« Sous réserve de » 

le mot : 

« Avec » ;

2° Supprimer les mots : 

« , dans les conditions prévues à ce même article »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

À l’alinéa 3, après le mot :

« sanitaire »

insérer les mots :

« ou nécessaires au fonctionnement de leurs infrastructures et services numériques ».

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« a bis) À la dernière phrase du même alinéa du même I, le mot : « une » est remplacé par le mot : « deux ». »


Article 6
🖋️Adopté
Yannick Chenevard
18 avr. 2026

Après le mot :

« critique »

supprimer la fin de l’alinéa 8.

🖋️Adopté
Yannick Chenevard
18 avr. 2026

À l’alinéa 12 :

1° Substituer aux mots : 

« sous réserve de la délivrance d’une autorisation » 

les mots : 

« s’ils y sont autorisés » ;

2° Substituer au mot : 

« fixe » 

le mot : 

« détermine ».

🖋️Adopté
Anna Pic
17 avr. 2026
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Dans les six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport dressant un état des lieux des besoins de la base industrielle et technologique de défense en matière de ressources humaines afin de répondre aux exigences d’agilité et de montée en puissance de la production qui lui sont demandées.

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

À la première phrase de l’alinéa 3, supprimer le mot :

« stratégique ».

🖋️Non soutenu
Stéphane Lenormand
17 avr. 2026

À la fin de l’alinéa 4, substituer au mot :

« six »,

le mot :

« quatre ».

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 9 :

« 4° De la situation économique, financière ainsi que des contraintes logistiques ».

🖋️Irrecevable
François Cormier-Bouligeon
16 avr. 2026
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Afin de mobiliser l’épargne des français au service de la sécurité nationale, est créé un fonds de pension géré par un gestionnaire d’actifs publics. Ce fonds a vocation à orienter une fraction de l’épargne des ménages français vers le financement, notamment des entreprises de défense.

🖋️Irrecevable
François Cormier-Bouligeon
16 avr. 2026
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

I. – Il est créé un fond pour la sécurisation en matières premières et terres rares nécessaires à la base industrielle et technologique de défense. Ce fonds finance des actions de constitution de stocks stratégiques, de diversification des approvisionnements, de soutien à la recherche en faveur de solutions de substitution, d’appui aux projets de recyclage et raffinage sur le territoire national.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.


Article 7
🖋️Adopté
Jean-Louis Thiériot
17 avr. 2026

À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« de tout bien »

les mots :

« d’un bien ».

🖋️Adopté
Jean-Louis Thiériot
17 avr. 2026

À l’alinéa 7, substituer au mot :

« produit »

le mot :

« bien ».

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

À l’alinéa 4, après le mot :

« redevances »,

insérer les mots :

« , sauf stipulations contractuelles contraires expressément prévues dans le marché, ».

🖋️Rejeté
José Gonzalez
17 avr. 2026

Rédiger ainsi l'alinéa 8 :

« Le présent article s’applique au sous-traitant direct du titulaire du marché mentionné au premier alinéa, pour tout acte relevant des 1° à 3° réalisé au profit d’un autre client que l’État ou le titulaire.»

🖋️Rejeté
Catherine Rimbert
17 avr. 2026

Compléter la première phrase de l’alinéa 9 par les mots :

« ainsi que de la nécessité de préserver la compétitivité des équipements concernés sur les marchés à l’export ».

🖋️Rejeté
Sophie Errante
17 avr. 2026

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 9.

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 9 par la phrase suivante :

« Les modalités de calcul des redevances tiennent compte de la nature de l’acte mentionné aux 1° à 3° de l’article L. 2335‑19, notamment selon qu’il s’agit d’une cession, d’une location ou d’une concession de droits. »

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

Après le mot :

« exigible »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 10 :

« à compter de l’exécution complète de l’acte mentionné à l’article L. 2335‑19 ou, à défaut, selon un échéancier fixé contractuellement ».

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

À l’alinéa 11, substituer au taux :

« 2 % »

le taux :

« 5 % ».

🖋️Rejeté
José Gonzalez
17 avr. 2026

Compléter cet article par l'alinéa suivant :

« III. – Au sens des I et II du présent article, sont regardés comme des frais mis à la charge de l’État les seuls financements directs versés par l’État au titre d’un marché de défense ou de sécurité, à l’exclusion des dispositifs fiscaux en faveur de la recherche et du développement, des subventions générales à l’innovation, des aides indirectes et de tout autre concours public ne s’inscrivant pas dans le cadre d’un tel marché. La liste des financements exclus du champ du présent article est précisée par décret en Conseil d’État. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Le montant et le mode de calcul des redevances font l’objet d’une communication annuelle au Parlement et dans le rapport annuel sur les exportations d’armements. »

🖋️Rejeté
Catherine Rimbert
17 avr. 2026
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 2335‑23 du code de la défense, il est inséré un article L. 2335‑24 ainsi rédigé :

« Art. L. 2335‑24. – Le recours à des financements extérieurs, notamment européens, dans le cadre des marchés de défense et de sécurité ne peut avoir pour effet de conditionner les choix capacitaires ou industriels au détriment des intérêts stratégiques nationaux. »

🖋️Irrecevable
Damien Girard
17 avr. 2026
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

I. – Après le chapitre Ier du titre IV de la première partie du livre Ier du code général des impôts, il est inséré un chapitre Ier bis ainsi rédigé :

« CHAPITRE Ier bis

« Impôt plancher sur la fortune

« Art. 885 A. – Sont soumises à l’impôt plancher sur la fortune lorsque la valeur de leurs actifs mentionnés aux articles 885 B à 885 H est supérieure à 100 millions d’euros :

« 1° Les personnes physiques ayant leur domicile fiscal en France, sur leurs biens situés en France ou hors de France.

« Toutefois, les personnes physiques mentionnées au premier alinéa du présent 1° qui n’ont pas été fiscalement domiciliées en France au cours des cinq années civiles précédant celle au cours de laquelle elles ont leur domicile fiscal en France ne sont imposables qu’au titre de leurs biens situés en France.

« Le deuxième alinéa du présent 1° s’applique au titre de chaque année au cours de laquelle le redevable conserve son domicile fiscal en France, jusqu’au 31 décembre de la cinquième année qui suit celle au cours de laquelle le domicile fiscal a été établi en France ;

« 2° Les personnes physiques n’ayant pas leur domicile fiscal en France, sur leurs biens situés en France ;

« 3° Les personnes physiques domiciliées en France depuis plus de dix ans et pendant au moins l’une des cinq dernières années, sur leurs biens situés en France ou hors de France, sauf si elles remplissent les conditions mentionnées au deuxième alinéa du 1°.

« Sauf dans les cas prévus aux a et b du 4 de l’article 6, les couples mariés font l’objet d’une imposition commune.

« Les partenaires liés par un pacte civil de solidarité défini à l’article 515‑1 du code civil font l’objet d’une imposition commune.

« Les conditions d’assujettissement sont appréciées au 1er janvier de chaque année.

«  Art. 885 B. – L’impôt plancher sur la fortune est assis et les bases d’imposition sont déclarées selon les mêmes règles et sous les mêmes sanctions que les droits de mutation par décès, sous réserve des dispositions particulières du présent chapitre.

« Les exonérations prévues en matière de droits de mutation par décès ne s’appliquent pas à l’impôt plancher sur la fortune.

« Art. 885 C. – L’assiette de l’impôt plancher sur la fortune est constituée par la valeur nette, au 1er janvier de l’année d’imposition, de l’ensemble des biens, droits et valeurs imposables appartenant aux personnes mentionnées à l’article 885 A, et à leurs enfants mineurs lorsqu’elles ont l’administration légale des biens de ceux-ci.

« Dans le cas de concubinage notoire, l’assiette de l’impôt est constituée par la valeur nette, au 1er janvier de l’année d’imposition, de l’ensemble des biens, droits et valeurs imposables appartenant à l’un et l’autre des concubins et aux enfants mineurs mentionnés au premier alinéa du présent article.

«  Art. 885 D. – Les primes versées après l’âge de soixante-dix ans au titre des contrats d’assurance non rachetables souscrits à compter du 20 novembre 1991 et la valeur de rachat des contrats d’assurance rachetables sont ajoutées au patrimoine du souscripteur.

« La créance que le souscripteur détient sur l’assureur au titre de contrats, autres que ceux mentionnés à l’article L. 132‑23 du code des assurances, qui ne comportent pas de possibilité de rachat pendant une période fixée par ces contrats est ajoutée au patrimoine du souscripteur.

« Art. 885 E. – Les biens ou droits grevés d’un usufruit, d’un droit d’habitation ou d’un droit d’usage accordé à titre personnel sont compris, dans le patrimoine de l’usufruitier ou du titulaire du droit pour leur valeur en pleine propriété. Toutefois, les biens grevés de l’usufruit ou du droit d’usage ou d’habitation sont compris dans les patrimoines respectifs de l’usufruitier ou du nu-propriétaire suivant les proportions fixées à l’article 669 dans les cas énumérés ci-après, à la condition, en cas d’usufruit, que le droit constitué ne soit ni vendu, ni cédé à titre gratuit par son titulaire :

« 1° Lorsque la constitution de l’usufruit résulte de l’application des articles 767, 1094 ou 1098 du code civil. Les biens dont la propriété est démembrée en application d’autres dispositions, notamment de l’article 1094‑1 du même code, ne peuvent faire l’objet de cette imposition répartie ;

« 2° Lorsque le démembrement de propriété résulte de la vente d’un bien dont le vendeur s’est réservé l’usufruit, le droit d’usage ou le droit d’habitation et que l’acquéreur n’est pas l’une des personnes mentionnées à l’article 751 du présent code ;

« 3° Lorsque l’usufruit ou le droit d’usage ou d’habitation a été réservé, par le donateur d’un bien ayant fait l’objet d’un don ou legs à l’État, aux départements, aux communes ou aux syndicats de communes et à leurs établissements publics, aux établissements publics nationaux à caractère administratif et aux associations reconnues d’utilité publique.

« Art. 885 F. – Les biens ou droits transférés dans un patrimoine fiduciaire ou ceux éventuellement acquis en remploi ainsi que les fruits tirés de l’exploitation de ces biens ou droits sont compris dans le patrimoine du constituant pour leur valeur vénale nette.

« Art. 885 G. – Les biens ou droits placés dans un trust défini à l’article 792‑0 bis ainsi que les produits qui y sont capitalisés sont compris, pour leur valeur vénale nette au 1er janvier de l’année d’imposition, selon le cas, dans le patrimoine du constituant ou dans celui du bénéficiaire qui est réputé être un constituant en application du II du même article 792‑0 bis.

« Le premier alinéa du présent article ne s’applique pas aux trusts irrévocables dont les bénéficiaires exclusifs relèvent de l’article 795 ou sont des organismes de même nature relevant de l’article 795‑0 A et dont l’administrateur est soumis à la loi d’un État ou d’un territoire ayant conclu avec la France une convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.

« Art. 885 H. – L’article 754 B est applicable à l’impôt plancher sur la fortune.

« Art. 885 I. – La valeur des biens est déterminée suivant les règles en vigueur en matière de droits de mutation par décès.

« Par dérogation au deuxième alinéa de l’article 761, un abattement d’un million d’euros est effectué sur la valeur vénale réelle de l’immeuble lorsque celui-ci est occupé à titre de résidence principale par son propriétaire. En cas d’imposition commune, un seul immeuble est susceptible de bénéficier de cet abattement.

« Art. 885 J. – Les valeurs mobilières cotées sur un marché sont évaluées selon le dernier cours connu ou selon la moyenne des trente derniers cours qui précèdent la date d’imposition.

« Art. 885 K. – Les créances détenues, directement ou par l’intermédiaire d’une ou de plusieurs sociétés interposées, par des personnes n’ayant pas leur domicile fiscal en France sur une société à prépondérance immobilière mentionnée au 2° du I de l’article 726 ne sont pas déduites pour la détermination de la valeur des parts que ces personnes détiennent dans la société.

« Art. 885 L. – Le tarif de l’impôt plancher sur la fortune dû est égal à la différence, si elle est positive, entre :

« 1° Le montant résultant de l’application d’un taux de 2 % à la valeur nette taxable du patrimoine du redevable ;

« 2° Et le montant résultant de la somme des montants acquittés, pour l’année en cours, par le redevable au titre de l’impôt sur le revenu, de l’impôt sur la fortune immobilière, de la contribution prévue à l’article L. 136‑1 du code de la sécurité sociale, des contributions au remboursement de la dette sociale prévues au chapitre II de l’ordonnance n° 96‑50 du 24 janvier 1996 relative au remboursement de la dette sociale et de la contribution prévue à l’article 223 sexies du présent code.

« Art. 885 M. – I. – Les redevables souscrivent, au plus tard le 23 septembre de chaque année, une déclaration de leur fortune précisant la valeur brute et la valeur nette taxable de leur patrimoine, déposée au service des impôts de leur domicile au 1er janvier et accompagnée du paiement de l’impôt.

« La valeur brute et la valeur nette taxable du patrimoine des concubins notoires et de celui des enfants mineurs lorsque les concubins ont l’administration légale de leurs biens sont portées sur la déclaration de l’un ou l’autre des concubins.

« II. – Les époux et les partenaires liés par un pacte civil de solidarité défini à l’article 515‑1 du code civil doivent conjointement signer la déclaration prévue au I du présent article.

« III. – En cas de décès du redevable, le 2 de l’article 204 est applicable. La déclaration mentionnée au I du présent article est produite par les ayants droit du défunt dans un délai de six mois à compter du décès. Le cas échéant, le notaire chargé de la succession peut produire cette déclaration à la demande des ayants droit si la succession n’est pas liquidée à la date de production de la déclaration.

« Art. 885 N. – Les personnes possédant des biens en France sans y avoir leur domicile fiscal et les personnes mentionnées au 2 de l’article 4 B peuvent être invitées par le service des impôts à désigner un représentant en France dans les conditions prévues à l’article 164 D.

« Toutefois, l’obligation de désigner un représentant fiscal ne s’applique ni aux personnes qui ont leur domicile fiscal dans un autre État membre de l’Union européenne ou dans un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales ainsi qu’une convention d’assistance mutuelle en matière de recouvrement de l’impôt, ni aux personnes mentionnées au 2 de l’article 4 B qui exercent leurs fonctions ou sont chargées de mission dans l’un de ces États.

« Art. 885 O. – Lors du dépôt de la déclaration mentionnée au I de l’article 885 M, les redevables doivent joindre à leur déclaration les éléments justifiant de l’existence, de l’objet et du montant des dettes dont la déduction est opérée. »

II. – L’article 1723 ter-00 A du code général des impôts est ainsi rétabli :

«  Art. 1723 ter-00 A. – I. – L’impôt plancher sur la fortune est recouvré et acquitté selon les mêmes règles et sous les mêmes garanties et sanctions que les droits de mutation par décès.

« II. – Ne sont pas applicables aux redevables mentionnés au I de l’article 885 M :

« 1° Les articles 1715 et 1716 A ;

« 2° Les articles 1717, 1722 bis et 1722 quater.

« Néanmoins, lorsque le redevable se trouve dans l’impossibilité de payer l’impôt plancher sur la fortune en raison d’une situation de gêne, le paiement de l’impôt peut être échelonné à la demande du redevable, avec l’accord de l’administration fiscale, dans un délai ne pouvant excéder cinq ans à compter de l’expiration du délai de souscription de la déclaration de l’impôt plancher sur la fortune prévue au I de l’article 885 M. Le redevable doit joindre à sa déclaration mentionnée au même I les éléments justifiant de l’impossibilité de payer l’impôt plancher sur la fortune en raison d’une situation de gêne ;

« 3° Les dispositions du III de l’article L. 269 du livre des procédures fiscales relatives à l’inscription de l’hypothèque légale du Trésor. »

III. – L’article 1723 ter-00 B du code général des impôts est complété par les mots : « et pour le paiement de l’impôt plancher sur la fortune ».

II. – Le présent article entre en vigueur le 1er janvier 2027.


Article 8
🖋️Adopté
Jean-Louis Thiériot
17 avr. 2026

Au début de l’alinéa 7, après les mots :

« L’État ou »,

insérer les mots :

« l’un de ». 

🖋️Adopté
Jean-Louis Thiériot
17 avr. 2026

À l’alinéa 10, substituer au mot : 

« assujetti »

le mot : 

« soumis ».

🖋️Adopté
Jean-Louis Thiériot
17 avr. 2026

À l’alinéa 16, substituer au mot : 

« assujettis »

le mot : 

« soumis ».

🖋️Adopté
Jean-Louis Thiériot
17 avr. 2026

À l’alinéa 17, substituer au mot : 

« assujetti »

le mot : 

« soumis ».

🖋️Adopté
Jean-Louis Thiériot
17 avr. 2026

À l’alinéa 23, substituer au mot :

« assujettis »

les mots : 

« opérateurs soumis ».

🖋️Adopté
Jean-Louis Thiériot
17 avr. 2026

À l’alinéa 24, substituer le mot : 

« assujettis »

le mot : 

« soumis ».

🖋️Adopté
Jean-Louis Thiériot
17 avr. 2026

À l’alinéa 26, substituer au mot : 

« assujetti »

le mot : 

« soumis »

🖋️Adopté
François Cormier-Bouligeon
16 avr. 2026
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Le directeur général de l’Agence des participations de l’État présente chaque année, devant la commission de la défense nationale et des forces armées, ainsi que devant la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, et devant la commission des finances et la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, un rapport sur la stratégie et les résultats de ses investissements dans les entreprises relevant du secteur de la défense nationale.

🖋️Rejeté
Catherine Rimbert
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 12 par les mots :

« et à anticiper les besoins de renouvellement des équipements et systèmes critiques afin d’éviter toute rupture capacitaire ».

🖋️Rejeté
Damien Girard
17 avr. 2026

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant : 

« 4° Met en œuvre un dialogue social ne fragilisant pas l’activité d’une société susceptible de répondre dans la durée aux besoins de l’État en matière de défense. »

🖋️Rejeté
Damien Girard
17 avr. 2026

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Met en œuvre les investissements prévus lors de l’acquisition d’une société susceptible de répondre dans la durée aux besoins de l’État en matière de défense. »

🖋️Rejeté
Matthieu Bloch
17 avr. 2026

À l’alinéa 16, supprimer les mots :

« permanent ou ».

🖋️Non soutenu
Stéphane Lenormand
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 16 par la phrase suivante : 

« Ce contrôle est adapté et proportionné à la taille de l’opérateur et à l’objet du marché de défense ou de sécurité concerné. »

🖋️Rejeté
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026

Compléter la première phrase de l’alinéa 18 par les mots :

« , dans la stricte mesure où les délibérations inscrites à l’ordre du jour présentent un lien avec l’exécution des marchés de défense et de sécurité ».

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 21, insérer l’alinéa suivant :

« Sans préjudice de l'application du troisième alinéa du présent article, des commissaires du Gouvernement placés auprès d’entreprises ayant conclu un marché de défense ou de sécurité avec l’État sont auditionnés chaque année par les commissions de la défense et des affaires étrangères de l’Assemblée nationale et du Sénat. »

🖋️Rejeté
Frank Giletti
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 24 par la phrase suivante :

« Cette communication ne peut avoir pour effet de porter une atteinte disproportionnée à la liberté de gestion de l’entreprise ni de conduire à la divulgation d’informations stratégiques sans lien direct avec l’exécution des marchés concernés. »

🖋️Rejeté
José Gonzalez
17 avr. 2026

À l’alinéa 26, après le mot :

« infructueuse, »,

insérer les mots :

« à l’expiration d’un délai de trente jours, et après avoir mis l’opérateur en mesure de présenter ses observations écrites dans ce même délai, ».

🖋️Rejeté
Catherine Rimbert
17 avr. 2026

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – Le contrôle mentionné au I porte également sur les choix d’approvisionnement en équipements ou systèmes d’origine étrangère, afin de s’assurer qu’ils ne compromettent ni la souveraineté capacitaire nationale ni la pérennité de la base industrielle et technologique de défense. »


Article 9
🖋️Rejeté
José Gonzalez
17 avr. 2026

Après l’alinéa 12, insérer l’alinéa suivant :

« À l’issue de la vérification, les agents de l’administration notifient leurs conclusions à l’opérateur contrôlé. Ce dernier dispose d’un délai de trente jours pour présenter ses observations écrites avant que l’acheteur tire toute conséquence des constatations effectuées. »


Article 10
🖋️Adopté
Jean-Louis Thiériot
17 avr. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa unique : 

« Le premier alinéa de l’article L. 1113‑1 du code de la commande publique est ainsi modifié : 

« 1° Les mots : « ou de l’un de ses établissements publics » sont remplacés par les mots : « , l’un de ses établissements publics » ;

« 2° Après « établissements publics », sont insérés les mots : « ou les personnes morales de droit privé ayant la qualité de pouvoir adjudicateur qui, pour l’exercice d’une activité liée à la défense nationale, effectuée dans le cadre de l’assistance à un État partenaire et portant sur la formation, l’entraînement, le maintien en condition opérationnelle ou le soutien, sont titulaires de droits exclusifs ou de droits spéciaux, ».

🖋️Rejeté
Matthieu Bloch
16 avr. 2026
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article L. 1113‑1 du code de la commande publique, il est inséré un article L. 1113‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 1113‑2. – I. – Au sens du présent code, est qualifié de « système de drone souverain » tout aéronef télépiloté ou autonome dont les éléments suivants sont conçus, développés et produits sur le territoire de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre-échange :

« 1° Le système de propulsion, incluant les motorisations thermiques, électriques ou hybrides ainsi que les chaînes d’énergie associées ;

« 2° La structure et l’aérostructure ;

« 3° Les systèmes avioniques embarqués, incluant les calculateurs de vol et les systèmes de navigation ;

« 4° Les liaisons de données et systèmes de communication ;

« 5° Les logiciels de contrôle et d’autonomie.

« II. – Pour les marchés de défense ou de sécurité passés en application du présent livre ayant pour objet l’acquisition de systèmes de drones ou de leurs composants, lorsqu’un système de drone souverain au sens du I du présent article est disponible et répond aux spécifications techniques et opérationnelles requises, l’acheteur public accorde à ce système une priorité de sélection.

« III. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités de certification « système de drone souverain », les conditions de vérification de la conformité aux critères définis au I et les modalités d’application de la priorité de sélection prévue au II. »

🖋️Rejeté
Matthieu Bloch
17 avr. 2026
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

I. – Le chapitre II du titre II du livre III de la deuxième partie du code de la commande publique est complété par un article L. 2322‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 2322‑2. – Par dérogation aux dispositions prises en application de l’article L. 2322‑1, l’acheteur peut passer un marché de défense ou de sécurité sans publicité ni mise en concurrence préalables portant sur des travaux, fournitures ou services innovants au sens du second alinéa de l’article L. 2172‑3, lorsque leur acquisition concourt à la satisfaction de besoins opérationnels des forces armées liés à la préparation ou à la conduite des opérations et que la valeur estimée du besoin est inférieure à un million d’euros hors taxes.

« Le présent article s’applique aux marchés attribués à des petites et moyennes entreprises au sens de la recommandation 2003/361/CE de la Commission du 6 mai 2003concernant la définition des micro, petites et moyennes entreprises ou à des jeunes entreprises innovantes au sens de l’article 44 sexies-0 A du code général des impôts.

« Lorsqu’il fait usage de cette faculté, l’acheteur veille à choisir une offre pertinente, à faire une bonne utilisation des deniers publics et à ne pas contracter systématiquement avec un même opérateur économique lorsqu’il existe une pluralité d’offres susceptibles de répondre au besoin.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, notamment les critères permettant de caractériser le lien avec la préparation ou la conduite des opérations, ainsi que les modalités de publication annuelle, par les acheteurs concernés, de la liste des marchés conclus sur ce fondement. »

II. – Le Gouvernement remet au Parlement, au plus tard dix-huit mois après la publication du décret mentionné au dernier alinéa de l’article L. 2322‑2 du code de la commande publique, un rapport d’évaluation du dispositif portant notamment sur le nombre et le montant des marchés conclus, la typologie des bénéficiaires et l’apport capacitaire résultant pour les forces armées.


Article 11
🖋️Rejeté
Isabelle Santiago
17 avr. 2026
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Avant le 30 juin de chaque année, le Gouvernement remet au Parlement, un rapport évaluant la mise en application des dispositions de l’article 11 de la présente loi.

Ce rapport précise notamment :

– Le nombre d’autorisations environnementales délivrées en application de l’article 11 ;

– Les délais moyens d’instruction des demandes ;

– Le nombre et la nature des dérogations accordées en application de l’article 11 ;

– Les contentieux engagés sur le fondement de ces procédures ;

– Les impacts environnementaux observés, notamment en termes de perte de biodiversité ou de perturbation des écosystèmes.


Article 12
🖋️Adopté
Loïc Kervran
16 avr. 2026
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

« Après l’article L. 2161‑1 du code de la défense, il est inséré un article L. 2161‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 2161‑1‑1. — I. – Les véhicules des armées et des services relevant du ministère de la défense ne peuvent se voir opposer les mesures de police administrative restreignant ou interdisant leur circulation en raison de conditions climatiques, lorsque cette circulation est nécessaire à l’exécution des exercices de tirs, marches, manœuvres ou opérations d’ensemble mentionnés à l’article L. 2161‑1.

« II. – Préalablement à tout mouvement effectué en application du I, l’autorité militaire compétente informe les autorités de police de la circulation concernées, en précisant les itinéraires empruntés et la durée prévisible des mouvements. En cas d’urgence opérationnelle, cette information est transmise sans délai et par tout moyen disponible.

« III. – Les dispositions du I ne font pas obstacle aux mesures de coordination que l’autorité militaire et les autorités de police de la circulation compétentes peuvent conjointement adopter pour assurer la sécurité des usagers de la voie publique, dès lors que ces mesures ne compromettent pas l’exécution des exercices mentionnés au même alinéa.

« Un arrêté conjoint du ministre de la défense et du ministre de l’intérieur fixe les modalités d’application du présent article, notamment les conditions de l’information des autorités de police de la circulation et les catégories de véhicules concernés. »

🖋️Adopté
Natalia Pouzyreff
17 avr. 2026
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Le rapport annuel du Gouvernement sur le bilan de l’exécution de la programmation militaire, prévu à l’alinéa 2 de l’article 9 de la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, inclut une information sur la mise en œuvre de « France Munitions ».

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
17 avr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
17 avr. 2026

Après les mots :

« besoins de la défense »,

supprimer la fin de l’alinéa 2. 

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 2 par l’alinéa suivant : 

« II. – La notion d’« intérêts de la politique spatiale » est précisée par décret en Conseil d’État. Cette définition en délimite strictement le périmètre aux seules activités présentant un lien direct, nécessaire et proportionné avec la défense nationale ou la politique spatiale française. »

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 2 par l’alinéa suivant :

« Les opérations mentionnées au présent article ne peuvent faire l’objet de cette procédure lorsqu’elles ont un impact significatif sur l’environnement, les ressources disponibles, la survie des espèces, le développement du territoire, ou la santé de la population, sans qu’aient été mises en œuvre des procédures effectives de participation du public, conformément à l’article L. 120‑1 du code de l’environnement. Ainsi, une étude d’impact environnementale publique et transparente est menée avant chaque aménagement. »

🖋️Non soutenu
Philippe Gosselin
16 avr. 2026
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 1111‑7 du code des transports, il est inséré un article L. 1111‑8 ainsi rédigé :

« Art. L. 1111‑8. – I. – L’État veille à intégrer les exigences de mobilité militaire et de résilience des infrastructures critiques dans la planification, la programmation et la réalisation des grandes infrastructures de transport.

« À ce titre, les projets d’infrastructures ferroviaires structurantes présentant un intérêt stratégique national ou européen peuvent être qualifiés d’infrastructures à usage dual, civil et militaire.

« Cette qualification permet notamment de mobiliser des financements nationaux et européens dédiés au renforcement des capacités de défense, en particulier dans le cadre des dispositifs européens de mobilité militaire mentionnés au règlement (UE) 2021/1153 du Parlement européen et du Conseil du 7 juillet 2021établissant le mécanisme pour l’interconnexion en Europe et abrogeant les règlements (UE) no 1316/2013 et (UE) no 283/2014.

« Un décret en Conseil d’État précise les critères d’identification de ces infrastructures, notamment leur contribution à la continuité logistique, à la projection des forces et à la résilience territoriale.

« II. – Dans le cadre de cette stratégie, un décret en Conseil d’État identifie, parmi les infrastructures mentionnées au I, celles présentant un intérêt stratégique prioritaire pour la défense nationale, en tenant compte de leur contribution à la mobilité militaire, à la continuité logistique et à la résilience des territoires. »

🖋️Non soutenu
Philippe Gosselin
16 avr. 2026
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Sont qualifiées d’infrastructures d’intérêt stratégique les infrastructures concourant à la continuité des activités essentielles de la Nation, notamment dans les domaines de l’énergie, du nucléaire, des transports, des infrastructures portuaires, industrielles et des communications électroniques.

Ces infrastructures peuvent faire l’objet de procédures administratives adaptées et accélérées pour leur implantation, leur modernisation ou leur sécurisation.

🖋️Non soutenu
Philippe Gosselin
16 avr. 2026
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Une attention particulière est portée aux infrastructures situées sur les façades maritimes présentant des enjeux énergétiques, industriels ou logistiques majeurs pour la Nation.

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
17 avr. 2026
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le renforcement du Centre spatial guyanais et sur la possibilité d’en faire un port spatial pleinement souverain, entretenu et financé dans son intégralité par la France.

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
17 avr. 2026
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité de créer une université francophone de l’espace à Kourou, en mobilisant les centres spatiaux universitaires existants, en codéveloppement avec les habitants et en lien avec l’université de Guyane.

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
17 avr. 2026
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport portant sur les conséquences des activités spatiales en Guyane ainsi que sur le développement du Centre spatial guyanais, en particulier en matière environnementale, sanitaire, économique et sur le cadre de vie des populations locales. Ce rapport évalue également les conséquences cumulatives de ces activités sur les écosystèmes et la biodiversité du territoire. Il présente, le cas échéant, les modalités de réparation, de compensation ou de réduction des conséquences identifiées au bénéfice des populations concernées et du territoire guyanais.


Article 13
🖋️Adopté
Yannick Chenevard
18 avr. 2026

Au début de l’alinéa 3 après le mot : 

« I, » 

insérer les mots : 

« les mots : « aux II et III » sont remplacés par les mots : « au II ».

🖋️Adopté
Guillaume Garot
17 avr. 2026

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« b bis) Au même 2°, après le mot : « biologique », sont insérés les mots : « , y compris issu de modifications génétiques ou de biotechnologies, ». »

🖋️Adopté
Yannick Chenevard
18 avr. 2026

À l’alinéa 23, supprimer le mot : 

« dûment ».

🖋️Adopté
Yannick Chenevard
18 avr. 2026

À l’alinéa 24, supprimer les mots : 

« de crise ».

🖋️Adopté
Yannick Chenevard
18 avr. 2026

Après l’alinéa 27, insérer l’alinéa suivant :

« 6° À l’article L. 5124‑20, les mots : « au II et au III de l’article L. 5124‑8 » sont remplacés par les mots : « au II de l’article 5124‑8 ». »

🖋️Rejeté
Guillaume Garot
17 avr. 2026
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Chaque année, avant le 1er juillet, le Gouvernement remet aux commissions permanentes chargées de la défense de l’Assemblée nationale et du Sénat un rapport portant sur les programmes de recherche et les capacités opérationnelles développés par le service de santé des armées en application des articles L. 3135‑1 et L. 5124‑8 du code de la santé publique. Ce rapport porte notamment sur les autorisations temporaires accordées à des établissements non pharmaceutiques, les agents biologiques ou biotechnologiques concernés, ainsi que les garanties mises en œuvre pour assurer la compatibilité de ces activités avec les engagements internationaux de la France.

🖋️Rejeté
Guillaume Garot
17 avr. 2026
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’application de la feuille de route du service de santé des armées, évaluant notamment la préservation du maillage territorial en métropole et dans les collectivités mentionnées à l’article 72‑3 de la Constitution, l’activité hospitalière des hôpitaux d’instruction des armées et les capacités de projection du service de santé des armées.


Article 14
🖋️Adopté
Jean-Louis Thiériot
17 avr. 2026

À l’alinéa 9, substituer aux mots :

« alinéas précédents » 

les mots :

« cinq premiers alinéas du point II ».

🖋️Rejeté
Édouard Bénard
17 avr. 2026

À l’alinéa 4, supprimer les mots : 

« , ainsi que, le cas échéant, leurs prestataires ou sous-traitants ».

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

À l’alinéa 4, après le mot :

« neutraliser »,

insérer les mots :

« par des moyens non létaux ».

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 6, insérer l'alinéa suivant :

« Les agents exerçant une activité mentionnée à l'article L. 611-1 ne peuvent utiliser les dispositifs mentionnés au présent II s’ils sont employés par un opérateur public mentionné aux articles L. 1332 1 et L. 1332 2 du code de la défense. »

🖋️Rejeté
Sophie Errante
17 avr. 2026

Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant :

« Afin de garantir la continuité des activités essentielles à la défense et à la sécurité nationale, notamment en situation de crise ou d’alerte, et de répondre efficacement aux délais attendus, notamment de fabrication, ce décret précise les conditions pour que ces habilitations soient rendues dans un délai plus rapide que celui qui est habituel. Ces modalités accélérées, applicables notamment aux personnels des entreprises sous-traitantes intervenant dans des activités essentielles à la défense et à la sécurité nationale, garantissent le maintien des exigences de sécurité et de contrôle, tout en permettant une réduction des délais d’instruction compatible avec les impératifs opérationnels. »

🖋️Rejeté
Édouard Bénard
17 avr. 2026

Supprimer l’alinéa 14.


Article 15
🖋️Adopté
Julien Limongi
17 avr. 2026

Après l’alinéa 8, insérer les deux alinéas suivants :

« c) Après le troisième alinéa de l’article L. 1335‑3, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’État peut conclure, en amont des situations mentionnées au présent article, des conventions avec les opérateurs de navires de transport ou de services afin de garantir la disponibilité, la préparation et les conditions d’emploi de ces moyens, notamment pour les activités présentant un caractère stratégique. »

🖋️Irrecevable
Philippe Gosselin
16 avr. 2026
Après l'article 15, insérer l'article suivant:

Les politiques d’aménagement et de développement des infrastructures de transport prennent en compte les objectifs de continuité des chaînes logistiques, de sécurité des approvisionnements et de résilience des territoires.


Article 16
🖋️Adopté
Josy Poueyto
17 avr. 2026

Après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants : 

« 2° L’article 4 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le procureur de la République et la juridiction d’instruction compétents en application du code de la défense ou du code de procédure pénale exercent une compétence concurrente à celle qui résulte de l’application du premier alinéa du présent article pour l’enquête, l’instruction et la poursuite des délits maritimes prévus aux articles L. 5223‑1 et L. 5223‑2 du code des transports lorsqu’ils sont connexes, au sens de l’article 203 du code de procédure pénale, à une infraction prévue par le livre V de la partie 1 du code de la défense relative à l’action de l’État en mer ou par le code pénal. »


Article 17
🖋️Adopté
Sacha Houlié
12 avr. 2026

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :

« Lorsque les éléments d’information sont anciens ou lorsque l’agent n’est plus en fonction et jusqu’à l’expiration de ce délai de dix années, il est tenu compte pour l’appréciation de l’application des dispositions du II du présent article des effets de l’écoulement du temps. »

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
14 avr. 2026

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Le silence gardé à l’issue du délai de préavis mentionné au premier alinéa du présent I vaut absence d’opposition à la publication. »

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
13 avr. 2026

À la première phrase de l’alinéa 5, après le mot :

« toute », 

insérer les mots : 

« publication, diffusion ou ». 

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
13 avr. 2026

À la seconde phrase de l’alinéa 5, substituer aux mots :

« sa part »

les mots :

« la part de l’auteur ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
14 avr. 2026

I. – À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« la personne intéressée » 

les mots :

« l’auteur ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« mise »

le mot :

« mis ».

🖋️Adopté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

À l’alinéa 7, supprimer les mots : 

« d’un an d’emprisonnement et ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :

« Lorsque les éléments d’information sont anciens ou lorsque l’agent n’est plus en fonction et jusqu’à l’expiration de ce délai de dix années, il est tenu compte pour l’appréciation de l’application du II du présent article des effets de l’écoulement du temps. »

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Le silence gardé à l’issue du délai de préavis mentionné au premier alinéa du présent I vaut absence d’opposition à la publication. »

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

À la première phrase de l’alinéa 5, après le mot :

« toute », 

insérer les mots : 

« publication, diffusion ou ». 

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

À la seconde phrase de l’alinéa 5, substituer aux mots :

« sa part »

les mots :

« la part de l’auteur ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

I. – À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« la personne intéressée » 

les mots :

« l’auteur ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« mise »

le mot :

« mis ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

À l’alinéa 7, supprimer les mots : 

« d’un an d’emprisonnement et ».

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

À la première phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« articles L. 112‑1, L. 112‑2 et L. 112‑3 » 

les mots : 

« 1°, 2° et 6° de l’article L. 112‑2 ».

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

À la première phrase de l’alinéa 4, après le mot : 

« services »,

insérer les mots : 

« et révèle des méthodes, des procédures ou des capacités techniques sensibles, non accessibles au public, dont la divulgation est susceptible de nuire à l’efficacité des missions de ces services ».

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

À la seconde phrase de l’alinéa 4, substituer au mot : 

« dix »

le mot : 

« cinq ».

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant : 

« L’obligation de déclaration prévue au présent I n’est pas applicable lorsque l’œuvre a pour objet la divulgation publique d’informations mentionnées au I de l’article 6 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique et réalisée dans les conditions prévues au III de l’article 8 de la loi précitée. Cette exemption ne s’applique pas aux faits, informations ou documents mentionnés au II du même article 6. »

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 6 :

« La mise en demeure mentionnée au premier alinéa du présent II et la décision d’opposition n’interviennent qu’à l’issue d’une procédure contradictoire permettant à la personne intéressée de présenter des observations écrites et, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un avocat. »

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« La mise en demeure de modifier l’œuvre ou l’opposition à sa communication ne peut faire obstacle à la divulgation publique d’informations mentionnées au I de l’article 6 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique et réalisée dans les conditions prévues au III de l’article 8 de la même loi. Cette interdiction ne s’applique pas aux faits, informations ou documents mentionnés au II du même article 6. »

🖋️Rejeté
Sabine Thillaye
14 avr. 2026

À l’alinéa 7, substituer au montant :

« 3 750 euros »

le montant :

« 25 000 euros ».

🖋️Rejeté
Sacha Houlié
12 avr. 2026

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« III bis. – Les dispositions du présent article s’appliquent également à l’agent visé au I du même article qui est le sujet principal d’une œuvre de l’esprit à laquelle il a collaboré sans en être directement l’auteur. »

🖋️Tombé
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 5 :

« II. – À compter de la réception de la déclaration et de l’œuvre ou des éléments d’information mentionnés au I, le ministre dispose d’un délai de soixante jours pour notifier ses observations à l’auteur. À l’expiration de ce délai, son silence vaut absence d’opposition à la publication ou à la diffusion de l’œuvre. »


Article 18
🖋️Adopté
Sacha Houlié
12 avr. 2026

À l’alinéa 3 après le mot :

« sont »,

insérer le mot :

« strictement ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
13 avr. 2026

À l’alinéa 9, substituer au mot :

« retenus »

les mots :

« mentionnés au présent article ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
14 avr. 2026

I. – Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 10.

II. – En conséquence, après le même alinéa, insérer l’alinéa suivant : 

« Si l’avis de la commission n’est pas transmis au Premier ministre dans les délais mentionnés aux premier et deuxième alinéas du présent IV, celui‑ci peut délivrer l’autorisation, qui ne peut toutefois être exécutée avant que le Conseil d’État, immédiatement saisi dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article L. 821‑1, ait statué dans les conditions prévues aux deuxième et troisième alinéas du même article. »

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
14 avr. 2026

Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant :

« Si, à l'occasion d'une demande de renouvellement, les paramètres de conception ne sont pas strictement identiques et présentent une modification importante, alors la demande d'autorisation doit être examinée par la commission dans les mêmes conditions que pour une première demande. »

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
13 avr. 2026

Au début de la première phrase de l’alinéa 34, substituer à la première occurrence du mot :

« Au »

les mots :

« Avant le ».

🖋️Adopté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

Compléter l’alinéa 34 par la phrase suivante : 

« Une version de ces rapports comportant les exemples de mise en œuvre des algorithmes est transmise à la délégation parlementaire au renseignement. »

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

À l’alinéa 3 après le mot :

« sont »,

insérer le mot :

« strictement ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

À l’alinéa 9, substituer au mot :

« retenus »

les mots :

« mentionnés au présent article ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

I. – Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 10.

II. – En conséquence, après le même alinéa, insérer l’alinéa suivant : 

« Si l’avis de la commission n’est pas transmis au Premier ministre dans les délais mentionnés aux premier et deuxième alinéas du présent IV, celui‑ci peut délivrer l’autorisation, qui ne peut toutefois être exécutée avant que le Conseil d’État, immédiatement saisi dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article L. 821‑1, ait statué dans les conditions prévues aux deuxième et troisième alinéas du même article. »

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant :

« Si, à l'occasion d'une demande de renouvellement, les paramètres de conception ne sont pas strictement identiques et présentent une modification importante, alors la demande d'autorisation doit être examinée par la commission dans les mêmes conditions que pour une première demande. »

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

Au début de la première phrase de l’alinéa 34, substituer à la première occurrence du mot :

« Au »

les mots :

« Avant le ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

Compléter l’alinéa 34 par la phrase suivante : 

« Une version de ces rapports comportant les exemples de mise en œuvre des algorithmes est transmise à la délégation parlementaire au renseignement. »

🖋️Rejeté
Pouria Amirshahi
13 avr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
13 avr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

I. – À l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« , 4° et 6° »

les mots : 

« et 4° ». 

II. – En conséquence, après le mot : 

« étrangères »,

rédiger ainsi la fin du même alinéa : 

« et des menaces pour la défense nationale. ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 24, substituer aux mots : 

« , 4° et 6° »

les mots : 

« et 4° ». 

IV. – En conséquence, à l’alinéa 25, substituer aux mots : 

« , des menaces pour la défense nationale, des menaces terroristes ou des menaces relatives à la criminalité organisée et à la délinquance organisée portant sur des délits punis de dix ans d’emprisonnement en tant qu’elles concernent le trafic de stupéfiants, le trafic d’armes et de produits explosifs, l’importation et l’exportation de ces marchandises prohibées ainsi que le blanchiment et le recel du produit, des revenus et des choses provenant de ces infractions »

les mots : 

« et des menaces pour la défense nationale ». 

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

À l’alinéa 6, substituer au mot : 

« rapport »

les mots : 

« lien direct ».

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« raisons sérieuses de penser qu’elles sont utilisées à des fins d’ingérence ou de menace »

les mots :

« éléments objectifs et circonstanciés permettant d’établir un lien avec les ingérences ou menaces ».

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

Supprimer l'alinéa 8.

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

I. – À l’alinéa 9, substituer aux mots :

« rend un avis au Premier ministre »

les mots :

« autorise ou refuse la mise en œuvre du traitement ».

II. – En conséquence, rédiger ainsi la seconde phrase de l’alinéa 10 : 

« À défaut d’autorisation dans ce délai, la demande est réputée rejetée. »

III. – En conséquence, à l’alinéa 11, substituer au mot :

« rend »

les mots :

« autorise ou refuse ».

IV. – En conséquence, compléter l’alinéa 15 par la phrase suivante :

« Elle peut également suspendre l’autorisation de traitements automatisés ou y mettre fin à tout moment si elle constate une utilisation contraire au présent article. »

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

I. – À la fin de la première phrase de l’alinéa 34, substituer aux mots : 

« et des menaces pour la défense nationale »

les mots : 

« , des menaces pour la défense nationale et des menaces terroristes ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à la seconde phrase du même alinéa. 

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

Compléter cet article par les cinq alinéas suivants : 

« V . – Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport détaillant les conditions techniques de mise en œuvre des traitements automatisés mentionnés au présent article.

« Ce rapport précise notamment :

« 1° Les modalités de collecte et d’acheminement des données vers le service mentionné au IV de l’article L. 851‑3 du code de la sécurité intérieure ;

« 2° Les volumes de données concernés par ces traitements ;

« 3° Les garanties techniques mises en œuvre afin de limiter la collecte aux seules données strictement nécessaires à la finalité poursuivie. »

🖋️Irrecevable
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Article 19
🖋️Adopté
Sabine Thillaye
13 avr. 2026

I. – À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« au sein de »

les mots :

« dans des ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après la première occurrence du mot : 

« ou »,

insérer les mots :

« sur des ».

III. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« au sein de »

les mots :

« dans des ».

IV. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, après le mot :

« ou »,

insérer les mots :

« sur des ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
13 avr. 2026

I. – À l’alinéa 1, substituer au mot :

« restriction »

le mot :

« interdiction ».

II. – En conséquence, au même alinéa, supprimer le mot :

« respectivement ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
13 avr. 2026

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« à ces locaux et terrains »

les mots :

« aux locaux et aux terrains mentionnés au premier alinéa du présent I ».

🖋️Adopté
Constance Le Grip
14 avr. 2026

À l’alinéa 20, substituer aux mots :

 « trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende »

les mots :

 « cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
13 avr. 2026

I. – À la première phrase de l’alinéa 10, substituer au mot :

« ses »

le mot :

« les ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, substituer aux mots :

« durant les cinq années suivant »

les mots :

« pendant un délai de cinq ans à compter de ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
14 avr. 2026

Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant :

« Le silence gardé à l’issue d’un délai fixé par décret vaut absence d'opposition à l'exercice de l'activité. »

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
14 avr. 2026

À l’alinéa 13, substituer aux mots :

« à titre accessoire »

les mots :

« soit à titre accessoire, soit ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
13 avr. 2026

.À la fin de l’alinéa 19, substituer aux mots :

« l’intéressé »

les mots :

« la personne ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
13 avr. 2026

.À l’alinéa 23, après le mot : 

« sein », 

insérer les mots :

« d’États membres ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

I. – À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« au sein de »

les mots :

« dans des ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après la première occurrence du mot : 

« ou »,

insérer les mots :

« sur des ».

III. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« au sein de »

les mots :

« dans des ».

IV. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, après le mot :

« ou »,

insérer les mots :

« sur des ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

I. – À l’alinéa 1, substituer au mot :

« restriction »

le mot :

« interdiction ».

II. – En conséquence, au même alinéa, supprimer le mot :

« respectivement ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« à ces locaux et terrains »

les mots :

« aux locaux et aux terrains mentionnés au premier alinéa du présent I ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

I. – À la première phrase de l’alinéa 10, substituer au mot :

« ses »

le mot :

« les ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa, substituer aux mots :

« durant les cinq années suivant »

les mots :

« pendant un délai de cinq ans à compter de ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant :

« Le silence gardé à l’issue d’un délai fixé par décret vaut absence d'opposition à l'exercice de l'activité. »

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

À l’alinéa 13, substituer aux mots :

« à titre accessoire ou »

les mots :

« soit à titre accessoire, soit ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

À la fin de l’alinéa 19, substituer aux mots :

« l’intéressé »

les mots :

« la personne ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
15 avr. 2026

À l’alinéa 23, après le mot : 

« sein », 

insérer les mots :

« d’États membres ».

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
13 avr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Sacha Houlié
12 avr. 2026

I. – À l’alinéa 1, substituer à la deuxième occurrence du mot : 

« ou »

le signe : 

« , ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot : 

« vecteurs »,

insérer les mots : 

« ou d’atténuer les capacités stratégiques militaires de la France ».

🖋️Rejeté
Jérémie Iordanoff
13 avr. 2026

Compléter la dernière phrase de l’alinéa 8 par les mots : 

« , après une procédure contradictoire, de la décision prise ».

🖋️Rejeté
Sacha Houlié
12 avr. 2026

Supprimer les alinéas 22 à 24.

🖋️Irrecevable
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Article 21
🖋️Adopté
Sabine Thillaye
17 avr. 2026

À l’alinéa 16, substituer aux mots :

« et formations rattachées »

les mots :

« , les formations rattachées et les forces alliées transitant sur le territoire national, ».

🖋️Adopté
Yannick Chenevard
18 avr. 2026

Aux alinéas 21 et 22, substituer aux mots : 

« état d’alerte et de sécurité nationale » 

les mots :

« état d’alerte de sécurité nationale »

🖋️Adopté
Yannick Chenevard
17 avr. 2026

À l’alinéa 41 supprimer le mot : 

« préalablement ». 

🖋️Adopté
Lise Magnier
16 avr. 2026

Après le mot : 

« délai », 

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 55 :

« de la déclaration de l’état d’alerte de sécurité nationale et des mesures prises sur son fondement. »

🖋️Adopté
Josy Poueyto
17 avr. 2026

Compléter l'alinéa 55 par la phrase suivante :

« L’Assemblée Nationale et le Sénat peuvent requérir toute information complémentaire dans le cadre du contrôle et de l’évaluation de ces mesures. »

🖋️Rejeté
Cyrielle Chatelain
17 avr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Édouard Bénard
17 avr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

À la fin de l’alinéa 5, substituer aux mots :

« décret en conseil des ministres »

les mots :

« le vote d’une loi qui fixe sa durée ».

🖋️Rejeté
Cyrielle Chatelain
17 avr. 2026

À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« peut être déclaré, sur tout ou partie du territoire national, par décret en conseil des ministres »

les mots :

« ne peut être déclaré que s’il a été préalablement autorisé par une loi, sur tout ou partie du territoire national, ».

🖋️Rejeté
Matthieu Bloch
17 avr. 2026

Compléter l’alinéa 6 par les mots suivants : 

« ou la sécurité des infrastructures critiques, ou la préparation immédiate de la défense du territoire ».

🖋️Rejeté
Matthieu Bloch
17 avr. 2026

À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« de nature à justifier »

les mots :

« rendant nécessaire ».

🖋️Rejeté
Marie Récalde
17 avr. 2026

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant : 

« Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de déclarer l’état d’alerte de sécurité nationale, sur tout ou partie du territoire national, au plus tard trois jours après la publication du décret en conseil des ministres mentionné au premier alinéa du présent article. Cette information donne lieu à un débat qui est suivi d’un vote. »

🖋️Rejeté
Damien Girard
17 avr. 2026

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant : 

« Art. L. 2143‑1‑1. – Un comité de liaison permanent entre le Conseil d’État et la Cour de cassation est établi durant la période où l’état d’alerte de sécurité nationale est déclaré. »

🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

Supprimer l’alinéa 27. 

🖋️Rejeté
Édouard Bénard
17 avr. 2026

Supprimer l'alinéa 34.

🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

À la fin de l’alinéa 34, supprimer les mots : 

« et la protection en matière de santé et de sécurité au travail ».

🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

Après l’alinéa 38, insérer l’alinéa suivant : 

« III. – Les mesures prises en application du présent article et des articles L. 2151‑1 à L. 2151‑5 ne peuvent déroger aux principes généraux de prévention définis à l’article L. 4121‑2 du code du travail ni porter atteinte au droit à la protection de la santé physique et mentale des travailleurs. »

🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

I. – Au début de l’alinéa 39, ajouter le mot :

« Pour ».

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa, substituer aux mots :

« sont dispensés des obligations de consultation résultant de dispositions législatives ou réglementaires »

les mots :

 « , les délais et modalités des consultations obligatoires résultant de dispositions législatives ou réglementaires peuvent être adaptés par un décret en Conseil d’État pris après consultation des organisations représentatives des salariés ».

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

À la première phrase de l’alinéa 56, substituer au mot :

« mois »

le mot :

« jours ».

🖋️Rejeté
Édouard Bénard
17 avr. 2026

À la première phrase de l’alinéa 56, substituer au mot :

« mois »

le mot :

« semaines ».

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

À la première phrase de l’alinéa 56, substituer au mot :

« mois »

le mot :

« semaines ».

🖋️Rejeté
Marie Récalde
17 avr. 2026

À la première première phrase de l’alinéa 56, substituer aux mots :

« de deux mois »

les mots :

« d’un mois ».

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

À la dernière phrase de l’alinéa 56, après le mot :

« ministres »,

insérer les mots :

« ou par une nouvelle loi ».

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
18 avr. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 56 :

« Une nouvelle loi peut mettre fin à l’état d’alerte de sécurité nationale avant l’expiration du délai fixé par la loi le déclenchant. »

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 56, insérer l’alinéa suivant :

« La loi portant prorogation de l’état d’alerte de sécurité nationale est caduque à l’issue d’un délai de quinze jours francs suivant la date de dissolution de l’Assemblée nationale. »

🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

Supprimer l'alinéa 62.

🖋️Non soutenu
Philippe Gosselin
16 avr. 2026
Après l'article 21, insérer l'article suivant:

L’État peut conclure avec les collectivités territoriales des contrats relatifs au développement, à la modernisation et à la résilience des infrastructures d’intérêt stratégique.

Ces contrats peuvent prévoir des engagements financiers, techniques et de coordination des politiques publiques entre l’État et les collectivités concernées.

🖋️Non soutenu
Philippe Gosselin
16 avr. 2026
Après l'article 21, insérer l'article suivant:

Un label « infrastructures de souveraineté » peut être attribué aux infrastructures présentant un caractère essentiel pour la continuité économique, énergétique ou stratégique de la Nation.

Ce label ouvre droit à un traitement prioritaire dans les procédures administratives et à un accompagnement renforcé de l’État.

🖋️Irrecevable
Philippe Gosselin
16 avr. 2026
Après l'article 21, insérer l'article suivant:

Les projets d’investissement concourant à la souveraineté énergétique, industrielle ou logistique peuvent être reconnus comme projets de souveraineté économique par l’autorité administrative compétente.

Cette reconnaissance ouvre droit à un accompagnement renforcé de l’État et à des procédures administratives simplifiées.


Article 22
🖋️Adopté
Arnaud Simion
17 avr. 2026

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« Ils prennent également en compte, lorsque la continuité effective de l’activité en dépend, les prestataires, les fournisseurs et les sous-traitants critiques dont la défaillance ou l’indisponibilité serait de nature à compromettre l’exécution des missions concernées. »

🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants : 

« 1° bis L’article L. 2151‑3 est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Les obligations pour les employés concernés résultant du recours à ce régime ouvrent droit à une compensation financière et à un repos compensateur spécifiques, à la charge de l’employeur, selon des modalités déterminées par un décret en Conseil d’État pris après consultation des organisations représentatives des salariés. »

🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant : 

« 1°bis Au troisième alinéa de l’article L. 2151‑1, après le mot : « asile », sont insérés les mots : « , sous réserve que leur état de santé le permette, ».

🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis Le dernier alinéa de l’article 2151‑1 est complété par la phrase suivante : 

« Ces obligations sont limitées à la durée strictement nécessaire à la continuité de l’activité et cessent de plein droit en même temps que cessent les circonstances mentionnées à l’article L. 2151‑2. »

🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

À l’alinéa 5, après le mot : 

« élaborer », 

insérer les mots : 

« , après information et consultation des instances représentatives du personnel compétentes, »

🖋️Rejeté
Arnaud Simion
17 avr. 2026

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« Ces plans font l’objet d’une actualisation régulière au regard de l’évolution des métiers en tension, des départs prévisibles, des besoins de transmission des savoir-faire et des difficultés de recrutement susceptibles d’affecter la continuité effective de l’activité. »

🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
17 avr. 2026

I. – À l’alinéa 6, après le mot : 

« notifier »,

insérer les mots :

« sans délai »

II. – En conséquence, compléter le même alinéa 6 par les mots : 

« , en mentionnant les obligations attachées à ce régime ».


Article 23
🖋️Adopté
Lise Magnier
16 avr. 2026

À la première phrase de l’alinéa 26, après la première occurrence du mot : 

« nationale », 

insérer les mots : 

« , les enjeux liés aux menaces hybrides, à la manipulation de l’information et aux ingérences étrangères ».

🖋️Adopté
Yannick Chenevard
17 avr. 2026

À l’alinéa 32, substituer aux mots : 

« réaliser le »

les mots : »

« participer au ».

🖋️Rejeté
Édouard Bénard
17 avr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Supprimer les alinéas 3, 6 et 17.

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Supprimer les alinéas 15 et 16.

🖋️Rejeté
Édouard Bénard
17 avr. 2026

Supprimer l’alinéa 16.

🖋️Rejeté
Sophie Errante
17 avr. 2026

I. – À l’alinéa 16, supprimer les mots :

« chaque année ».

II. – En conséquence, compléter cet alinéa par les mots :

« dans les meilleurs délais ou, au plus tard, dans les deux mois qui suivent tout changement ».

🖋️Rejeté
Anna Pic
17 avr. 2026

À l’alinéa 16, substituer aux mots :

« chaque année »

les mots : 

« tous les trois ans, sur sollicitation de l’administration compétente ».

🖋️Rejeté
Édouard Bénard
17 avr. 2026

Supprimer l’alinéa 27.

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Supprimer l’alinéa 27.

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Après l’alinéa 27, insérer les trois alinéas suivants :

« Le traitement, l’analyse et la conservation des informations recueillies dans le cadre du questionnaire mentionné au présent article relèvent exclusivement de l’État et de ses services compétents. Les données recueillies ne peuvent être utilisées à d’autres fins que celles strictement définies par le présent article, et notamment ne peuvent faire l’objet d’aucun détournement de finalité, ni être utilisées dans le cadre de procédures administratives ou judiciaires étrangères à l’objet du traitement.

« Ces missions ne peuvent être confiées, en tout ou partie, à un prestataire privé,et l’État doit garantir la souveraineté et la sécurité des données.

« Les données ainsi collectées, notamment celles relatives à l’état de santé et à l’engagement associatif des personnes concernées, sont soumises à un niveau élevé de protection. Leur accès est strictement limité aux personnels habilités de l’État, dans le respect des exigences de confidentialité et de sécurité propres aux missions de défense. »


Article 24
🖋️Adopté
Yannick Chenevard
20 avr. 2026

Après l’alinéa 12, insérer l’alinéa suivant :

« Les missions des volontaires du service national peuvent être définies par arrêté du ministre des Armées ».

🖋️Adopté
Yannick Chenevard
20 avr. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 34 : 

« 6° Au 3° de l’article L. 4145‑1, les mots : « des armées » sont remplacés par le mot : « militaires ».

🖋️Adopté
Yannick Chenevard
20 avr. 2026

Après l’alinéa 34, insérer l’alinéa suivant : 

« 7° Au 2° de l’article L. 4231‑1, les mots : « dans les armées » sont remplacés par le mot : « « militaire ».

🖋️Adopté
Anna Pic
17 avr. 2026
Après l'article 24, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la capacité de prise en charge par les forces armées des appelés du service national au sens de l’article L. 4132‑11‑1 du code de la défense, dans les trajectoires prévues par la présente loi.

Ce rapport détaille notamment : 

– les infrastructures d’accueil prévues ; 

– les capacités d’hébergement ; 

– les capacités d’encadrement, y compris le nombre de formateurs ;

– les prévisions ou les planifications d’emploi des appelés du service national volontaire ;

– l’articulation avec les autres dispositifs, notamment le service militaire adapté en outre-mer, et le service militaire volontaire ; 

– l’équipement disponible. 

🖋️Rejeté
Damien Girard
17 avr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Édouard Bénard
17 avr. 2026

Supprimer l’article 24.

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️Irrecevable
Matthieu Bloch
17 avr. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 13 :

« Les appelés du service national servent sur le territoire national et peuvent être engagés hors de celui-ci, à l’exception des zones de conflits, pour des missions de soutien sur des bases militaires françaises, sous réserve de leur consentement ou volontariat. »

🖋️Irrecevable
Lise Magnier
16 avr. 2026

Après la première occurrence du mot : 

« national », 

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 13 : 

« ne prennent part ni aux missions opérationnelles, ni aux opérations extérieures. »

🖋️Irrecevable
Matthieu Bloch
17 avr. 2026

I. – À la première phrase de l’alinéa 26 substituer aux mots :

« pour une durée de dix mois. »

les mots :

« pour une durée comprise entre six et douze mois, renouvelable une fois. »

II. – En conséquence, supprimer la deuxième phrase du même alinéa.

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026
Après l'article 24, insérer l'article suivant:

Dans les six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant les modalités de mise en œuvre d’une conscription citoyenne obligatoire et universelle pour tous les Français de moins de 25 ans.


Article 25
🖋️Adopté
Yannick Chenevard
18 avr. 2026

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le dernier alinéa de l’article L. 2171‑1 du code de la défense est remplacé par les dispositions suivantes :

« Il est constitué des réservistes de la réserve opérationnelle militaire, de la réserve opérationnelle de la police nationale, de la réserve sanitaire, de la réserve opérationnelle de l’administration des douanes et de la réserve opérationnelle pénitentiaire. » ;

« II. – L’article L. 132‑6 du code des douanes est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, après le mot : « ans », est inséré le mot : « , renouvelable »

2° Au second alinéa, après le mot : « disponibilité », le mot : « et » est remplacé par les mots : « , dont l’obligation de disponibilité applicable dans le cadre du dispositif de réserve de la sécurité nationale mentionné à l’article L. 2171‑1 du code de la défense, »

« III. – Au premier alinéa de l’article L. 411‑11 du code de la sécurité intérieure, après les mots : « entre un et cinq ans », il est inséré le mot : « , renouvelable, » et après les mots : « de disponibilité », sont insérés les mots : « dont l’obligation de disponibilité applicable dans le cadre du dispositif de réserve de sécurité nationale mentionné à l’article L. 2171‑1 du code de la défense ».

« IV. – Le 5° de l’article L. 3132‑3 du code de la santé publique est remplacé par les dispositions suivantes :

« 5° La durée et les clauses obligatoires, dont l’obligation de disponibilité applicable dans le cadre du dispositif de réserve de sécurité nationale mentionné à l’article L. 2171‑1 du code de la défense, du contrat d’engagement à servir dans la réserve, qui est renouvelable ; ».

« V. – Le code pénitentiaire est ainsi modifié :

« 1° Dans l’intitulé du chapitre IV du titre unique et aux articles L. 114‑1, L. 114‑2, L. 114‑4, L. 114‑5, L. 114‑6, les mots : « réserve civile » sont remplacés par les mots : « réserve opérationnelle » ;

« 2° La première phrase du troisième alinéa de l’article L. 114‑2 est complétée par les mots : « , qui définit notamment l’obligation de disponibilité applicable dans le cadre du dispositif de réserve de sécurité nationale mentionné à l’article L. 2171‑1 du code de la défense ».

« VI. – Le code général de la fonction publique est ainsi modifié :

« 1° L’article L. 644‑1 est ainsi modifié :

« a) Au 4°, le mot : « civile » est remplacé par le mot : « opérationnelle ; » ;

« b) Le 4° est complété par un 5° et un 6° ainsi rédigés :

« 5° Activité dans la réserve opérationnelle de l’administration des douanes d’une durée de quarante-cinq jours ; » ;

« 6° Activité dans la réserve opérationnelle pénitentiaire d’une durée de quarante-cinq jours. »

« 2° À l’article L. 644‑2, après le mot : « opérationnelle », sont insérés les mots : « mentionnée au 1° de l’article L. 644‑1 » ;

« 3° À l’article L. 644‑5, le mot : « civile » est remplacé par le mot : « opérationnelle ». 

« 4° Après l’article L. 644‑5, sont insérés deux articles ainsi rédigés :

« Art. L. 644‑6. – Le fonctionnaire bénéficiant d’un congé pour accomplir une activité dans la réserve opérationnelle de l’administration des douanes est soumis aux dispositions du chapitre II bis du titre II du code des douanes. »

« Art. L. 644‑7. – Le fonctionnaire bénéficiant d’un congé pour accomplir une activité dans la réserve opérationnelle pénitentiaire est soumis aux dispositions du chapitre IV du titre Ier du livre Ier du code pénitentiaire. »

« VII. – Le code du travail est ainsi modifié :

« 1° À l’article L. 3142‑89, après le mot : « militaire », sont ajoutés les mots : « , la réserve opérationnelle de l’administration des douanes, la réserve opérationnelle pénitentiaire » ;

« 2° Le premier alinéa de l’article L. 3142‑94‑2 est ainsi modifié :

« a) Après le mot : « militaire », sont ajoutés les mots : « , dans la réserve opérationnelle de l’administration des douanes, dans la réserve opérationnelle pénitentiaire » ;

« b) Après le mot : « entre », est ajouté le mot : « respectivement » ;

« c) Après le mot : « défense », sont ajoutés les mots : « , le ministre chargé du budget, le ministre de la justice ».

« 3° Au premier alinéa de l’article L. 3142‑94‑3, après le mot : « défense », sont ajoutés les mots : « , le ministre chargé du budget, le ministre de la justice » ;

« VIII. – Le deuxième paragraphe de l’article 1er de la loi n° 2017‑86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« 8° La réserve citoyenne diplomatique. »

🖋️Adopté
Jean-Michel Jacques
13 avr. 2026
Après l'article 25, insérer l'article suivant:

Après le 6° de l’article L. 4221‑1 du code de la défense, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« À la signature du contrat d’engagement à servir dans la réserve opérationnelle, une lettre d’information est envoyée systématiquement, sauf demande expresse du réserviste, par l’autorité compétente à l’employeur du réserviste. »

🖋️Adopté
Jean-Michel Jacques
13 avr. 2026
Après l'article 25, insérer l'article suivant:

I. – Après le 29° de l’article 81 du code général des impôts, il est inséré un 29° bis ainsi rédigé :

« 29° bis Les indemnités versées en application de l’article L. 4251‑1 du code de la défense ; »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Corinne Vignon
15 avr. 2026
Après l'article 25, insérer l'article suivant:

I. – Le code de la défense est ainsi modifié :

1° Le onzième alinéa de l’article L. 4211‑1 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Cette convention prévoit notamment des conditions d’accomplissement des activités de réservistes pendant la durée du contrat de travail plus avantageuses que celles prévues à l’article L. 4221‑4. »

2° Après l’article L. 4211‑8, il est inséré un nouvel article L. 4211‑9 ainsi rédigé :

« Art. L. 4211‑9. – Les entreprises ou organismes s’étant vus attribuer la qualité de « partenaire de la défense nationale » mentionné au deuxième alinéa du IV de l’article L. 4211‑1 bénéficient :

« 1° D’une valorisation de leur engagement lors de la passation des marchés publics mentionnés à l’article L. 1113‑1 du code de la commande publique, dans les conditions prévues par décret en Conseil d’État ;

« 2° D’une réduction d’impôt sur les sociétés assise sur les rémunérations maintenues aux salariés réservistes pendant leurs périodes de réserve excédant la durée minimale mentionnée à l’article L. 3142‑94‑2 du code du travail , selon les modalités fixées par la loi de finances annuelle ;

« 3° D’une reconnaissance de leur engagement comme indicateur de performance extra-financière au sens du règlement (UE) 2022/2464 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 modifiant le règlement (UE) no 537/2014 et les directives 2004/109/CE, 2006/43/CE et 2013/34/UE en ce qui concerne la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE).

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Corinne Vignon
15 avr. 2026
Après l'article 25, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 6313‑1 du code du travail est complété par un 5° ainsi rédigé :

« 5° Les actions accomplies dans le cadre du contrat d’engagement à servir dans la réserve opérationnelle prévu à l’article L. 4211‑1, dans la limite de la durée d’autorisation d’absence annuelle minimale mentionnée à l’article L. 3142‑94‑2 et sous réserve que ces actions comportent un volet de formation ou d’entraînement identifié dans les conditions prévues au II du présent article. »

II. – — Un décret précise :

« 1° La liste des activités de réserve éligibles au titre du 5° de l’article L. 6313‑1, notamment les formations initiales et continues, les stages de spécialité et les exercices de commandement ;

« 2° Les modalités de traçabilité et d’attestation permettant leur prise en charge, au titre des actions concourant au développement des compétences, par les opérateurs de compétences mentionnés à l’article L. 6332‑1 ;

« 3° Les conditions dans lesquelles ces activités s’articulent avec le plan de développement des compétences de l’entreprise tel que mentionné à l’article L. 6312‑1. »


Article 26
🖋️Irrecevable
Jean-Michel Jacques
16 avr. 2026

Rédiger ainsi l’article 26 :

« Au premier alinéa de l’article L. 311‑2 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, après les mots : « soit à des opérations ou à des missions menées conformément aux obligations et aux engagements internationaux de la France », sont insérés les mots : « ou à des missions de dissuasion nucléaire accomplies par les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins ». »

🖋️Irrecevable
Lise Magnier
16 avr. 2026

I. – Avant l’alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« IA. – L’article L. 311‑2 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Peuvent également prétendre à la qualité de combattant, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État, les militaires des forces armées françaises qui ont accompli des missions de dissuasion nucléaire à bord de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, sous réserve d’avoir effectué une durée minimale de service en patrouille de dissuasion océanique, fixée par ce même décret. »

II. – La perte de recettes résultant pour l’État du III du présent article est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services »

🖋️Irrecevable
Thibaut Monnier
17 avr. 2026
Après l'article 26, insérer l'article suivant:

I. – Après le 1° de l’article L. 513‑1 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, il est inséré un 1° bis ainsi rédigé :

« 1° bis D’un militaire décédé accidentellement sur le territoire national, lors d’un entraînement, ou d’un exercice en vue de l’obtention d’une qualification, ou d’un exercice de préparation d’opération extérieure, ou en mission intérieure, exécuté sur ordre et présentant une dangerosité ou un risque particulier. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts. »


Article 27
🖋️Adopté
Yannick Chenevard
17 avr. 2026

Après l’alinéa 17, insérer l’alinéa suivant :

« 8° bis Au premier alinéa de l’article L. 244‑1, les mots : « dits réservés » sont remplacés par les mots : « de reconnaissance nationale ».

🖋️Adopté
Yannick Chenevard
17 avr. 2026

Supprimer l’alinéa 19. 

🖋️Non soutenu
Matthieu Bloch
17 avr. 2026

Après l’alinéa 18, insérer les trois alinéas suivants :

« 8° bis L’article L. 242‑8 est rétabli dans la rédaction suivante :

« « Art. L. 242‑8. – Les bénéficiaires du présent dispositif disposent d’un accompagnement personnalisé à la reconversion. Des formations d’adaptation sont proposées afin de faciliter leur accès à l’emploi.

« « À compétences équivalentes, une priorité est accordée aux bénéficiaires du présent dispositif pour l’accès aux emplois publics. » »

🖋️Irrecevable
Pascal Jenft
17 avr. 2026
Après l'article 27, insérer l'article suivant:

Le chapitre IX du titre III du livre 1er de la partie 4 du code de la défense est complété par une section 5 ainsi rédigée :

« Section 5 : Statut Vétéran des Armées » 

« Art. L. 4140‑1. – Les militaires pouvant justifier d’au moins quinze années de service, au sens de l’article L. 4111‑2 du présent code, et n’ayant pas commis de faute grave, au sens de l’article L. 4137‑5 du présent code, bénéficient du statut de vétéran des armées.

« Une carte à puce mentionnant ce statut leur est remise.

« Art. L. 4140‑2. – Les vétérans des armées obtiennent la propriété de leur grade avec la mention « En retraite » ou « Honoraire ».

« Ils sont autorisés à porter l’uniforme pour tout événement concernant les armées.

« Art. L. 4140‑3. – Les vétérans des armées bénéficient de l’accès aux hôpitaux des armées, tels que définis à l’article L. 6147‑7 du code de la santé publique.

« Art. L. 4140‑4. – Les vétérans des armées peuvent demander à l’administration à être couverts par le régime de sécurité sociale des militaires tel que défini aux articles D. 713‑1 à D. 713‑25 du code de la sécurité sociale.

« Art. L. 4140‑5. – Les vétérans des armées bénéficient d’un accès libre aux musées des armées sur présentation de leur carte.

« Ils ont également accès aux cercles des armées, au sens de l’article R. 3412‑1 du présent code.

🖋️Irrecevable
Laurent Jacobelli
17 avr. 2026
Après l'article 27, insérer l'article suivant:

I. – Après l’article L. 311‑3 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, il est inséré un article L. 311‑3‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 311‑3‑1. – Il est institué une allocation forfaitaire exceptionnelle au bénéfice des anciens supplétifs de statut civil de droit commun ayant servi durant la guerre d’Algérie.

« Cette allocation est attribuée aux personnes remplissant les conditions suivantes :

« 1° Avoir déposé une demande ou un renouvellement de demande d’allocation de reconnaissance entre le 5 février 2011 et le 19 décembre 2013 ;

« 2° Ne pas avoir engagé, dans les délais prévus, de procédure contentieuse à la suite d’une décision explicite ou implicite de rejet de l’administration.

« Fixé à 4 195 euros, le montant de cette allocation est versé en une seule fois.

« Un décret précise les modalités d’application du présent article. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Michèle Martinez
17 avr. 2026
Après l'article 27, insérer l'article suivant:

Il est instauré un comité de personnalités qualifiées, parmi lesquelles des représentants d’associations défendant la mémoire des Harkis, chargé de proposer un lieu et des actions pour la création d’une Fondation nationale pour la mémoire des Harkis.

Il est chargé en outre de proposer les modalités de création de cette fondation, notamment son statut juridique, sa gouvernance et ses sources de financement.

Il remet ses conclusions au Gouvernement dans un délai de douze mois à compter de sa constitution. Un décret en Conseil d’État précise les conditions de sa composition et de son fonctionnement.


Article 28
🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026
Après l'article 28, insérer l'article suivant:

Le chapitre Ier du titre IV du livre Ier de la partie 4 du code de la défense est ainsi modifié :

1° L’article L. 4141‑1 est ainsi rédigé :

« Art. 4141‑1. – Les officiers généraux peuvent être en activité, en position de détachement, en non-activité ou hors cadres.

« Les officiers généraux peuvent être radiés des cadres. » ;

2° Les articles L. 4141‑3, L. 4141‑4 et L. 4141‑6 sont abrogés ;

3° La dernière phrase de l’article L. 4141‑7 est supprimée. 


Article 29
🖋️Rejeté
Anna Pic
17 avr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Anna Pic
17 avr. 2026
Après l'article 29, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation des perspectives d’alignement des régimes d’indemnisation entre les militaires et les fonctionnaires civils en cas d’accident de service.


Article 30
🖋️Irrecevable
Romain Tonussi
17 avr. 2026
Après l'article 30, insérer l'article suivant:

I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :

1° Le 1° de l’article 1382 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Ne sont pas regardées comme productives de revenus, pour l’application du présent 1°, les propriétés du ministère des Armées faisant l’objet d’une mise à disposition ou d’une convention d’occupation donnant lieu au versement d’une redevance, lorsque cette occupation est compatible avec une affectation à un service public ou à l’intérêt général et n’emporte ni désaffectation ni déclassement. »

2° Le 2° de l’article 1394 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Ne sont pas regardées comme productives de revenus, pour l’application du présent 2°, les propriétés du ministère des Armées faisant l’objet d’une mise à disposition ou d’une convention d’occupation donnant lieu au versement d’une redevance, lorsque cette occupation est compatible avec une affectation à un service public ou à l’intérêt général et n’emporte ni désaffectation ni déclassement. »

🖋️Irrecevable
Romain Tonussi
17 avr. 2026
Après l'article 30, insérer l'article suivant:

Le code général des impôts est ainsi modifié :

1° Le 1° de l’article 1382 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Lorsqu’une mise à disposition ou une convention d’occupation d’un bien bâti du ministère des Armées ne porte que sur une fraction de l’unité foncière, l’assiette de la taxe foncière est limitée à cette fraction effectivement occupée par le bénéficiaire de la mise à disposition ou de la convention. »

2° Le 2° de l’article 1394 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Lorsqu’une mise à disposition ou une convention d’occupation d’un bien non bâti ministère des Armées ne porte que sur une fraction de l’unité foncière, l’assiette de la taxe foncière est limitée à cette fraction effectivement occupée par le bénéficiaire de la mise à disposition ou de la convention. »

🖋️Irrecevable
Caroline Colombier
17 avr. 2026
Après l'article 30, insérer l'article suivant:

I. – Le code monétaire et financier est ainsi modifié :

1° Après la section 7 ter du chapitre Ier du titre II du livre II, est insérée une section 7 quater ainsi rédigée :

« Section 7 quater : Livret de défense et souveraineté

« Art. L. 221‑34‑5. – Le livret de défense et souveraineté est ouvert par les personnes physiques ayant leur domicile fiscal en France.

« Ce livret peut être proposé par un établissement de crédit ou une entreprise d’investissement qui s’engage à cet effet par convention avec l’État.

« Une même personne ne peut être titulaire que d’un seul livret. Un livret ne peut avoir qu’un seul titulaire.

« Le livret de défense et souveraineté peut recevoir des versements en numéraire à compter de son ouverture dans la limite d’un plafond fixé par arrêté du ministre chargé de l’économie.

« Le livret de défense et souveraineté est rémunéré au même taux et bénéficie des avantages fiscaux identiques à ceux du livret A, sauf en ce qui concerne les prélèvements sociaux prévus à l’article 136‑7 du code de la sécurité sociale, dont le bénéfice de l’exonération ne peut excéder trois années.

« Un décret en Conseil d’État détermine les modalités de fonctionnement du livret défense et souveraineté et notamment ses conditions d’ouverture et ses modalités de gestion.

« Art. L. 221‑34‑6. – Les versements dans un livret de défense et souveraineté sont affectés à l’acquisition de titres financiers contribuant au financement de l’industrie de défense française et aux industries mentionnées à l’article L. 811‑3 du code de la sécurité intérieure.

« Ils peuvent être, en vue de leur placement, centralisés en totalité ou en partie auprès d’un établissement public dans des conditions fixées par un décret en Conseil d’État.

« Les titres dans lesquels les fonds du livret de défense et souveraineté peuvent être investis, les principes d’allocation de l’épargne auquel il est soumis et les stratégies d’investissement qu’il peut proposer sont définis par arrêté conjoint du ministre chargé de l’économie et du ministre de la défense. » ;

2° Après l’article L. 221‑4, il est inséré un article L. 221‑4‑1 ainsi rédigé :

«  Art. L. 221‑4‑1. – Le plafond de versements du livret A est fixé à 20 000 euros.

« Le plafond de versements du livret de développement durable et solidaire est fixé à 10 000 euros.

« Les titulaires dont le montant d’un de ces livrets excède ces sommes voient l’excédent affecté sur un livret défense et souveraineté qui leur est ouvert de droit. Les intérêts excédentaires du livret concerné sont alors automatiquement versés sur le livret défense et souveraineté. »

3° Le titre IV du livre VII est ainsi modifié :

a) Après la sous‑section 1 bis de la section 2 du chapitre II, est insérée une sous‑section 1 ter ainsi rédigée :

« Sous‑section 1 ter

« Livret de défense et souveraineté

« Art. L. 742‑12‑2. – Sont applicables en Nouvelle‑Calédonie les articles mentionnés dans la colonne de gauche du tableau ci‑après, dans leur rédaction indiquée dans la colonne de droite du même tableau :

Articles applicablesDans leur rédaction issue de
L. 221 4 1 ; L. 221‑34‑5 et L. 221‑34‑6La loi du N° actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

b) Après la sous‑section 1 bis de la section 2 du chapitre III, est insérée une sous‑section 1 ter ainsi rédigée :

« Sous‑section 1 ter

« Livret de défense et souveraineté

« Art. L. 743‑12‑2. – Sont applicables en Polynésie française les articles mentionnés dans la colonne de gauche du tableau ci‑après, dans leur rédaction indiquée dans la colonne de droite du même tableau :


Articles applicables
Dans leur rédaction issue de
L. 221‑34‑5 et L. 221‑34‑6La loi du N° actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

c) Après la sous‑section 1 bis de la section 2 du chapitre IV est insérée une sous‑section 1 ter ainsi rédigée :

« Sous‑section 1 ter

« Livret de défense et souveraineté

« Art. L. 744‑11‑2. – Sont applicables dans les îles Wallis et Futuna les articles mentionnés dans la colonne de gauche du tableau ci‑après, dans leur rédaction indiquée dans la colonne de droite du même tableau :

Articles applicablesDans leur rédaction issue de
L. 221‑34‑5 et L. 221‑34‑6La loi du N° actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

II. – Après le 7° quater de l’article 157 du code général des impôts, il est inséré un 7° quinquies ainsi rédigé :

« 7° quinquies Les intérêts des sommes déposées sur les livrets de défense et souveraineté ouverts dans les conditions prévues aux articles L. 221‑34‑5 et L. 221‑34‑6 du code monétaire et financier ; ».

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

IV. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée, à due concurrence, par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

V. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

VI. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

VII. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée, à due concurrence, par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

VIII. – La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts. »

🖋️Irrecevable
Isabelle Santiago
17 avr. 2026
Après l'article 30, insérer l'article suivant:

I. – Le dispositif « Logement Défense » est réactivé au titre du plan Famille 2, afin de financer la construction et la rénovation de logements familiaux à proximité des zones d’implantation militaire.

II. – Le financement est assuré par :

1° Une enveloppe budgétaire dédiée, inscrite dans la mission « Défense » de la loi de programmation militaire ;

2° Des partenariats avec la Banque des Territoires et les collectivités territoriales concernées ;

3° Des appels à projets lancés par le ministre chargé des armées, en concertation avec les collectivités territoriales et les représentants de l’État dans ces collectivités.

III. – Les logements financés dans ce cadre sont attribués en priorité aux familles de militaires, selon des critères déterminés par décret.

IV. – Un rapport annuel, annexé au projet de loi de finances, présente l’avancement des opérations et les résultats obtenus.


Article 31
🖋️Adopté
Jean-Michel Jacques
13 avr. 2026
Après l'article 31, insérer l'article suivant:

Au IV de l’article L. 241‑3 du code de l’action sociale et des familles, les mots : « au 3° du I » sont remplacés par les mots : « aux 1°,2° et 3 du I », et les mots : « de stationnement » sont remplacés par les mots : « mobilité inclusion portant la mention invalidité, priorité ou stationnement ».

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Bastien Lachaud
17 avr. 2026

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Les ressources issues des subventions privées, de ses prises de participation, des dons issus de personnes morales privées et des recettes provenant de l’exercice de ses activités ne peuvent représenter plus de 10 % du montant total de ses ressources. »

🖋️Rejeté
Aurélien Saintoul
17 avr. 2026
Après l'article 31, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article L. 755‑1 du code de l’éducation, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’École polytechnique forme des élèves destinés au service de l’État. »


Article 33
🖋️Adopté
Anne-Laure Blin
16 avr. 2026
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport d’évaluation portant sur la simplification du cadre normatif et administratif applicable aux industries de défense. Ce rapport identifie les leviers de réduction des délais de production et les mesures de facilitation réglementaire nécessaires pour accélérer la remontée en puissance de la Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD).

🖋️Rejeté
Caroline Colombier
17 avr. 2026
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

L’article 411‑9 du code pénal est ainsi modifié : 

1° Au premier alinéa, le mot : « quinze » est remplacé par le mot : « vingt » et le montant « 225 000 euros » est remplacé par le montant : « 300 000 euros » ;

2° Au second alinéa, le mot : « vingt » est remplacé par le mot : « trente » et le montant « 300 000 euros » est remplacé par le montant : « 450 000 euros ».

🖋️Rejeté
Anne-Laure Blin
16 avr. 2026
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

I. – Au premier alinéa de l’article L. 3142‑89 du code du travail, le mot : « dix » est remplacé par le mot : « quinze ».

II. – En conséquence, au premier alinéa de l’article L. 411‑13 du code de la sécurité intérieure, le mot : « dix » est remplacé par le mot : « quinze ». 

🖋️Irrecevable
Karim Ben Cheikh
11 avr. 2026
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Avant le 31 décembre 2026, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les objectifs et les moyens du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères.

Après avoir analysé les transformations en cours des relations internationales, il détaille les principales orientations du ministère pour les cinq années à venir pour s’y adapter, notamment en ce qui concerne le déploiement du réseau diplomatique, la participation de la France aux organisations internationales, les actions de coopération en matière de sécurité et de défense, le développement de l’enseignement français à l’étranger, l’appui au réseau culturel et de coopération, l’accueil d’étudiants étrangers et l’aide publique au développement.

Le rapport présente également l’évolution envisagée des autorisations d’engagement et crédits de paiement, hors charges de pension, ainsi que des emplois du ministère sur la période 2027‑2031. Le périmètre budgétaire concerné intègre la mission Action extérieure de l’État et le programme 209 Solidarité à l’égard des pays en développement de la mission Aide publique au développement.

🖋️Non soutenu
Matthieu Bloch
16 avr. 2026
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un premier rapport faisant état de l’avancement de la coopération européenne visant à développer un missile balistique sol-sol conventionnel d’une portée classe 2 500 km avant la fin de la prochaine décennie. Ce rapport est ensuite actualisé et remis au Parlement chaque année. Ce rapport n’est pas rendu public.

🖋️Non soutenu
Matthieu Bloch
16 avr. 2026
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un premier rapport portant sur les contributions capacitaires des États européens bénéficiant de la dissuasion avancée de la France en Europe. Ce rapport est ensuite actualisé et remis au Parlement chaque année. Ce rapport n’est pas rendu public.

🖋️Rejeté
Anne-Laure Blin
16 avr. 2026
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement un rapport annuel sur le taux d’entraînement de nos forces armées.

🖋️Non soutenu
Matthieu Bloch
16 avr. 2026
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement un rapport chaque année sur les conséquences économiques, pour les petites et moyennes entreprises, des obligations liées à la constitution de stocks stratégiques prévues à l'article L1339-1 du code de la défense. Le rapport évalue l'opportunité de créer des dispositifs de compensations fiscales pour les petites et moyennes entreprises qui ont fait l'objet desdites obligations. Ce rapport n'est pas rendu public.

🖋️Irrecevable
Karim Ben Cheikh
11 avr. 2026
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Avant le 31 décembre 2026, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les objectifs et les moyens du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Ce rapport analyse les transformations en cours des relations internationales et détaille les principales orientations du ministère pour les cinq années à venir afin de s’y adapter, notamment en ce qui concerne le déploiement du réseau diplomatique, la participation de la France aux organisations internationales, les actions de coopération en matière de sécurité et de défense, le développement de l’enseignement du français à l’étranger, l’appui au réseau culturel et de coopération, l’accueil des étudiants étrangers et l’aide publique au développement.

Le rapport présente également l’évolution envisagée des autorisations d’engagement et des crédits de paiement, hors charges de pension, ainsi que des emplois du ministère sur la période 2027‑2031. Le périmètre budgétaire concerné intègre la mission « Action extérieure de l’État » et le programme 209 « Solidarité à l’égard des pays en développement » de la mission « Aide publique au développement ».

🖋️Rejeté
Michèle Martinez
17 avr. 2026
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la politique du logement menée au sein du ministère des Armées à destination des militaires, des personnels civils de la défense et de leurs familles.

Ce rapport dresse un état des lieux du parc de logements disponibles, analyse les besoins non satisfaits, évalue l’avancement et les résultats du plan « Ambition Logement » confié depuis le 1er janvier 2023 à la société Nové, et recense les difficultés rencontrées par les occupants de logements en cours de rénovation.

Il formule des préconisations en vue de renforcer l’attractivité et la fidélisation des personnels, en portant une attention particulière aux militaires du rang et aux agents de catégorie C. Il examine notamment l’opportunité de développer des partenariats avec les agences immobilières à proximité des emprises militaires ainsi que la création d’une bourse de logements dédiée.

Le rapport précise les besoins de financement nécessaires à la mise à niveau quantitative et qualitative du parc immobilier du ministère des Armées.

🖋️Rejeté
Catherine Rimbert
17 avr. 2026
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois, un rapport évaluant le niveau de dépendance de la France aux fournisseurs étrangers dans les domaines critiques de la défense, notamment en matière de systèmes d’armes, de composants stratégiques et de technologies sensibles. Ce rapport identifie les vulnérabilités majeures et propose les mesures nécessaires à leur réduction.

🖋️Rejeté
José Gonzalez
17 avr. 2026
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’évolution des reports de charges dans le cadre de l’exécution de la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030.

Ce rapport présente, pour chaque exercice budgétaire de la programmation, une trajectoire prévisionnelle des reports de charges, accompagnée d’une analyse des causes structurelles et conjoncturelles susceptibles de les aggraver.

Il précise les mesures envisagées par le Gouvernement pour contenir ces reports dans des limites compatibles avec la sincérité des budgets annuels et la soutenabilité de la programmation militaire.

🖋️Rejeté
José Gonzalez
17 avr. 2026
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les conditions et modalités d’une transformation du statut juridique de la composante hospitalière du Service de santé des armées.

Ce rapport étudie les conditions de création d’un ou plusieurs établissements publics autonomes chargés de porter la mission hospitalière des hôpitaux d’instruction des armées. Il compare les avantages et les limites respectifs d’un établissement public administratif de droit commun et d’un établissement public à statut sui generis, adapté aux spécificités du soutien sanitaire des forces armées.

Il analyse notamment les conditions permettant de préserver la priorité des missions militaires, de garantir la continuité du secret de la défense nationale, et d’assurer la soutenabilité financière de ce nouveau cadre, en tenant compte des modèles existants d’établissements publics sous tutelle du ministère des Armées.

Ce rapport est transmis aux commissions permanentes chargées de la défense nationale et des affaires sociales de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 18min.

Ainsi que le prévoit l’article 8 de la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, le présent projet de loi procède à l’actualisation de la programmation militaire 2024‑2030.

D’une part, il approuve un rapport annexé fixant les orientations relatives à la politique de défense pour la période considérée, et modifie la chronique des ressources financières de la mission « Défense » sur les années 2026 à 2030 et les évolutions d’effectifs associées. Ces dispositions font l’objet du premier titre du projet de loi.

D’autre part, le projet de loi contient des dispositions normatives qui traduisent les orientations du Gouvernement dans différents domaines de la politique de défense, qui découlent de la nécessité d’accélérer l’effort de réarmement dans un contexte caractérisé depuis 2023, par la dégradation de l’environnement stratégique international et la recrudescence des conflits armés. Dans ce contexte, le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) a organisé, de février à juin 2025, des travaux associant l’ensemble des ministères concernés, les commissions parlementaires chargées de la défense, la délégation parlementaire au renseignement, des associations d’élus et des chercheurs afin de réfléchir aux conséquences à tirer de l’évolution de l’environnement international. Produit de cette réflexion, l’actualisation de la Revue nationale stratégique (RNS) de 2022, publiée le 14 juillet 2025, tire les enseignements de ces transformations et propose les actions nécessaires pour adapter la défense au durcissement du contexte géostratégique. L’évolution des champs de conflictualité, combinée à une plus grande simultanéité et imbrication des crises, appellent une approche plus globale de la réponse nationale de défense et de sécurité. Le réarmement de la France doit, ainsi, aller de pair avec une plus forte promotion de notre résilience collective : il est indissociable d’un plus fort engagement des forces vives de notre pays et d’une réaffirmation du lien entre la Nation et les Armées.

Le titre Ier actualise la programmation militaire pour les années 2024 à 2030.

L’article 1er approuve le rapport annexé à la présente loi, qui fixe les orientations relatives à la politique de défense dans l’hexagone et en outre‑mer et les moyens qui lui sont consacrés au cours de la période 2026‑2030. Ce rapport actualise notamment les orientations en matière d’équipement des armées à l’horizon 2030 et 2035, et les traduit en besoins physico‑financiers programmés jusqu’en 2030, qui permettront notamment de doubler l’effort de défense en 2027 par rapport à celui de 2017.

L’article 2 présente une nouvelle programmation des ressources financières pour les années 2026 à 2030, destinée à accélérer l’effort de réarmement, pour répondre aux évolutions stratégiques intervenues depuis 2023. Après actualisation de la loi de programmation militaire, les ressources budgétaires de la mission « Défense », hors charges de pensions et à périmètre constant, intégreront 36 milliards d’euros de ressources supplémentaires réparties sur 2026‑2030 pour s’élever à 436 milliards d’euros courants sur la période 2024‑2030.

L’article 3 procède, en cohérence avec la nouvelle programmation, à la modification du montant de la provision annuelle au titre des surcoûts opérationnels.

L’article 4 procède à la modification de l’évolution prévisionnelle des effectifs entre 2026 et 2030, afin de garantir l’atteinte de la cible des effectifs fixée par la loi du 1er août 2023 à 275 000 équivalents temps plein en 2030. Cette cible intègrera les effectifs nécessaires pour l’encadrement du service national.

Le titre II vise à accélérer le réarmement en adaptant les pouvoirs économiques aux enjeux de la défense nationale, en améliorant l’encadrement des pratiques économiques et en sécurisant davantage les projets de défense.

L’article 5 entend prolonger la logique du dispositif introduit à l’article 49 de la loi de programmation militaire du 1er août 2023 concernant les stocks stratégiques et la priorisation de commandes, dans un contexte où l’anticipation du risque de pénuries devient un objectif majeur. Conformément aux recommandations de la Revue nationale stratégique (RNS) de juillet 2025 et aux retours d’expérience d’exercices menés par les forces armées (ORION 2023, HESTIA 2025), cet article étend la possibilité de contraindre les entreprises à constituer des stocks afin de garantir l’approvisionnement des forces armées et des formations rattachées en matériels de guerre et en équipements nécessaires au soutien logistique, énergétique et sanitaire. Par ailleurs, le dispositif visant à ordonner, à toute entreprise avec laquelle l’État a conclu un marché de défense ou de sécurité, la réalisation prioritaire de certaines prestations sur tout engagement contractuel, est élargi à toutes les entreprises titulaires d’un marché, qu’il s’agisse d’un marché de défense et de sécurité ou d’un marché de travaux, de fournitures ou de services. Cet article ouvre par ailleurs la possibilité, pour l’Economat des armées, d’ordonner une telle priorisation, dès lors qu’il est notamment chargé du réapprovisionnement des forces. Ces dispositifs demeurent assortis des mêmes garanties que celles prévues par l’article 49 de la loi du 1er août 2023.

L’article 6 permet à l’autorité administrative d’imposer, par arrêté, à un opérateur d’importance vitale (OIV) la constitution d’un stock minimal de toute matière, tout composant, toute rechange ou tout produit fini ou semi‑fini stratégique indispensable à la continuité de son activité d’importance vitale. Dans un contexte géostratégique particulièrement volatil, il est ainsi apparu nécessaire de renforcer la capacité de résilience des OIV face à la menace que peuvent représenter des ruptures d’approvisionnement, pouvant notamment résulter de chocs inflationnistes. Fondé sur des critères objectifs, à l’exemple de ce qui est prévu pour les entreprises de la base industrielle et technologique de défense (BITD), le volume du stock à constituer serait décidé par l’autorité administrative dans une limite équivalant à six mois d’activité et sa constitution ne pourrait faire l’objet d’une indemnisation.

L’article 7 substitue au système contractuel actuel, dont la pratique est complexe et incertaine, un régime légal de redevances à la charge des industriels de la défense, en cas d’exportation ou de transfert de technologies dont le développement a été, dans le cadre d’un marché de défense et de sécurité, financé sur fonds publics.

L’article 8 renforce les prérogatives des commissaires du Gouvernement, qui ont pour mission de veiller à la cohérence des orientations retenues par certaines entreprises dont l’activité revêt un caractère stratégique, avec les intérêts et les besoins exprimés par le Gouvernement dans leurs secteurs d’activité. Il met à jour, tout d’abord, le périmètre des entreprises pouvant être soumis à un tel contrôle. Il précise, ensuite, l’objectif assigné au contrôle des commissaires du Gouvernement. Il prévoit également leur participation aux instances de gouvernance et de surveillance des entreprises concernées et explicite le régime de confidentialité des informations recueillies par ces derniers. Enfin, cet article renforce le régime de sanctions prévues en cas de refus des entreprises de communiquer des informations sollicitées par les commissaires du Gouvernement.

L’article 9 modernise le dispositif de contrôle des coûts permettant à l’État d’éviter une hausse injustifiée des prix négociés avec les entreprises en situation de monopole. Cet article unifie en un seul dispositif les régimes de contrôle a priori et a posteriori du coût de revient et l’étend, au‑delà du titulaire, aux soumissionnaires, aux entreprises liées et aux sous‑contractants. Cette nouvelle procédure permettra d’accélérer les opérations de vérification des offres et de mieux s’assurer de la pertinence des prix.

L’article 10 élargit le champ des personnes autorisées à conclure des marchés de défense ou de sécurité : il y inclut les personnes morales de droit privé ayant la qualité de pouvoir adjudicateur qui, pour l’exercice d’une activité liée à la défense nationale, effectuée dans le cadre de l’assistance à un État partenaire et portant sur la formation, l’entraînement, le maintien en condition opérationnelle ou le soutien, sont titulaires de droits exclusifs ou de droits spéciaux.

L’effort de défense implique de simplifier et d’accélérer la conduite des projets du ministère des armées, tant pour l’accueil rapide de ces nouvelles capacités ou capacités complémentaires, que pour l’intensification de ses missions. À cette fin, l’article 11 permet aux projets de défense de bénéficier de l’autorisation environnementale unique. Cette mesure permettra une simplification des procédures pour le ministère en tant qu’exploitant et une réduction des délais pour les pétitionnaires.

L’article 12 ouvre la possibilité pour les opérations relatives à un ouvrage, une installation, une construction, un aménagement ou une activité concernant le Centre spatial guyanais, et qui répondent uniquement aux besoins de la défense et aux intérêts de la politique spatiale, d’être qualifiées d’opération sensible intéressant la défense nationale. Le centre, dont la sensibilité est particulièrement importante, reste en effet à ce jour l’unique base de lancement européenne d’où peuvent décoller des lanceurs de gamme moyenne et lourde. Il contribue ainsi à consolider la capacité européenne d’accès autonome à l’espace et la poursuite des coopérations internationales avec les partenaires étrangers.

Les dispositions du titre III ont pour objet de renforcer la résilience.

L’article 13 élargit la liste des organismes du service de santé des armées compétents, en cas de menace pour la défense et la sécurité nationale ou de contamination et d’exposition aux agents nucléaires, radiologiques, biologiques ou chimiques suspectée ou avérée, pour distribuer des produits de santé non soumis à autorisation de mise sur le marché aux pharmaciens et médecins chargés de leur utilisation. Il ajoute le centre de transfusion sanguine des armées à la liste des établissements du service de santé des armées pouvant fabriquer des médicaments auxquels s’applique le régime d’exemption d’autorisation de mise sur le marché. Il étend également les possibilités de sous‑traitance pour la fabrication de ces médicaments sans autorisation de mise sur le marché. Il prévoit, enfin, la possibilité pour le service de santé des armées de faire appel, dans le cadre de la sous‑traitance, à des établissements pharmaceutiques et non pharmaceutiques sous réserve que ces derniers bénéficient d’une autorisation préalable et temporaire délivrée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

L’article 14 contribue au renforcement de la lutte anti‑drones, en permettant à certains opérateurs d’importance vitale désignés par arrêté du Premier ministre, de recourir, dans certaines circonstances, à des dispositifs de brouillage et de neutralisation de drones. En outre, les opérateurs pourront avoir recours à des sous‑traitants et prestataires pour exercer cette faculté de neutralisation. Celle‑ci s’exercerait dans un cadre strict, fondé sur la fourniture par l’opérateur d’un plan détaillant les modalités d’emploi, et prévoyant en particulier l’information systématique des services de l’État et de l’autorité judiciaire en cas d’usage des dispositifs concernés. Les conditions de mise en œuvre de ces dispositions seront précisées par décret en Conseil d’État, en établissant notamment un cadre adapté de formation des agents désignés.

L’article 15 étend le dispositif de transport maritime d’intérêt national, actuellement limité aux seules activités de transport, en y incluant les navires de services, afin de mettre l’ensemble de leurs activités et capacités au profit des besoins de l’État, lorsque les circonstances le justifient. Ce dispositif renforcé permettra à l’État de faire appel, dans ce cadre, à des navires assurant notamment l’entretien et la réparation des câbles, effectuant des travaux maritimes ou, encore, permettant le dragage indispensable au maintien de l’accès aux installations portuaires, en métropole et en outre‑mer.

L’article 16 rehausse le niveau de sanction applicable pour les infractions de navigation sans pavillon et de refus d’obtempérer. En outre, cet article prévoit que les juridictions de jugement prévues par le code de procédure pénale peuvent être compétentes pour connaître des délits relatifs à la falsification des documents de bord ou au pavillon lorsque ceux‑ci sont connexes à un délit ou un crime prévu par le code de la défense au titre de l’action de l’État en mer ou par le code pénal.

L’article 17 introduit, pour les agents et anciens agents de ces services, une obligation de déclaration avant de publier des ouvrages portant sur leurs activités professionnelles, sous peine de sanctions pénales. Cet article autorise le ministre compétent à mettre en demeure l’agent de le modifier avant toute communication, si le contenu de cet ouvrage est de nature à porter atteinte au secret de la défense nationale ou à conduire à la révélation des procédures opérationnelles ou des techniques des services spécialisés de renseignement. En cas de refus de l’agent, le ministre peut s’opposer à la publication.

L’article 18 ajoute, jusqu’en 2029, aux finalités permettant de mettre en œuvre la technique de l’algorithme prévue à l’article L. 851‑3 du code de la sécurité intérieure celle visée au 6° de l’article L. 811‑3, au titre de la prévention des menaces relatives à la criminalité organisée et à la délinquance organisée portant sur des délits punis de dix ans d’emprisonnement en tant qu’elles concernent le trafic de stupéfiants, le trafic d’armes et de produits explosifs, l’importation et l’exportation de ces marchandises prohibées commises en bande organisée ainsi que le blanchiment et le recel des produits qui en sont issus. Il restaure la possibilité de faire usage, pour toutes les finalités permettant de recourir à cette technique, des adresses complètes de ressources sur Internet (Uniform Resource Locator  » URL »), en l’encadrant avec des garanties nouvelles et renforcées destinées à conforter l’équilibre entre, d’une part, les impératifs de sécurité, et, d’autre part, la protection du respect de la vie privée.

L’article 19 instaure un nouveau dispositif de lutte contre le débauchage pour les personnes disposant de savoir‑faire ou connaissances susceptibles d’être détournées à des fins de terrorisme ou de prolifération d’armes de destruction massive et de leurs vecteurs. Cette nouvelle procédure aura vocation à s’appliquer à des personnes exerçant dans des zones où l’accès et la circulation sont restreints au titre de la protection de la propriété scientifique et technique de la Nation. Il reviendra au ministre, en lien avec l’employeur, de déterminer les personnes concernées par l’obligation déclarative. Le projet définit les modalités de déclaration pour les agents concernés. Il prévoit une faculté d’opposition pour le ministre et des sanctions administratives et pénales en cas de méconnaissance de l’obligation déclarative ou de l’opposition du ministre. Enfin, des exemptions couvrent certaines situations spécifiques.

L’article 20 porte à deux mois le délai dont dispose le ministre chargé de l’enseignement supérieur pour notifier son opposition totale ou partielle ou celle du ministre des affaires étrangères à un accord de coopération internationale entre un établissement public français et une entité étrangère.

L’article 21 crée, dans le code de la défense, un nouveau régime de défense et de sécurité nationale, activable sur tout ou partie du territoire national par décret en conseil des ministres en cas de menace grave et actuelle pesant sur la sécurité nationale, notamment la continuité des activités essentielles à la vie de la Nation et la protection de la population ou de nature à justifier la mise en œuvre des engagements internationaux de l’État en matière de défense ou, enfin, de nature à justifier le déploiement opérationnel à bref délai, sur le territoire national, des forces armées et formations rattachées, françaises ou alliées.

Ce régime est directement inspiré du scénario central décrit par la Revue nationale stratégique de 2025, invitant à préparer l’hypothèse d’une participation dans les prochaines années des armées françaises à un engagement majeur de haute intensité et à tenir compte du risque d’actions concomitantes déstabilisatrices de nature hybride pour la sécurité nationale. Il vise en particulier à organiser, faciliter et accélérer la montée en puissance logistique et le déploiement opérationnel des forces armées lorsqu’une menace grave est avérée, dans un cadre normatif adapté.

Ainsi, il permet notamment aux autorités administratives de déroger, de manière proportionnée, à un champ circonscrit de normes réglementaires, pour mettre en œuvre la réponse à la menace ayant motivé son déclenchement.

En matière de droit de l’urbanisme et d’obligations environnementale et archéologique, il permet de réduire les obligations procédurales réaménagées et adaptées à l’urgence. À ce titre, pour la réalisation des projets de défense, il :

– prévoit une délivrance accélérée des dérogations à la réglementation sur les espèces protégées, avec un report de la définition des mesures compensatoires à un délai rapproché ;

– dispense les projets de toute formalité d’urbanisme en s’appuyant sur le régime des constructions temporaires ;

– limite l’archéologie préventive aux seules opérations qui présentent un impact notable et direct sur le patrimoine archéologique ;

– dispense les projets d’évaluation environnementale, de consultation et de participation du public qui sont remplacées par l’exigence d’un dossier simplifié préalable comprenant une étude d’incidence environnementale ;

– prévoit que les travaux et aménagements réalisés dans le cadre de l’état d’alerte de sécurité nationale sont réputés répondre à une raison impérative d’intérêt public majeur.

Il permet par ailleurs d’augmenter le niveau de protection et de sécurité des opérateurs d’importance vitale et des infrastructures ou équipements présentant une importance particulière pour la vie de la nation et de mieux garantir la disponibilité des réseaux de télécommunications.

Enfin, des garanties de forme et de procédure sont prévues, afin notamment d’associer le Parlement aux conditions de mise en œuvre, de prorogation et d’extinction de l’état d’alerte de sécurité nationale.

L’article 22 complète le dispositif de service de sécurité nationale, prévu à l’article L. 2151‑1 du code de la défense et destiné à assurer la continuité de l’action de l’État, des collectivités territoriales et des organismes qui leur sont rattachés, ainsi que des entreprises et établissements dont les activités contribuent à la sécurité nationale, en précisant l’obligation pour les opérateurs d’importance vitale concernés de déterminer les emplois indispensables à la continuité de l’activité qui sont occupés par les personnes concernées, afin de mieux identifier les fonctions essentielles à la continuité d’activité de leurs établissements. Il prévoit par ailleurs une amende de 150 000 euros pour les opérateurs n’ayant pas satisfait aux obligations ainsi prévues.

Les dispositions du titre IV permettront de mobiliser les forces vives de la Nation.

L’article 23 rénove la « journée défense et citoyenneté » en la transformant en une « journée de mobilisation » principalement consacrée à la connaissance des armées et de l’organisation de la défense nationale, ainsi qu’à une sensibilisation aux activités militaires. A cette occasion, les jeunes Français rempliront un questionnaire destiné à identifier leur disponibilité, leurs aptitudes et leur motivation pour un engagement volontaire au sein des forces armées et formations rattachées. Il renforce, en outre, les obligations déclaratives pesant sur les Français des deux sexes au titre du recensement prévu par le code du service national : les informations fournies dans ce cadre seront enrichies par la déclaration des « compétences attestées », susceptibles de présenter un intérêt pour la défense nationale, détenues par les personnes recensées ; en outre, l’obligation d’actualisation des informations fournies dans le cadre du recensement est repoussée de vingt‑cinq à cinquante ans (pour les seules personnes n’ayant pas encore atteint l’âge de vingt‑cinq ans à la date d’entrée en vigueur de la loi). Le recensement ainsi enrichi doit ce faisant renforcer le caractère opérationnel des régimes de défense existants permettant aux armées de s’appuyer sur les forces vives de la Nation lorsque les circonstances le justifient.

L’article 24 crée un nouveau service national qui s’adresse aux Français volontaires âgés de dix‑huit à vingt‑cinq ans et qui leur permet de concourir à la défense de la Nation et à la lutte contre toutes les menaces susceptibles de mettre en cause la sécurité nationale. Cette nouvelle catégorie de volontariat militaire prend la forme d’un contrat non renouvelable au cours duquel les volontaires, dénommés « appelés du service national », servent, pour une durée de dix mois, avec la qualité de militaire et sur le seul territoire national. Le présent article prévoit, en outre, un ensemble de dispositions spécifiques garantissant l’attractivité de ce dispositif et son insertion dans le parcours scolaire, universitaire ou professionnel des volontaires.

L’article 25 complète les dispositions du code de la défense relative à l’actuelle réserve de sécurité nationale (RSN). Il élargit la composition de la réserve de sécurité nationale, actuellement constituée par les réservistes de la réserve opérationnelle militaire, de la réserve opérationnelle de la police nationale, de la réserve sanitaire, de la réserve civile pénitentiaire et des réserves de sécurité civile, aux membres de la réserve opérationnelle de l’administration des douanes. Cet article clarifie en outre l’obligation de disponibilité applicable aux réservistes de la réserve sanitaire, de la réserve opérationnelle de la police nationale et de la réserve opérationnelle de l’administration des douanes. Il permet, enfin, de renouveler les contrats des réservistes opérationnels de la police nationale.

Le titre V comprend les dispositions ayant pour objet de réaffirmer la singularité militaire.

L’article 26 permet l’octroi du titre de reconnaissance de la Nation aux sous‑mariniers servant à bord des sous‑marins nucléaires lanceurs d’engins dans le cadre de patrouilles de dissuasion océanique.

L’article 27 fait évoluer le dispositif dit des « emplois réservés » du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, qui permet un accès dérogatoire à certains emplois de la fonction publique, notamment au bénéfice des militaires et anciens militaires blessés. Le projet de loi entend réformer ce régime en supprimant l’obligation d’identifier et de mettre en réserve un certain nombre d’emplois, afin de permettre l’accès des candidats inscrits sur la liste d’aptitude à tout poste ouvert au recrutement, sous la seule réserve des aptitudes et compétences à satisfaire. Il renomme également le dispositif en « emplois de reconnaissance nationale » afin de mieux témoigner du respect de la Nation à l’égard de ses bénéficiaires, affirmant ainsi l’objectif originel du dispositif.

L’article 28 ouvre la possibilité d’appliquer aux officiers généraux en deuxième section des sanctions du premier groupe (avertissement, réprimande, blâme du ministre). Cet article introduit dans la loi un régime de sanctions mieux proportionné que l’état actuel du droit, où la seule sanction applicable aux officiers généraux en deuxième section est la radiation des cadres.

L’article 29 modifie les dispositions de l’article L. 4123‑7 du code de la défense faisant mention du code du travail. Cet article renverra, à l’avenir, aux seules dispositions réglementaires pour définir les éléments de rémunération devant être pris en compte dans l’assiette de calcul de l’allocation de chômage servie aux anciens militaires involontairement privés d’emploi. Cette mesure vise à maintenir les droits des anciens militaires en matière de reconversion en inscrivant le bénéfice de l’allocation de chômage dans un dispositif global d’accompagnement propre aux militaires.

L’article 30 prolonge la décote applicable aux cessions immobilières militaires jusqu’en 2030, alors que celle‑ci a pris fin en 2025.

Enfin le titre VI prévoit les dispositions diverses et finales.

L’article 31 modifie la gouvernance de l’École polytechnique en procédant à une nouvelle répartition des compétences entre le directeur général et le président du conseil d’administration, conforme au modèle de gouvernance des grandes écoles d’ingénieurs françaises.

L’article 32 décrit l’application outre‑mer des différentes mesures de la présente loi.

L’article 33 procède à la ratification de diverses ordonnances.

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre des armées et des anciens combattants,

Vu l’article 39 de la Constitution,

Décrète :

Le présent projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, délibéré en Conseil des ministres après avis du Conseil d’État, sera présenté à l’Assemblée nationale par le ministre des armées et des anciens combattants, qui sera chargé d’en exposer les motifs et d’en soutenir la discussion.

Fait le 8 avril 2026.

Signé : Sébastien LECORNU

Par le Premier ministre :

La ministre des armées et des anciens combattants,
Signé : Catherine VAUTRIN

TITRE Ier

DISPOSITIONS PORTANT ACTUALISATION DE LA PROGRAMMATION MILITAIRE POUR LES ANNÉES 2024 A 2030

Article 1

Est approuvé le rapport annexé à la présente loi, qui complète le rapport annexé à la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, et fixe les orientations relatives à la politique de défense dans l’hexagone et en outre‑mer et les moyens qui lui sont consacrés au cours de la période 2026‑2030. Il précise notamment les orientations en matière d’équipement des armées à l’horizon 2035 et les traduit en besoins physico‑financiers programmés et en ressources budgétaires associées jusqu’en 2030, en fixant l’objectif de porter l’effort national de défense à hauteur de 2 % du produit intérieur brut entre 2025 et 2027.

Article 2

L’article 4 de la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, le mot : « s’élève » est remplacé par le mot : « s’élevait en 2023 » ;

2° Le deuxième alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :

« Après actualisation de la loi de programmation militaire, les ressources budgétaires de la mission « Défense », hors charges de pensions et à périmètre constant, qui intègrent 36 milliards d’euros de ressources nouvelles réparties sur 2026‑2030, évolueront comme suit entre 2024 et 2030 : 

« 

(En milliards d’euros courants)

2024

2025

2026

2027

2028

2029

2030

Total

Crédits de paiement de la mission “Défense” – trajectoire initiale

47,2

50,5

53,7

56,9

60,4

63,9

67,7

400

Crédits de paiement de la mission “Défense” – trajectoire actualisée

47,2

50,5

57,1

63,3

68,3

72,8

76,3

436

Surplus de crédits de paiement dans la trajectoire actualisée

+ 0

+ 0

+ 3,5

+ 6,5

+ 8,0

+ 9,0

+ 9,0

+ 36

Le calcul de la troisième ligne se fonde sur la programmation à l’euro près, ce qui explique la différence avec la simple soustraction de la deuxième et de la première lignes. Les totaux du tableau sont arrondis à l’unité supérieure. Le total du budget de la programmation militaire actualisée est de 435,7 milliards d’euros.

 » ;

3° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : 

« Ces ressources comprennent le financement de la montée en puissance progressive du service national. »

Article 3

Le tableau figurant au deuxième alinéa de l’article 5 de la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 est remplacé par le tableau suivant :

« 

(Crédits de paiement, en millions d’euros courant)

2024

2025

2026

2027

2028

2029

2030

Montant provisionné

800

750

1 450

1 200

1 200

1 200

1 200

 ».

Article 4

L’article 7 de la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 est ainsi modifié :

1° Le tableau figurant au deuxième alinéa est remplacé par le tableau suivant :

« 

(En équivalents temps plein.)

2026

2027

2028

2029

2030

Cible d’augmentation nette des effectifs

800

2 150

2 150

2 100

2 350

 » ;

2° Le quatrième alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :

« Cette évolution porte sur les emplois financés par les crédits de personnel du ministère de la défense, à l’exclusion des apprentis civils et militaires, des volontaires du service militaire volontaire, des volontaires du service national universel et des appelés du service national au sens de l’article L. 4132‑11‑1 du code de la défense. En conséquence, les effectifs du ministère de la défense s’élèveront à 268 400 équivalents temps plein en 2027 et à 275 000 équivalents temps plein en 2030, quelle que soit la montée en puissance du service national. » 

TITRE II

ACCELÉRER LE RÉARMEMENT

Chapitre Ier

Mieux adapter les pouvoirs économiques aux enjeux de la défense nationale

Article 5

I. – Le chapitre IX du titre III du livre III de la première partie du code de la défense est ainsi modifié :

1° À l’article L. 1339‑1 :

a) Au premier alinéa du I, après les mots : « leur approvisionnement » sont insérés les mots : « en armes et matériels classés dans les catégories A et B, mentionnés au 1° de l’article L. 2331‑2, ainsi qu’en équipements nécessaires au soutien logistique, énergétique ou sanitaire » et les mots : « titulaire de l’autorisation mentionnée à l’article L. 2332‑1 » sont supprimés ;

b) Après le premier alinéa du même I, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux produits stockés sur le fondement des articles L. 5121‑29 et suivants du code de la santé publique et L. 642‑2 et suivants du code de l’énergie. » ;

c) Au II, après les mots : « du présent II, » sont insérés les mots : « les peines encourues sont portées au double et » et après les mots : « l’autorité administrative peut » sont insérés les mots : « , le cas échéant, » ;

2° Au I de l’article L. 1339‑2 :

a) Au premier alinéa, après les mots : « l’article L. 1113‑1 du code de la commande publique » sont insérés les mots : « ou un marché mentionné aux articles L. 1111‑2 à L. 1111‑5 du même code » et après les mots : « l’article L. 2331‑2 du présent code » sont insérés les mots : « lorsqu’il s’agit d’un marché de défense ou de sécurité » ;

b) Au troisième alinéa, les mots : « mentionnés à l’article L. 1113‑1 du code de la commande publique » sont remplacés par les mots : « liés à cette autorité administrative ».

II. – Après le deuxième alinéa de l’article L. 3421‑1 du même code, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Sous réserve de l’accord du ministre de la défense, il peut, pour l’exercice de ses missions, faire usage de la mesure prévue au I de l’article L. 1339‑2, dans les conditions prévues à ce même article. » 

Article 6

I. – Le chapitre II du titre III du livre III de la première partie du code de la défense est ainsi modifié :

1° Après l’article L. 1332‑6, il est inséré un article L. 1332‑6‑1 AA ainsi rédigé :

« Art. L. 133261 AA.  Sans préjudice des dispositions de l’article L. 1339‑1, de l’article L. 642‑2 du code de l’énergie et de l’article L. 5121‑29 du code de la santé publique, afin de garantir la continuité des activités au titre desquelles les opérateurs d’importance vitale ont été désignés en application des dispositions de l’article L. 1332‑1, l’autorité administrative peut imposer par arrêté à un opérateur d’importance vitale de constituer un stock minimal de toute matière, tout composant, tout rechange ou tout produit fini ou semi‑fini stratégique indispensable à la continuité de son activité et dont il est tenu d’assurer le réapprovisionnement continu au fur et à mesure de leur utilisation. La décision est prise sur proposition du ministre chargé du secteur d’activité concerné et après consultation de l’opérateur concerné.

« Ce stock ne saurait excéder le volume nécessaire à l’exercice de l’activité d’importance vitale de l’opérateur concerné en cas de rupture totale ou partielle de l’approvisionnement, y compris lorsque celle‑ci est due à un accroissement de l’inflation ne pouvant être anticipé, pendant une durée, fixée par l’autorité administrative, qui ne peut excéder six mois.

« L’autorité administrative précise à l’opérateur la nature, le volume et la durée de conservation du stock, qui doit être proportionné au regard :

« 1° De la dépendance à l’égard des approvisionnements dans le secteur d’activité concerné ;

« 2° Des risques et menaces pesant sur la continuité de la ou des activités vitales concernées, notamment les risques pesant sur les chaînes d’approvisionnement ;

« 3° Des risques de toute nature, y compris à caractère terroriste, qui pourraient perturber l’exercice par l’opérateur de ses activités d’importance vitale ou la sécurité de ses infrastructures critiques, notamment des points d’importance vitale désignés en application des dispositions de l’article L. 1332‑1 ;

« 4° De la situation économique de l’opérateur ainsi que des contraintes logistiques ;

« 5° Des conditions générales d’approvisionnement et de conservation des stocks à constituer, en tenant notamment compte des prix ;

« 6° Des conditions de mutualisation de ces stocks entre opérateurs relevant du même secteur et soumis aux mêmes règles.

« Par dérogation à l’obligation de réapprovisionnement continu fixée au premier alinéa, les opérateurs concernés peuvent utiliser en tout ou partie les stocks minimaux mentionnés au même premier alinéa sous réserve de la délivrance d’une autorisation par l’autorité administrative qui en fixe le volume maximal d’utilisation et les modalités de recomplètement ultérieur.

« Les opérateurs concernés ne peuvent être indemnisés des préjudices relatifs aux coûts de la constitution et de l’entretien des stocks prescrits en application du présent article.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. » ;

2° Après le deuxième alinéa de l’article L. 1332‑7, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Est puni d’une amende de 150 000 euros le fait, pour les mêmes personnes, après une mise en demeure, de ne pas se conformer aux exigences définies à l’article L. 1332‑6‑1 AA. »

II. – Les dispositions du I entrent en vigueur à une date fixée par décret, et au plus tard un an après la publication de la présente loi.

Chapitre II

Mieux encadrer les pratiques économiques

Article 7

I. – Le chapitre V du titre III du livre III de la deuxième partie du code de la défense est complété par une section 3 ainsi rédigée :

« Section 3

« Redevance à la charge des industriels de la défense en cas de cession à un tiers

« Art. L. 233519.  Lorsqu’un marché de défense ou de sécurité régi par les livres III ou V de la deuxième partie du code de la commande publique met à la charge de l’État des frais d’études, de recherche, de développement ou de fabrication de tout objet, logiciel, construction ou outillage, l’autorité administrative en obtient le remboursement total ou partiel sous forme de redevances mises à la charge du titulaire du marché quand celui‑ci réalise l’un des actes suivants au profit d’un autre client que l’État :

« 1° La cession ou la location de tout bien résultant des prestations effectuées au titre du marché, ou la concession du droit de reproduire ce bien ;

« 2° L’utilisation d’un outillage mentionné au premier alinéa ;

« 3° La cession ou la concession de droits sur les logiciels lorsqu’ils ne sont pas inclus dans un produit cédé ou loué mentionné au 1°.

« Les dispositions du présent article s’appliquent au sous‑traitant du titulaire du marché mentionné au premier alinéa, pour tout acte relevant des 1° à 3° réalisé au profit d’un autre client que l’État ou le titulaire.

« Art. L. 233520.  Le montant des redevances est fixé selon des modalités précisées par voie réglementaire, suivant des critères objectifs et non discriminatoires tenant compte de la part de l’investissement de l’État dans la valeur des biens mentionnés aux 1° à 3° de l’article L. 2335‑19, ainsi que la nature de l’acte concerné. Il ne peut excéder le montant de cet investissement actualisé de l’inflation.

« Art. L. 233521.  La redevance est exigible dès la perception par le titulaire ou son sous‑traitant du premier versement reçu du client mentionné à l’article L. 2335‑19.

« Art. L. 233522.  En cas de manquements aux dispositions de la présente section, l’autorité administrative peut, après mise en demeure, infliger au titulaire ou à son sous‑traitant une amende dont le montant ne peut excéder 2 % du montant hors taxes, révisions de prix comprises, de l’acte ouvrant droit à la perception de redevances.

« Art. L. 233523.  Un décret en Conseil d’État détermine les modalités d’application de la présente section. » 

II. – Les dispositions du I entrent en vigueur à une date fixée par décret et au plus tard le premier jour du douzième mois suivant la publication de la présente loi.

À cette date, dans les marchés mentionnés à la section 3 du chapitre V du titre III du livre III de la deuxième partie du code de la défense les stipulations ayant le même objet que les dispositions de cette section sont réputées non écrites.

Les articles L. 2335‑20 et L. 2335‑21 du code de la défense s’appliquent à tout acte mentionné aux 1° à 3° de l’article L. 2335‑19 de ce code n’ayant pas donné lieu, à cette date, à une mise en recouvrement des redevances prévues par un marché passé antérieurement.

Article 8

I. – Le chapitre III du titre III du livre III de la deuxième partie du code de la défense est remplacé par les dispositions suivantes :

« Chapitre III

« Contrôle administratif des marchés relatifs aux matériels de guerre, armes et munitions

« Section 1

« Champ d’application et objet du contrôle

« Art. L. 23331. – I. – Peut être soumis au contrôle prévu au présent chapitre :

« 1° L’entreprise ayant conclu avec l’État ou ses établissements publics un marché de défense ou de sécurité sur le fondement de l’article L. 1113‑1 du code de la commande publique ;

« 2° La personne morale de droit privé mentionnée au premier alinéa du même article.

« Au sens du présent I, l’entreprise s’entend comme la société ayant directement conclu ce marché et comme la société mère du groupe de sociétés auquel elle appartient.

« II. – Le contrôle prévu au I a pour objet de vérifier que l’opérateur qui y est assujetti :

« 1° Met en œuvre les procédures et mesures nécessaires à l’augmentation de sa performance industrielle ainsi qu’au contrôle de ses coûts et au calcul et versement des produits, prévus par le code de la commande publique ou par le marché et, par les choix qu’il effectue, ne compromet pas sa capacité à exécuter les marchés de défense et de sécurité qu’il a passés ;

« 2° Met en œuvre une stratégie dont les perspectives de développement garantissent sa capacité à répondre dans la durée aux besoins de l’État pour la mise en œuvre de sa politique de défense ;

« 3° Respecte les exigences résultant de l’application des dispositions des articles L. 1339‑1 et L. 1339‑2 ou de la mise en œuvre des dispositions du livre II de la deuxième partie.

« Section 2

« Modalités du contrôle

« Art. L. 23332.  L’autorité administrative peut imposer aux opérateurs qui y sont assujettis, mentionnés au I de l’article L. 2333‑1, le contrôle permanent ou temporaire d’un commissaire du Gouvernement.

« Art. L. 23333. – Le commissaire du Gouvernement recueille les informations d’ordre administratif, financier, comptable et technique concernant l’opérateur assujetti au contrôle auprès duquel il est placé et dont la connaissance est jugée utile à l’exécution de sa mission. Ces informations ne peuvent être utilisées à d’autres fins que celles prévues au II de l’article L. 2333‑1.

« Il assiste aux séances du conseil d’administration ou de surveillance, ou de l’organe délibérant en tenant lieu, ainsi que, le cas échéant, à celles des comités et commissions créés sur décision de cette instance. Il peut également assister aux séances de l’assemblée générale.

« Art. L. 23334. – L’autorité administrative désigne les commissaires du Gouvernement parmi les agents placés sous son autorité.

« Ces derniers ne peuvent communiquer les informations qu’ils ont recueillies au titre du premier alinéa de l’article L. 2333‑3 ainsi que les analyses réalisées dans le cadre de leurs fonctions qu’aux services désignés à cet effet par la même autorité.

« Les commissaires du Gouvernement mentionnés au premier alinéa et les agents des services mentionnés au deuxième alinéa du présent article sont tenus au secret professionnel sous les peines définies à l’article 226‑13 du code pénal.

« Section 3

« Obligations des assujettis au contrôle

« Art. L. 23335. – Les opérateurs assujettis au contrôle sont tenus de communiquer au commissaire du Gouvernement placé auprès d’eux toutes les informations qu’il sollicite pour l’accomplissement de sa mission ainsi que toutes pièces justificatives y afférentes.

« Ils sont tenus de lui transmettre également, dans les mêmes conditions qu’aux autres membres des instances mentionnées au second alinéa de l’article L. 2333‑3, les convocations, l’ordre du jour et tous autres documents préparatoires adressés à ces derniers avant chaque séance.

« Art. L. 23336.  L’autorité administrative peut, après mise en demeure restée infructueuse, infliger à l’opérateur assujetti au contrôle qui refuse de communiquer au commissaire du Gouvernement les informations et pièces que celui‑ci sollicite sur le fondement du premier alinéa de l’article L. 2333‑3 et de l’article L. 2333‑5 du présent code une amende dont le montant ne peut excéder 1 % de son chiffre d’affaires, dans la limite de 150 000 euros.

« Art. L. 23337. – Les modalités d’application du présent chapitre sont déterminées par décret en Conseil d’État. »

II. – Les dispositions du I sont applicables aux entreprises ayant conclu avec l’État ou ses établissements publics un marché de défense ou de sécurité en cours d’exécution à la date de publication de la présente loi.

Article 9

La section 3 du chapitre VI du titre IX du livre III de la deuxième partie du code de la commande publique est ainsi modifié :

1° Dans son intitulé, les mots : « l’État et de ses établissements publics » sont remplacés par les mots : « défense ou de sécurité » ;

2° À l’article L. 2396‑3, la référence : « , L. 2196‑5 » est supprimée ;

3° L’article L. 2396‑4 est remplacé par trois articles ainsi rédigés :

« Art. L. 23964. – Sont tenus de fournir à l’acheteur, si celui‑ci en fait la demande, tous renseignements sur les éléments techniques et comptables du coût de revient effectif des prestations qui font l’objet d’un marché mentionné à l’article L. 2196‑4 passé par les pouvoirs adjudicateurs mentionnés à l’article L. 1113‑1 ou de son évaluation prévisionnelle :

« 1° Les soumissionnaires au marché lorsque celui‑ci est négocié sans publicité ni mise en concurrence préalables ;

« 2° Les titulaires du marché ;

« 3° Les entreprises liées aux soumissionnaires et aux titulaires mentionnés aux 1° et 2° du présent article ainsi que leurs sous‑contractants identifiés dans leurs offres et dans le marché, dans des conditions fixées par voie réglementaire.

« Art. L. 23965. – Sont tenus de permettre et de faciliter la vérification éventuelle sur pièces ou sur place de l’exactitude des renseignements mentionnés à l’article L. 2396‑4 par les agents de l’administration, et de présenter leurs bilans, comptes de résultat ainsi que leur comptabilité analytique et tous documents de nature à permettre l’établissement des coûts de revient :

« 1° Les soumissionnaires au marché lorsque celui‑ci est négocié sans publicité ni mise en concurrence préalables ;

« 2° Les titulaires du marché ;

« 3° Les entreprises liées aux soumissionnaires et aux titulaires mentionnés aux 1° et 2° du présent article ainsi que leurs sous‑contractants identifiés dans leurs offres et dans le marché, dans des conditions fixées par voie réglementaire. 

« Art. L. 23966.  Au sens de la présente section les entreprises liées s’entendent comme :

« 1° Les entreprises dont les comptes annuels sont consolidés avec ceux du soumissionnaire ou du titulaire ;

« 2° Les entreprises qui sont susceptibles d’être, directement ou indirectement, soumises à l’influence dominante du soumissionnaire ou du titulaire ;

« 3° Les entreprises qui sont susceptibles d’exercer une influence dominante sur le soumissionnaire ou le titulaire ;

« 4° Les entreprises qui sont soumises à l’influence dominante d’une entreprise exerçant elle‑même une telle influence dominante sur le soumissionnaire ou le titulaire. »

Article 10

Au premier alinéa de l’article L. 1113‑1 du code de la commande publique, après les mots : « établissements publics » sont insérés les mots : « ou les personnes morales de droit privé ayant la qualité de pouvoir adjudicateur qui, pour l’exercice d’une activité liée à la défense nationale, effectuée dans le cadre de l’assistance à un État partenaire et portant sur la formation, l’entraînement, le maintien en condition opérationnelle ou le soutien, sont titulaires de droits exclusifs ou de droits spéciaux, ».

Chapitre III

Mieux sécuriser les projets de défense

Article 11

I. – Les 1°, 2° et 4° du II de l’article L. 181‑2 du code de l’environnement sont abrogés.

II. – Le I du présent article s’applique aux demandes d’autorisations environnementales déposées à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente loi.

III. – Les autorisations relevant des articles L. 217‑1 à L. 217‑3 ou de l’article L. 517‑1 du code de l’environnement, ou de l’article L. 1333‑18 du code de la défense délivrées sur le fondement des dispositions applicables antérieurement à la date d’entrée en vigueur de la présente loi sont considérées comme des autorisations environnementales relevant du chapitre unique du titre VIII du livre Ier du code de l’environnement, avec les autorisations, enregistrements, déclarations, absences d’opposition, approbations et agréments énumérés par le I de l’article L. 181‑2 du même code que les projets ainsi autorisés ont, le cas échéant, nécessités. Les dispositions de ce chapitre leur sont dès lors applicables, notamment lorsque ces autorisations sont contrôlées, modifiées, abrogées, retirées, renouvelées, transférées, contestées ou lorsque le projet autorisé est définitivement arrêté et nécessite une remise en état.

Article 12

Après l’article L. 331‑6 du code de la recherche, il est inséré un article L. 331‑6‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 33161.  Peuvent faire l’objet de la procédure prévue à l’article L. 2391‑1 du code de la défense les opérations relatives à un ouvrage, une installation, une construction, un aménagement ou une activité du Centre spatial guyanais, dès lors qu’il répond uniquement aux besoins de la défense et aux intérêts de la politique spatiale. »

TITRE III

RENFORCER LA RÉSILIENCE

Chapitre Ier

Disposer de nouveaux leviers face aux menaces

Article 13

Le code de la santé publique est ainsi modifié :

1° À l’article L. 3135‑1 :

a) Au premier alinéa du I, les mots : « établissements de ravitaillement sanitaire du service de santé des armées » sont remplacés par les mots : « toute entité du service de santé des armées, avec le concours éventuel d’autres services de l’État, » ;

b) Au 2° du même I, après les mots : « ou d’exposition » sont insérés les mots : « , suspectée ou confirmée, » ;

c) Au premier alinéa du II, les mots : « et du ministre chargé de la santé » sont remplacés par les mots : « , du ministre chargé de la santé et, le cas échéant, du ou des ministres ayant autorité sur les services de l’État dont le concours mentionné au I est prévu » ;

d) Au 3° du même II, après les mots : « peuvent être » sont insérés les mots : « distribués par le service de santé des armées avec le concours éventuel d’autres services de l’État, » ;

e) Le 4° du même II est complété par les mots : « et de leur destruction » ;

2° Au second alinéa de l’article L. 3135‑2, les mots : « et les établissements de ravitaillement sanitaire du service de santé des armées, » sont remplacés par les mots : « , les entités du service de santé des armées et les services de l’État concourant à leur distribution » ;

3° L’article L. 5121‑32‑1 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 5121321.  Les dispositions des articles L. 5121‑29 à L. 5121‑32 et du I de l’article L. 5121‑33 ne sont pas applicables à la pharmacie centrale des armées et au centre de transfusion sanguine des armées, lorsque ceux‑ci sont titulaires d’une autorisation de mise sur le marché ou exploitent un médicament. » ;

4° À l’article L. 5124‑8 :

a) Le I est remplacé par les dispositions suivantes :

« I. – Les dispositions des articles L. 5124‑1 et L. 5124‑2, à l’exception des dispositions du premier alinéa de cet article, s’appliquent :

« 1° Aux établissements de ravitaillement sanitaire du service de santé des armées, chargés de l’importation, l’exportation et la distribution en gros de médicaments, produits et objets mentionnés à l’article L. 4211‑1 ;

« 2° À la pharmacie centrale des armées ;

« 3° Au centre de transfusion sanguine des armées. » ;

b) Après le I, il est inséré un I bis ainsi rédigé :

« I. bis.  Les médicaments mentionnés à l’article L. 4211‑1, fabriqués par la pharmacie centrale des armées ou par le centre de transfusion sanguine des armées, sont soumis aux dispositions de l’article L. 5121‑8, sous réserve du II du présent article. » ;

c) Le II et le III sont remplacés par les dispositions suivantes :

« II. – Ne sont pas soumis aux dispositions de l’article L. 5121‑8 les médicaments mentionnés à l’article L. 5121‑1 qui sont nécessaires aux besoins spécifiques de la défense et qui sont destinés à pallier l’absence de spécialité pharmaceutique disponible ou adaptée, lorsqu’ils remplissent l’une des conditions suivantes :

« 1° Ils sont fabriqués par le service de santé des armées ;

« 2° Ils sont exploités par le service de santé des armées et fabriqués à la demande du ministère de la défense :

« a) Par un établissement pharmaceutique dûment autorisé ;

« b) Ou, s’agissant de ceux destinés à répondre aux situations de crise mentionnées aux 1° et 2° du I de l’article L. 3135‑1, par dérogation aux dispositions de l’article L. 5124‑1, par un établissement non pharmaceutique temporairement autorisé par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

« III. – L’autorisation temporaire prévue au b du 2° du II est délivrée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, sur demande de l’établissement concerné, formulée après accord du ministre de la défense, pour répondre à un besoin spécifique exprimé par le service de santé des armées.

« Les conditions d’octroi, notamment en vue d’assurer la protection de la santé, de suspension ou de retrait de cette autorisation temporaire, ainsi que la durée maximale pour laquelle elle peut être délivrée, sont fixées par décret en Conseil d’État. » ;

5° À l’article L. 5124‑8‑1, les mots : « II et au III de l’article L. 5124‑8 » sont remplacés par les mots : « I bis et au II de l’article L. 5124‑8 ».

Article 14

I. ‒ L’article L. 213‑2 du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° Au début du premier alinéa, il est ajouté la mention : « I. – » ;

2° Il est ajouté un II ainsi rédigé :

« II. – En cas de menace imminente pour la sécurité des points d’importance vitale relevant de leur responsabilité ou afin de prévenir le survol d’une zone mentionnée à l’article L. 6211‑4 du code des transports comprenant l’un de ces mêmes points d’importance vitale, les opérateurs mentionnés aux articles L. 1332‑1 et L. 1332‑2 du code de la défense, ainsi que, le cas échéant, leurs prestataires ou sous‑traitants, peuvent être autorisés à utiliser les dispositifs mentionnés au I du présent article permettant de rendre inopérant ou de neutraliser un aéronef circulant sans personne à bord au‑dessus de ces emprises ou de leurs abords immédiats, lorsque le plan mentionné à l’article L. 1332‑3 du code de la défense a été approuvé notamment à cette fin.

« Ces opérateurs sont désignés par arrêté du Premier ministre dont seul l’intitulé est publié au Journal officiel de la République française. La mise en œuvre des dispositifs mentionnés au I est subordonnée à une autorisation administrative motivée, qui désigne le cas échéant les prestataires ou sous‑traitants auxquels il est recouru et précise les dispositifs mentionnés au I susceptibles d’être utilisés ainsi que le périmètre au sein duquel les dispositifs peuvent être employés, qui sont définis afin de limiter les risques pour les personnes et les biens.

« Les agents autorisés à faire usage de ces dispositifs détiennent la carte professionnelle mentionnée à l’article L. 612‑20 du présent code ou à l’article L. 2251‑3 du code des transports et répondent aux conditions de formation et d’habilitation spécifiques définies par le décret en Conseil d’État mentionné au dernier alinéa du présent II.

« Les prestataires ou sous‑traitants auxquels il peut être recouru disposent d’une autorisation d’exercice en application de l’article L. 612‑9.

« Le représentant de l’État en mer, dans le département ou, à Paris, le préfet de police et l’officier de police judiciaire territorialement compétent sont informés sans délai de l’utilisation des dispositifs mentionnés au I du présent article.

« Les mesures prises en application des alinéas précédents sont adaptées, nécessaires et proportionnées au regard des finalités poursuivies.

« Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application du présent II, notamment celles relatives à l’habilitation, à la formation et au contrôle des utilisateurs, aux conditions d’acquisition et de détention des dispositifs prévus et au cadre d’utilisation par l’opérateur, ainsi que, le cas échéant, par ses prestataires ou sous‑traitants, incluant leur contrôle par l’autorité administrative ainsi que les procédures d’échange d’informations avec les agents de la force publique. »

II. ‒ L’article L. 611‑3 du code de la sécurité intérieure est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les agents exerçant les activités mentionnées à l’article L. 611‑1 peuvent utiliser les dispositifs mentionnés au I de l’article L. 213‑2 dans les conditions prévues au II de ce même article. »

III. – Après l’article L. 2251‑1 du code des transports, il est inséré un article L. 2251‑1‑1A ainsi rédigé :

« Art. L. 225111A. – Les agents appartenant aux services mentionnés à l’article L. 2251‑1 peuvent utiliser des moyens radioélectriques, électroniques ou numériques permettant la détection, aux abords des biens dont ils ont la garde, des aéronefs circulant sans personne à bord susceptibles de représenter une menace pour la sécurité de ces biens et des personnes qui s’y trouvent. Ils peuvent exploiter et, si besoin, transmettre les informations recueillies aux services de l’État concourant à la sécurité intérieure et à la défense nationale.

« Ces agents peuvent utiliser les dispositifs mentionnés au I de l’article L. 213‑2 du code de la sécurité intérieure dans les conditions prévues au II de ce même article. »

Article 15

I. – Le chapitre V du titre III du livre III de la première partie du code de la défense est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article L. 1335‑1, après le mot : « transports » sont insérés les mots : « et les services » ;

2° À l’article L. 1335‑2 :

a) Après le mot : « transport » sont insérés les mots : « ou d’un service » ;

b) Les mots : « des transports » sont remplacés par les mots : « chargé de la marine marchande » ;

3° À l’article L. 1335‑3 :

a) Au premier alinéa, après les mots : « les transports » sont insérés les mots : « et les services » et les mots : « des transports » sont remplacés par les mots : « chargé de la marine marchande » ;

b) Au troisième alinéa, après le mot : « transport » sont insérés les mots : « ou un service ».

II. – À l’article L. 143‑3 du code de l’énergie, après le mot : « transports » sont insérés les mots : « et les services ».

Article 16

I. – L’article 3 de la loi du 17 décembre 1926 relative à la répression en matière maritime est complété par un III ainsi rédigé :

« III. – Par dérogation aux dispositions du I, les juridictions de jugement prévues par le code de procédure pénale peuvent également connaître des délits maritimes prévus aux articles L. 5223‑1 et L. 5223‑2 du code des transports lorsqu’ils sont connexes, au sens de l’article 203 du code de procédure pénale, à une infraction prévue par le livre V de la première partie du code de la défense relative à l’action de l’État en mer ou par le code pénal. » 

II. – L’article L. 1521‑9 du code de la défense est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, les mots : « d’un an d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende » sont remplacés par les mots : « de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende » ;

2° Après le premier alinéa, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« Lorsque les faits prévus au premier alinéa ont été commis dans des circonstances exposant directement autrui à un risque de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente, ils sont punis de cinq ans d’emprisonnement et de 500 000 € d’amende.

« Les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et à 700 000 euros d’amende lorsque les faits ont été commis dans des circonstances exposant directement le commandant du bâtiment de l’État, le commandant de bord de l’aéronef de l’État ou les personnes placées sous son autorité à un risque de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente. » 

III. – L’article L. 5223‑2 du code des transports est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, les mots : « d’un an d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende » sont remplacés par les mots : « de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende » ;

2° Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les peines prévues à l’alinéa précédent sont également applicables au propriétaire, à l’exploitant ou à leur représentant légal ou dirigeant de fait s’il s’agit d’une personne morale, à toute autre personne que le capitaine exerçant, en droit ou en fait, un pouvoir de contrôle ou de direction dans l’exploitation du navire. »

Chapitre II

Protéger et préserver les intérêts de la Nation

Article 17

Le chapitre Ier du titre VI du livre VIII du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° Dans son intitulé, les mots : « et de l’anonymat des agents » sont remplacés par les mots : « , de l’action des services spécialisés de renseignement et de l’anonymat de leurs agents » ;

2° Il est ajouté un article L. 861‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 8614. – I. – L’agent d’un service spécialisé de renseignement mentionné à l’article L. 811‑2 du présent code qui souhaite publier ou diffuser une œuvre de l’esprit, au sens des articles L. 112‑1, L. 112‑2 et L. 112‑3 du code de la propriété intellectuelle, dont il est l’auteur et qui porte sur les activités d’un de ces services est tenu d’en faire la déclaration au ministre responsable du service concerné et de lui transmettre l’œuvre ou les éléments d’information que celle‑ci a vocation à comporter avant la publication ou la diffusion de l’œuvre ou toute communication à des tiers dans ce but en respectant un délai de préavis fixé par décret en Conseil d’État. La même obligation s’applique durant les dix années suivant la cessation des fonctions de l’agent.

« II. – Si la publication ou la diffusion de l’œuvre ou toute communication à des tiers dans ce but est de nature à porter atteinte au secret de la défense nationale, dans les conditions prévues par les articles 413‑9 et suivants du code pénal, ou à certains services ou unités spécialisés, dans les conditions prévues par les articles 413‑13 et 413‑14 du même code, ou à conduire à une révélation des procédures opérationnelles ou des capacités techniques des services spécialisés de renseignement mentionnés à l’article L. 811‑2 du présent code de nature à nuire à leur efficacité opérationnelle ou à compromettre la sécurité de leurs agents, le ministre mentionné au I du présent article en informe l’auteur de l’œuvre et le met en demeure de la modifier avant toute communication à des tiers. En cas de refus de sa part, le ministre peut s’opposer à la communication de l’œuvre.

« La décision d’opposition n’intervient qu’après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, sur sa demande, des observations orales.

« III. – Sans préjudice de l’application des articles 226‑13, 226‑14, 413‑9, 413‑10, 413‑12, 413‑13 et 413‑14 du code pénal, la méconnaissance de l’obligation prévue au I du présent article ou de l’opposition à la communication prévue à son II est punie d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende.

« IV. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, notamment la procédure mise en œuvre en application du II du présent article. »

Article 18

I. ‒ L’article L. 851‑3 du code de la sécurité intérieure est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 8513. – I. – Dans les conditions prévues au chapitre Ier du titre II du présent livre et pour les seules finalités prévues aux 1°, 2°, 4° et 6° de l’article L. 811‑3, à la demande des services spécialisés de renseignement mentionnés à l’article L. 811‑2, peuvent être autorisés, sur les données transitant par les réseaux des opérateurs et des personnes mentionnés à l’article L. 851‑1, des traitements automatisés destinés, en fonction de paramètres précisés dans l’autorisation, à détecter des connexions susceptibles de révéler des ingérences étrangères, des menaces pour la défense nationale, des menaces terroristes ou des menaces relatives à la criminalité organisée et à la délinquance organisée portant sur des délits punis de dix ans d’emprisonnement en tant qu’elles concernent le trafic de stupéfiants, le trafic d’armes et de produits explosifs, l’importation et l’exportation de ces marchandises prohibées ainsi que le blanchiment et le recel du produit, des revenus et des choses provenant de ces infractions.

« II. – Ces traitements automatisés utilisent exclusivement les informations ou documents mentionnés à l’article L. 851‑1 ainsi que, lorsqu’elles sont nécessaires pour détecter les connexions susceptibles de révéler une ingérence ou une menace mentionnées au I, les adresses complètes de ressources utilisées sur internet, dans les conditions précisées au III.

« III. – L’autorisation du Premier ministre précise les paramètres de conception du traitement automatisé, qui sont pertinents et définis en adéquation avec la finalité poursuivie.

« Ces paramètres ne peuvent inclure des adresses complètes de ressources utilisées sur internet que lorsque ces adresses :

« – soit dirigent vers des ressources dont l’objet est en rapport avec les ingérences ou menaces mentionnées au I ;

« – soit dirigent vers des ressources dont il existe des raisons sérieuses de penser qu’elles sont utilisées à des fins d’ingérence ou de menace mentionnées au I ;

« – soit présentent des caractéristiques techniques de nature à révéler des ingérences ou menaces mentionnées au I.

« IV. – Par dérogation à l’article L. 821‑3, la première demande d’autorisation relative à un traitement automatisé et aux paramètres de conception retenus est examinée par la formation plénière de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, qui rend un avis au Premier ministre dans un délai de trente jours.

« Lorsque les paramètres de conception retenus incluent des adresses complètes de ressources utilisées sur internet, ce délai est porté à quarante‑cinq jours. Si l’avis de la commission n’est pas transmis au Premier ministre dans ce délai, celui‑ci peut délivrer l’autorisation, qui ne peut toutefois être exécutée avant que le Conseil d’État, immédiatement saisi dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article L. 821‑1, ait statué dans les conditions prévues aux deuxième et troisième alinéas du même article.

« La commission rend son avis sur la demande de renouvellement de l’autorisation relative à un traitement automatisé dans un délai de soixante‑douze heures. 

« V. – Un service du Premier ministre est seul habilité à exécuter les traitements mis en œuvre sur le fondement du I.

« L’exécution des traitements automatisés ne permet ni de recueillir d’autres données que celles correspondant à leurs paramètres de conception ni, en dehors de la procédure prévue au VI, l’identification des personnes auxquelles ces données se rapportent. Les données non détectées par les traitements comme susceptibles de révéler une ingérence ou une menace mentionnée au I sont détruites immédiatement.

« En dehors de la procédure prévue au VI, aucun service spécialisé de renseignement ne peut accéder aux données utilisées par les traitements automatisés.

« La Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement dispose d’un accès permanent, complet et direct à ces traitements ainsi qu’aux données utilisées. Elle est informée de toute modification apportée aux traitements et paramètres et peut émettre des recommandations.

« VI. – Lorsque les traitements automatisés détectent des données susceptibles de révéler l’existence d’une ingérence ou d’une menace mentionnée au I, le Premier ministre ou l’une des personnes déléguées par lui peut autoriser, après un avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement donné dans les conditions prévues au chapitre Ier du titre II du présent livre, l’identification de la ou des personnes concernées et le recueil des données y afférentes. Ces données sont exploitées dans un délai de soixante jours à compter de ce recueil et sont détruites à l’expiration de ce délai.

« Un service du Premier ministre est seul habilité à exécuter les opérations prévues au premier alinéa.

« La Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement dispose d’un accès permanent, complet, direct et immédiat aux données recueillies, susceptibles de révéler l’existence d’une ingérence ou d’une menace mentionnée au I.

« VII. – La première autorisation de mise en œuvre des traitements automatisés prévue au I du présent article est délivrée pour une durée de deux mois. L’autorisation est renouvelable dans les conditions de durée prévues au chapitre Ier du titre II du présent livre. La demande de renouvellement comporte un relevé du nombre de détections par le traitement automatisé, une analyse de la pertinence de ces détections ainsi que, lorsque le traitement automatisé utilise des adresses complètes de ressources utilisées sur internet, une actualisation de la nécessité et de la proportionnalité du recours à ces adresses.

« VIII. – Les conditions prévues à l’article L. 871‑6 sont applicables aux opérations matérielles effectuées par les opérateurs et les personnes mentionnés à l’article L. 851‑1.

« IX. – Le caractère d’urgence mentionné à la dernière phrase du deuxième alinéa de l’article L. 821‑1 ne peut être invoqué pour les autorisations prévues au III et VII du présent article. »

II. – À compter du 1er juillet 2029, l’article L. 851‑3 du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° Au I :

a) Les mots : « seules finalités prévues aux 1°, 2°, 4° et 6° de l’article L. 811‑3 » sont remplacés par les mots : « seuls besoins de la prévention du terrorisme » ;

b) Les mots : « des ingérences étrangères, des menaces pour la défense nationale, des menaces terroristes ou des menaces relatives à la criminalité organisée et à la délinquance organisée portant sur des délits punis de dix ans d’emprisonnement en tant qu’elles concernent le trafic de stupéfiants, le trafic d’armes et de produits explosifs, l’importation et l’exportation de ces marchandises prohibées ainsi que le blanchiment et le recel du produit, des revenus et des choses provenant de ces infractions » sont remplacés par les mots : « une menace à caractère terroriste » ;

2° Au II, les mots : « une ingérence ou une menace mentionnées au I » sont remplacés par les mots : « une menace à caractère terroriste » ;

3° Au III :

a) Au troisième alinéa, les mots : « les ingérences ou menaces mentionnées au I » sont remplacés par les mots : « une menace à caractère terroriste » ;

b) Au quatrième alinéa, les mots : « d’ingérence ou de menace mentionnées au I » sont remplacés par les mots : « de menace à caractère terroriste » ;

c) Au dernier alinéa, les mots : « des ingérences ou menaces mentionnées au I » sont remplacés par les mots : « une menace à caractère terroriste » ;

4° Au deuxième alinéa du V, les mots : « ingérence ou une menace mentionnée au I » sont remplacés par les mots : « menace à caractère terroriste » ;

5° À la première phrase du premier alinéa et au dernier alinéa du VI, les mots : « ingérence ou d’une menace mentionnée au I » sont remplacés par les mots : « menace à caractère terroriste ».

III. – Le II et le III de l’article 6 et le III de l’article 9 de la loi n° 2024‑850 du 25 juillet 2024 visant à prévenir les ingérences étrangères en France sont abrogés.

IV. – Au 1er juillet 2026, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’application du présent article s’agissant des finalités de prévention des ingérences étrangères et des menaces pour la défense nationale. Au plus tard six mois avant la date mentionnée au II, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’application du présent article s’agissant des finalités de prévention des ingérences étrangères et des menaces pour la défense nationale et des menaces relatives à la criminalité organisée et à la délinquance organisée portant sur des délits punis de dix ans d’emprisonnement en tant qu’elles concernent le trafic de stupéfiants, le trafic d’armes et de produits explosifs, l’importation et l’exportation de ces marchandises prohibées ainsi que le blanchiment et le recel du produit, des revenus et des choses provenant de ces infractions.

Article 19

I. – Est soumise aux dispositions du présent article toute personne qui exerce une activité professionnelle au sein de locaux ou terrains où la libre circulation est interdite au titre de l’article 413‑7 du code pénal, lorsqu’une telle restriction vise à empêcher que des éléments essentiels du potentiel scientifique ou technique de la Nation soient détournés à des fins de terrorisme ou de prolifération d’armes de destruction massive et de leurs vecteurs, et qui dispose d’une expérience significative et d’un savoir‑faire technique ou de connaissances présentant respectivement un niveau d’importance critique.

Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas : 

1° Aux agents mentionnés aux articles L. 4122‑11 et L. 4122‑13 du code de la défense dont la situation est régie par ces mêmes articles ;

2° Aux personnes ayant accès à ces locaux et terrains dans le cadre :

a) D’un contrat doctoral ;

b) D’un contrat postdoctoral ;

c) D’un contrat d’attaché temporaire d’enseignement et de recherche.

II. – L’employeur élabore une liste des personnes exerçant une activité professionnelle au sein de locaux et ou terrains dans lesquels la libre circulation est interdite au titre de l’article 413‑7 du code pénal qu’il estime relever du I du présent article. Il transmet cette liste au ministre ayant la charge des éléments essentiels du potentiel scientifique et technique à protéger. Ce ministre identifie les personnes soumises aux dispositions du présent article. Ces personnes sont informées individuellement.

Le défaut de transmission, par l’employeur, de la liste mentionnée à l’alinéa précédent, est puni de 45 000 euros d’amende.

III. – Avant d’exercer une activité lucrative de quelque nature que ce soit dans un domaine relevant d’un secteur scientifique et technique protégé au bénéfice, direct ou indirect, d’un État étranger, d’une collectivité territoriale étrangère, d’une entreprise ou d’une organisation ayant son siège en dehors du territoire national ou sous contrôle étranger, la personne souhaitant mettre fin ou ayant définitivement cessé ses fonctions mentionnées au I, est tenue d’en faire la déclaration auprès du ministre qui a la charge des éléments essentiels du potentiel scientifique et technique à protéger. Cette obligation de déclaration s’applique durant les cinq années suivant la cessation des fonctions.

Le ministre peut s’opposer à l’exercice de l’activité envisagée lorsqu’il estime, d’une part, que cet exercice comporte le risque sérieux d’une divulgation par l’intéressé de savoir‑faire ou connaissances dont il dispose dans le cadre de fonctions mentionnées au premier alinéa du I et susceptibles d’être détournés à des fins de terrorisme ou de prolifération d’armes de destruction massive et de leurs vecteurs et, d’autre part, que cette divulgation est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation. 

La décision d’opposition n’intervient qu’après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, sur sa demande, des observations orales. La décision d’opposition lui est notifiée.

IV. – Lorsqu’un agent public soumis aux dispositions du présent article en application des dispositions du I souhaite exercer une activité mentionnée au premier alinéa du III à titre accessoire ou soumise à autorisation de l’autorité hiérarchique, l’autorité hiérarchique se prononce sur la demande après avis conforme du ministre qui a la charge des éléments essentiels du potentiel scientifique et technique à protéger, au regard des motifs d’opposition définis au deuxième alinéa du même III.

Lorsqu’un agent public soumis aux dispositions du présent article en application des dispositions du I souhaite cesser temporairement ses fonctions afin d’exercer une activité mentionnée au premier alinéa du III, l’autorité hiérarchique se prononce sur la demande, après avis conforme du ministre qui a la charge des éléments essentiels du potentiel scientifique et technique à protéger, au regard des motifs d’opposition définis au deuxième alinéa du même III. Durant la période de cessation temporaire d’activité, l’agent public reste soumis aux dispositions du présent article et sollicite une nouvelle autorisation préalablement à l’exercice d’une activité mentionnée au premier alinéa du III.

V. – L’instruction de la déclaration et l’avis ministériel mentionnés respectivement aux III et IV peuvent donner lieu à la réalisation d’une enquête administrative en application des dispositions de l’article L. 114‑1 du code de la sécurité intérieure.

VI. – En cas de méconnaissance de l’obligation prévue au III ou de la décision d’opposition du ministre, le contrat conclu en vue de l’exercice de l’activité envisagée est nul de plein droit.

L’autorité administrative peut également prononcer :

1° Des retenues sur pension, dans la limite de 25 % de son montant, pour la durée d’exercice de l’activité illicite, dans la limite de cinq ans ;

2° Le retrait des décorations obtenues par l’intéressé.

VII. – Est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende la méconnaissance de l’obligation de déclaration, de la décision d’opposition ou de la décision de refus mentionnées respectivement aux III et IV.

VIII. – Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas : 

1° Lorsque l’activité est réalisée au bénéfice direct :

a) D’un État ou d’une collectivité territoriale situés au sein de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre‑échange ;

b) D’une entreprise ou d’une organisation ayant son siège au sein de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre‑échange et qui n’est pas sous le contrôle d’une personne, physique ou morale, étrangère à l’un de ces États ; 

2° Lorsque l’activité envisagée intervient dans le cadre d’un détachement auprès d’une organisation internationale à laquelle la France est partie et dont la liste est fixée par décret en Conseil d’État.

IX. – Un décret en Conseil d’État détermine les modalités d’application du présent article.

X. – Les dispositions du présent article s’appliquent sur l’ensemble du territoire de la République.

Elles entrent en vigueur le 1er janvier 2027.

Article 20

Au troisième alinéa de l’article L. 123‑7‑1 du code de l’éducation, les mots : « d’un mois » sont remplacés par les mots : « de deux mois ».

Chapitre III

Créer un cadre juridique adapté aux crises majeures

Article 21

I. – Après l’article L. 2142‑1 du code de la défense, il est inséré un titre IV bis ainsi rédigé :

« TITRE IV BIS

« ÉTAT D’ALERTE DE SÉCURITÉ NATIONALE

« Chapitre unique

« Art. L. 21431.  L’état d’alerte de sécurité nationale peut être déclaré, sur tout ou partie du territoire national, par décret en conseil des ministres en cas de menace grave et actuelle : 

« 1° Pesant sur la sécurité nationale, notamment la continuité des activités essentielles à la vie de la Nation et la protection de la population ;

« 2° Ou de nature à justifier la mise en œuvre des engagements internationaux de l’État en matière de défense ;

« 3° Ou de nature à justifier le déploiement à bref délai sur le territoire national des forces armées et formations rattachées françaises ou de forces alliées en vue de leur mise en condition d’emploi ou de leur emploi.

« Art. L. 21432. – Lorsque cela est nécessaire pour répondre à la menace ayant justifié la déclaration de l’état d’alerte de sécurité nationale et durant celui‑ci, un décret en conseil des ministres peut décider de :

« 1° Rendre applicable les dispositions de l’article L. 226‑1 du code de la sécurité intérieure, sur tout ou partie du territoire national, afin d’assurer la sécurité des opérateurs d’importance vitale mentionnés aux articles L. 1332‑1 et L. 1332‑2 du présent code ;

« 2° Rendre applicable aux opérateurs désignés par l’autorité administrative exerçant une activité dont la perturbation pourrait gravement compromettre le fonctionnement de l’économie ou de la société ainsi que la défense ou la sécurité de la Nation :

« a) La possibilité de soumettre à autorisation, délivrée après avis de l’autorité administrative compétente à la suite d’une enquête administrative conduite dans les conditions prévues à l’article L. 114‑1 du code de la sécurité intérieure, l’accès physique ou à distance à tout ou partie d’un bien, d’une installation, d’un équipement, d’un réseau ou d’un système nécessaire à leur activité. La personne faisant l’objet d’une enquête administrative en est informée ;

« b) L’obligation pour les opérateurs de notifier à l’autorité administrative, sans délai, tout incident porté à leur connaissance susceptible de compromettre la continuité de leur activité. La méconnaissance de cette obligation est punie de la peine prévue au premier alinéa de l’article L. 1332‑7.

« Un décret en conseil d’État détermine les modalités d’application du présent article. 

« Art. L. 21433.  I. – Durant l’état d’alerte de sécurité nationale :

« 1° Les marchés de défense ou de sécurité ayant pour objet la mise en condition d’emploi et l’emploi des forces armées et formations rattachées sont soumis au titre II du livre V de la deuxième partie du code de la commande publique.

« 2° Les marchés publics et contrats de concession passés ou conclus par les opérateurs mentionnés au 2° de l’article L. 2143‑2 du présent code sont respectivement soumis au titre II du livre V de la deuxième partie ou au titre II du livre II de la troisième partie du code de la commande publique lorsque :

« a) Ces marchés ou contrats de concession concernent la conception, la qualification, la fabrication, la modification, la maintenance ou le retrait des structures, des équipements, des systèmes, du matériel, des composants ou des logiciels qui sont nécessaires à la protection de tout ou partie d’un bien, d’une installation, d’un équipement, d’un réseau ou d’un système concourant à la protection des intérêts essentiels de l’État ou dont le détournement de l’usage porterait atteinte aux intérêts essentiels de l’État ;

« b) Et que cette protection ou la prévention de ce détournement d’usage ne peuvent être garanties par d’autres moyens.

« Les opérateurs qui passent un marché ou un contrat de concession en application des dispositions du 2° en informent l’autorité administrative dans les conditions et les délais précisés par décret.

« Pour les contrats de la commande publique passés en application des dispositions du présent article, la fin de l’état d’alerte et de sécurité nationale constitue un motif d’intérêt général pouvant justifier la résiliation du contrat au sens des articles L. 2521‑3 et L. 3221‑5 du code de la commande publique.

« Les procédures d’attribution de contrats de la commande publique mises en œuvre en application des dispositions du présent article et en cours à la fin de l’état d’alerte et de sécurité nationale peuvent être poursuivies jusqu’à leur terme dans un délai de deux mois suivant celle‑ci. 

« II. – Lorsque cela est nécessaire pour répondre à la menace ayant justifié la déclaration de l’état d’alerte de sécurité nationale :

« – le temps de crise justifiant l’affectation des navires battant pavillon français à une flotte à caractère stratégique, dans les conditions prévues par l’article L. 1335‑4 du présent code, est réputé constitué ;

« – la condition d’extrême urgence rendant nécessaire l’exécution immédiate de travaux intéressant la défense nationale dont l’utilité publique a été ou est régulièrement déclarée, au sens de l’article L. 521‑1 du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique, est réputée satisfaite ;

« – la situation de crise sur le territoire national justifiant l’augmentation exceptionnelle et temporaire de capacité d’une installation classée pour la protection de l’environnement déjà autorisée relevant du ministère de la défense, dans les conditions prévues par l’article L. 517‑1 du code de l’environnement, est réputée constituée.

« III. – Lorsque cela est nécessaire pour répondre à la menace ayant justifié la déclaration de l’état d’alerte de sécurité nationale, le ministre chargé de la santé peut, par arrêté motivé, aux seules fins d’assurer la continuité des activités essentielles à la vie de la Nation ainsi que la mise en condition d’emploi et l’emploi des forces armées et formations rattachées, prescrire toute mesure réglementaire ou individuelle relative à l’organisation et au fonctionnement du système de santé.

« Art. L. 21434.  I. – Durant l’état d’alerte de sécurité nationale, un décret en conseil des ministres peut autoriser les autorités administratives qu’il désigne à déroger aux normes réglementaires nationales ou locales pour prendre des actes, réglementaires ou individuels, relevant des compétences qu’elles exercent en matière de défense. La dérogation doit répondre aux conditions suivantes :

« 1° Être strictement nécessaire à la mise en œuvre de la réponse à apporter à la menace mentionnée à l’article L. 2143‑1 ;

« 2° Ne pas porter une atteinte disproportionnée aux objectifs poursuivis par les dispositions auxquelles il est dérogé ;

« 3° Concerner une norme relevant de l’un des domaines suivants :

« a) Sécurité des activités d’importance vitale ;

« b) Urbanisme et environnement ;

« c) Pour les seuls emplois relevant du service de sécurité nationale, le temps de travail et la protection en matière de santé et de sécurité au travail ;

« d) Sécurité des approvisionnements et contrôle des exportations de produits stratégiques ;

« e) Transports ;

« f) Communications électroniques.

« II – Les mesures prises en application des dispositions du présent article cessent d’avoir effet en même temps que prend fin l’état d’alerte de sécurité nationale.

« Art. L. 21435. – Les actes pris sur le fondement du I de l’article L. 2143‑4, ainsi que les actes réglementaires pris durant l’état d’alerte de sécurité nationale nécessaires à la mise en œuvre de la réponse à apporter à la menace mentionnée à l’article L. 2143‑1 sont dispensés des obligations de consultation résultant de dispositions législatives ou réglementaires.

« Art. L. 21436.  I. – Durant l’état d’alerte de sécurité nationale, les travaux en vue de la construction ou de l’aménagement de locaux, installations ou infrastructures de transport requis par les besoins énergétiques, logistiques et sanitaires des forces armées et formations rattachées françaises ou des forces armées alliées, ainsi que par leur approvisionnement en matériels de guerre ou par l’hébergement de populations civiles peuvent, lorsque cela est nécessaire, être soumis aux règles de procédure définies aux paragraphes suivants.

« 1° Pour les travaux et aménagements mentionnés au premier alinéa du I du présent article, la dérogation prévue au 4° du I de l’article L. 411‑2 du code de l’environnement peut être délivrée avant qu’aient été préalablement définies l’ensemble des mesures dont la mise en œuvre est nécessaire pour compenser les atteintes prévues ou prévisibles à des espèces protégées et à leurs habitats, sous réserve de respecter les conditions suivantes :

« a) La dérogation prescrit, avant l’engagement des travaux, les mesures d’évitement et de réduction des atteintes imposées au pétitionnaire afin de diminuer le risque de destruction ou de perturbation des espèces mentionnées à l’article L. 411‑1 du code de l’environnement ;

« b) En tant que de besoin, la dérogation fixe le type de mesures permettant d’atteindre un objectif d’absence de perte nette, voire de gain, de biodiversité, afin de s’assurer du maintien, dans un état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de répartition naturelle. Dans cette hypothèse, les mesures de compensation nécessaires sont prescrites dans un délai de quatre mois à compter de la délivrance de la dérogation et sont mises en œuvre dans un délai fixé par la dérogation, qui ne peut dépasser dix‑huit mois ;

« 2° Les constructions, installations et aménagements mentionnés au premier alinéa du présent article, constituent des réalisations dispensées de toute formalité au titre du code de l’urbanisme, conformément au b de l’article L. 421‑5 de ce code, et sont soumis au régime applicable à celles‑ci ;

« 3° Les projets mentionnés au premier alinéa du présent article ne peuvent faire l’objet des opérations d’archéologie préventive relevant du titre II du livre V du code du patrimoine que s’ils sont susceptibles d’avoir un impact notable et direct sur le patrimoine archéologique. Dans ce cas, les opérations d’archéologie préventive sont réalisées dans un délai compatible avec la mise en service impérative des projets qui ne peut être supérieur à deux mois. À l’expiration de ces délais, les opérations d’archéologie préventive sont réputées réalisées ;

« 4° La durée d’implantation de ces constructions, installations et aménagements ne peut être supérieure à deux ans sauf prorogation de l’état d’alerte de sécurité nationale au‑delà de ce délai. La remise en état des sites est réalisée dans un délai maximum de six mois à compter de la fin de leur utilisation, de l’expiration de la durée de deux ans, ou, le cas échéant, de la fin de l’état d’alerte de sécurité nationale sauf lorsque l’implantation pérenne de ces réalisations est autorisée avant l’expiration de ce délai de six mois dans les conditions de droit commun prévues par le code de l’urbanisme.

« II. – Durant l’état d’alerte de sécurité nationale, l’autorité administrative peut, au cas par cas, lorsque les besoins mentionnés au premier alinéa du I le justifient, décider d’autoriser les projets mentionnés au premier alinéa du I selon les règles de procédure prévues au présent II. Toutefois, lorsqu’une autorisation a été délivrée en application des dispositions du II, les dispositions du dernier alinéa de ce II s’appliquent.

« 1° Les projets sont dispensés de l’évaluation environnementale prévue à la section 1 du chapitre II du titre II du livre Ier du code de l’environnement et de toutes les formes de participation du public aux décisions ayant une incidence sur l’environnement régies par le chapitre III du titre II du livre Ier du même code ;

« 2° Pour la délivrance de l’autorisation mentionnée à l’article L. 181‑1 du code de l’environnement ou de l’enregistrement mentionné à l’article L. 512‑7 du même code, le pétitionnaire dépose, auprès de l’autorité compétente, un dossier dont le contenu est fixé par décret en Conseil d’État. Ce dossier comprend une étude d’incidence environnementale dont le contenu est adapté aux nécessités de l’urgence.

« Ce dossier est transmis, sans délai et pour information, aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale concernés par le projet et mis à la disposition du public par voie électronique, par l’autorité compétente.

« Les consultations prévues par les dispositions applicables à ces autorisations ne sont pas requises.

« Les autorisations délivrées en application des dispositions du présent II ne valent que durant l’état d’alerte de sécurité nationale, prolongé du délai nécessaire à la régularisation éventuelle de l’installation. À l’expiration de l’état d’alerte de sécurité nationale, l’exploitant dispose d’un délai de douze mois pour soumettre à l’autorité administrative sa demande d’autorisation au titre de l’article L. 181‑1 du code de l’environnement ou sa demande d’enregistrement au titre de l’article L. 512‑7 du même code. Si l’exploitant n’a pas déposé cette demande dans le délai imparti ou si l’autorité administrative refuse l’autorisation, la remise en état des sites est réalisée dans un délai maximal de six mois. Pendant cette période de régularisation et de remise en état, l’autorité administrative peut prescrire toute mesure conservatoire utile. 

« III. – Les dispositions des I et II demeurent applicables aux travaux et projets engagés en application des dispositions du présent article jusqu’à la fin du dernier jour du sixième mois suivant la fin de l’état d’alerte de sécurité nationale.

« Art. L. 21437.  Durant l’état d’alerte de sécurité nationale, les exploitants de réseaux de radiocommunications mobiles transmettent au ministre chargé des communications électroniques, dans les conditions prévues à l’article L. 33‑7‑1 du code des postes et des communications électroniques, des données interopérables relatives à la couverture du territoire par les réseaux de communications électroniques mobiles.

« Art. L. 21438. – L’Assemblée nationale et le Sénat sont informés sans délai des mesures prises sur le fondement de l’état d’alerte de sécurité nationale.

« La prorogation de l’état d’alerte de sécurité nationale au‑delà d’une durée de deux mois est autorisée par la loi. La loi autorisant la prorogation de l’état d’alerte de sécurité nationale fixe sa durée. Il peut être mis fin à l’état d’alerte de sécurité nationale par décret en conseil des ministres avant l’expiration du délai fixé par la loi la prorogeant. »

II. – Après l’article L. 33‑7 du code des postes et des communications électroniques, il est inséré un article L. 33‑7‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 3371. – Pour assurer le suivi de l’accès aux communications électroniques de la population, des services de l’État et des opérateurs d’importance vitale en situation de crise ou lors d’évènements d’une particulière gravité affectant les réseaux de communications électroniques, les exploitants de réseaux de radiocommunications mobiles transmettent au ministre chargé des communications électroniques, dans le respect du secret de la défense nationale, des données interopérables relatives à la couverture du territoire par les réseaux de communications électroniques mobiles.

« Un décret détermine les modalités d’application du présent article. 

« Le présent article est applicable en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna, dans les Terres australes et antarctiques françaises et en Nouvelle‑Calédonie dans sa rédaction résultant de la loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense. » 

III. – Après le deuxième alinéa de l’article L. 411‑2‑1 du code de l’environnement, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Sont réputés répondre à une raison impérative d’intérêt public majeur, au sens du c du 4° du I de l’article L. 411‑2 du présent code, les travaux et aménagements mentionnés au I de l’article L. 2143‑6 du code de la défense, réalisés dans le cadre de l’état d’alerte de sécurité nationale prévu à l’article L. 2143‑1 du même code. »

Article 22

Le code de la défense est ainsi modifié :

1° Après le troisième alinéa de l’article L. 1332‑7, devenu le quatrième, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Est puni d’une amende de 150 000 euros le fait, pour les mêmes personnes, de ne pas satisfaire aux obligations prévues à l’article L. 2151‑4. » ;

2° L’article L. 2151‑4 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 21514.  Les employeurs mentionnés au deuxième alinéa de l’article L. 2151‑1 sont tenus d’élaborer des plans de continuité ou de rétablissement d’activité, qui déterminent les emplois indispensables à la continuité de l’activité.

« Ils sont également tenus de notifier aux personnes qui occupent ces emplois qu’elles sont susceptibles d’être placées sous le régime du service de sécurité nationale. »

TITRE IV

MOBILISER LES FORCES VIVES DE LA NATION

Chapitre Ier

Recentrer la journée de mobilisation sur les fondamentaux

Article 23

I. – Le livre Ier du code du service national est ainsi modifié :

1° À l’article L. 111‑2 :

a) Au premier alinéa, les mots : « défense et citoyenneté » sont remplacés par les mots : « de mobilisation » ;

b) Les deuxième et troisième alinéas sont remplacés par les dispositions suivantes :

« Il comporte aussi l’engagement volontaire au titre du service national, un service civique et d’autres formes de volontariat.

« La journée de mobilisation a pour objet d’accroître la connaissance des forces armées, de conforter l’esprit et la volonté de défense et de concourir à l’affirmation du sentiment d’appartenance à la communauté nationale, ainsi qu’à l’entretien du lien entre l’armée et la jeunesse. Elle est l’occasion d’identifier les aptitudes et motivations des Français pour un engagement au sein des forces armées et formations rattachées. » ;

2° L’article L. 111‑2‑1 est abrogé ;

3° L’article L. 112‑6 est abrogé ;

4° L’article L. 113‑2 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 1132. – A l’occasion du recensement, les Français déclarent les informations nécessaires à la préparation de la journée de mobilisation, à la mise en œuvre des régimes de défense prévus aux livres Ier et II de la partie II du code de la défense ainsi qu’à l’application des dispositions du code électoral.

« À ce titre, ils déclarent leur état civil, les informations permettant de les contacter ainsi que des données relatives à leur situation familiale, scolaire, universitaire et professionnelle et à leurs compétences attestées.

« L’administration leur remet une attestation de recensement. » ;

5° Au dernier alinéa de l’article L. 113‑3, les mots : « défense et citoyenneté » sont remplacés par les mots : « de mobilisation » et les mots : « , dans les conditions fixées à l’article L. 114‑4, » sont supprimés ;

6° À l’article L.113‑4, les mots : « peut procéder » sont remplacés par le mot : « procède » ;

7° L’article L. 113‑7 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 1137.  Après avoir été recensés, et jusqu’à l’âge de cinquante ans, les Français déclarent chaque année à l’administration chargée du service national tout changement relatif aux informations mentionnées à l’article L. 113‑2 ou confirment, après vérification, l’exactitude de ces informations. » ;

8° Dans l’intitulé du chapitre IV du titre Ier, les mots : « défense et citoyenneté » sont remplacés par les mots : « de mobilisation » ; 

9° À l’article L. 114‑1 :

a) Au premier alinéa, les mots : « ci‑après reproduit : « sont supprimés ;

b) Les deuxième et dernier alinéas sont supprimés ;

10° À l’article L. 114‑2 :

a) Au premier et au deuxième alinéa, les mots : « défense et citoyenneté » sont remplacés par les mots : « de mobilisation » ;

b) Le dernier alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :

« Après accomplissement de la journée de mobilisation, un certificat individuel de participation est délivré sous réserve de l’acquittement des obligations prévues à l’article L. 114‑3 du présent code. Le certificat individuel de participation n’est délivré que si l’intéressé justifie avoir réalisé l’examen de santé en application de l’article L. 2132‑2 du code de la santé publique. » ;

11° L’article L. 114‑3 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 1143.  Lors de la journée de mobilisation, les Français reçoivent une formation qui comporte une sensibilisation aux activités militaires et présente l’organisation et les principes généraux de la défense nationale, les possibilités d’engagement comme militaire d’active ou de réserve dans les forces armées et formations rattachées, les formes de volontariat, dont l’engagement en tant qu’appelé du service national, ainsi que les périodes militaires d’initiation ou de perfectionnement à la défense nationale. Ils sont sensibilisés aux droits et devoirs liés à la citoyenneté et aux enjeux du renforcement de la cohésion nationale et de la mixité sociale ainsi qu’aux activités mémorielles.

« À cette occasion, ils renseignent un questionnaire destiné à apprécier leur disponibilité, leur motivation et leurs aptitudes pour servir au sein des forces armées et formations rattachées, en particulier en tant qu’appelé du service national au sens de l’article L. 4132‑11‑1 du code de la défense. Par dérogation aux dispositions du I de l’article 6 de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés et sous réserve de leur accord, ils communiquent également des informations relatives à leur engagement associatif et à leur état de santé.

« Lors de la journée de mobilisation sont également organisés des tests d’évaluation des apprentissages fondamentaux de la langue française. » ;

12° L’article L. 114‑4 est abrogé ;

13° L’article L. 114‑5 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 1145.  Les Français qui n’ont pas pu participer à la journée de mobilisation avant la date de leur dix‑huitième anniversaire procèdent à la régularisation de leur situation avant d’avoir atteint l’âge de vingt‑cinq ans. Ils sont alors convoqués par l’administration chargée du service national dans un délai de trois mois pour accomplir cette obligation.

« Si l’examen médical mentionné au L. 114‑2 du présent code n’a pas été réalisé dans les conditions prévues par cet article, ils doivent réaliser le rendez‑vous de prévention prévu à l’article L. 1411‑6‑2 du code de la santé publique. » ;

14° Aux articles L. 114‑6, L. 114‑7 et L. 114‑8, les mots : « défense et citoyenneté » sont remplacés par les mots : « de mobilisation » ;

15° À l’article L. 114‑9, les mots : « défense et citoyenneté » sont remplacés par les mots : « de mobilisation » et les mots : « et dans les conditions fixées à l’article L. 114‑4 » sont supprimés ;

16° Aux articles L. 114‑10, L. 114‑11, L. 114‑12 et L. 130‑1, les mots : « défense et citoyenneté » sont remplacés par les mots : « de mobilisation ». 

II. – Aux articles L. 4211‑1 et L. 4211‑3 du code de la défense, les mots : « l’appel de préparation à la défense » sont remplacés par les mots : « la journée de mobilisation ».

III. – À l’article L. 3142‑97 du code du travail, les mots : « l’appel de préparation à la défense » sont remplacés par les mots : « la journée de mobilisation ».

IV. – L’article L. 113‑7 du code du service national, dans sa rédaction résultant du présent article, s’applique aux seules personnes n’ayant pas atteint l’âge de vingt‑cinq ans à la date de son entrée en vigueur.

V. – La dernière phrase du dernier alinéa de l’article L. 114‑2 du code du service national, dans sa rédaction résultant du présent article, entre en vigueur le 1er janvier 2027.

Chapitre II

Créer un nouveau service national, militaire, fondé sur le volontariat

Article 24

I. – Le code du service national est ainsi modifié :

1° Le deuxième alinéa de l’article L. 115‑1 est remplacé par les dispositions suivantes :

« La période militaire d’initiation ou de perfectionnement à la défense nationale est accessible aux Français dont l’aptitude à suivre le cycle de formation correspondant a été contrôlée selon des modalités définies par le service de santé des armées. » ;

2° Le chapitre Ier du titre II est remplacé par les dispositions suivantes :

« Chapitre Ier

« Le volontariat militaire

« Section 1

« Dispositions générales

« Art. L. 1211.  Les Français et les Françaises peuvent servir avec la qualité de militaire comme volontaires dans les conditions prévues au 4° de l’article L. 4132‑5 et aux articles L. 4132‑11, L. 4132‑11‑1 et L. 4132‑12 du code de la défense, à l’article 32 de la loi n° 2018‑607 du 13 juillet 2018 relative à la programmation militaire pour les années 2019 à 2025 et portant diverses dispositions intéressant la défense, ainsi qu’au présent chapitre.

« Section 2

« Les appelés du service national

« Art. L. 1212 – Le volontariat des appelés du service national prévu par l’article L. 4132‑11‑1 du code de la défense a pour objet de concourir à la défense de la Nation et à la lutte contre toutes les menaces susceptibles de mettre en cause la sécurité nationale, de renforcer la cohésion nationale et de contribuer au maintien du lien entre la Nation et son armée.

« Les appelés du service national servent exclusivement sur le territoire national. »

II. – Le code de la défense est ainsi modifié :

1° À l’avant‑dernier alinéa de l’article L. 4123‑1, les mots : « dans les armées » sont remplacés par le mot : « militaires » ;

2° À l’article L. 4132‑5 :

a) Le 4° est remplacé par les dispositions suivantes :

« 4° Volontaires militaires, qui comprennent :

« a) Les volontaires dans les armées, y compris les apprentis militaires ;

« b) Les appelés du service national au sens de l’article L. 4132‑11‑1 ;

« c) Les volontaires stagiaires du service militaire adapté ;

« d) Les volontaires stagiaires du service militaire volontaire ; »

b) Le 5° est abrogé ;

3° Après l’article L. 4132‑11, il est inséré un article L. 4132‑11‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 4132111.  Les Français et les Françaises peuvent être admis à servir, avec la qualité de militaire, en vertu d’un contrat d’appelé du service national.

« Le contrat d’appelé du service national est souscrit pour une durée de dix mois. Par exception aux dispositions de l’article L. 4132‑6, il n’est pas renouvelable. Il ne peut prendre effet avant que l’intéressé n’ait atteint l’âge de dix‑huit ans, ni après que l’intéressé ait atteint l’âge de vingt‑six ans.

« Les appelés du service national peuvent servir dans les grades de militaire du rang, au premier grade de sous‑officier ou d’officier marinier et au grade d’aspirant. » ;

4° Au deuxième alinéa du II de l’article L. 4139‑5 après le mot : « volontaire » sont insérés les mots : « dans les armées, à l’exclusion de l’apprenti militaire, » ;

5° Au II de l’article L. 4139‑16 :

a) Le premier alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :

« II. – Les limites de durée de service des militaires servant en vertu d’un contrat sont les suivantes : « ;

b) Après le tableau, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les limites de durée de service des appelés du service national, des volontaires stagiaires du service militaire adapté et des volontaires stagiaires du service militaire volontaire sont fixées respectivement aux articles L. 4132‑11‑1 et L. 4132‑12 du présent code et à l’article 32 de la loi n° 2018‑607 du 13 juillet 2018 relative à la programmation militaire pour les années 2019 à 2025 et portant diverses dispositions intéressant la défense. » ;

6° Aux articles L. 4145‑1 et L.4231‑1, les mots : « des armées » sont remplacés par le mot : « militaires ».

III. – Le code de l’éducation est ainsi modifié :

1° À l’article L. 611‑9, les mots : « dans les armées » sont remplacés par le mot : « militaire » ;

2° L’article L. 611‑12 est complété par une phrase ainsi rédigée : « La suspension est accordée de droit pour l’accomplissement d’un volontariat d’appelé du service national en application des dispositions de l’article L. 121‑2 du code du service national. »

IV. – Le code général de la fonction publique est ainsi modifié :

1° L’article L. 324‑3 est complété par un 4° ainsi rédigé :

« 4° D’un volontariat d’appelé du service national en application des dispositions de l’article L. 121‑2 du code du service national. » ;

2° À l’article L. 325‑6, après le mot : « civique » sont insérés les mots : « , du volontariat d’appelé du service national » ;

3° Au premier alinéa de l’article L. 325‑14, après le mot : « national » sont insérés les mots : « ou d’un volontariat d’appelé du service national en application des dispositions de l’article L. 121‑2 du même code » ;

4° Après le 6° de l’article L. 325‑39, il est inséré un 7° ainsi rédigé :

« 7° Accomplissement d’un volontariat d’appelé du service national en application des dispositions de l’article L. 121‑2 du code du service national. » ;

5° L’article L. 325‑44 est complété par un 3° ainsi rédigé :

« 3° Les personnes ayant souscrit un volontariat d’appelé du service national en application des dispositions de l’article L. 121‑2 du code du service national sont nommées, sur leur demande, lors de la formation initiale suivante. » ;

6° À l’article L. 522‑6, les mots : « est retenue » sont remplacés par les mots : « , ainsi que la période accomplie au titre du volontariat d’appelé du service national en application des dispositions de l’article L. 121‑2 du même code sont retenues » ;

7° Le chapitre IV du titre IV du livre VI est complété par un article L. 644‑6 ainsi rédigé :

« Art. L. 6446.  Le fonctionnaire en activité a droit à un congé non rémunéré pour l’accomplissement d’un volontariat d’appelé du service national en application des dispositions de l’article L. 121‑2 du code du service national, pour la durée de celui‑ci.

« Durant l’exécution du contrat de volontariat, il est soumis aux dispositions du livre Ier de la quatrième partie du code de la défense.

« La durée du congé est assimilée à une période de service effectif et ne peut être imputée sur la durée du congé annuel. »

V. – Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est habilité à prendre par ordonnance, dans un délai de douze mois à compter de la publication de la présente loi, toute mesure relevant du domaine de la loi permettant de :

1° Codifier les dispositions de l’article 32 de la loi n° 2018‑607 du 13 juillet 2018 relative à la programmation militaire pour les années 2019 à 2025 et portant diverses dispositions intéressant la défense ;

2° Harmoniser des dispositions ainsi ou déjà codifiées relatives au service militaire volontaire et au service militaire adapté prévu à l’article L. 4132‑12 du code de la défense.

Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de quatre mois à compter de la publication de l’ordonnance.

Chapitre III

Renforcer le recours aux réserves

Article 25

I. – Au dernier alinéa de l’article L. 2171‑1 du code de la défense, après le mot : « sanitaire, » sont insérés les mots : « de la réserve opérationnelle de l’administration des douanes, ».

II. – Le 5° de l’article L. 3132‑3 du code de la santé publique est remplacé par les dispositions suivantes :

« 5° La durée et les clauses obligatoires, dont l’obligation de disponibilité applicable dans le cadre du dispositif de réserve de sécurité nationale mentionné à l’article L. 2171‑1 du code de la défense, du contrat d’engagement à servir dans la réserve ; ».

III. – Au premier alinéa de l’article L. 411‑11 du code de la sécurité intérieure, après les mots : « entre un et cinq ans », il est inséré le mot : « , renouvelable, » et après les mots : « de disponibilité » sont insérés les mots : « dont l’obligation de disponibilité applicable dans le cadre du dispositif de réserve de sécurité nationale mentionné à l’article L. 2171‑1 du code de la défense ».

IV. – Au premier alinéa de l’article 52 quinquies du code des douanes, après les mots : « de disponibilité » sont insérés les mots : « dont l’obligation de disponibilité applicable dans le cadre du dispositif de réserve de sécurité nationale mentionné à l’article L. 2171‑1 du code de la défense ».

TITRE V

RÉAFFIRMER LA SINGULARITÉ MILITAIRE

Chapitre Ier

Réaffirmer la reconnaissance de la nation

Article 26

I. – L’article L. 331‑1 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 3311. – Un titre de reconnaissance de la Nation peut être délivré aux personnes qui ont participé :

« 1° Aux conflits, aux opérations ou aux missions mentionnés au titre Ier du présent livre ;

« 2° À des missions de dissuasion nucléaire accomplies par les sous‑marins nucléaires lanceurs d’engins insusceptibles de relever, par leur nature, des missions du 1°.

« Les conditions d’attribution de ce titre de reconnaissance sont fixées par décret. »

II. – L’article L. 222‑2 du code de la mutualité est ainsi modifié :

a) Aux 3°, 5°, 6° et 7°, le mot : « nation » est remplacé par le mot : « Nation » ;

b) Au 7°, après les mots : « mentionnés à l’article L. 311‑2 » sont insérés les mots : « ou aux missions de dissuasion nucléaire accomplies par les sous‑marins nucléaires lanceurs d’engins mentionnées au 2° de l’article L. 331‑1 ».

Article 27

I. – Le code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre est ainsi modifié :

1° Dans l’intitulé des chapitres Ier et II du titre IV du livre II et au premier alinéa des articles L. 241‑2, L. 241‑3 et L. 241‑4, le mot : « réservés » est remplacé par les mots : « de reconnaissance nationale » ;

2° À l’article L. 241‑1 :

a) Au premier alinéa, le mot : « réservés » est remplacé par les mots : « de reconnaissance nationale » et les mots : « article 2 de la loi n° 86‑33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière » sont remplacés par les mots : « article L. 5 du code général de la fonction publique » ;

b) Le second alinéa est supprimé ;

3° À l’article L. 241‑7 :

a) Au premier alinéa, les mots : « des emplois réservés à cet effet » sont remplacés par les mots : « tout emploi correspondant à leurs compétences et leurs aptitudes, » et les mots : « 5 et 5 bis de la loi n° 83‑634 du 13 juillet 1983 » sont remplacés par les mots : « L. 321‑1 à L. 321‑3 du code général de la fonction publique » ;

b) Au second alinéa, le mot : « réservés » est remplacé par les mots : « de reconnaissance nationale » ;

4° À l’article L. 242‑1 :

a) Au I, les mots : « ou du faible nombre des postes mis au recrutement, dont la liste est fixée par décret en Conseil d’État » sont supprimés et le mot : « réservés » est remplacé par les mots : « de reconnaissance nationale » ;

b) Au II, les mots : « a de l’article 38 de la loi n° 84‑53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale » sont remplacés par les mots : « 1° de l’article L. 326‑1 du code général de la fonction publique » ;

5° À l’article L. 242‑2 :

a) Le premier alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :

« Les bénéficiaires mentionnés au chapitre Ier peuvent, sous réserve de l’exception prévue au I de l’article L. 242‑1, postuler aux emplois déclarés vacants dans les corps de la fonction publique de l’État et de la fonction publique hospitalière et les cadres d’emplois de la fonction publique territoriale. » ;

b) Le dernier alinéa est complété par les mots : « et les modalités par lesquelles les employeurs s’acquittent de l’obligation prévue à l’article L. 241‑1. » ;

6° À l’article L. 242‑4, les mots : « à l’article 41 de la loi du 26 janvier 1984 précitée » sont remplacés par les mots : « aux dispositions des articles L. 311‑2, L. 313‑4 et L. 327‑7 du code général de la fonction publique » ;

7° À l’article L. 242‑5, les mots : « inscrit sur liste d’aptitude » sont remplacés par les mots : « retenu sur un poste » ;

8° L’article L. 242‑7 est abrogé ;

9° Dans l’intitulé du chapitre IV du titre III du livre III de l’annexe, le mot : « réservés » est remplacé par les mots : « de reconnaissance nationale » ;

10° Le premier alinéa de l’article L. 611‑6 est remplacé par les dispositions suivantes :

« L’Office est chargé d’instruire les demandes d’emplois de reconnaissance nationale des bénéficiaires des 2° à 6° de l’article L. 241‑2, à l’exception des militaires et anciens militaires, et des articles L. 241‑3 et L. 241‑4. » 

II. – L’article L. 5212‑15 du code du travail est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 521215.  Les titulaires d’un emploi de reconnaissance nationale attribué en application des dispositions du titre IV du livre II du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre sont pris en compte pour le calcul du nombre de bénéficiaires de l’obligation d’emploi. »

III. – À l’article L. 4139‑3 du code de la défense, le mot : « réservé » est remplacé par les mots : « de reconnaissance nationale ».

IV. – Le code général de la fonction publique est ainsi modifié :

1° Au 2° de l’article L. 327‑3 et au 1° de l’article L. 351‑5, le mot : « réservé » est remplacé par les mots : « de reconnaissance nationale » ;

2° À l’article L. 311‑2, au 1° de l’article L. 326‑1, à l’article L. 326‑4 et au 2° de l’article L. 327‑10, le mot : « réservés » est remplacé par les mots : « de reconnaissance nationale ».

V. – Sont abrogées :

1° La loi n° 2008‑492 du 26 mai 2008 relative aux emplois réservés et portant dispositions diverses relatives à la défense ;

2° L’ordonnance n° 2014‑1567 du 22 décembre 2014 portant application de l’article 55 de la loi n° 2013‑1168 du 18 décembre 2013 relative à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019 et portant diverses dispositions concernant la défense et la sécurité nationale.

Chapitre II

Adapter notre droit à la singularité du statut des militaires

Article 28

Au premier alinéa de l’article L. 4141‑4 du code de la défense, après les mots : « de l’article L. 4123‑10 » sont insérés les mots : « , des ac et f du 1° ».

Article 29

L’article L. 4123‑7 du code de la défense est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 41237.  Les militaires qui quittent le service et qui sont involontairement privés d’emploi ont droit à un revenu de remplacement, sous forme d’allocation de chômage. Les conditions d’ouverture de ce droit ainsi que les modalités de sa liquidation sont définies par décret en Conseil d’État. » 

Chapitre III

Mieux reconnaitre les sujétions liées au statut militaire

Article 30

Au II bis de l’article L. 3211‑7 du code général de la propriété des personnes publiques, la date du 31 décembre 2025 est remplacée par la date du 31 décembre 2030.

TITRE VI

DISPOSITIONS DIVERSES ET FINALES

Article 31

L’article L. 755‑1 du code de l’éducation est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 7551.  L’Ecole polytechnique constitue un établissement public de l’État jouissant de la personnalité morale et de l’autonomie pédagogique et scientifique, administrative et financière, placé sous la tutelle du ministre de la défense.

« L’école est administrée par un conseil d’administration comprenant, outre son président nommé par décret, des représentants de l’État et de collectivités territoriales, des personnalités qualifiées, des représentants élus du personnel et des représentants élus ou désignés des usagers. Elle est dirigée par un directeur général, qui est un officier général et assure le commandement militaire de l’école.

« Ses principales ressources sont constituées par des subventions de personnes publiques ou privées, françaises ou étrangères, le produit des droits de scolarité, les dons et legs faits à son profit, toute recette provenant de l’exercice de ses activités, les revenus des biens meubles et immeubles, les produits des emprunts, et les revenus issus de ses prises de participation.

« Les dispositions du titre Ier du livre VII lui sont applicables, à l’exception de celles du deuxième alinéa de l’article L. 717‑1.

« Un décret en Conseil d’État détermine les modalités d’application du présent article. »

Article 32

I. – Le code de la commande publique est ainsi modifié :

1° Dans le tableau figurant aux articles L. 1451‑1, L. 1461‑1, L. 1471‑1 et L. 1481‑1, la ligne :

« 

L. 1110‑1 à L. 1113‑1

 »

est remplacée par les deux lignes suivantes :

« 

L. 1110‑1 à L. 1112‑1

L. 1113‑1

Résultant de la loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

 » ;

2° Dans le tableau figurant aux articles L. 2651‑1, L. 2661‑1, L. 2671‑1 et L. 2681‑1, les lignes :

« 

L. 2396‑3

Résultant de la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

L. 2396‑4 à L. 2397‑3

 »

sont remplacées par les trois lignes suivantes :

« 

L. 2396‑3

Résultant de la loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

L. 2396‑4 à L. 2396‑6

Résultant de la loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

L. 2397‑1 à L. 2397‑3

 ».

II. – Le code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa des articles L. 285‑1, L. 286‑1, L. 287‑1, L. 288‑1, L. 895‑1, L. 896‑1, à l’article L. 897‑1 et au premier alinéa de l’article L. 898‑1, les mots : « loi n° 2025‑532 du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic » sont remplacés par les mots : « loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense » ;

2° Au premier alinéa des articles L. 445‑1, L. 446‑1 et L. 447‑1, les mots : « loi n° 2022‑52 du 24 janvier 2022 relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure » sont remplacés par les mots : « loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense » ;

3° À l’article L. 448‑1, les mots : « loi n° 2021‑1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République » sont remplacés par les mots : « loi n° [ARMD2602476L] du…..actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense » ;

4° Au premier alinéa des articles L. 645‑1, L. 646‑1 et L. 647‑1, les mots : « l’ordonnance n° 2023‑374 du 16 mai 2023 » sont remplacés par les mots : « la loi n° [ARMD2602476L] du…..actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense » ;

5° Au premier alinéa de l’article L. 648‑1, les mots : « la loi n° 2021‑646 du 25 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés » sont remplacés par les mots : « la loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense ».

III. – Le code de l’éducation est ainsi modifié :

1° Dans le tableau figurant au I des articles L. 165‑1, L. 166‑1 et L. 167‑1, la ligne :

« 

L. 123‑7‑1

Résultant de l’ordonnance n° 2014‑807 du 17 juillet 2014

 »

est remplacée par la ligne suivante :

« 

L. 123‑7‑1

Résultant de la loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

 » ;

2° Dans le tableau figurant au I des articles L. 685‑1, L. 686‑1 et L. 687‑1 :

a) La ligne :

« 

L. 611‑9

Résultant de la loi n° 2022‑52 du 24 janvier 2022

 »

est remplacée par la ligne suivante :

« 

L. 611‑9

Résultant de la loi n° [ARMD2602476L] du…..

 » ;

b) La ligne :

« 

L. 611‑12

Résultant de la loi n° 2018‑166 du 8 mars 2018

 »

est remplacée par la ligne suivante :

« 

L. 611‑12

Résultant de la loi n° [ARMD2602476L] du…..

 » ;

3° Dans le tableau figurant au I des articles L. 775‑1, L. 776‑1 et L. 777‑1, la ligne :

« 

L. 755‑1

Résultant de la loi n° 2012‑347 du 12 mars 2012

 ».

est remplacée par la ligne suivante :

« 

L. 755‑1

Résultant de la loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

 ».

IV. – Le code de la santé publique est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article L. 3821‑11, les mots : « loi n° 2023‑1059 du 20 novembre 2023 d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 » sont remplacés par les mots : « loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense » ;

2° A l’article L. 3841‑4 :

a) Au premier alinéa, les mots : « l’ordonnance n° 2018‑20 du 17 janvier 2018 » sont remplacés par les mots : « la loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense » ;

b) Au 1°, les mots : « aux II et III » sont remplacés par les mots : « aux I bis et II » ;

3° L’article L. 5521‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 5121‑32‑1 est applicable aux îles Wallis et Futuna dans sa rédaction résultant de la loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense. » ;

4° Le I de l’article L. 5542‑1 est ainsi rédigé :

« I. – Sous réserve des adaptations prévues au II :

« 1° Les dispositions du I de l’article L. 5121‑12‑2, des articles L. 5124‑8‑2 à L. 5124‑8‑4, du II de l’article L. 5126‑7, du II de l’article L. 5141‑10, du dernier alinéa de l’article L. 5141‑13‑1, du quatrième alinéa de l’article L. 5143‑2, du II de l’article L. 5146‑1 et du II de l’article L. 5146‑2 sont applicables en Nouvelle‑Calédonie et en Polynésie française dans leur rédaction résultant de l’ordonnance n° 2018‑20 du 17 janvier 2018 ;

« 2° Les dispositions des articles L. 5124‑8 et L. 5124‑8‑1 sont applicables en Nouvelle‑Calédonie et en Polynésie française dans leur rédaction résultant de la loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense. »

V. – Au premier alinéa de l’article L. 244‑1 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, les mots : « dits réservés » sont remplacés par les mots : « de reconnaissance nationale ». 

VI. – Le code des transports est ainsi modifié :

1° Après le premier alinéa de l’article L. 5762‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 5223‑2 est applicable en Nouvelle‑Calédonie dans sa rédaction résultant de la loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense. » ;

2° Après le premier alinéa de l’article L. 5772‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 5223‑2 est applicable en Polynésie française dans sa rédaction résultant de la loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense. » ;

3° Après le deuxième alinéa de l’article L. 5782‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 5223‑2 est applicable à Wallis‑et‑Futuna dans sa rédaction résultant de la loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense. » ;

4° Après le deuxième alinéa de l’article L. 5792‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 5223‑2 est applicable aux Terres australes et antarctiques françaises dans sa rédaction résultant de la loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense. » 

VII. – Au premier alinéa des articles 34, 35, 36 et 37 de la loi du 17 décembre 1926 relative à la répression en matière maritime, la référence à l’ordonnance n° 2016‑1315 du 6 octobre 2016 est remplacée par la référence à la loi n° [ARMD2602476L] du….. actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense.

Article 33

Sont ratifiées les ordonnances suivantes :

1° Ordonnance n° 2018‑1127 du 12 décembre 2018 relative au congé du blessé ;

2° Ordonnance n° 2019‑2 du 4 janvier 2019 portant simplification des dispositifs de reconversion des militaires et des anciens militaires dans la fonction publique civile ;

3° Ordonnance n° 2019‑3 du 4 janvier 2019 relative à certaines modalités d’incitation au départ à destination de personnels militaires ;

4° Ordonnance n° 2019‑610 du 19 juin 2019 portant harmonisation de la terminologie du droit de l’armement dans le code de la défense et le code de la sécurité intérieure ;

5° Ordonnance n° 2021‑860 du 30 juin 2021 portant changement d’appellation de l’armée de l’air.

RAPPORT ANNEXÉ

Comme le prévoit son article 8, la loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 est actualisée afin d’accélérer le mouvement de modernisation de nos capacités et l’aptitude de notre modèle capacitaire à un engagement de haute intensité de nos armées.

Conformément aux arbitrages du Président de la République, cette actualisation de la loi de programmation militaire valide une trajectoire de réarmement à hauteur de +36 Md€ sur la période 2026‑2030, en produisant des effets visibles dès 2026 et 2027.

Cet effort de réarmement, porté sur nos capacités les plus critiques à court terme, sans initier d’évolution de format, se répartit en quatorze surmarches : la dissuasion, les munitions, les drones, la défense sol‑air et la lutte anti‑drones, la guerre dans le champ électromagnétique, l’espace, l’innovation opérationnelle, la préparation opérationnelle, les feux dans la profondeur, l’engagement terrestre, le combat naval, l’aviation de combat, l’aviation de transport, la cohésion nationale et le durcissement des compétences, tout en réévaluant la provision annuelle dédiée au financement des surcoûts liés aux opérations extérieures et aux missions intérieures.

L’actualisation de la loi de programmation militaire donne ainsi la priorité :

– aux munitions de tous types (dont l’accélération des effecteurs air‑air et SEAD/ air‑mer de l’aviation de combat) et à la préparation opérationnelle ;

– aux moyens de souveraineté : la dissuasion nucléaire, l’espace (dont une capacité spatiale d’alerte avancée) et nos moyens de connectivité européens haut débit ;

– à l’amélioration de la capacité des armées à s’engager en haute intensité : drones, défense surface‑air (dont capacités radars d’alerte avancée), lutte anti‑drones, guerre dans le champ électromagnétique, frappes dans la profondeur (dont capacité de frappe dans la très grande profondeur), capacités de commandement, tout en accentuant l’investissement dans les technologies de rupture (innovation opérationnelle) et en initiant une première marche de durcissement capacitaire pour chaque milieu : engagement terrestre (dont augmentation des capacités d’artillerie), combat naval, aviation de combat et aviation de transport.

Elle permet également de consolider la montée en gamme du soutien logistique et de mettre en œuvre dès l’été 2026 le nouveau service national (2,3 Md€ sur la période 2026‑2030, inclus dans la surmarche dédiée à la cohésion nationale).

Sur le plan des effectifs, ils restent conformes à la LPM avec une cible à 275 000 ETP en 2030, avec un effort porté sur les capacités nouvelles, grâce à une généralisation de la numérisation et de l’intelligence artificielle.

La chronique des effectifs pour la période 2026‑2030, détaillée dans le tableau ci‑dessous, intègre l’encadrement du service national :

2026

2027

2028

2029

2030

Cible d’augmentation nette des effectifs

+800

+2 150

+2 150

+2 100

+2 350

Cette augmentation nette des effectifs n’intègre pas le volume des appelés du service national, dont la montée en puissance interviendra de manière progressive selon l’ambition suivante :

2026

2027

2028

2029

2030

Appelés du service national

3 000

4 000

5 000

7 500

10 000

Tout en répondant au désir d’engagement de la jeunesse française, ce nouveau service national, exclusivement militaire et fondé sur le volontariat, vise trois objectifs : renforcer le pacte noué entre notre Nation et notre armée, renforcer la capacité de résistance de notre Nation, et consolider la formation de nos jeunes.

Les surmarches de cette actualisation confirment également la dynamique de doublement de la réserve, contribuent à consolider les compétences en soutenant un pyramidage nécessaire aux nouveaux métiers dans les domaines de pointe, et poursuivent l’ambition de fidélisation.

Sur le plan budgétaire, ces surmarches permettent d’atteindre un effort de défense de 2,5 % du produit intérieur brut en 2030. Avec cet effort supplémentaire de réarmement, le budget des armées aura ainsi doublé entre 2017 et 2027.

Doublement du budget des armées entre 2017 et 2027

(en milliards d’euros courants)

2017

2018

2019

2020

2021

2022

2023

2024

2025

2026

2027

32,2

34,1

35,8

37,5

39,2

40,9

43,9

47,2

50,5

57,1

63,3

Les premiers résultats, visibles à travers notamment un renouvellement massif des équipements pour les trois armées, seront amplifiés, en cohérence avec les engagements pris avec nos Alliés de consacrer davantage de ressources à notre défense et notre sécurité communes. Il s’agit d’être prêts à répondre à un engagement majeur, de rester maîtres de notre destin et moteurs d’une Europe qui se défend.

Cette accélération du réarmement permettra en effet de conduire des projets communs s’inscrivant dans les priorités du Livre blanc de 2025 et donnant du corps à la préférence européenne. Sur les segments capacitaires de défense les plus stratégiques comme l'alerte avancée, les frappes dans la profondeur, la défense surface-air et l’espace, des opportunités d'investissement en commun avec nos partenaires ont été identifiées, s’appuyant sur des produits et technologies européennes. Des acquisitions conjointes pourront ainsi être réalisées pour synchroniser les efforts budgétaires, amortir les coûts de possession et homogénéiser les systèmes d'armes. Ces acquisitions pourront être soutenues par les mesures du plan ReArm Europe.

MUNITIONS

La consolidation des stocks de munitions est accélérée sur l’ensemble des trames. La capacité des armées à produire des effets militaires diversifiés est renforcée. Les efforts consentis permettront d’atteindre une meilleure complémentarité entre les munitions de précision et les munitions de saturation.

Cet effort se traduit par l’augmentation des commandes et des livraisons et par une adaptation de l’outil industriel via un co-financement des capacités de production prioritaires. Il est conduit dans une logique de préparation d’une « économie de guerre ».

Type de munitions

Parc fin 2024

Parc 2030 non communiqué pour raison de confidentialité.

Les informations qui suivent concernent les augmentations de livraison par rapport à la cible initiale prévue en LPM sur la période 26-30 :

Parc 2035 non communiqué pour raison de confidentialité.

Les informations qui suivent concernent les augmentations de livraison par rapport à la cible initiale prévue en LPM sur la période 26-35 :

MTO (CP, MP, LP)

Données confidentielles

+ 400 %

+ 440 %

Trame anti-char

(missiles MMP et ACCP)

Données confidentielles

+ 45 %

+ 25 %

Armement air-sol (AASM)

Données confidentielles

+ 240 %

+ 240 %

Défense surface-air (missiles ASTER, MICA VL)

Données confidentielles

+ 30 %

+ 50 %

MISTRAL

Données confidentielles

+ 45 %

+ 130 %

Frappe dans la profondeur

(SCALP, MdCN)

Données confidentielles

+ 85 %

+ 170 %

Missiles air-air

(MICA, METEOR, successeur METEOR)

Données confidentielles

+ 55 %

+ 90 %

Artillerie

(Obus 155 mm)

Données confidentielles

+ 190 %

+ 160 %

Torpilles

(MU90 et F21)

Données confidentielles

+ 230 %

+ 310 %

Missiles mer/mer

(EXOCET)

Données confidentielles

+ 100 %

+ 200 %

CAPACITES SPATIALES ET TRES HAUTE ALTITUDE

L'augmentation des menaces dans l'espace en fait aujourd'hui un domaine de conflictualité à part entière. Pour y faire face, la réactivité et la résilience des capacités spatiales françaises feront l'objet d'une accélération.

Communications spatiales. D’ici 2030, la sécurisation et l’amélioration des services fournis par la constellation OneWeb d’Eutelsat combinée à la livraison d’environ 300 terminaux permettra de disposer d’une capacité mixte en orbites basse et géostationnaire adaptée aux besoins de connectivité haut débit sans attendre la mise en service de la constellation européenne sécurisée et résiliente IRIS² dont les premiers services sont attendus à partir de 2030.

Renseignement spatial. Une capacité radar opérationnelle sera disponible à l’horizon 2035, fondée sur les bénéfices tirés du démonstrateur DESIR qui sera lancé en 2029 par le CNES. Le calendrier des programmes CELESTE et IRIS a été aménagé pour prendre en compte la consolidation du besoin opérationnel et le développement des technologies critiques associées. Les capacités d’exploitation de données spatiales seront modernisées et renforcées, tandis que les achats de données constitueront une première capacité complémentaire à l’horizon 2030, qui pourra être consolidée d’ici 2035. Une capacité initiale dans la très haute altitude sera disponible d’ici 2030 grâce à des démonstrateurs de ballons, d'avions solaires et de capteurs associés ; la pleine capacité est attendue à l’horizon 2035.

Alerte avancée. En fonction des résultats des expérimentations qui ont débuté fin 2025, des travaux de montée en maturité du radar transhorizon Nostradamus permettraient de disposer d’une première brique avant 2030. Avant 2035, il sera complété par un satellite géostationnaire de détection infra-rouge et des radars alerteurs UHF mobiles. Ces capacités constitueront la participation française au projet d’initiative européenne Joint Early Warning European Look-out (JEWEL).

Surveillance de l’espace, action dans et vers l’espace.

D’ici 2030, une capacité complémentaire de surveillance et de caractérisation en orbite basse complètera le radar de surveillance spatiale (GRAVES puis AURORE, commandé fin 2025). Non programmées jusqu'alors, une capacité de brouillage du sol vers l’espace sera opérationnelle d’ici 2030 et une première capacité de laser complètera les effecteurs d’ici 2035.

En substitution du satellite unique EGIDE en orbite géostationnaire, la capacité d'action géostationnaire sera accélérée et fondée sur trois satellites patrouilleurs-guetteurs en orbite avant fin 2030 dont le premier, PALADIN, sera opérationnel dès 2027. Elle sera mise en œuvre par un système de commandement des opérations spatiales acquis de manière incrémentale afin que les premiers modules soient opérationnels avant 2030, après une première capacité opérationnelle déclarée en novembre 2025.

Segment capacitaire

Parc fin 2024

Actualisation

Ecart avec la LPM

Parc fin 2030

Parc horizon 2035

Parc fin 2030

Parc horizon 2035

Satellites

Renseignement EM

1 CERES

1 capacité satellitaire

1 CELESTE + brique complémentaire ROEM

- 1 CELESTE, compensé par le maintien de CERES et par des capteurs complémentaires ROEM

+ brique complémentaire ROEM

Renseignement radar

0

Capacité d’imagerie radar

+ Capacité d’imagerie radar

Renseignement image

2 satellites CSO

2 satellites CSO

2 satellites IRIS + brique complémentaire optique par achat de données

- 1 IRIS, compensé par le maintien de CSO et brique complémentaire par achat de données

+ brique complémentaire par achat de données

Communication

2 satellites SYRACUSE IV

2 satellites SYRACUSE IV + massification accès constellation One Web

2 satellites SYRACUSE IV + accès constellation IRIS²

+ massification accès constellation One Web

+ accès constellation IRIS²

Surveillance et action

espace-espace

/

3 satellites patrouilleurs GEO

3 satellites patrouilleurs GEO
+ 1 capacité LEO

3 satellites patrouilleurs GEO

3 satellites patrouilleurs GEO + 1 capacité LEO

THA

Très Haute Altitude

/

Capacité initiale

Pleine capacité

Capacité initiale

Pleine capacité

Segment sol

Capacité de détection des satellites

1 GRAVES

1 GRAVES

+ 1 capacité complémentaire de surveillance

1 AURORE

+ 1 capacité complémentaire de surveillance

+ 1 capacité complémentaire de surveillance

+ 1 capacité complémentaire de surveillance

Action

surface - espace

/

Capacité de brouillage

Capacité de brouillage et laser de puissance

Capacité de brouillage

Capacité de brouillage et laser de puissance

Système de commandement des opérations spatiales

/

1

Evolutions incrémentales du système

-

-

CAPACITES TOUTES ARMEES

Le réarmement se traduit par le renforcement des moyens de protection et d’appui spécialisé bénéficiant à toutes les armées, en cohérence avec l’évolution des menaces.

Pour tenir compte de l’armement du HIL, le rythme des livraisons a été aménagé.

Les drones non spécialisés du combattant sont généralisés et acquis dans une logique d’acquisition rapide et de réponse au strict besoin. Ils équipent l’ensemble des groupes et plateformes de combat. La menace drone est prise en compte par la complémentarité des effecteurs : les systèmes de LAD dédiés aux emprises (MILAD, PARADE, BASSALT) sont complétés ou mis à niveau, les effecteurs de tout type (fusils brouilleurs, armes à énergie dirigée laser, brouilleurs tactiques…) sont multipliés.

Le segment détection est également renforcé d’ici 2030 grâce à l’acquisition de deux radars de surveillance semi-mobiles et de 16 radars dédiés à la détection des menaces aériennes de petite taille à courte portée. Les technologies de ce nouveau domaine de lutte sont en évolution rapide : au-delà des cibles capacitaires, l’enjeu sera de s’adapter rapidement à l’essor de ces menaces.

L’effort NRBC se traduit par la livraison supplémentaire d'ici 2030 de 22 systèmes de drones ou robots de reconnaissance NRBC et de 24 systèmes de décontamination légère NRBC sur camion.

Les capacités d’attaque électromagnétique sont renouvelées et massifiées, notamment grâce à des brouilleurs de différentes puissances. En 2030, les armées disposeront des équipements capables de perturber l’appréciation de situation de l’adversaire et sa manœuvre militaire, ou encore de produire une dégradation ou un déni d’accès à des services essentiels comme les communications ou le positionnement par satellite. Les états-majors opérationnels disposeront des outils pour assurer la cohérence de la manœuvre sur tout le spectre électromagnétique, dans un tempo élevé et dans tous les milieux.

Des études pour le développement d’un segment de frappe dans la profondeur (DPS) seront lancées dès 2026 afin de disposer d’un missile sol-sol balistique conventionnel d’une portée classe 2 500 km avant la fin de la prochaine décennie. Une coopération avec nos alliés allemands et britanniques est privilégiée.

Le réarmement se traduit aussi par un effort important dans le domaine de l’innovation. Il permettra de rendre les forces plus efficaces plus tôt (convergence des réseaux secrets, cloud de combat), d’exploiter les applications militaires de l’IA et de disposer de premières capacités issues des recherches dans le domaine du quantique.

Segment capacitaire

Parc fin 2024

Actualisation

Ecart avec la LPM

Parc fin 2030

Parc horizon 2035

Parc fin 2030

Parc horizon 2035

Frappes dans la profondeur

*

Développement d’un missile sol-sol balistique conventionnel à très longue portée

Première capacité à l’horizon 2035/2036

Développement d’un missile sol-sol balistique conventionnel à très longue portée

Première capacité à l’horizon 2035/2036

Hélicoptères interarmées légers (Guépard)

*

Au moins 5

Au moins 85 (cible à terminaison 169)

- 15

+ 15

Drones non spécialisés du combattant

Environ 2000

Au moins un système de drones par groupe de combat ou plateforme (3)

Plusieurs systèmes de drones par groupe de combat ou plateforme

Au moins un système de drones par groupe de combat ou plateforme

Plusieurs systèmes de drones par groupe de combat ou plateforme

Défense surface-air

Courte portée terrestre (MICA VL/VL NG)

2

9

15

-

+ 3

Fusils brouilleurs

150

750

1 050

+ 500

+ 800

Systèmes de LAD

31

43

Au moins 43

-

-

Radars tactiques mobiles

4

30

31

+ 17

+ 18

Nouveaux systèmes NRBC

/

22 systèmes de reconnaissance

76 systèmes légers de décontamination

Au moins 22 systèmes de reconnaissance

Au moins 76 systèmes légers de décontamination

+ 22 systèmes de reconnaissance

+ 24 systèmes légers de décontamination

+ Au moins 22 systèmes de reconnaissance

+ Au moins 24 systèmes légers de décontamination

Postes radio CONTACT

5600

Classe 16 000 postes

Classe 20 000 postes

+ 4 295 postes

+ 6 545 postes

Attaque électromagnétique

Capacités d’ancienne génération

Capacités d’attaque renouvelées

Capacités d’attaque massifiées

Capacités d’attaque renouvelées

Capacités d’attaque massifiées

Dorsale numérique de niveau SECRET

Plusieurs réseaux classifiés coexistent

Opérations conduites sur un cloud SECRET souverain

Réseaux SECRET fusionnés et entièrement en technologies Cloud

Opérations conduites sur un cloud SECRET souverain

Réseaux SECRET fusionnés et entièrement en technologies Cloud

Intelligence artificielle

Briques élémentaires ARTEMIS.IA et capacités de calcul limitées disponibles

Utilisation de l’IA sur tous les réseaux (ARTEMIS.IA et capacités de calcul)

Supercalculateur ASGARD renouvelé / fonctionnement datacentré généralisé

Utilisation de l’IA sur tous les réseaux (ARTEMIS.IA et capacités de calcul)

Supercalculateur
ASGARD renouvelé / fonctionnement datacentré généralisé

Premières capacités militaires robotisées (programme PENDRAGON)

Premières capacités militaires robotisées (programme PENDRAGON)

Quantique

/

Démonstrateur d'ordinateur quantique / premiers capteurs quantiques

Premiers calculateurs / généralisation des capteurs quantiques

Démonstrateur d'ordinateur quantique / premiers capteurs quantiques

Premiers calculateurs / généralisation des capteurs quantiques

(3) Ou équivalent.

FORCES TERRESTRES

Pour se préparer plus rapidement aux exigences d’un engagement majeur de haute intensité (transparence du champ de bataille, létalité, besoin de protection des forces, enjeu de la masse), les forces terrestres bénéficient d’une densification des capacités-clés associées.

Le retour d’expérience des conflits en cours, marqué par la prééminence des drones dans les missions de reconnaissance et de contre-reconnaissance, conduit à faire effort sur les domaines de l’appui-feu, de la protection des forces, des appuis spécialisés et de la logistique. Dans le domaine de l’aérocombat, cela se traduit par un effort sur la coopération entre hélicoptères et drones / MTO.

Les capacités « appui-feu » seront renforcées par l’acquisition supplémentaire de 41 canons d’artillerie CAESAR NG livrés d’ici 2035 et par le renouvellement accéléré du LRU et du radar de contre-batterie COBRA.

La diversification du segment des drones tactiques sera accélérée.

L’accélération des livraisons des Serval de lutte anti-drone (LAD), de guerre électronique (GE) et de défense sol-air de très courte portée (SATCP), comme la mise en place d’une capacité LAD intérimaire issue du projet innovant PROTEUS (4), permettront de renforcer la protection des forces déployées. Cet effort a notamment été permis par l’aménagement, au cours des deux premières années de la LPM, des livraisons Serval « infanterie » et par le décalage du VBAE dont le concept d’emploi est repensé dans le contexte d’une dronisation accrue des missions de reconnaissance.

L’accélération des livraisons de 300 camions logistiques NG et l’acquisition de systèmes d’appui spécialisés (génie (5), NRBC) consolideront les capacités des forces terrestres à prendre la tête d’une coalition en tant que nation-cadre. Le calendrier du programme Engins du génie de combat (EGC) développé en coopération avec la Belgique a été aménagé.

Les études en vue de la définition de la capacité succédant au char Leclerc seront lancées pour pallier le risque de rupture temporaire de capacité.

Segment capacitaire

Parc fin 2024

Actualisation

Ecart avec la LPM

Parc fin 2030

Parc horizon 2035

Parc fin 2030

Parc horizon 2035

Cavalerie blindée

Chars de combat

LECLERC

200 dont 34 rénovés

200 dont 160 rénovés + études capacité char intermédiaire

200 rénovés + développement capacité char intermédiaire

+ études capacité char intermédiaire

+ développement capacité char intermédiaire

Engins blindés de reconnaissance et de combat

Jaguar

95

238

300

-

-

Véhicules blindés d'aide à l'engagement

VBAE

0

0

886

- 180

- 554

Blindés d’infanterie

Véhicules blindés de combat d'infanterie

VBCI

628

628

628

-

-

Véhicules blindés multi-rôles

Griffon

725

1 437 et 54 MEPAC

1 818 et 54 MEPAC

-

-

Véhicules blindés multi-rôles légers

Serval

292

1 355

2 038

- 50

-

Génie

Appui au contact de combat

0

5 engins du génie de combat (EGC) et jusqu’à 42 systèmes de bréchage

100 (6) EGC et au moins 42 systèmes de bréchage

-

- 25

Franchissement

/

300 m

2 500 m

-

-

Artillerie Sol/Sol

Canons CAESAR

70 CAESAR

120 CAESAR / CAESAR NG

150 CAESAR NG

+ 11 dont au moins 1 NG

+ 41 NG

Lanceurs frappes longue portée tactique

LRU

9 lance-roquettes unitaires

Entre 13 et 26 systèmes

26 systèmes

Jusqu’à + 13

-

Défense surface air et lutte anti-drones

Systèmes LAD (30mm) sur Serval

0

Au moins 36

48

Au moins + 24

-

Artillerie anti-aérienne / PROTEUS (20 mm)

0

50

50

+ 50

+ 50

DSA terrestre d’accompagnement (7)

0

24

60

-

+ 15

Logistique

Poids lourds de nouvelle génération

0

Classe 2 400

Classe 9 500

+ 300 poids lourds logistiques de nouvelle génération

-

Hélicoptères

Hélicoptères de reconnaissance et d’attaque

67 Tigre

67 Tigre

67 Tigre dont au moins 14 rénovés

-

14 Tigre rénovés

Hélicoptères de manœuvre

63 Caïman TTH, 52 Puma/Cougar/Caracal

81 Caïman TTH dont 18 au standard FS, 24 Cougar

Au moins 105 HM

-

-

Drones

Systèmes de drones tactiques

1 système de drone tactique expérimental

au moins 40 systèmes (SDT/SDT-léger (9))

au moins 40 systèmes (SDT/SDT-léger)

-

-

(4) Développement incrémental d’un affut et d’un canon de 20mm portés sur camion, avec intégration de briques d’IA.

(5) 21 systèmes de bréchage pyrotechnique SABRE et 21 systèmes de bréchage mécanique EBMZ en 2030.

(6) Développé en coopération avec la Belgique via l’OCCAr, décalage d’1 an, 125 EGC en 2036.

(7) Tourelles Serval Mistral ATLAS RC.

(8) Drones non spécialisés du combattant : cf. § capacités toutes armées.

(9) Des SDT-Léger équiperont aussi la MN et l’AAE.

FORCES NAVALES

Les évolutions de la conflictualité aéro-maritime imposent d’opérer en environnement de plus en plus dénié et de combiner létalité et mobilité. Ainsi, les forces navales sont adaptées, avec des moyens de défense, de connectivité et de traitement de l’information renforcés. La dronisation est accélérée.

Le système de combat du porte-avions Charles-de-Gaulle est rénové pour mettre en œuvre l’ASTER dans sa version modernisée « Enhanced Capability (EC) » en attendant le porte-avions de nouvelle génération dont la construction débute et dont la puissance offensive est renforcée par un 3e rail de catapulte et un système de direction de combat data-centré. Les Rafale Marine – qui contribuent à la composante nucléaire aéroportée depuis le porte-avions – bénéficieront des améliorations capacitaires des standards F4 puis F5 et de ses nouveaux effecteurs (10).

Les frégates de 1er rang FREMM et FDA sont renforcées avant 2030 par un système surface-air à très courte portée (SATCP) et une conduite de tir canon modernisée. Elles bénéficient d’une connectivité durcie pour le combat collaboratif (11) et de moyens de traitement de données de masse (12).

Les patrouilleurs hauturiers (PH) sont accélérés (13) et armés pour défendre nos approches en complément des frégates FLF non rénovées. Cela permet de gagner en réactivité en cas de besoin outre-mer, en renfort des patrouilleurs qui assurent les missions de souveraineté (POM et PAG (14)). Les patrouilleurs de service public (PSP) sont prolongés pour assurer l'action de l'Etat en mer en métropole en attendant l'arrivée de tous les PH. Les frégates de surveillance sont prolongées dans l'attente de leur remplacement par des corvettes hauturières. Ces dernières sont décalées pour consolider la réponse au besoin opérationnel et tirer tous les bénéfices des travaux réalisés dans le cadre du programme European Patrol Corvette (EPC).

Les livraisons d’avions de surveillance et d’intervention maritime Albatros sont accélérées par rapport à ce que prévoyait la LPM grâce aux négociations favorables conduites au cours des années 2024 et 2025.

Des moyens de lutte anti drones sont déployés sur les bâtiments de 1er rang et patrouilleurs avant 2030 pour tenir compte des retours d’expérience des opérations actuelles. L'effort s'étend à l'ensemble de la flotte d'ici 2035.

La généralisation de la dronisation est amorcée avant 2030 : surveillance (AUV) et intervention (ROV) dans les fonds marins, hydro-océanographie, intégration de drones navals et aériens aux unités navales à la mer et à terre pour l’acquisition de renseignement et l’intervention (1 système de drone aérien par frégate ou BRF ; drones de surface sur frégates ; drones sous-marins ; drones de surface dans les approches).

Enfin, le recours à deux plateformes modulaires (navires aux normes civiles) avant 2030 permettra d’assurer les missions de guerre des mines et de faciliter la mise en œuvre des drones requis dans nos approches dans le cadre du soutien à la dissuasion et de la protection de nos ports d’intérêt vital, jusqu’à l’arrivée des bâtiments de guerre des mines (BGDM). Les BGDM seront acquis dans le cadre d’une coopération avec nos alliés belges et néerlandais dès 2032. Ces BGDM, dont le format reste à confirmer, permettront de maintenir une capacité à opérer en environnement contesté.

Segment capacitaire

Parc fin 2024

Actualisation

Ecart avec la LPM

Parc fin 2030

Parc horizon 2035

Parc fin 2030

Parc horizon 2035

Porte-avions

Porte-avions Charles de Gaulle

1

1 rénové

1 rénové

-

-

Porte-avions nouvelle génération

PA-NG

Approvision-nements longs

Construction en cours (Létalité et supériorité informationnelle renforcées)

Construction en cours (Létalité et supériorité information-nelle renforcées)

Létalité et supériorité information-nelle renforcées

Létalité et supériorité information-nelle renforcées

Sous-marins

Sous-marins nucléaires d’attaque

SNA

3 type Rubis

+ 3 Barracuda

6 Barracuda

6 Barracuda

-

-

Flotte de surface

Porte-hélicoptères amphibie

PHA

3 PHA

3 PHA

3 PHA rénovés

-

-

Frégates de 1er rang

15 (15)

15 dont 10 à capacités renforcées (16)

15 à capacités renforcées

Capacités renforcées

Capacités renforcées

Frégates de surveillance/

Corvettes hauturières

6 frégates de surveillance

6 frégates de surveillance

3 frégates de surveillance + 3 corvettes hauturières

- 1 corvette compensée par 1 FS prolongée

- 3 corvettes compensées par 3 FS prolongées

Bâtiments logistiques

1 bâtiment d’ancienne génération (BCR)

+ 1 BRF

3 bâtiments ravitailleurs de force (BRF)

4 bâtiments ravitailleurs de force (BRF)

-

-

Patrouilleurs

17 (17)

19

19

-

-

Guerre des mines

Luttes anti-mines

8 chasseurs de mines ancienne génération

2 chasseurs de mines ancienne génération

+ 2 PMGM (18)

4 BGDM + 2 PMGM

- 3 BGDM, compensés par 2 PMGM et 2 chasseurs de mines ancienne génération

4 BGDM au lieu de 6, complétés par 2 PMGM

1 système de drones

6 systèmes de drones

8 systèmes de drones

-

-

4 bâtiments pour plongeur démineurs ancienne génération

4 bâtiments pour plongeurs- démineurs dont 3 NG

5 bâtiments pour plongeurs- démineurs NG

-

-

Hélicoptères

Hélicoptères Caïman NFH

27

27

27

-

-

Drones navals

Drones de surface (19)

Drones expérimentaux

1ères capacités intégrées sur bâtiments de combat / à terre

1 flottille opérationnelle par famille de drones

1ères capacités intégrées sur bâtiments de combat / à terre

1 flottille opérationnelle par famille de drones

Capacité hydrographique, océanographique et de maîtrise des fonds marins

Capacité hydrographique

4 bâtiments d’ancienne génération

2 bâtiments hydrographiques et océanographiques NG avec 4 systèmes de drones (CHOF) + 1 bâtiment d’ancienne génération

2 bâtiments hydrographi-ques et océanographi-ques NG avec 4 systèmes de drones (CHOF) + 1 complément capacitaire (20)

-

-

Capacité fonds marins

/

1 couple (AUV + ROV) (21) de surveillance et d'action moyen et grand fonds (6000m) par façade

4 couples (AUV + ROV) de surveillance et d'action moyen et grand fonds (6000m)

-

Aéronavale

Rafale Marine

41

41 au standard F4

Format de l’aviation de combat à 225 (dont au moins 47 au standard F5)

-

Au moins 47 au standard F5

Avions de patrouille maritime

21 ATL2 dont 15 au standard 6

18 ATL2 standard 6 (modernisation système de combat, capteurs NG)

Au moins 18 dont 3 PATMAR futur

-

-

Bouées acoustiques

Données confidentielles

+ 50 % (22)

+ 50 % (23)

+ 50 % de livraisons

+ 50 % de livraisons

Avions de surveillance et d’intervention maritime

8 Falcon 50 M + 5 Falcon 200 Gardian

11 Albatros

+ 1 Falcon 50 M

12 Albatros

+ complément SURMAR

+ 3 Albatros

- 3 Falcon 50 M

-

Avions de guet aérien

3 E-2C

3 E-2D

3 E-2D

-

-

Systèmes de drones aériens marine (SDAM)

3 systèmes S100

(6 vecteurs)

Au moins 10 SDAM (flotte mixte VSR 700 / S100) équipant les frégates de premier rang et BRF

Au moins 15 SDAM (flotte mixte) équipant les frégates de premier rang et BRF

-

Défense surface-air et LAD

Systèmes très courte portée Naval

11

26

42

+ 18

Jusqu’à + 27

LAD naval

3

Au moins 30

70

+ 10

Jusqu’à + 45

(10) Cf. Forces aériennes.

(11) Veille collaborative navale et orchestration des flux de données par l’infrastructure réseaux des unités opérationnelles de la marine (RIFAN).

(12) Data Hub Embarqués.

(13) Tous livrés en 2032, plus un patrouilleur côtier de gendarmerie.

(14) Patrouilleur outre-mer et patrouilleur Antilles Guyane.

(15) FREMM, FDA, FLF.

(16) Lutte anti-drones, connectivité durcie, traitement de données de masse.

(17 3 Patrouilleurs Antilles Guyane + 2 Patrouilleurs Outre-Mer + 5 Patrouilleurs de Haute Mer + 3 Patrouilleurs de Service Public + 4 divers.

(18) Plateforme modulaire de guerre des mines : navires aux normes civiles, non militarisés.

(19) Drones rapides, à vocation ISR ou mis en œuvre par sous-marins.

(20) Bâtiment remplaçant le bâtiment océanographique d’ancienne génération ou capacité drone océanique (à définir).

(21) ROV : Remotely Operated Vehicle (robot sous-marin téléopéré) ; AUV : Autonomous Underwater Vehicle (drone sous-marin).

(22) Augmentation de livraisons par rapport à la cible initiale prévue en LPM sur la période 26-30.

(23) Augmentation de livraisons par rapport à la cible initiale prévue en LPM sur la période 26-35.

FORCES AERIENNES

Les forces aériennes augmenteront leur aptitude à agir dans des espaces de plus en plus contestés, mettant en œuvre des capacités plus agiles, plus létales et à la portée accrue.

Ainsi, le renouvellement de l’aviation de chasse s’intensifiera avec le lancement du standard F5 du Rafale et la préparation de l’après Rafale. L’effort portera sur la connectivité et les capacités offensives : un nouveau missile air-air à très longue portée, successeur du missile METEOR, sera développé avec pour objectif d’armer le standard F4 dès 2030, le standard F5 s’appuiera sur un missile SEAD et antinavire pour contrer les stratégies de déni d’accès, et un effort sera réalisé pour inclure des drones accompagnateurs du Rafale avec des premières expérimentations à l’horizon 2028.

Le premier vol du démonstrateur du NGF est décalé par rapport à la LPM.

La transition vers des flottes de transport et de soutien de nouvelle génération est accélérée : l’augmentation de la flotte à hauteur de 41 A400M permettra de renforcer nos capacités au profit des forces de présence et de souveraineté, les forces pré-positionnées et nos capacités de projection, tout en retirant du service par anticipation les C130H dont le coût de possession a fortement augmenté. Cet effort repousse au-delà de 2035 le besoin d'un avion de transport d'assaut médian (ATASM). L’acquisition progressive de 4 avions GlobalEye favorisera le retrait de service anticipé de la flotte Boeing AWACS, devenu très coûteuse en termes de soutien, et accroîtra les capacités de surveillance et de contrôle aéroportées, en France comme dans un espace de bataille contesté.

Les capacités de défense surface-air seront accélérées et améliorées par une livraison de systèmes de canons anti-aériens supplémentaires pour protéger les bases aériennes.

Le programme SAMP-T NG vise à moderniser la conduite de tir du SAMP-T afin de traiter les obsolescences et d’adapter la conduite de tir à l’évolution des menaces (missiles balistiques, missiles de croisière) notamment en exploitant les nouvelles capacités du missile Aster 30 B1NT et du radar GF 300. Ces évolutions du SAMP-T NG permettront le traitement simultané des menaces de longue portée et des menaces saturantes, tout en s'adaptant aux nouvelles conditions d’emploi opérationnel (cyber, brouillage). L’effort porte sur l’accélération de l’acquisition de SAMP-T NG afin de disposer de 2 systèmes supplémentaires à l’horizon 2030.

Le besoin militaire de la capacité MALE de théâtre a été réorienté pour saisir l’opportunité liée à l’émergence d’une filière de drones de théâtre souverains de moindre coût, le MALE UE se révélant aujourd’hui moins adapté à la haute intensité.

Segment capacitaire

Parc fin 2024

Actualisation

Ecart avec la LPM

Parc fin 2030

Parc horizon 2035

Parc fin 2030

Parc horizon 2035

Avions de combat

SCAF (NGF)

/

-

1 démonstrateur NGF

- 1 démonstrateur NGF

Rafale Air

105

137 au standard F4

Format de l’aviation de combat à 225 (dont au moins 47 au standard F5)

-

Au moins 47 au standard F5

Mirage 2000D

55

50 rénovés

/

+2

-

Avions de support en opérations

Avions ravitailleurs et de transport stratégique nouvelle génération

12 MRTT et 3 A330

15 MRTT

15 MRTT

-

-

Avions de surveillance et de contrôle aérien

4 AWACS

3 AWACS

+ 1 Global Eye

4 Global Eye

+1 Global Eye

-1 AWACS

+4 Global Eye

Avions légers de surveillance et de renseignement (ALSR)

2

3

3

-

-

Avions de renseignement et guerre électronique

/

3 ARCHANGE

3 ARCHANGE

-

-

Hélicoptères

Hélicoptères de manœuvre

13 Caracal, 17 Puma, 3 Super Puma

Au moins 32 HM

dont 29 Caracal

36 HM

-

-

Avions de transport

Avions de transport tactique

24 A400M, 14 C-130H et 4 C-130J

Au moins 41 A400M

et 4 C-130J

Au moins 41 A400M

et 4 C-130J

+ 6 A400M

+ 6 A400M

Drones

Systèmes de drone MALE

9 Reaper

Première capacité de MALE de théâtre en complément du Reaper

Capacité MALE de théâtre

- 1 MALE UE

+ première capacité de MALE de théâtre

- 6 MALE UE

+ capacité complète de MALE de théâtre

Défense sol-air et LAD

Systèmes sol-air SAMP-T

8 SAMP-T

10 SAMP-T NG

12 SAMP-T NG

+ 2 SAMP-T NG

-

GLOSSAIRE

Acronyme

Description

AASM

Bombes guidées pouvant être propulsées (armement air-sol modulaire)

ACCP

Antichar courte portée

ALSR

Avion léger de surveillance et de reconnaissance

ARCHANGE

Avion de renseignement à charge utile de nouvelle génération

ARTEMIS-IA

Solution de traitement massif de données et d’IA

ASGARD

Supercalculateur classifié dédié à l’intelligence artificielle

ASTER

Missile antiaérien et antibalistique

ATASM

Avion de transport d’assaut du segment médian

ATL2

Avion de patrouille maritime Atlantique 2

AUV

Drone sous-marin (autonomous underwater vehicle)

AURORE

Nouvelle capacité radar de suivi des objets spatiaux en orbite basse

AWACS

Système de détection et de commandement aéroporté (airborne warning and command system)

BASSALT

Système de lutte antidrone (basse altitude)

BCR

Bâtiment de commandement et de ravitaillement

BGDM

Bâtiment de guerre des mines

BRF

Bâtiment ravitailleur de forces

CAESAR

Camion équipé d’un système d’artillerie

CELESTE

Capacité électromagnétique spatiale (successeur CERES)

CERES

Capacité de renseignement d’origine électromagnétique spatiale

CHOF

Capacité hydro-océanographique future

COBRA

Radar de contre-batterie (counter battery radar) : permet de localiser les positions des batteries d’artillerie ennemies

CONTACT

Communication numérique tactique de théâtre

CNES

Centre National d’Etudes Spatiales

CP

Courte portée

CSO

Composante spatiale optique

DESIR

Démonstrateur des éléments souverains en imagerie radar

DPS

Frappe de précision dans la profondeur (deep precision strike)

DSA

Défense surface-air

E-2C

Avion de guet aérien Hawkeye

E-2D

Avion de guet aérien advanced Hawkeye (nouvelle génération)

EC

Capacité accrue (enhanced capacity)

EGC

Engin du génie de combat

EGIDE

Engin géodérivant d’intervention et de découragement

EM

Électromagnétique

ETP

Equivalent temps plein

EXOCET

Famille de missiles tactiques anti-navire

F 21

Torpille lourde de lutte anti sous-marine et anti-navire

FDA

Frégate de défense aérienne

FLF

Frégates de type La Fayette

FREMM

Frégates multi-missions

FS

Forces spéciales

GE

Guerre électronique (geostationary orbit)

GEO

Orbite géostationnaire

GF 300

Radar multi-fonctions (ground fire)

GRAVES

Système radar développé par l’ONERA destiné à la détection et au suivi des satellites et objets évoluant en orbite basse (grand réseau adapté à la veille spatiale)

HIL

Hélicoptère interarmées léger

HM

Hélicoptère de manœuvre

IA

Intelligence artificielle

IP

Protocole internet (internet protocole)

IRIS

Instrument de renseignement et d’imagerie spatiale

IRIS2

Infrastructure de résilience et d’interconnexion sécurisée par satellite

JEWEL

Joint early warning european look-out

LAD

Lutte anti-drones

LEO

Orbite basse (low earth orbit)

LP

Longue portée

LPM

Loi de programmation militaire

LRU

Lance-roquettes unitaire

M

Million d’euros

MALE

Drone volant à moyenne altitude et de longue endurance (medium altitude long endurance)

Md

Milliard d’euros

MdCN

Missile de croisière naval

MEPAC

Mortier embarqué pour l’appui au contact

METEOR

Missile air-air à longue portée de conception européenne

MICA (VL)

Missile d’interception, de combat et d’auto-défense surface-air (VL pour vertical launch) – version terrestre du missile aéroporté MICA

MILAD

Moyen interarmées de lutte anti-drones

MISTRAL

Missile sol-air de courte portée

MMP

Missile moyenne portée

MP

Moyenne portée

MRTT

Avion multirôle de transport et de ravitaillement (multiRole tanker transport)

MTO

Munition téléopérée

MU90

Torpille légère anti sous-marine issue du programme lancé à partir du projet français « Murène » et du programme italien « A290 »

NFH

NATO frigate helicopter : version embarquée (Marine) de l’hélicoptère NH90

NG

Nouvelle génération

NGF

Avion de chasse de sixième génération (next generation fighter)

NRBC

Nucléaire, radiologique, biologique, chimique

OCCAr

Organisation conjointe de coopération en matière d’armement

PA (Ng)

Porte-avions (de nouvelle génération)

PAG

Patrouilleur Antilles Guyane

PALADIN

Capacité de patrouilleur-guetteur en orbite géostationnaire

PARADE

Système lourd de lutte anti-drone (programme de protection déployable modulaire anti-drones)

PATMAR futur

Futur avion de patrouille maritime

PENDRAGON

Projet d’unité robotique de combat fonctionnant avec de l’IA

PH

Patrouilleur hauturier

PHA

Porte-hélicoptères amphibie

POM

Patrouilleur outre-mer

PMGM

Plateforme modulaire de guerre des mines

PROTEUS

Affût de canon anti-aérien de 20 mm avec aide à la visée (intégré sur VAB et adapté en particulier à la lutte anti-drone)

PSP

Patrouilleur de service public

ReArm Europe

Initiative stratégique proposée en mars 2025 par la Présidente de la Commission de l’UE pour renforcer les capacités militaires et la défense de l’UE. Objectif principal : mobiliser 800 Md€. Ce plan comprend l’instrument financier SAFE.

RIFAN

Réseau IP des forces aéronavales (ossature d’échange de données pour les opérations aéromaritimes)

ROEM

Renseignement d’origine électromagnétique

ROV

Robot sous-marin téléopéré (remotely operated vehicle)

SAFE

Adopté au Conseil le 27 mai 2025, le nouvel instrument financier de l'Union « Agir pour la sécurité en Europe — SAFE (Security action for Europe) » vise à fournir aux États membres jusqu'à 150 Md€ de prêts garantis par le budget de l'UE

SAMP(-T) (NG)

Système de missile sol-air de moyenne portée (-terrestre) (nouvelle génération)

SATCP

Sol-air très courte portée

SCAF

Système de combat aérien du futur

SCALP

Missile de croisière aéroporté (système de croisière autonome à longue portée)

SDAM

Système de drones aériens marine

SDT

Système de drone tactique

SEAD

Suppression de la défense aérienne ennemie (suppression of enemy air defense)

SNA

Sous-marin nucléaire d’attaque

SURMAR

Surveillance maritime

SYRACUSE

Système de radiocommunication utilisant un satellite

THA

Très haute altitude

TTH

Hélicoptère de transport tactique (tactical transport helicopter)

UHF

Ultra haute fréquence

VBAE

Véhicule blindé d’aide à l’engagement

VBCI

Véhicule blindé de combat d’infanterie

VSR 700

Drone hélicoptère navalisé - Conçu à partir de l’hélicoptère Cabri G2 (piloté/habité) du constructeur « Guimbal »

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