Bruno Le Maire,
Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique •
7 juin 2022L'assurance du bon équilibre des relations commerciales entre fournisseurs opérant sur les territoires ultra-marins et distributeurs fait partie intégrante des missions de la DGCCRF. Pour assurer cet équilibre, une interdiction des accords exclusifs d'importation a été introduite en 2012 avec la loi Lurel afin d'augmenter la concurrence intra et intermarque entre grossistes-importateurs au sein d'un même DROM. L'adoption de cette disposition et son contrôle par l'Autorité de la concurrence ont conduit certains acteurs à revoir leurs relations contractuelles afin de se mettre en conformité avec le nouveau cadre législatif. Cette mesure a ainsi permis d'instaurer davantage d'animation concurrentielle. Quant à la rupture brutale partielle ou totale d'une relation commerciale établie, elle est susceptible d'être appréhendée par les dispositions du code de commerce et peut être sanctionnée. Parallèlement, une pression de contrôle élevée est exercée par la DGCCRF, dont le plan national d'enquête accorde une priorité à veiller au bon équilibre des relations commerciales entre les principales enseignes de la grande distribution à dominante alimentaire et spécialisée avec leurs fournisseurs, au sein des différents départements et régions d'outre-mer. En outre, le Gouvernement a nommé un délégué à la concurrence en outre-mer qui a notamment pour mission de renforcer la transparence des prix en outre-mer par la lutte contre les pratiques commerciales déloyales ainsi que les ententes et les abus de position dominante. Cette mission s'effectue en lien avec la DGCCRF et l'Autorité de la concurrence.