Catherine Colonna,
Ministère de l’Europe et des affaires étrangères •
10 janv. 2023La France a suivi avec intérêt la visite du Pape François au Canada du 24 au 30 juillet 2022. Au cours de ce voyage, le Souverain pontife a reconnu la part de responsabilité de l'Église catholique dans les exactions commises au Canada envers les personnes appartenant à des populations autochtones et a appelé à la réconciliation. La France accorde une attention particulière aux questions de Mémoire, y compris dans son action extérieure. Une meilleure connaissance de l'Histoire permet d'honorer les victimes et d'éduquer les générations futures pour prévenir la perpétuation des violations de droits. Par exemple, le 10 mai marque, depuis 2006, la "journée nationale de commémoration des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition", et rappelle l'adoption de la loi du 21 mai 2001, tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité. En outre, la fondation pour la mémoire de l'esclavage, créée le 12 novembre 2019, a été officiellement reconnue comme établissement d'utilité publique. S'agissant de la situation et du rôle des personnes appartenant à des populations autochtones, la France a rappelé sa position à l'occasion de l'adoption par l'Assemblée générale des Nations unies, le 13 septembre 2007, de la « Déclaration sur les droits des populations autochtones ». La création du musée du Quai Branly - Jacques Chirac en 2006 a, par ailleurs, constitué un moment important pour la reconnaissance par la France de l'importance des cultures et des arts des peuples premiers, y compris dans son histoire nationale.