Ministère de la santé et de la prévention •
6 déc. 2022Les problématiques de démographie en professionnels de santé touchent l'ensemble du territoire. Le département de l'Isère est effectivement confronté à des difficultés d'accès aux soins dentaires, et plus particulièrement concernant les personnes en situation de précarité socio-économique. En réponse à ces difficultés, plusieurs centres dentaires ont récemment ouvert dans l'Isère. Par ailleurs, la création de 8 nouveaux sites universitaires de formation en odontologie, annoncée par le Gouvernement en décembre 2021, va bénéficier au département avec la création d'une antenne, à Grenoble, de l'UFR d'odontologie de l'Université Claude Bernard - Lyon 1. Dans l'attente de son déploiement complet, l'antenne d'odontologie grenobloise est ouverte à quelques étudiants depuis le mois de septembre. Il convient de signaler, en outre, l'existence d'une permanence des soins dentaires dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, visant à maintenir une réponse aux demandes de soins urgents non programmés, les dimanches et jours fériés. Elle permet d'orienter les usagers vers une consultation et des soins adaptés. Le département de l'Isère est ainsi subdivisé en 4 secteurs dans chacun desquels un chirurgien-dentiste est d'astreinte. Enfin plusieurs dispositifs soutenus par l'agence régionale de santé (ARS) sont en cours de développement sur l'agglomération grenobloise, afin de répondre aux besoins de soins dentaires des personnes en situation de précarité. L'association Solident propose depuis 2016 des soins bucco-dentaires et un accompagnement social pour des personnes ne possédant pas de couverture médicale, et a augmenté son offre en signant cette année avec le centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes (CHUGA) une convention relative à l'organisation de consultations dentaires rattachées à la permanence d'accès aux soins de santé du CHUGA. Parallèlement, Solident a ouvert cette année dans les locaux de l'association un centre de santé dentaire adapté aux personnes en difficulté et éloignées du système de santé. Ce centre de santé dit "participatif" comportera un personnel spécifiquement adapté aux besoins d'accompagnement en soins du public reçu, en particulier la présence d'un médiateur en santé. Il sera implanté au sein du CHUGA et pourra à terme être agréé comme lieu de stage actif pour les étudiants de 6ème année.