🤔Fermeture des classesMme Cécile Untermaier appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse sur la fermeture des classes. 48, c'est le nombre de classes en moins prévues en Saône-et-Loire pour la rentrée 2023 d'après les premières annonces de la direction académique. Et, dans le département, 20 postes d'enseignants sont supprimés. Il est prévu 1 seul poste de remplaçant par circonscription et 2 postes pour ajuster les décisions départementales, contre 5 ou 6 habituellement. D'après ses estimations, la suppression de 2 000 postes dans le primaire et le secondaire au niveau national correspond, sur la base d'un coût annuel de 60 000 euros par poste, à une économie de 120 millions, soit une goutte d'eau dans le budget de l'éducation nationale, fixé à 60 milliards en 2023. La décision du Président de la République en 2019 de laisser au maire le choix de fermer ou non l'école de sa commune, répond à l'exigence du maintien du service public dans les territoires et de la prise en compte de l'engagement de la collectivité. Le système scolaire est perturbé chaque année et particulièrement en 2023, dans l'ensemble des territoires, provoquant l'incompréhension, voire la colère des maires et des parents d'élèves. L'intérêt de l'enfant et la considération du métier d'enseignant appellent à revoir cette politique comptable qui revient chaque année et provoque beaucoup d'inquiétude. Aux tests PISA qui évaluent les différents systèmes éducatifs, la France était classée en 2018 entre le 15e et le 21e rang sur les 36 pays de l'OCDE (selon les disciplines). Au même titre que l'école qui ne peut être fermée sans l'accord du maire, il lui paraît indispensable d'appliquer ce dispositif aux classes. On le doit aux autorités locales qui engagent des crédits importants et doivent rendre compte de cet usage aux parents et enfants de la commune. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.