Des aides spécifiques pour soutenir les apiculteurs dans l'amélioration de la qualité de leur production et la diversification de leurs activités existent, notamment dans le cadre du programme sectoriel apicole mis en œuvre par la France. Ce dernier inclut par exemple des subventions pour la modernisation des équipements, la gestion des ruches, ainsi que pour la recherche visant à lutter contre les maladies et les parasites qui affectent les abeilles. Par ailleurs, le programme sectoriel apicole permet de financer des mesures de soutien à long terme répondant aux enjeux mis en en exergue, telles que des actions de sensibilisation auprès des consommateurs sur l'intérêt de choisir un miel de qualité. S'agissant des miels importés, ils doivent respecter des normes sanitaires comparables à celles appliquées aux producteurs français. La directive modificative (UE) 2024/1438, révisant la directive 2001/110/CE, qui régit par exemple la dénomination du miel, introduit des règles plus strictes en ce qui concerne le suivi de l'origine et l'étiquetage du miel, ainsi que les critères de composition. Cette révision renforce la protection des producteurs et consommateurs européens en augmentant la transparence et la loyauté des pratiques commerciales des professionnels à l'égard des consommateurs. Ainsi, l'obligation d'indiquer clairement le ou les pays d'origine du miel sur les emballages vise à améliorer l'information et à garantir que les mélanges de miels ne masquent pas la provenance réelle des produits. S'agissant spécifiquement de la révision de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne (UE) et l'Ukraine (ALECA), un accord a été trouvé portant notamment sur le quota annuel de miel exempt de droits de douane de 6 000 à 35 000 tonnes. Si l'augmentation du contingent est significative, le nouveau volume reste inférieur à celui autorisé temporairement en 2024 dans le cadre du mécanisme dit de « frein d'urgence » en 2024. Ces concessions tarifaires supplémentaires sont par ailleurs conditionnées à la reprise par l'Ukraine de certaines normes européennes pertinentes d'ici 2028. Sont également prévues la mise en place d'une clause de sauvegarde pour protéger les filières européennes en cas de perturbation de marché, ainsi que des mesures d'accompagnement pour aider l'Ukraine à conquérir (ou reconquérir) des marchés hors UE. Enfin, il convient de préciser que si l'Ukraine venait à adhérer à l'UE à l'avenir, elle serait tenue d'adopter intégralement l'acquis communautaire, c'est-à-dire l'ensemble des normes de production et réglementations en vigueur dans l'UE. Enfin, les conférences de la souveraineté alimentaire se poursuivent en 2026. Elles sont issues de l'article 1er la loi d'orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture, dite LOSARGA, du 25 mars 2025, lequel a été codifié à l'article L. 611-1-1 du code rural et de la pêche maritime. Les conférences de souveraineté alimentaire visent à réunir les professionnels des filières, y compris de l'apiculture, ainsi que d'autres acteurs, au niveau national et local, pour déterminer une stratégie assortie d'objectifs, notamment de production, à l'horizon de dix ans, en vue d'améliorer la souveraineté alimentaire de la Nation ou au moins d'assurer sa non-régression. Cette dernière est définie, au même article, comme le maintien et le développement des capacités de la Nation à produire, à transformer et à distribuer les produits agricoles et alimentaires nécessaires à l'accès de l'ensemble de la population à une alimentation saine, et le soutien des capacités exportatrices contribuant à la sécurité alimentaire mondiale. Les conclusions des conférences sont attendues pour octobre 2026.