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🧭Gouvernement Lecornu II
Sébastien Lecornu
, Premier ministre
Laurent Nunez
, Ministère de l'intérieur
Catherine Vautrin
, Ministère des armées et des anciens combattants

Monique Barbut
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice
Roland Lescure
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Serge Papin
, Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat
Annie Genevard
, Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire
Édouard Geffray
, Ministère de l’éducation nationale
Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Rachida Dati
, Ministère de la culture
Stéphanie Rist
, Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées
Catherine Pégard
, Ministère de la culture
Naïma Moutchou
, Ministère des outre-mer
Françoise Gatel
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Amélie de Montchalin
, Ministère de l'action et des comptes publics
David Amiel
, Ministère de l'action et des comptes publics
Philippe Baptiste
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace
Marina Ferrari
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
Philippe Tabarot
, Ministère des transports
Vincent Jeanbrun
, Ministère de la ville et du logement
Jean-Pierre Farandou
, Ministère du travail et des solidarités31 mars 2026
Tout d'abord, l'amélioration de la reconnaissance des maladies professionnelles, et notamment, des troubles psychosociaux d'origine professionnelle, est un sujet d'importance pour le ministère du travail et des solidarités. Le syndrome d'épuisement professionnel ne fait pas l'objet d'un tableau de maladie professionnelle annexé au code de la sécurité sociale. Toutefois, il est possible d'obtenir la reconnaissance de l'origine professionnelle d'un trouble psychosocial via le système complémentaire. Pour ce faire, l'assuré du régime général doit s'adresser à la caisse primaire d'assurance maladie, dont la décision suit l'avis rendu par un Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP) fondé sur un diagnostic individuel. Il devra être établi que le trouble est essentiellement et directement causé par le travail habituel de la victime et qu'il entraîne une Incapacité permanente partielle (IPP) d'un taux évalué à au moins 25 %. Le comité émet alors un avis sur le lien de causalité entre la maladie telle qu'elle est déclarée et le travail. Le ministère du travail et des solidarités a conscience de l'augmentation significative du nombre de souffrances psychologiques liées au travail. D'une part, une augmentation significative du nombre d'accidents du travail consécutifs à un choc psychologique ou émotionnel est enregistrée ces dernières années, ceux-ci étant passés d'environ 10 000 en 2016 à près de 29 000 en 2024, avec même une augmentation de 35 % entre 2021 et 2024. D'autre part, le nombre de dossiers soumis aux CRRMP suit la même évolution au cours des dernières années. Selon les données annuelles transmises par la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) : tous régimes confondus et en incluant les avis rendus en contentieux, les avis des CRRMP concernant les affections psychiques augmentent de 14 % en 2024 par rapport à 2023 (soit environ 6 000 dossiers traités). Sur l'ensemble de ces dossiers, plus de 50 % des avis ont reconnu l'origine professionnelle de ces affections en 2024. Face à ce constat, le ministère du travail et des solidarités a engagé plusieurs chantiers visant à répondre spécifiquement à cette problématique. A ce titre, la dernière version du guide pour les CRRMP, élaborée par la direction générale du travail, la CNAM et la direction de la sécurité sociale, publiée sur le site de l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) en mars 2025, a en particulier pour objectif d'aider les membres des CRRMP à statuer sur les dossiers relatifs aux troubles psychosociaux. Il inclut les recommandations de la société française de santé au travail issues de travaux sur les troubles psychosociaux. Il améliore d'une part la liste des éléments à prendre en compte par les médecins dans l'étude des dossiers et d'autre part, il apporte des précisions sur la notion de « lien direct et essentiel » entre les affections d'origine psychique et le travail habituel, permettant d'identifier les expositions à des risques psychosociaux. Ces ajouts doivent en outre permettre de mieux apprécier les maladies cardiovasculaires liées aux facteurs de risques psychosociaux et donc, leur prise en compte dans la fixation du taux d'IPP par le médecin-conseil. Le ministère du travail et des solidarités porte une politique active de prévention des risques psychosociaux. L'objectif est d'agir en amont, en aidant les entreprises à identifier et réduire les facteurs de risques et à promouvoir la santé mentale au travail. Le ministère soutient ainsi le déploiement de la charte pour la santé mentale dans l'emploi, élaborée par l'Alliance pour la santé mentale, à laquelle plus de 200 entreprises et organisations ont déjà adhéré. En outre, un document d'appui méthodologique a été réalisé et diffusé en 2025 au sein des services de l'inspection du travail sur le traitement des situations de souffrance au travail et la réalisation d'enquêtes en matière de harcèlement, afin de les doter des références juridiques nécessaires et des outils mobilisables dans ce type de situations. La question de la protection des victimes et de leur information sur leurs droits y est également traitée. Par ailleurs, dans le cadre du 4e plan santé au travail, et avec l'appui de ses opérateurs comme l'agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail et l'INRS, il développe des actions de sensibilisation, de formation et de mise à disposition d'outils à destination des employeurs, des salariés et de leurs représentants. Ces démarches visent à favoriser l'instauration de collectifs de travail plus protecteurs et une culture de prévention partagée. Le prochain plan en santé au travail accordera une place renforcée à la promotion de la santé mentale au travail, afin de poursuivre et amplifier les efforts engagés. La convention d'objectifs et de gestion (2024-2028) de la branche accidents du travail–maladies professionnelles prévoit également le déploiement d'un programme national de prévention des risques psychosociaux et un accompagnement spécifique des entreprises exposées. Ces actions complètent l'intervention quotidienne des services de prévention et de santé au travail, de l'inspection du travail et des ingénieurs-conseils des caisses d'assurance retraite et de la santé au travail. Enfin, dans la poursuite de la priorité donnée à la santé mentale en 2025 et 2026, ces initiatives seront amplifiées en concertation avec les organisations syndicales et professionnelles afin de renforcer la prévention et de soutenir les entreprises dans la mise en place d'environnements de travail plus favorables.
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