L'Etat travaille, aux côtés des autorités calédoniennes compétentes (gouvernement de Nouvelle-Calédonie, Congrès, Provinces) et des entreprises du secteur, à l'élaboration d'un modèle économique pérenne pour la filière nickel de Nouvelle-Calédonie. Ce modèle portera sur une vision globale de la filière pour l'ensemble du territoire, et intégrera en conséquence les questions relatives aux enjeux sociaux et économiques pour la Province Nord et le rééquilibrage. Dans ce cadre, la mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie participe aux réunions de la Conférence des Présidents, instance de coordination locale, et leur offre son appui technique dans le travail d'élaboration pratique de cette vision stratégique. La relance de la filière nickel calédonienne n'est toutefois pas uniquement du ressort de l'Etat : elle nécessitera également la mobilisation de leviers réglementaires, législatifs et financiers qui sont du ressort des autorités calédoniennes compétentes, du Congrès, ainsi que des actionnaires privés et publics des entreprises minières et métallurgiques. L'Etat appuie le travail de coordination de l'ensemble des parties prenantes locales pour mettre en œuvre les mesures nécessaires à la compétitivité de la filière. Enfin, l'Etat est bien conscient des enjeux sociaux et économiques associés à l'activité de Koniambo Nickel SAS (KNS) et de la Nickel mining company (NMC), ainsi que du caractère d'urgence relatif à leur situation. A cet égard, le Comité Interministériel à la Restructuration Industrielle (CIRI) appuie désormais la NMC auprès de ses actionnaires et créanciers, et l'Etat s'est engagé, dans le cadre du pacte de refondation économique entre l'Etat et la Nouvelle-Calédonie, à proposer un soutien complémentaire de court terme, en fonction des besoins et des engagements des actionnaires.