Si la qualité de l'air s'améliore depuis de nombreuses années, les enjeux de surveillance restent majeurs, notamment du fait du renforcement des exigences et des normes induit par la révision en 2024 de la directive relative à la qualité de l'air ambiant. Les AASQA demeurent les acteurs principaux de cette surveillance, et leur financement pérenne doit être assuré dans le respect des principes posés par la loi et la réglementation. A ce titre, on constate en effet une érosion des produits de TGAP, évolution qui suit logiquement la baisse des émissions de polluants atmosphériques par les industriels assujettis et dont il faut se féliciter. D'autre part, certaines collectivités se désengagent du financement des AASQA, sans que cela apparaisse comme un mouvement général. Dans ce contexte difficile, l'Etat a pleinement assumé ses responsabilités, malgré le contexte budgétaire contraint, en augmentant sensiblement ses dotations ces dernières années (31,1 M€ attribués aux 18 AASQA l'année dernière, contre moins de 24 M€ en 2023). D'autre part, les services de l'Etat sont engagés dans un dialogue avec le mouvement Atmo-France et les autres acteurs de la qualité de l'air en France pour identifier des pistes garantissant l'équilibre économique des AASQA sur le long terme, par la consolidation des financements existants, la recherche de nouvelles sources, et le nécessaire et constant effort de maîtrise des dépenses.