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🧭Gouvernement Lecornu II



















🤔Intervention contre le stationnement gênant sur voies privées
25 nov. 2025
Olivier Fayssat
voirie
M. Olivier Fayssat appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur les difficultés rencontrées par de nombreuses copropriétés confrontées à des situations de stationnement gênant sur leurs voies privées, notamment lorsque ces stationnements empêchent ou retardent l'accès des services de secours. En l'état du droit, le code de la route limite son champ d'application aux seules voies ouvertes à la circulation publique. Les forces de l'ordre ne peuvent donc ni constater ni verbaliser les stationnements gênants sur les voies privées fermées à la circulation. Les copropriétés doivent alors mettre en œuvre la procédure prévue à l'article L. 325-12 du même code, qui permet, à la demande du maître des lieux et sous sa responsabilité, de faire enlever les véhicules laissés sans droit dans les lieux non ouverts à la circulation publique. Toutefois, cette procédure, encadrée par les articles R. 325-47 à R. 325-52, impose notamment une mise en demeure du propriétaire du véhicule sous un délai de huit jours, rendant son application particulièrement lente et inadaptée aux situations d'urgence, notamment lorsqu'un véhicule bloque une voie d'accès aux pompiers ou aux ambulances. Par ailleurs, un problème d'effectivité se pose car il n'est pas permis aux propriétaires d'avoir accès à l'information des plaques d'immatriculation pour identifier les propriétaires des véhicules litigieux. Cette rigidité procédurale met en péril la sécurité des habitants et complique la gestion des ensembles immobiliers privés, pourtant souvent contraints de matérialiser des voies d'accès pompiers ou de sécurité. Plusieurs copropriétés ont exprimé leur incompréhension face à l'impossibilité pour la police ou la gendarmerie d'intervenir, même à la demande du syndic, lorsqu'un véhicule gêne manifestement la circulation ou compromet une intervention de secours. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de faire évoluer la réglementation afin de permettre aux forces de l'ordre d'intervenir, ou d'opérer une réquisition directe par la fourrière sur réquisition du syndic ou du président du conseil syndical, dans les copropriétés dont le règlement soumet les voies internes au respect du code de la route et interdit le stationnement sur les voies de sécurité, afin de constater et de faire cesser immédiatement tout stationnement gênant ou dangereux, véhicules abandonnés, désossés, incendiés, carcasses utilisées par des consommateurs ou vendeurs de drogues, dans un cadre juridique clair et proportionné.
↕️Tri
💡15 sept. 2026
Laurent Nunez
, Ministère de l'intérieur • 📌Épinglé
Dans une copropriété, la seule procédure légale disponible pour faire lever un stationnement illicite est celle de la mise en fourrière prévue à l'article L. 325-12 du code de la route. Cet article dispose qu'à la demande du maître des lieux et sous sa responsabilité, les véhicules laissés sans autorisation dans un lieu public ou privé où ne s'applique pas le code de la route peuvent être mis en fourrière, aliénés et éventuellement livrés à la destruction. Un décret précise les modalités de cette procédure.  Conformément aux articles R. 325-47 et suivants du code de la route, le maître des lieux de la copropriété doit demander à l'officier de police judiciaire territorialement compétent de faire enlever le véhicule. Avant toute mise en fourrière, le propriétaire identifié du véhicule doit toutefois être mis en demeure, par lettre recommandée avec accusé de réception, de retirer son véhicule dans un délai de huit jours. Si l'identité du propriétaire est inconnue, la copropriété peut demander à l'officier de police judiciaire de lancer des recherches pour l'identifier. S'il n'y parvient pas, la mise en fourrière est prescrite après avoir vérifié que le véhicule n'a pas été signalé comme ayant été volé.  Mettre en place une procédure spécifique de mise en fourrière n'apporterait pas de gain particulier à la gestion d'une situation d'urgence pour laquelle le délai d'intervention est crucial, et ne peut dépendre de l'intervention d'un fouriériste. Ainsi, le Gouvernement n'entend pas modifier la réglementation relative au stationnement sur l'emprise des copropriétés.
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