La diminution du nombre de personnes détenues étrangères est un levier important de la lutte contre la surpopulation carcérale, en particulier via les dispositifs de libération conditionnelle expulsion et de reconnaissance mutuelle de jugement. Au 1er mai 2026, la population carcérale compte 89 091 détenus, dont 21 424 de nationalité étrangère, ce qui représente 24 % du total des personnes détenues. Depuis le 8 janvier 2026, la population carcérale a progressé de 3,1 % tandis que le nombre de détenus étrangers n'a augmenté que de 1,3 %. Leur proportion au sein de la population pénale diminue. Au sein de cette population pénale, 13 733 personnes détenues sont condamnées définitivement, 6 879 sont prévenues et 809 sont à la fois condamnées et en attente d'une décision de justice. Les nationalités les plus représentées sont l'Algérie (6 %), le Maroc (2,1 %), la Tunisie (1,7 %), la Roumanie (1,1 %) et le Portugal (0,6 %). Afin de renforcer le recours à ces dispositifs, une « mission étrangers » a été créée à l'été 2025, composée d'un magistrat, d'un directeur des services pénitentiaires et d'un représentant du ministère de l'intérieur. Cette équipe a conduit un travail approfondi dans l'ensemble des directions interrégionales des services pénitentiaires afin d'identifier les freins opérationnels, d'harmoniser les pratiques et de mobiliser l'ensemble des acteurs judiciaires et administratifs. Cette démarche s'inscrit en complément de la circulaire adressée aux magistrats en mars 2025, visant à systématiser l'examen des situations des personnes détenues étrangères dès le stade de la condamnation.Afin de renforcer le recours à ces dispositifs, une « mission étrangers » a été créée à l'été 2025, composée d'un magistrat, d'un directeur des services pénitentiaires et d'un représentant du ministère de l'intérieur. Cette équipe a conduit un travail approfondi dans l'ensemble des directions interrégionales des services pénitentiaires afin d'identifier les freins opérationnels, d'harmoniser les pratiques et de mobiliser l'ensemble des acteurs judiciaires et administratifs. Cette démarche s'inscrit en complément de la circulaire adressée aux magistrats en mars 2025, visant à systématiser l'examen des situations des personnes détenues étrangères dès le stade de la condamnation. Depuis le 1er janvier 2026, 679 personnes détenues de nationalité étrangère ont été remis aux forces de l'ordre dans le cadre de l'exécution d'une mesure de libération conditionnelle expulsion (LCE). La moyenne mensuelle du nombre de personnes détenues faisant l'objet de cette mesure s'élève en 2026 à 170 personnes détenues, contre 96 en 2024, ce qui représente une augmentation de 77 %.