La Haute autorité de santé (HAS) a publié en février 2025 une actualisation de ses recommandations de bonne pratique clinique pour la prise en charge de la maladie de Lyme et les autres maladies vectorielles à tiques. Ces recommandations sont fondées sur une mise à jour des connaissances scientifiques et offrent ainsi un cadre de référence actualisé s'agissant du diagnostic et de la prise en charge de la maladie. La HAS a également publié un guide du parcours de soins pour les patients présentant une suspicion de borréliose de Lyme. Ces recommandations de la HAS sont disponibles à ce lien (https://www.has-sante.fr/). Les autorités sanitaires françaises s'attachent à garantir une prise en charge fondée sur des données scientifiques et des traitements adaptés et efficaces, dans l'intérêt de la sécurité et de la santé des patients. A cet effet, les autorités ont mis en place un parcours de soins des patients consultant pour une suspicion de maladie vectorielle à tiques, coordonné par cinq centres de référence (Centre de référence des maladies vectorielles liées aux tiques "CRMVT", https://crmvt.fr). Les CRMVT ont, entre autres missions, celles de coordonner la prise en charge des patients et de développer des actions de recherche, notamment sur l'efficacité des prises en charge. A ce titre il est important que tous les patients présentant une suspicion de syndrome post-borréliose de Lyme traitée (ou PTLDS) soient orientés vers la filière de soins coordonnée, de manière à répertorier les patients, poser un diagnostic précis, engager des actions thérapeutiques et évaluer les effets de la prise en charge. Nous pourrons ainsi bientôt disposer de données relatives à la situation du PTLDS en France. La prévention des maladies vectorielles à tiques repose sur l'information des personnes exposées (citoyens, agriculteurs, chasseurs, randonneurs…). Dans ce sens, des actions de sensibilisation sont déployées dès le début de la saison d'activité des tiques par les ministères chargés de la santé, de l'agriculture et de l'environnement, par les agences régionales de santé, les collectivités locales et les employeurs, en lien avec les associations dont le rôle est important à ce niveau.