Renforcer la sécurité de nos concitoyens dans leur vie quotidienne, poursuivre la lutte contre la criminalité organisée et combattre les trafics de stupéfiants constituent une priorité pour le ministre de l'intérieur. La montée en puissance des dispositions de la loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic a doté à cet égard les préfets et les forces de l'ordre de nouveaux outils. La loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (RIPOST), adoptée à l'initiative du Gouvernement et promulguée le 18 août, va également donner aux forces de l'ordre des moyens renforcés de lutte contre la délinquance du quotidien. Les forces de l'ordre sont mobilisées, dans le cadre notamment des plans d'action départementaux de restauration de la sécurité du quotidien. Tel est le cas à Alès, dans le Gard. Depuis l'été 2025, la ville d'Alès a en effet connu plusieurs épisodes de violences liées au narcotrafic. La direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) du Gard répond en déployant massivement des moyens sur le terrain et en mobilisant des renforts. La circonscription de police nationale d'Alès a, depuis 2025, bénéficié régulièrement du renfort d'unités de CRS et d'unités motocyclistes. Des renforts provenant de Nîmes ont bénéficié au commissariat d'Alès tout au long de l'année. Des moyens spécifiques sont mis à disposition par l'échelon zonal de la police nationale. À plusieurs reprises depuis le début de l'année 2026, la circonscription de police a encore reçu le renfort de moyens zonaux et d'unités de CRS. La circonscription de police a mis en place un plan d'action spécifique pour répondre à la montée des violences liées au narcotrafic, élaboré en association avec la municipalité. Les enquêtes judiciaires et le travail d'occupation de la voie publique permettent de porter des coups sévères aux narcotrafiquants. Depuis juillet 2025, près de 15 opérations de surveillance et de démantèlement de "points de deal" ont été menées à Alès, avec l'appui régulier de drones, de chiens de recherche et de moyens départementaux. Au cours des seuls deux premiers mois de 2026, les opérations de lutte contre les stupéfiants ont déjà permis plus de 50 gardes à vue et des saisies de produits stupéfiants et d'armes substantielles. Malgré l'extrême violence que génère le narcotrafic, la mobilisation de la police nationale permet d'enregistrer des résultats. À l'échelle du département du Gard, dans les territoires relevant de la direction interdépartementale de police nationale, on observe une baisse légère de la délinquance (12 632 faits en 2025 contre 12 731 faits en 2024). Les atteintes aux personnes (-1 %) et les atteintes aux biens (-3 %) continuaient de régresser en 2025. En matière de narcobanditisme, la hausse de 18 % des faits constatés en 2025, stimulée par l'augmentation du nombre de mis en cause pour usage de stupéfiants (+19 %), traduit le travail des effectifs de voie publique et la mobilisation des services judiciaires. La direction interdépartementale de police nationale du Gard occupe quotidiennement le terrain et déploie une stratégie de harcèlement des points de deal. Les autres indicateurs de délinquance restent stables : les atteintes aux biens connaissaient une baisse de 3 % en 2025 tandis que les atteintes volontaires à l'intégrité physique diminuaient légèrement de 1 %. Dans les zones relevant de la gendarmerie nationale, la délinquance en 2025 reste globalement stable (+2 %), portée par une forte mobilisation sur les stupéfiants. Les infractions à la législation sur les stupéfiants progressent de plus de 20 %, reflet d'une intensification de l'action des unités sur les trafics et les usages (+412 faits). Les autres indicateurs restent contenus (+ 1% des atteintes volontaires à l'intégrité physique, par exemple). Mission prioritaire de la police nationale et de la gendarmerie nationale à Alès et dans le département du Gard, la lutte contre les stupéfiants se poursuit avec une présence soutenue sur le terrain et une pression sans relâche sur les « points de deal ». La montée en puissance de la loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic, qui donne des moyens élargis aux préfets et aux forces de l'ordre, permet d'intensifier l'action de l'État. Au-delà, ce combat doit engager l'ensemble de la société, qu'il s'agisse des familles, des acteurs publics et privés et notamment des collectivités.