Maud Bregeon,
Ministère délégué, porte-parole du Gouvernement auprès du Premier ministre, et ministère délégué, chargé de l'énergie auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique •
9 juin 2026Depuis le 1er novembre 2025 et jusqu'à la fin de l'année 2027, les créneaux heures pleines/heures creuses évoluent afin de mieux prendre en compte les besoins du réseau et la production d'électricité, notamment solaire. Cette évolution, décidée par la Commission de Régulation de l'Energie, a pour objectif d'encourager une consommation plus en phase avec les moments de la journée où l'électricité est la plus disponible et la moins chère. En effet, grâce à la production solaire, l'électricité est dorénavant abondante en journée, notamment en été. Le repositionnement des heures creuses s'inscrit dans cette logique d'optimisation de l'utilisation du réseau et du système électrique pour en maîtriser les coûts, au bénéfice de l'ensemble des consommateurs. L'évolution du placement des heures creuses est une réforme nécessaire. Via l'optimisation de l'utilisation du réseau qu'elle induit, elle permettra, à terme, de réduire les coûts du système électrique grâce aux économies permises sur les investissements du réseau et sur les coûts de production et bénéficiera également directement aux consommateurs qui adapteront leurs usages en les positionnant sur les heures les moins chères. Le placement des heures creuses correspond à des enjeux de gestion du système électrique, il est déterminé par le gestionnaire du réseau de distribution (Enedis ou l'entreprise locale de distribution) afin de tenir des contraintes et de l'utilisation des réseaux à l'échelle locale. Au niveau local, les heures creuses peuvent être légèrement différentes pour éviter le démarrage simultané de certains usages au début de la période des heures creuses, sur la base de considération liées à la gestion du réseau. Par conséquent, il n'est pas possible d'adapter le placement des heures creuses à la situation ou au mode de vie de certains usagers du réseau car cela ne correspond pas à une optique de meilleure utilisation du réseau électrique.