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🧭Gouvernement Lecornu II
Sébastien Lecornu
, Premier ministre
Laurent Nunez
, Ministère de l'intérieur
Catherine Vautrin
, Ministère des armées et des anciens combattants
Jean-Pierre Farandou
, Ministère du travail et des solidarités
Monique Barbut
, Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature

Roland Lescure
, Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Serge Papin
, Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat
Annie Genevard
, Ministère de l’agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire
Édouard Geffray
, Ministère de l’éducation nationale
Jean-Noël Barrot
, Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Rachida Dati
, Ministère de la culture
Stéphanie Rist
, Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées
Catherine Pégard
, Ministère de la culture
Naïma Moutchou
, Ministère des outre-mer
Françoise Gatel
, Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Amélie de Montchalin
, Ministère de l'action et des comptes publics
David Amiel
, Ministère de l'action et des comptes publics
Philippe Baptiste
, Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace
Marina Ferrari
, Ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative
Philippe Tabarot
, Ministère des transports
Vincent Jeanbrun
, Ministère de la ville et du logement
Gérald Darmanin
, Ministère de la justice26 mai 2026
La France a été le premier pays occidental à pénaliser, dès 1979, la pratique des mutilations sexuelles féminines, définies par l'Organisation mondiale de la santé comme : « toutes les interventions incluant l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion des organes génitaux féminins pratiquées pour des raisons non médicales ». Perpétrés le plus souvent au préjudice de mineures parfois très jeunes, ces actes sont considérés par les instances internationales comme une violation des droits humains portant atteinte au principe d'égalité des sexes et de l'interdiction de la torture. Afin de protéger l'ensemble des mineurs résidant habituellement en France, la loi du 4 avril 2006 renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs est venue réprimer les excisions commises à l'étranger. Depuis de nombreuses années, l'action du ministère de la Justice a consisté à renforcer la lutte contre les violences sexuelles commises au préjudice de personnes majeures ou mineures. La législation pénale a ainsi été durcie, notamment à l'occasion de la transposition de la Convention d'Istanbul (dont l'article 38 incite les États membres à réprimer les mutilations sexuelles féminines et les manœuvres visant à des mutilations sexuelles féminines) par la loi du 5 août 2013. Au titre des bonnes pratiques valorisées, le parquet du Havre a notamment conclu le 29 novembre 2019 une convention partenariale avec la sous-préfecture, l'ARS, le département, la sécurité publique, la gendarmerie et le GAMS afin de favoriser des actions de formation, de sensibilisation et de protection auprès des professionnels et des publics concernés par les mutilations sexuelles féminines. Enfin, la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République a aggravé la répression des délits d'incitation à la mutilation sexuelle d'un mineur, qui avaient été créés par la loi du 5 août 2013. Le plan national d'éradication des violences sexuelles féminines 2019-2021, rendu public le 21 juin 2019, vise à renforcer les actions de prévention et de protection des victimes. Parmi les mesures qui relèvent spécifiquement de la compétence du ministère de la justice, la mesure 5 tend à « sensibiliser tous les professionnels aux mutilations sexuelles féminines ». Ainsi, l'École nationale de la magistrature propose deux sessions de formation continue qui comprennent un module sur les mutilations sexuelles féminines. Des personnes ressources sont également identifiées au sein des différentes directions du ministère de la Justice. Désormais porté par le Service des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes, le plan national d'action a pour objectif de « renforcer la détection des risques d'excision, former les professionnels et sensibiliser la société à cette pratique néfaste ». Les mutilations sexuelles, qu'elles soient commises en France ou à l'étranger au préjudice d'une victime mineure résidant habituellement en France, sont réprimées au titre des violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente. L'absence de d'incrimination autonome ne permet ainsi pas de discriminer, parmi les données chiffrées, celles qui relèvent des mutilations sexuelles des autres mutilations ou infirmités. Cet élément limite ainsi la pertinence des statistiques en la matière. Le ministère de la Justice reste ainsi pleinement engagé dans la lutte contre les mutilations sexuelles féminines.
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