Laurent Nunez,
Ministère de l'intérieur •
16 juin 2026Renforcer la sécurité de nos concitoyens dans leur vie quotidienne constitue une priorité pour le ministre de l'intérieur, aussi importante que la lutte contre le narcotrafic. Le ministre est à cet égard attentif aux moyens dont doivent disposer les forces de l'ordre pour accomplir leurs missions dans les meileures conditions possibles, de sécurité notamment. Reconnaître et défendre au quotidien l'engagement et le travail remarquable des policiers et des gendarmes pour protéger nos concitoyens, dans un contexte de plus en plus violent envers les forces de l'ordre, est tout aussi important. Le ministre de l'intérieur apporte un soutien sans faille aux forces de l'ordre et sa détermination à défendre leur honneur est totale. Dans la Haute-Saône, la direction départementale de la police nationale (DDPN) compte, avec les circonscriptions de police nationale, 106 agents (données au 31 décembre 2025). Parmi cet effectif figurent 75 gradés et gardiens de la paix - contre 63 fin 2017 -, qui sont les principaux policiers engagés sur la voie publique. Le ministère de l'intérieur sera attentif à l'évolution des effectifs de police dans ce département. Il convient à cet égard de souligner que la police nationale a engagé en 2025 des mesures visant à renforcer son potentiel opérationnel dans les territoires. En premier lieu en intensifiant le recrutement de policiers adjoints : des dispositions ont été prises dans l'ensemble du territoire afin d'améliorer les processus de recrutement et de formation de ces personnels, notamment par une plus forte déconcentration. Par ailleurs, la montée en puissance de la réserve opérationnelle de la police nationale se poursuit et contribuera aussi à augmenter les capacités opérationnelles de la police nationale et sa présence sur la voie publique. En Haute-Saône par exemple, la DDPN dispose de plus de 30 réservistes opérationnels. Il convient toutefois de souligner que la très grande majorité de la population du département habite en zone de compétence de la gendarmerie nationale. L'ensemble des policiers et des gendarmes du département sont engagés dans la lutte contre la délinquance, dans le cadre en particulier du plan d'action départemental de restauration de la sécurité du quotidien présenté en février 2025 par le préfet du département, qui a fait du renforcement de la présence sur le terrain « pour préserver la tranquillité publique » la première priorité. Les données du service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) (Atlas départemental) font apparaître que la délinquance constatée dans le département, rapportée au nombre d'habitants, demeure contenue, avec toutefois une situation contrastée. Si les violences physiques, les vols violents et les cambriolages de logements sont en hausse en 2025 par rapport à 2024, d'autres indicateurs témoignent de tendances encourageantes. On observe une stabilisation des homicides et des tentatives d'homicides comme des vols sans violences contre des personnes et une diminution de 12 % des vols de véhicules. Témoignant de l'engagement des forces de l'ordre, le nombre de personnes mises en cause pour trafic de stupéfiants a augmenté en 2025 de plus de 20 %. En tout état de cause, les efforts doivent se poursuivre. Dans la Haute-Saône comme dans toute la France, le « plan investigation » présenté en février 2026 par le ministre de l'intérieur, va permettre de renforcer les capacités de la filière « PJ » de la police nationale, pour gagner en efficacité dans la lutte contre la criminalité et pour mieux répondre aux attentes des victimes. Ce plan se traduira, notamment, par le renfort de plus de 700 effectifs. Il doit être souligné que la question de l'allégement du formalisme procédural qui pèse sur les policiers, au détriment de leurs missions opérationnelles, figure expressément dans les axes d'action du « plan investigation ». Simplifier la procédure pénale est une priorité tant pour le ministre de l'intérieur que pour le garde des sceaux. Par ailleurs, le ministre de l'intérieur soutient actuellement au Parlement le projet de loi RIPOST, dont l'ambition est de doter l'État de nouveaux moyens et renforcer les sanctions contre plusieurs formes de délinquance (usage de mortiers, de protoxyde d'azote, rodéos…). Parallèlement, alors que l'État doit pouvoir compter sur l'ensemble des acteurs locaux du continuum de sécurité et notamment les maires, le projet de loi sur les polices municipales et les gardes champêtres, en cours d'examen au Parlement, conférera aux polices municipales des prérogatives accrues leur permettant de davantage s'engager, aux côtés de la police et de la gendarmerie nationales, en faveur de la sécurité.