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🧭Gouvernement Lecornu II



















🤔Conséquences de la fermeture du site LISI Automotive à Puiseux-Pontoise
17 févr. 2026
Emmanuel Maurel
industrie
M. Emmanuel Maurel alerte M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur la fermeture du site LISI Automotive de Puiseux-Pontoise et ses conséquences pour l'emploi industriel en Île-de-France. Le 26 janvier 2026, la direction de LISI Automotive a annoncé la fermeture de son site de Puiseux-Pontoise dans le Val-d'Oise, entraînant la suppression de 135 postes en CDI sur les 153 que compte l'établissement. Cette usine, implantée depuis plusieurs décennies, produit des pièces de fixation et des composants mécaniques pour des constructeurs automobiles majeurs tels que Renault, Stellantis ou Mercedes. Cette décision intervient alors que le groupe LISI, réalisant 1,7 milliard d'euros de chiffre d'affaires et un résultat net de 56 millions d'euros, n'est pas en difficulté financière globale. La direction prévoit un double transfert de l'activité : une partie vers le Maroc, dans une logique de réduction des coûts de production et une autre partie vers l'Allemagne, pour se rapprocher des grands constructeurs automobiles. L'impact social de cette fermeture est considérable. Les 135 suppressions de postes concernent principalement des ouvriers et techniciens spécialisés, dont l'ancienneté moyenne est élevée, rendant difficile leur reconversion professionnelle. Si le groupe propose un reclassement au sein de sa division aérospatiale, ces postes sont situés en région bordelaise, toulousaine ou troyenne, des options inenvisageables pour la plupart des salariés qui ont construit leur vie en région parisienne. L'annonce a été vécue comme brutale par les salariés, sans signaux précurseurs leur permettant d'anticiper cette décision. Cette situation illustre les difficultés que rencontrent les sites industriels de taille intermédiaire en Île-de-France, pris en étau entre la concurrence des pays à bas coûts et la concentration stratégique des groupes sur d'autres territoires. Dans un bassin d'emploi déjà fragilisé par la désindustrialisation, la perte de 135 emplois porte un coup très dur à l'économie locale. C'est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour accompagner les salariés, quels dispositifs peuvent être mobilisés pour préserver l'emploi industriel dans le bassin de Cergy-Pontoise et quelle stratégie compte mettre en œuvre l'État pour soutenir les sites industriels français face à la concurrence internationale, afin de prévenir de nouvelles délocalisations.
↕️Tri
L'attention du Gouvernement a été attirée sur la fermeture du site LISI Automotive de Puiseux-Pontoise et ses conséquences pour l'emploi industriel en Île-de-France. En effet, le 26 janvier 2026, la direction de l'entreprise LISI Automotive Rapid, entreprise implantée dans cette commune depuis 1958 et spécialisée dans la fabrication de pièces plastiques et de solutions d'assemblage pour l'industrie automobile a annoncé son projet de fermeture avec la suppression envisagée de 131 emplois sur 158, 27 salariés devant être transférés dans le Val d'Oise à Saint Ouen l'Aumône sur le site de LISI AEROSPACE. Ce projet comporte 3 composantes avec, d'une part, le maintien de l'activité des équipes de ventes et le développement de produits et la gestion de projets/industrialisation avec leur transfert dans les locaux de LISI AEROSPACE à Saint-Ouen-l'Aumône, d'autre part le développement d'une activité de négoce déployée sur une plateforme externalisée dans l'Est de la France et, enfin, l'arrêt de la fabrication sur le site et le transfert des autres productions sur d'autres sites du pôle d'activité. Comme l'ensemble de la filière automobile, la division LISI Automotive du Groupe LISI, groupe industriel français de dimension internationale employant plus de 10 000 salariés dans le monde, est affectée par les difficultés structurelles du secteur automobile et notamment par la baisse et l'instabilité des volumes de production automobile, la pression accrue sur les prix exercés par les constructeurs, l'augmentation des coûts industriels (énergie, matières premières…) et les transformations structurelles du secteur (électrification). Le Gouvernement regrette profondément ce projet de fermeture de ce site historique du Val d'Oise et représentant un enjeu significatif pour l'emploi industriel du département. Les échanges établis dès l'annonce par la Mission Interministérielle aux Restructurations d'Entreprises (MIRE) et les services locaux de l'Etat n'ont cependant pas permis un nouvel examen de ce projet par la direction du Groupe. Cependant, le Gouvernement a insisté sur les moyens devant être impérativement mis en œuvre par le groupe en matière de dialogue social, de mesures de reclassement et de reconversion pour les salariés dont le licenciement était envisagé, la recherche de repreneur et la future convention de revitalisation du territoire. Ainsi, un accord unanime sur les mesures du Plan de Sauvegarde de l'Emploi a été signé le 28 avril 2026 entre la direction de l‘entreprise et les organisations syndicales CGT (majoritaire), CFDT et FO. Cet accord majoritaire a ensuite été validé par la DRIEETS Ile de France. Cet accord contient des mesures de qualité visant à faciliter le reclassement et la reconversion des salaries notamment en ce qui concerne les reclassements internes (proposition de 169 postes en CDI localisés en France avec mesures d'accompagnement adaptées telles que période d'adaptation d'un mois, prise en charge des frais de déménagement dans la limite de 5000 € avec octroi de 4 jours de congé supplémentaire en cas de déménagement, versement d'une indemnité différentielle de salaire ainsi qu'une prime de reclassement rapide à l'interne…) et les reclassements externes (congé de reclassement pouvant aller jusqu'à 15 mois, prime à la création d'entreprise de 15 000 €, financement des actions de formations à hauteur de 7 000 €, aides à la mobilité concernant le déménagement, la réinstallation, les frais de double résidence ; une indemnité de reclassement rapide égale à 30 % de l'allocation nette restant qui aurait été due au titre de la période du congé de reclassement non effectuée…). A fin mai, 9 salariés avaient été reclassés dont 7 sur le site LISI AEROSPACE de Saint-Ouen l'Aumône et 2 reclassements externes dans le secteur aéronautique. Ces chiffres devraient s'améliorer dans les prochaines semaines, l'ensemble des reclassements internes devant être proposé aux salariés avant la notification des licenciements prévue en juillet et ensuite fin octobre. Il est également nécessaire de souligner l'organisation par l'entreprise, en lien avec les acteurs locaux et particulièrement le MEDEF, d'un forum emploi le 21 mai avec la participation d'un grand nombre d'entreprises ayant des besoins de recrutement avérés (Safran, Dassault, Vygon, Vinci, SPIE Facilities. Parallèlement, les démarches actives faites par LISI avec l'appui du cabinet ALIXIO n'ont pas encore permis, à date, d'identifier un repreneur industriel pour le site. Elles se poursuivent toutefois activement. Enfin, l'entreprise est assujettie à l'obligation de revitalisation par le Préfet du Val d'Oise et la convention correspondante sera signée dans les prochaines semaines. Le Gouvernement et ses services ont donc été très mobilisés dès l'annonce de ce projet de fermeture. Cette mobilisation sera naturellement poursuivie activement dans les prochains mois en lien étroit et constant avec tous les acteurs du territoire afin de veiller, d'une part, au reclassement/reconversion de la totalité des salariés et, d'autre part, à la poursuite des actions relatives à la recherche d'un repreneur et enfin, à la déclinaison de la future convention de revitalisation.
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